Armée-Nation

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  • : Défendre les valeurs de la Démocratie en éduquant à la Citoyenneté, à l'Esprit de Défense et à la refondation du lien Armée-Nation. Le Lycée Galilée et la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville.
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Jeudi 5 novembre 2009
- Par Enseignant Défense
INTERVIEW DU PÈRE DE JULIEN

TRAVAIL DIRIGÉ


    Dans une interview donnée à la radio RTL, le 26 août 2008, le père de Julien répond aux questions du journaliste Jean-Michel APATHIE concernant la bataille d’Uzbin et la présence de l’Armée française en Afghanistan.

1- Présentez le document.
2- Par rapport à sa première intervention dans le journal Le Parisien, quels sont les changements que l’on observe chez le père de Julien?
3- Comment expliquer son revirement?
4- Vers quel genre d’action se tourne le père de Julien au lendemain de la mort de son fils?
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Dimanche 1 novembre 2009
- Par Enseignant Défense
L'ARMÉE FRANCAISE SE CONCENTRE EN KAPISA
Situation de la province de la Kapisa

    L’Armée française a quitté le commandement des forces de l’OTAN, qu’elle assurait jusqu’à présent dans la capitale afghane, Kaboul. C’est aux forces armées turques que revient dorénavant ce commandement, transmis au cours d’une cérémonie de passation à Camp Warehouse, hier, en présence du Général Marcel DRUART.

    Désormais, les forces françaises en Afghanistan – dont la Brigade Lafayette actuellement en cours de constitution en France - sont concentrées et redéployées dans une province voisine de Kaboul : la Kapisa. C’est essentiellement en Kapisa que se situent nos bases militaires, et où se fixe notre action à la fois militaire et pacificatrice.

Contrôleurs aériens français en Afghanistan

    La Kapisa est une petite province à l’échelle administrative du pays. D’une superficie de 1842 km2 et peuplée de 360 000 habitants, elle est divisée en 6 districts. De petite taille, elle n’en comporte pas moins une importance stratégique majeure d’où la concentration de nos meilleures troupes de combat en ce lieu. La Kapisa est, en effet, une région montagneuse, particulièrement accidentée, dont les altitudes varient entre 1000 et 3000 mètres, ce qui explique à la fois l’envoi de troupes de montagne ou d’unités qui ont d’abord subi, en France, un aguerrissement et un entraînement en montagne. C’est par la Kapisa que passe l’une des routes d’infiltration principales des Talibans vers Kaboul. C’est également en Kapisa que se situent la vallée d'Uzbin et le village de Surobi.



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Jeudi 29 octobre 2009
- Par Enseignant Défense
LE LIEN ARMÉE-NATION: UN CAS D'ÉCOLE


    Cela est maintenant officiel, deux familles de soldats tués lors de la bataille d’Uzbin (18-19 août 2008) vont porter plainte (1). En première ligne de cette démarche inédite, nous trouvons la famille LE PAHUN dont Julien – en tête de la patrouille de reconnaissance - fut l’un des tous premiers à tomber lors de l’embuscade meurtrière de l’été dernier. Ces dix morts en un seul affrontement ont marqué les esprits, et les réactions médiatiques comme de l’opinion publique ont été vives.

    Plus d’un an après ce tragique événement - dont Frédérique PONS nous reconstitue l’enchaînement quasi minuté des faits dans son ouvrage “Opérations extérieures: Les volontaires du 8e RPIMa, Liban 1978-Afghanistan 2009” -, l’onde de choc ne s’atténue pas en dépit du reflux émotionnel inhérent à la mise en scène de l’information dans notre société. La récente polémique liée au rôle tenu par les services secrets italiens dans ce secteur de Sarobi, juste avant la relève des forces italiennes par les forces françaises, l’a encore illustrée.


