27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 10:06

Midway

"First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. Il y a 70 ans la Deuxième Guerre mondiale entrait dans sa troisième année. Le conflit est devenu planétaire. On se bat sur quasiment tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent désormais “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où les armes résonnent partout, et où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

Dans la nuit du 27 au 28 mars 1942 a lieu l’un des plus grands raids commandos de l’histoire sur le port de Saint-Nazaire. Une force britannique de 611 hommes détruisit une installation majeure du port (la forme Joubert) afin de l’interdire au cuirassé Tirpitz au plus fort de la bataille de l’Atlantique. Si le raid de Saint-Nazaire fut une victoire britannique, elle le fut au prix de très lourdes pertes: la plus grande partie des 266 commandos furent tués ou capturés.

 

En ce début d’année 1942, les combats les plus cruciaux pour les alliés occidentaux se déroulent non pas en Afrique du Nord mais dans l’océan Atlantique. L’une des plus grandes batailles de toute la guerre depuis l’ouverture des hostilités s’y déroule, et elle semble tourner à l’avantage de la Kriegsmarine, la flotte de guerre du Reich. Par l’Atlantique, l’Angleterre reçoit le ravitaillement qui lui permet à la fois de nourrir sa population et de continuer la lutte. Par l’Atlantique passent également les liaisons vitales pour aider l’allié soviétique en grande difficulté. Si Washington a pendant longtemps considéré l’océan Atlantique comme son meilleur “fossé antichar” face à l’expansionnisme allemand, c’est ce fossé qu’il faut désormais franchir afin de pouvoir libérer l’Afrique du Nord et l’Europe. Pour résumer la situation stratégique, l’Atlantique concentrent toutes les liaisons vitales qui conditionneront rapidement le cours de la guerre.

 

Or, la situation des alliés est particulièrement sombre en ce début d’année 1942. L’Angleterre reste assiégée par la Kriegsmarine dont les sous-mariniers attaquent avec succès les convois navals, coulant de nombreux navires. Nous sommes à l’époque où l’Amiral Karl DÖNITZ - l’architecte des forces sous-marines du Reich - cherche à atteindre le seuil record de 500 000 tonnes de navires coulés, chiffre à partir duquel il estime que les constructions navales britanniques ne pourraient plus soutenir le rythme des destructions. Profitant de la quasi absence de défense des côtes américaines, DÖNITZ lance l’opération Paukenschlag dès l’entrée en guerre des États-Unis. En mars 1942, alors qu’il fallait au moins quatre tankers par jour pour maintenir l’économie de guerre britannique, le tonnage envoyé par le fond par les U-Boats allemands approchait dangereusement les 500 000 tonnes. Au large de la côte Est des États-Unis et du Canada ce fut un véritable carnage. Au mois d’avril 1942, près d’un million de tonnes de navires américains et britanniques furent ainsi coulés (1).

 

L’épine dorsale de la Kriegsmarine était alors constituée par les terribles U-Boats. L’Allemagne n’avait pas eu le temps - au lendemain de la Première Guerre mondiale et après le sabordage de ses bâtiments de guerre à Scapa Flow (juin 1919) - de reconstruire une flotte de surface capable de rivaliser avec la Royal Navy et l’US Navy. Cependant, les quelques bâtiments qu’elle avait pu lancer lorsque la guerre éclata, étaient parmi les plus puissants, les plus modernes et les plus dangereux raiders, au premier rang  desquels figurait le cuirassé Bismarck. Pris en chasse par la Home Fleet, le Bismack fut finalement contraint au sabordage en mai 1941. En revanche, son sister ship, le cuirassé Tirpitz – avec les cuirassés de poche Admiral Scheer et Lützow -  continuait de faire planer une grave menace sur les convois alliés. Hormis le fait que les bâtiments britanniques étaient plus nombreux, le Tirpitz souffrait de la faiblesse stratégique dans laquelle se trouvait la Kriegsmarine à savoir la rareté de points d’appui indispensables pour réparer les dommages en cas d'affrontement avec la Home Fleet. Sur l'ensemble de la côte occidentale française, il n’y avait qu’un seul point d’appui pouvant jouer ce rôle pour le cuirassé Tirpitz: le port de Saint-Nazaire et plus particulièrement le dock Normandie aussi appelé forme-écluse Joubert. Il s’agissait d’une vaste cale-sèche seule capable de recevoir un bâtiment comme le Tirpitz. La détruire revenait à condamner ce dernier à rester dans son fjord norvégien de Faettenfjord c'est-à-dire, en d'autres termes, à le neutraliser. Le raid de Saint-Nazaire, ou opération Chariot, fut donc un haut fait d’armes de la bataille de l’Atlantique à la gloire des marins et des commandos de sa Majesté (2). William, élève de la classe de 2nde 6, nous en raconte le déroulement.

 

(1) Cf. (John) COSTELLO et (Terry (HUGHES), La bataille de l’Atlantique, Albin Michel, Paris, 1980, 320 p. Au terme de l’opération Paukenschlag (août 1942), les alliés perdirent 609 navires soit plus de 3 millions de tonnes.

(2) La Royal Navy et la Marine nationale ont commémoré ce 70e anniversaire le mercredi 28 mars 2012 à Saint-Nazaire.

 

royal-navy-ensign.gif

White ensign - Pavillon de la Marine de guerre britannique

 

Poignard commando SAS-copie-1

Poignard des commandos britanniques

 

 

27 mars 1942 - Opération Chariot

 

Le 27 mars 1942, l’opération Chariot commença. Des navires Britanniques partirent de l’extrême Sud-ouest de Grande Bretagne en direction de ST-Nazaire, dans la nuit du 27 mars 1942. Cette opération avait pour but de détruire la Forme-Joubert afin d’éviter que l’un des navires allemands ne viennent se faire réparer. La Forme-Joubert était la seule calle où le navire allemand pouvait venir faire des réparations(en raison de sa taille). Le navire en question s’appelait : Tirpitz.

 

 La flotte anglaise se fit repérer par un sous marin allemand mais celui-ci se trompa sur la direction des anglais. Ceci aura une conséquence pendant l’attaque parce que des navires allemands étaient allés à leur rencontre, mais dans une mauvaise direction, laissant ainsi ST-Nazaire moins bien protéger. Les navires Britanniques passèrent devant le phare de ST-Nazaire en évitant les combats grâce à des documents volé (pour cela certain navires avaient été « maquillé » pour passer inaperçu). Les bombes qui devaient faire exploser l’un de leur bateau ainsi que la Forme-Joubert furent enclencher dans les environ de 1h30 du matin du 28 mars 1942. Une fois découvert, le combat commença. Le navire anglais contenant les bombes s’encastra dans la porte de la Forme-Joubert avant d’exploser.

 

Cette opération fut une réussite car le navire allemand: Tirpitz ne  fit que quelque raid afin d’éviter tout dommage. Il y eut de nombreux morts et blesser durant l’attaque du côté anglais et allemand.

 

William

Tigre---Message-2.jpg

 

COMMÉMORATION 1942

 

Marjorie - Le Victory program (6 janvier 1942)

Ufkun - La fin de la conférence d'Arcadia (14 janvier 1942)

Nassima - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Iman - La chute de Singapour (15 février 1942)

Partager cet article

Repost 0
Enseignant Défense William - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article

commentaires

Armée-Nation

  • : Défense et Démocratie
  • Défense et Démocratie
  • : Participer à la défense de la Démocratie et de ses valeurs en promouvant l'Éducation à l'Esprit de Défense au sein de l'École
  • Contact

ISAF - FINUL - Serval


Recherche

Archives