18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 17:38

Midway"First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. Il y a 70 ans la Deuxième Guerre mondiale entrait dans sa troisième année. Le conflit est devenu planétaire. On se bat sur quasiment tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent désormais “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où les armes résonnent partout, et où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

La guerre se mène aussi avec des symboles, et ces derniers revêtent une dimension d’autant plus sensible que la période est sombre. Le premier bombardement britannique sur Berlin (25 août 1940) ainsi que les coups portés par les premières unités commandos, avaient notamment pour objectif de redonner le moral aux forces armées anglaises ainsi qu’à la population. Le raid du Lieutenant-colonel James Harold DOOLITTLE opéré au-dessus de Tôkyo, le 18 avril 1942, fut également de cet ordre pour les États-Unis.

 

Subissant de terribles coups de boutoir, et stratégiquement sur la défensive depuis l’attaque de Pearl Harbor, les Américains ressentaient de plus en plus la nécessité d’un symbole fort susceptible de galvaniser les énergies d’une nation qui entrait alors en guerre. Au même titre que le premier bombardement de Berlin à l’été 1940, le symbole ne pouvait provenir que d’un bombardement inattendu de la capitale japonaise. L’absence de bases navales à proximité de l’archipel japonais, l’inexistence de bombardiers capables de traverser l’océan Pacifique, les victoires de l’armée impériale, confortaient  cependant les stratèges nippons dans l’idée que le Japon était hors d’atteinte des frappes américaines. Unissant leurs efforts, l’US Army Air Force (USAAF) et l’US Navy s’attachèrent à démentir cette confiance en organisant un raid particulièrement audacieux, qui reste, encore de nos jours, dans les annales de l’histoire de l’aviation militaire.

 

Élaborée par un officier de l’Armée de l’Air américaine (1), le L/C DOOLITTLE, l’opération posa d'emblée de difficiles questions techniques. Il fallait amener à proximité du Japon, et en toute discrétion, une escadrille de bombardiers capables de décoller à partir d’un porte-avions. Le choix se porta sur un bombardier moyen d’un poids de 9 tonnes à vide: le B-25 (2). Celui-ci était capable d’emporter 10 tonnes de bombes mais la spécificité de cette mission allait le mettre à rude épreuve. En effet, le raid comportait 16 bombardiers B-25 qu’il fallait entasser sur le pont d’un porte-avions, en l’occurrence le USS Hornet CV 8. Chaque bombardier mesurait 16,5 m de long pour une envergure de 20,5 m, ce qui était énorme pour un porte-avions ne disposant que d’une piste droite de 252 m de long… La difficulté majeure était de faire décoller de tels avions sur un espace aussi étroit et sur une distance aussi courte. Ensuite, il fallait que les 16 appareils – qui n’auraient pu de toute manière revenir et apponter sur le Hornet – puissent disposer de suffisamment de carburant pour pouvoir rejoindre la Chine. Tout ceci ne fut possible qu’avec un entraînement particulièrement intensif des pilotes, et un allégement maximal des bombardiers. Des équipements de bord furent ainsi démontés, une seule tonne de bombes (ce qui est peu) fut emportée et des réservoirs auxiliaires furent installés. Encore de nos jours, une mission aérienne est un compromis rigoureux entre la charge de carburant, d’armement et d’équipements spécifiques. Un même appareil ne sera pas configuré de la même manière selon qu’il soit affecté à une mission d’interception, de soutien au sol, ou de reconnaissance.

 

Escorté par un autre porte-avions – le USS Enterprise CV 6 et sa task force (3) – le USS Hornet appareilla d’Alameda, son port d’attache, non loin d’Oakland (Californie), le 2 avril 1942. Le raid fut lancé le matin du 18 avril, peu après la destruction d’un navire de pêche japonais, le Nitto Maru, qui aurait pu détecter et compromettre la mission. Le bombardement de Tôkyo eut lieu quelques heures plus tard. Il ne dura que quelques minutes, fit peu de dégâts, mais frappa les imaginations comme cela était voulu par les Américains. Il n’y eut aucun gain tactique, qui plus est 15 B-25 furent perdus, 3 membres d’équipage furent tués et 8 autres capturés (dont 3 furent exécutés). En revanche, le bombardement de la capitale japonaise obtint l'effet symbolique escompté. Ce résultat eut par ailleurs une conséquence stratégique importante. Désormais la destruction des porte-avions américains était à l’ordre du jour…

 

Wissame, élève de la 2nde 6, nous raconte le raid du Lieutenant-colonel DOOLITTLE.

