6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 06:48
65e ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT ALLIÉ EN NORMANDIE

 
"Nous vous devons notre Liberté."
Président Nicolas SARKOZY à Colleville-sur-Mer le samedi 6 juin 2009
Cimetière de Colleville/Saint-Laurent-sur-Mer le vendredi 5 juin 2009 (source: Le Figaro)

EN HOMMAGE AUX MILLIERS DE SOLDATS ALLIÉS TOMBÉS CE MARDI 6 JUIN 1944 POUR LA LIBÉRATION DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE OCCIDENTALE

Soldats américains en visite sur une des plages du débarquement le vendredi 5 juin 2009 (source: Le Figaro)

Preuve que l’évènement, du haut de son 65e anniversaire, est encore loin d’avoir tari la plume des historiens, voici le livre d’Antony BEEVOR, “D-Day et la bataille de Normandie.” Il ne faut pas se laisser impressionner par le volume de l’ouvrage qui, en fait, se laisse dévorer tant est-il écrit de manière vivante, selon les règles d’une “historical narrative” britannique capable de s’arrêter sur des anecdotes sans pour autant sacrifier une supervision explicative à un fait historique de grande ampleur. Approfondissant le dépouillement des archives de la période, notamment des enregistrements originaux, Antony BEEVOR ne décrit pas seulement l’épisode du débarquement allié en Normandie, tant il est vrai que l’opération Overlord résume dorénavant la victoire à l’Ouest dans les manuels d’Histoire. De manière plus originale, l’auteur prolonge son analyse avec la terrible bataille de Normandie qui succéda à l’opération amphibie du mardi 6 juin 1944. Il montre, surtout, que cette féroce bataille de trois mois était - comme le débarquement en lui-même - loin d’être gagnée d’avance pour les Alliés. Qu’une défaite de ces derniers en Normandie auraient eu des conséquences catastrophiques pour le cours du conflit en Europe occidentale.


BEEVOR (Antony), D-Day et la bataille de Normandie, Calmann-Lévy, 2009, 638 p.

Si l’écrasante supériorité matérielle des Alliés anglo-saxons – plus particulièrement leur supériorité aérienne – finit par faire pencher la balance en leur faveur, les Allemands se battirent admirablement (1), et les erreurs commises par l’État-major allié furent nombreuses. Surtout, l’historien britannique fait une place, inhabituelle dans ce type de récit, aux souffrances endurées par la population française. Des milliers de civils périrent sous le “carpet bombing” des anglo-saxons, chose que de nos jours, moins d’un siècle après cette bataille, nous ne pouvons plus saisir.

(1) Cf. Le récit de la célèbre bataille de Villers-Bocage où, le 13 juin, le SS Obersturmführer Michael Wittman et sa compagnie de chars Tigre bloquent et repoussent à eux seuls toute une division blindée britannique, pp. 206-227.

Pour lire l'article précédemment consacré à l'événement, cliquer sur la mitraillette Thompson

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