8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 10:14
ANALYSE DE LA GUERRE ASYMÉTRIQUE PAR UN OFFICIER FRANCAIS
La première édition française de "Contre-insurrection. Théorie et pratique" (2008)

    Il y a quarante ans disparaissait David Galula. Il avait 49 ans. Pour le grand public son nom n’évoque rien, et pour beaucoup de militaires français il en dit à peine un peu plus… Peut-être qu’un jour, l’ouverture aux historiens d’un fonds privé d’archives en dira davantage sur cet homme que seul son dossier militaire, bien étudié par le Chef d'Escadron Philippe de Montenon (1) - et complété par les archives de la
Rand Corporation -, permet d’approcher pour le moment. Car il s’agit aujourd’hui de reconnaître et de rendre la place qu’il mérite à un officier de grande valeur, qui fut un penseur militaire particulièrement clairvoyant et que son propre pays, jusqu’à présent, ignora.

    Qui fut David Galula et en quoi est-il marquant dans le paysage de la pensée stratégique? Pourquoi est-ce des États-Unis que vint la reconnaissance de cet homme remarquable et non de son pays d’origine?

    Invitation au voyage de la
Chine maoïste à l’Irak post-Saddam Hussein en passant par la Grèce et l’Algérie, à travers un parcours militaire et humain digne d’intérêt: celui de David Galula "le Clausewitz de la contre-insurrection".

(1) Cf. GALULA (David), Contre-insurrection. Théorie et pratique, Paris, Économica, 2008, 218 p. Lire la présentation de Philippe de Montenon pp. XV-XXVII.


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Gwendoline 09/05/2010 20:55



Bonsoir. Je ne suis pas sûr que cet article soit bien celui où il faut poster le commentaire sur la guerre asymétrique. Je m'en excuse, mais je n'ai pas trouvé d'autre article en lien avec la
guerre asymétrique.


La guerre asymétrique est présente partout avec ses problèmes. En effet, des problèmes
d’incompréhensions se posent, venant le plus souvent de la culture des pays, et surtout du fait que les adversaires n’ont pas les mêmes logiques d’affrontements. Et comme nous avons pu le
constater, les meilleurs armes de ces guerres sont les médias et internent, diffusant des images, pouvant souvent être mal interprété par le public.


Donc je pense que oui, la guerre asymétrique, c’est le citoyen et la défense de la cité
aujourd’hui ; et que non, la guerre asymétrique n’est pas dans tous les cas le citoyen et la défense de la cité.


Oui, parce que de nombreux soldats se battent pour défendre leur pays, leurs amis, et
leurs familles.


Non, parce que certaines personnes ne se battent pas pour défendre leur pays, mais pour
défendre des idéologies personnelles, mettant en danger des vies.



Anonyme 29/05/2008 20:02

Un ouvrage dont le titre est évocateur pour certains élèves... L'homme lui même, semble avoir avoir été témoin et acteur des bouleversements majeurs du XXème siècle: par "invitation au voyage", on entendra d'abord la lutte pour son pays, notamment mise à l'epreuve lors des combats sur l'Ile d'Elbe qui ne le laissèrent pas indemne, son affectation à Calcutta (de 1945 à 1949), où il assista à la montée du futur fondateur de la République populaire de Chine. Il est ensuite basé en Grèce à partir de 1949, où il observe l'echec du communisme pour le compte de l'ONU. Il revient alors en Chine pour une durée de cinq ans, où il continue à côtoyer le pouvoir en place. Mais c'est de loin de son périple en Algérie dont il s'inspire dans son oeuvre, il y combattit de nouveau à partir de 1956, dans la contre-insurrection, déjouant si ma mémoire ne me fait pas faux bon, les tentatives du FLN de soulever la population, dont il parviens à obtenir le soutien. Suite à cela, il étudia à Harvard, après sa mise en disponibilité accordée depuis 1962. Son instruction et surtout sa riche expèrience lui ont permi de rédiger Counterinsurgency Warefare: Theory and Practice, très longtemps ignoré en France, comme on l'a énoncé dans l'article. Ce livre fait figure aujourd'hui d'une oeuvre incontournable dans la stratégie nottament usitée par les armées "coalisées", confrontées à des ennemis insaisissables. L'auteur explique avant tout comment le gouvernement de contre-insurrection peut s'assurer du soutien de la population, ce qui est synonyme à terme, de clé du succès.C'est sans doute le paraphe D.P, pour le général David Petraeus, apparente au bas de la préface de la traduction française, dont provient l'enthousiasme soudain suscitté par l'oeuvre de David Galula. C'est également de cet éminent honneur, que Galula se voit effectivement qualifié de "clausewitz de la contre-insurrection", renvoie à Carl Philip Gottfried von Clausewitz, référence universelle en matière stratégique, mais aussi d'économie fondamentale, et d'autres sciences humaines.

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