    Ce sont, cependant, les conséquences militaires – peu visibles pour le public non averti – qui ont été parmi les plus importantes, car les dix tués l'ont été dans un contexte de combat direct avec les Talibans. Sur les 36 soldats français tombés en Afghanistan depuis le début de notre engagement, la grande majorité l'a été, en effet, soit par accidents soit par IED. Le RETEX de la bataille a, donc, été très rapide, et il a conduit à des modifications sensibles du dispositif militaire français en Afghanistan: envoi de pièces d’artillerie CAESAR, envoi de drones et d'hélicoptères en plus grand nombre, achat de missiles FGM 148 Javelin aux Américains, augmentation de l’infanterie et de ses soutiens directs au sein des nouveaux GTIA, amélioration du matériel des combattants… La faiblesse de la reconnaissance aérienne des lieux, comme du soutien d’artillerie, ont été parmi les principaux facteurs d’explication de nos pertes ce jour-là.

    Il y a cependant plus grave selon les familles. Différents faits et sources (témoignages des soldats et de leur hiérarchie, enquêtes réalisées par les parents eux-mêmes, mutations d’officiers…) attesteraient d’une somme de dysfonctionnements et de manquements dans l’organisation et la préparation de la patrouille du 18 août (2). Ce sont ces dysfonctionnements et ces manquements, que les parents de Julien LE PAHUN, principalement, veulent connaître. Face aux silences des autorités politiques et militaires, ils ont décidé de déposer plainte non pas contre l’État ni l’Armée, mais contre trois officiers qu’ils estiment directement responsables du fait de leur incompétence.

    Désirant distinguer ces trois officiers du reste de l’Armée - qu’au demeurant ils soutiennent pleinement dans son engagement en Afghanistan et, d’une manière générale, dans toutes les autres OPEX -, les LE PAHUN veulent montrer qu’il ne peut y avoir d’impunité en cas de fautes graves au sein d’une armée démocratique. Leur démarche pose, cependant, de redoutables problèmes. Les situations de combat sont toujours des contextes de tension paroxystique où les événements s’enchaînent très rapidement sans que les acteurs en aient une vision toujours claire et compréhensible (le fameux “brouillard de la guerre”…). Tout en recevant la douleur de celles et ceux qui veulent savoir après coup, il y a le risque immense de faire du hors contexte, et de vouloir reconstruire a posteriori des actions qui ont dû être menées avec des informations incomplètes et un matériel insuffisant sur le moment.

    Il n'est pas dans le propos de notre blog de prendre parti sur le bien fondé ou non de l'initiative de ces deux familles. Il est, en revanche, de notre travail d’éducation à l’Esprit de Défense de poser les questions de fond qui se cachent derrière ce genre de démarche, et qui touchent directement le lien entre la Nation et son Armée. La mise en danger de la vie d'autrui est inhérente à toute situation de guerre. Disposer de la vie de ses subordonnés est le propre du commandement militaire, ce qui ne veut pas dire qu'il en fait ce qu'il veut... Cette pesée sur la vie des autres fonde la spécificité du métier des armes, et explique très certainement qu'être militaire n'est pas seulement un métier... Par son essence même, la guerre ne permet pas d’envisager hier comme aujourd’hui, ni demain, le “zéro mort”. Toute mission de guerre - et la reconnaissance d’Uzbin en était une – comporte fatalement des risques mortels que le commandement et la société doivent savoir accepter.

    La judiciarisation de la guerre peut, par ailleurs, avoir pour conséquence de développer une inhibition néfaste au sein de nos forces armées, propre à remettre en cause tout esprit offensif ou d’initiative sur le terrain. Ce qui pourrait provoquer bien plus de morts à l’avenir dans des actions de type Uzbin, si ce n’est - perspective véritablement catastrophique pour notre Démocratie - une incapacité encore plus forte à pouvoir livrer et gagner une guerre, fut-elle juste… L’Armée, quant à elle, doit être en mesure de sanctionner efficacement l’impéritie des siens, si celle-ci est avérée (3), et à le faire savoir clairement dans une société de communication où tout finit par se savoir. Ce que demandaient sans doute les LE PAHUN.