 

(1) La présence du terme “Army” indique qu’à l’origine l’Armée de l’Air américaine a d’abord dépendu de l’Armée de Terre. Ce n’est qu’à la veille de la Deuxième Guerre mondiale qu’elle s’émancipe de l’US Army pour constituer une Arme à part entière. En 1945, l’évolution sera totalement achevée, mais l’ampleur des combats aéronavals dans le Pacifique soulèvera une rivalité existentielle vis-à-vis de la Marine.

(2) Le North American B-25 est également appelé “Mitchell” du nom du Général William MITCHELL (1879-1936), le premier grand théoricien de la guerre aérienne aux États-Unis. Cet avion fut l'un des nombreux modèles réussis et construits par les ingénieurs américains de la Deuxième Guerre mondiale.

(3) Pour cette mission le USS Hornet, qui devait laisser à terre ses chasseurs, n’était plus protégé. Il fallait par ailleurs être capable de se débarrasser de bateaux japonais susceptibles, aux approches de l’archipel, de donner la position du groupe de combat américain.

 

B-25 Mitchell

Bombardier North American B-25 Mitchell

Logo USAAF

Emblème de l'United States Army Air Force

 

18 AVRIL 1942 - LE RAID DU LIEUTENANT-COLONEL DOOLITTLE

 

  Le 18 avril 1942, a lieu le Raid DOOLITTLE. Le projet a été proposé par le général ARNOLD, qui a été présenté au président américain de l’époque: ROSVELT. Ce raid, aussi appelé le raid fou, avait principalement le but de l’emporter pour soutenir le moral des alliés qui a été anéanti par le fameux bombardement de PEARL HARBOR le 7 décembre 1941. Pour mener à bien cette opération, le générale ARNOLD nomme comme chef des opérations le lieutenant-colonel DOOLITTLE. Pour cette mission, DOOLITTLE a carte blanche. Il envoie donc 24 équipes aux camps d’entrainement de Floride. Comme armes principales il décide d’utiliser des bimoteurs b25 les plus adapter à la mission d’après lui et deus portes avions seront nécessaires. Un General chinois collaborera avec les forces américaines lors de cette mission, il sera très utile pour ouvrir des piste d’avons en Chine, nécessaires à l’atterrissage des bombardiers. Le départ aura lieu le 1er avril 1942. Les soldats ont été entrainés à faire décoller des bombardiers lourdement charger sur une piste extrêmement courte, celle de chaque portes avions. Le lancement des opérations aura lieu le 18 avril, les bombardiers décollerons a 700 km des côtes aux regrets du chef des opérations qui lui voulait les faire décoller a seulement 300 km des côtes mais cela mais en péril la sécurité des portes avions, donc aucun risque ne fut pris. Malgré la petite piste, les bombardiers décolleront. Ils bombardèrent a seulement 300 mètres du sol et ont fait des dégâts important car ils ont réussis à viser des citernes d’essences, mais surtout les zones industriel et ont donc provoqué d’endormes dégâts. Apres cela, les bombardiers avait encore 2000km à parcourir pour atterrir sur les pistes ouvertes grâce au nationaliste chinois, l’atterrissage se fit à l’abri mais malgré cela 8 soldat on périt au cours de ce raid, 4 au combat et 4 autres ont été capturé, 3 d’entre eux ont été exécutés et 1 soldat  mourut en détention. En conclusion, ce raid fou aura été utiles pour les américains et les allies qui ont repris confiance en la force américaines.

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COMMÉMORATION 1942

 

Marjorie - Le Victory program (6 janvier 1942)

Ufkun - La fin de la conférence d'Arcadia (14 janvier 1942)

Nassima - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Iman - La chute de Singapour (15 février 1942)

William - L'opération Chariot (27 mars 1942)

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Enseignant Défense Wissame - dans Agenda-Commémorations
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