Mardi 21 juillet 2009
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Par Enseignant Défense
"La solidarité n'est pas obligatoire. Elle est juste indispensable."
Association Terre Fraternité
Évacuation d'un soldat blessé pendant la bataille d'Uzbin (18-19 août 2008)
La guerre a toujours été un désastre humain. Pas uniquement du fait des hommes qu’elle tue directement, mais aussi du fait de ceux qu’elle
brutalise dans leur âme comme dans leur chair et qui retournent, par la suite, à la vie civile. Des “gueules cassées” d’hier aux mutilés et infirmes d’aujourd’hui, la réalité des conflits n’a
pas changé à cette différence que la société d’aujourd’hui ne veut plus les voir ni les reconnaître en tant que tels.
Le soldat français détient le pouvoir LÉGITIME - car maîtrisé et contrôlé - de tuer et de détruire. Si mourir pour son pays n’est pas une fin
en soi, et ne constitue pas une condition sine qua non devant faire de lui un "héros", l’exposition permanente au risque mortel est la condition première de son métier. Le soldat est,
donc, un paradoxe au sein d'une société française bercée dans le confort et la sécurité. Il rappelle - surtout s’il revient mutilé - des situations que nous peinons désormais à appréhender,
et que nous voudrions enfermer à tort dans les livres d’Histoire. Le mutilé de guerre doit se cacher, car ce qu'il
montre de son corps ravagé est le reflet de la cruauté et de la violence d'un monde que nous voudrions fuir. Pourtant, ces combattants blessés, et diminués à vie, sont encore bien présents
parmis nous.
Paradoxalement, l’amélioration de l’équipement des soldats occidentaux, s’il a permis de sauver sensiblement des vies, a augmenté le nombre de
soldats gravement blessés. La capacité des gilets pare-éclats et pare-balles - certains pouvant stopper des munitions de 7,62 mm -,
les casques en kevlar, font que les projectiles ne pénètrent pas. Ou s’ils pénètrent, ils ne peuvent ressortir. Il en résulte des lésions
particulièrement graves du fait de la violence des impacts, qui touchent essentiellement les vertèbres et la colonne vertébrale.
La nature des attaques, que ce soit en Afghanistan ou en Irak, explique également que beaucoup de soldats sont touchés aux membres inférieurs.
Les IED sont, ainsi, responsables de la majeure partie des amputations de
jambes.
Le 1er septembre 1993, le Chef d’État-major de l’Armée de Terre
créait la Cellule
d’Assistance aux Blessés pour l’Armée de Terre (CABAT), placée sous le commandement du Gouverneur militaire de
Paris, actuellement le Général Bruno DARY. Spécifique à la seule Armée de Terre, la CABAT a pour vocation à aider les grands blessés à
se réinsérer dans la société. Conseillant les familles comme les unités d’origine des blessés, elle accompagne ces derniers à l’échelle nationale.
Récemment, et à
l’initiative du Général de Corps d'armée DARY, une campagne a été lancée pour aider au financement de l’association Terre Fraternité qui soutient
directement la CABAT. L’opération baptisée “Une pensée pour nos soldats” consiste en la vente d’autocollants représentant une fleur (une pensée). Les ventes ont débuté à l’occasion du festival international de musique militaire du 19/20 juin dernier. Elles se sont poursuivies durant le 14 juillet, et se
poursuivront à l’occasion d’autres portes ouvertes.
N’hésitez donc pas à acheter ces autocollants et à faire connaître l’opération autour de vous.
Association Terre Fraternité - Cellule d'Assistance aux Blessés pour l'Armée de Terre (CABAT)
Hôtel National des Invalides
129 rue de Grenelle
75007 Paris
Tél - 01 44 42 39 58
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