    Tout en nous associant à la douleur de la famille LE PAHUN – que nous connaissons personnellement par ailleurs, et pour laquelle nous témoignons la plus grande et la plus sincère affection -, espérons que cette nouvelle affaire soit honnêtement présentée et analysée par les médias. Que les graves questions qu’elle soulève soient aussi clairement comprises par une opinion publique si éloignée des affaires afghanes dans cette deuxième bataille d‘Uzbin qui commence.

(1) Les parents du soldat Julien LE PAHUN et l’ex-épouse du Sergent Rodolphe PENON. Lire aussi les développements du blog Secret Défense, notamment l'analyse du Cabinet de Barner qui y est rapporté.
(2) Jean-Dominique MERCHET, dont la qualité des sources n'est pas à remettre en question, relativise la question des fautes commises. Le journaliste de Libération pencherait davantage pour un état général d'impréparation des forces françaises alors envoyées à ce moment en Afghanistan.
(3) Si l'Histoire peut, en effet, nous donner des exemples d'incompétence du commandement militaire ayant conduit à des catastrophes, il est à rappeler que la guerre est tout sauf une science exacte. Qu'il faille reconnaître qu'en de nombreux cas, les conflits ont fait mentir les écoles doctrinales et stratégiques qui, durant des années, ont tenté de prévoir leur déroulement. Le principe du RETEX participe justement de la "sanction" que l'institution militaire porte sur elle-même. À travers enquêtes et analyses au plus près du terrain, l'Armée reconnaît ses insuffisances et en tire les enseignements immédiats afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs à l'avenir.


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Mercredi 28 octobre 2009
- Par Enseignant Défense
"MÉMOIRES D'ALGÉRIE"

UNE EXPOSITION DE LA MAISON DU COMBATTANT ET DU CITOYEN


   
    Espace d’Afrique du Nord peuplé par les populations berbères dès le Néolithique, ce qui devait devenir plus tard l’Algérie a été romanisé durant l’Antiquité avant d’être islamisé à partir du VIIIe siècle après JC. La domination arabe laissa place à la domination turque à partir du XVIe siècle, époque où les Espagnols s’intéressèrent également à l’Algérie.


    C’est, cependant, avec la conquête française au XIXe siècle, que naît l’Algérie moderne. La confrontation entre CHARLES X et le Dey HUSSEIN, suite à un d’un différend commercial et diplomatique, conduisit à une expédition militaire le 14 juin 1830. À la tête d’un corps expéditionnaire de 37 000 hommes, l’Amiral DUPERRÉ et le Maréchal BOURMONT prirent le contrôle des principaux ports situés sur la côté algérienne. L’expédition, menée sans projet politique particulier, laissa l’opinion publique française indifférente. Dans un premier temps, elle se limita à une occupation restreinte de parties du littoral. L’intérieur des terres était laissé à des chefs locaux vassalisés.

L'Émir Abd EL-KADER. Portrait d'Ange TISSIER (1852)
   
    C’est la révolte d’un de ces chefs contre la présence française, l'émir Abd EL-KADER, qui devait conduire à une occupation totale de l’Algérie au terme d’une guerre de huit années. Soutenu par le Sultan du Maroc, Abr AR-RAHMAN, Abd EL-KADER fut finalement vaincu. Il fallut, cependant, à la France près d’un quart de siècle encore pour pacifier complètement le territoire. Un des aspects de cette pacification fut, alors, l’installation de premiers colons sur les terres confisquées, notamment des Alsaciens et des Lorrains au lendemain de la défaite française de 1870 face à la Prusse.


    Cette vague de colonisation devait faire de l’Algérie notre grande colonie de peuplement au XXe siècle. C’est à partir de cette époque que la France devait imprimer sa marque politique et culturelle sur l’Algérie. En dépit d’une terrible guerre coloniale (1954-1962), qui fut vécue comme une violente déchirure entre les deux sociétés, le lien historique demeure fort entre la France et l’Algérie encore de nos jours.

    C’est cette Histoire que la Maison du Combattant et du Citoyen retracera du 11 au 28 novembre 2009 à travers “Mémoires d’Algérie”, une superbe exposition organisée dans les salons de l’Hôtel de Ville de Combs-la-Ville par Madame Luce LARCADE.

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Enseignant
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