2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 15:05
 Le 28 avril 2009, le site de l'association regroupant les anciens élèves de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr a publié un témoignage sur les combats que livrent actuellement nos soldats en Afghanistan. Ce témoignage - dont nous mettons en ligne l’intégralité sur notre site - ne va pas sans nous rappeler l’expérience du Lieutenant-Colonel Michel GOYA, jeune lieutenant luttant contre les snipers à Sarajevo en juillet 1993.

Aujourd’hui, nous mettons en ligne l’expérience du Lieutenant Benoît DE GUILLEBON, Chef de la 1ère section de la 4e compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, encore engagé en Afghanistan à l’heure où nous postons cet article. Benoît DE GUILLEBON est un officier saint-cyrien de la 191e promotion Lieutenant Brunbrouck (2004-2007). Il s’agit donc d’un très jeune chef de section, sorti de l’ESM il y a deux ans. L’officier qui ne doit pas être très éloigné de l’âge de 25 ans se trouve actuellement à la tête d’une section - une trentaine d’hommes environ -, en Kapisa où il fait l’expérience de la guerre. Ses propos comme ceux du Lieutenant GOYA nous montrent, une fois de plus, la complexité d’une situation de combat: le fameux “brouillard de la guerre”. Pourtant, l’officier garde suffisamment de lucidité pour, à la fois, remettre en ordre les événements du 7 mars 2009, et se pencher sur la formation tactique reçue en école militaire.

Servir dans l’Armée, ce n’est pas uniquement avoir des muscles… Il faut aussi être capable de comprendre le terrain et une situation de combat. Celle-ci se caractérise par une grande fluidité, et les capacités de “réaction/anticipation” dont nous parle le Lieutenant DE GUILLEBON sont constamment mises à l’épreuve, recherchant un équilibre permanent entre la théorie apprise dans les amphis de Coëtquidan et l’expérience du terrain. Le jeune chef de section nous décrit la guerre comme une science dont la MRT (Méthode de Raisonnement Tactique) est, à son niveau, ni plus ni moins qu’une méthode expérimentale confrontée en permanence à la réalité d’un combat mouvant et changeant. Donner un sens à sa formation, relier celle-ci à la pratique afin de la faire évoluer, empêcher toute sclérose intellectuelle qui ne pourrait conduire qu’à des désastres futurs, voilà d'autres enjeux auxquels nos militaires sont également confrontés à la lumière de l’engagement afghan (1).

Soldats français du 27e BCA héliportés par un CH 47 Chinook américain en Afghanistan le 1er février 2009 (source - Le Figaro)

(1) À ceux qui s’intéressent aux questions touchant à l’élaboration de la doctrine militaire, je renvoie aux travaux du Lieutenant-Colonel GOYA, qui, à l’heure actuelle, conduit un séminaire en Sorbonne sur le sujet. À lire: son livre, “La chair et l’acier”, dont le propos sur la Première Guerre mondiale reste étonnamment moderne sur la manière dont se construit une doctrine ainsi que les difficultés de son appropriation.

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