13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:09

ASSOCIATION SOUTIEN À L'ARMÉE FRANCAISE (ASAF)

 

Groupe Facebook 2

Une initiative parmi tant d’autres, qui nous montre que le lien entre la Nation et ses forces armées est bien vivant - quand bien même reste t-il encore beaucoup à faire -, réside en l’existence de l’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF).

 

Créée en 1983, l’ASAF est une association apolitique, éloignée de tout syndicat et ne recevant aucune subvention, si ce n’est la contribution de ses 2000 adhérents. Parmi ceux-ci, figurent un réseau de 300 associations, qui fait de l’ASAF une organisation particulièrement représentative du « monde combattant » associatif avec plusieurs centaines de milliers de membres.

 

L’ASAF, qui attire aussi bien d'anciens combattants que des militaires, a pour vocation de sensibiliser la société française à l’effort de Défense. Cet effort passe par une explication des grandes questions militaires actuelles, mais aussi et surtout par une explication de ce qu’est notre Armée au moment où les évolutions stratégiques et sociétales tendent à affaiblir le lien traditionnel lement entendu qui unissait celle-ci à la Nation. L’ASAF défend la cause de notre Armée au sein de la société, et porte l’idée que nos soldats doivent rester « au cœur de la Nation », car ils SONT ce cœur nonobstant le passage à une armée de professionnels.

 

Défendre l’honneur de nos forces armées, assurer la continuité de notre Mémoire historico-militaire, tout en exerçant une mission d’information sur les questions de Défense en direction des citoyens et des élus, l’ASAF est ainsi un véritable relais d’opinion, entendu par les plus hautes autorités civiles comme militaires. À ce titre, elle publie une lettre, dont le blog « Défense et Démocratie » met en ligne celle du 10 avril dernier.

 

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Lettre de l’ASAF 10/04

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de LATTRE de TASSIGNY)

 

L’armée inséparable de la nation

 

Alors que le débat sur l’identité nationale vient d’être relancé par les dirigeants politiques français, et que la classe politique, tous partis confondus, souhaite la création d’un service civique, il n’est pas inutile de comprendre pourquoi l’armée demeure une composante essentielle de l’identité française et  l’une des rares institutions autour de laquelle peut se retrouver l’ensemble des Français.

 

La défense demeure le premier devoir d’un Etat et l’armée l’assure au mieux de ses capacités quel que soit le parti politique au pouvoir, les difficultés rencontrées et les sacrifices demandés. Nulle récrimination, grève ou contestation. Elle sert la France par un engagement total de ses personnels. Elle place le service du pays au-dessus des querelles partisanes, des affaires politiciennes, des intérêts catégoriels et personnels. Elle cultive inlassablement les mêmes vertus, sans lesquelles ni une armée, ni un pays ne peuvent survivre : le courage, l’esprit de discipline et l’abnégation.

 

Malgré la suspension du service national et la réduction de ses ressources financières, l’armée assume avec la même rigueur et la même disponibilité qu’hier, la défense et l’intégrité du territoire, la protection des Français, y compris ceux vivant hors de France, et le soutien de nos alliés quand ils sont menacés ou attaqués; bref l’armée continue à garantir l’indépendance de la France, sa liberté d’action et la sécurité des Français.

 

Comment dans ces conditions ne pas considérer que les Français puissent voir dans leur armée une institution autour de laquelle ils peuvent se rassembler et retrouver les valeurs qui sont le fondement de notre Patrie. Ils constatent que cette institution est, bien souvent, exemplaire quand ils la comparent avec d’autres.

 

Ils constatent par exemple que les chefs militaires d’aujourd’hui ont tous été d’abord de jeunes officiers ou sous-officiers qui ont dormi par terre comme leurs hommes, ont porté le même sac et ont été confronté aux mêmes risques. Ils ont ainsi vécu les « réalités d’en bas » avant d’occuper des postes de responsabilité.

 

Ils savent également qu’entre le jeune engagé de 18 ans et le chef d’état-major des armées de 60 ans qui assume les plus lourdes responsabilités, les revenus s’échelonnent de 1200 € à 12 000 € soit un rapport de 1 à 10. Dans quelle autre entreprise de 250 000 personnes trouve-t-on une fourchette de salaires aussi réduite ? D’ailleurs les plus jeunes des soldats, y compris ceux venus des quartiers dits « sensibles » que l’armée intègre en nombre chaque année, peuvent devenir par leur travail, leur compétence et leur mérite, sous-officiers en 5 ans, voire à terme officiers.

 

Ils comprennent aussi que cette armée est, à bien des égards, exemplaire pour la nation. Après la décision prise en 1996 de la professionnalisation, en quelques années, elle a su se réorganiser de fond en comble. Quelle autre institution ou entreprise a su le faire aussi radicalement tout en assurant efficacement les missions confiées et sans exiger en retour des avantages catégoriels que d’autres n’auraient pas manqué de réclamer dans des circonstances comparables ?

 

Le 14 juillet, le 11 novembre et d’autres cérémonies notamment celles liées au retour de soldats morts pour la France dans les opérations de guerre actuelles, doivent être l’occasion pour les responsables politiques de rappeler que l’armée demeure une  priorité pour l’Etat. « Les vertus militaires, loin d’être des vestiges d’une époque révolue, demeurent un élément moderne de puissance » écrivait déjà un certain Charles de Gaulle en 1932.

 

La cohésion nationale est plus que jamais une condition première du développement, un facteur essentiel de sécurité intérieure et un élément majeur pour garantir notre liberté et notre indépendance. Il importe donc que l’armée, à travers les valeurs qu’elle cultive et l’exemple qu’elle constitue, demeure au cœur de la Nation.

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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans La Maison du Combattant
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commentaires

ANGRAND 04/10/2011 22:44



A l'attention du général Pinard Legry:


J'aime me chanter ,sur un air que vous connaissez bien:


"on nous appelle les militaires/on a mauvaise réputation/mais on s'en fout/


comme d'une musette/nous militaires"


Vous me connaissez ,mon Général,je suis le cousin germain d'Yves Gazzo et ancien chef du 2E Peloton de la deuxième Compagnie Portée du 4e REI en Algérie.



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