7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 19:47

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Aux élèves du Lycée Galilée - et dans le droit fil de la dernière séance d'ECJS consacrée à la Défense et à la sécurité civile -, la Journée de la Sécurité Intérieure (JSI) édition 2011 se tiendra demain au centre commercial régional du Carré Sénart. Au programme, il y aura des exercices dynamiques désincarcération d'un véhicule accidenté, recherche de stupéfiants par un chien, démonstration de chiens de défense, mais aussi reconstitution d'une scène de crime et présentation de véhicules et de matériels.

 

La JSI est une manifestation récente qui permet de mettre en contact le grand public avec les professionnels chargés de la sécurité civile: policiers, gendarmes, pompiers et personnels de la protection civile. Action de communication illustrant peut être la représentation la plus parlante de l'Esprit de Défense pour la plupart de nos concitoyens, cette journée est aussi une manière d'hommage à ces femmes et à ces hommes qui, tous les jours, risquent leur vie pour notre sécurité.

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:21

Propagande - Panzer IV

 

2 octobre 1941-2 octobre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. La guerre fait rage en Union soviétique où, depuis le 22 juin, de gigantesques batailles sont livrées à une échelle jusqu'alors inconnue, et à la vitesse des moteurs des blindés. Allemands et Soviétiques se livrent un conflit sans merci où, plus que les armes, ce sont les idéologies qui s'affrontent de la manière la plus meurtrière. La Wehrmacht vient de remporter une grande victoire à Kiev, où quatre armées soviétiques  - ce qui correspond à une quarantaine de divisions - viennent d'être anéanties. Au total, c'est plus de 700 000 hommes que l'Armée rouge a perdu (tués, prisonniers et disparus) en cette seule bataille qui a duré un mois. Partout, cependant, la résistance soviétique se durcit à commencer à Léningrad au Nord. Les grands désastres de l'armée soviétique en cette fin d'année 1941, affaiblissent et usent néanmoins une Wehrmacht aux limites de ses capacités, notamment logistiques. La résistance désespérée des soldats russes, dont beaucoup se font tuer plutôt que d'abandonner leurs positions, retardent considérablement la progression allemande en direction de Moscou.

 

Moscou, capitale de la grande puissance socialiste que Joseph STALINE a refusé d'abandonner, est donc le prochain objectif de l'armée allemande en ce début du mois d'octobre. Le paysage et la saison ont déjà changé en cette période. Infanterie et blindés évoluent dans une boue épaisse. C'est alors que le 2 octobre, le Groupe d'armées Centre commandé par le Generalfeldmarshall Fedor VON BOCK lance une vaste offensive dont le nom de code est "Typhon." L'objectif de cette offensive - qui marque en fait le début de la bataille de Moscou - était d'investir la région de la capitale soviétique et de prendre la ville même. Pour Adolf HITLER, l'opération Typhon devait être la phase ultime de la guerre déclenchée depuis juin contre l'URSS. Une guerre courte dans l'esprit du führer, dont la prise de Moscou devait entraîner la chute de Staline et de la Russie communiste.

 

Alors que la boue et la résistance soviétique ralentissent considérablement l'avance de la Wehrmacht, les Allemands comprennent qu'ils jouent contre le temps, plus particulièrement contre le terrible hiver russe. Guillaume et Calvin, élèves de la classe de 1ère S2, nous racontent le début de cette terrible bataille.

 

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 L'OPÉRATION TYPHON OU LA BATAILLE DE MOSCOU (2 OCTOBRE 1941)

 

Une fois sa progression à l'Ouest stoppée par la bataille d'Angleterre, l'Allemagne se lance à la conquête de l'Est en trahissant la Russie, avec qui elle avait signée un pacte de non-agression. Le 22 Juin 1941, le jour du lancement de l'opération Barbarossa par l'état-major allemand, Hitler s'attendait à ce que la campagne russe soit finie en une dizaine de semaines. En quelques semaines, les Allemands et leurs alliés avancent jusqu'à Moscou et font des centaines de milliers de prisonniers soviétiques, grâce à l'utilisation de la méthode de la Blitzkrieg. La bataille de Kiev en Août et Septembre 1941 est un grand succès allemand, mais retarde l'avancé des armées, qui n'arriverontt à Moscou, cible principale de l'offensive, qu'au début de l'hiver. Une fois les forces allemandes au coeur de l'Union Soviétique, le haut commandement allemand lance ce qu'il espère être le coup de grâce: le 2 octobre 1941, l'opération Typhon, aussi connue sous le nom de "Bataille de Moscou", débute.

L'enjeu de cette opération était donc la prise de Moscou, cible militaire et politique idéal pour les forces de l'Axe. Hitler et de nombreux hauts-gradés prédisaient la chute de l'Union Soviétique après la prise de Moscou. Cette opération est donc capitale, étant donné la stratégie de Blitzkrieg utilisée par les Allemands, qui consiste en des attaques très rapides et les plus profondes possibles dans les terres afin de neutraliser la capacité militaire, économique et politique de l'ennemi.

Les armées impliquées dans l'attaque sont commandées par von Bock et Guderian, expert en opérations blindées. Le plan initial de l'opération comportait deux mouvements : le premier était un encerclement des Fronts Soviétiques ( équivalents d'armées) de L'Ouest et de Réserve autour de Viazma. Le second consistait en un encerclement pour capturer la ville de Briansk et le Front qui y est en garnison. De là, le plan prévoyait un encerclement de Moscou par le Nord et le Sud. Malgré les première déficiences matérielles ( blindés endommagés entre autres), le moral des troupes allemandes est au plus haut. De plus, les troupes ennemies sont épuisées par de nombreux combats et ont subies de lourdes pertes. Afin d'enrailler la progression allemande, le commandement russe ordonne la construction de 3 lignes de défense : la première se situe sur la ligne Rjev-Viazma-Briansk, la deuxième s'étend de Kalinine à Kalouga et la troisième entoure la ville elle-même. La progression allemande est ralentie dès le 7 octobre, malgré la prise de Viazma et de Briansk, car l'armée allemande est mal renseignée sur les capacités de l'armée rouge, et le retard pris à cause de la bataille de Kiev fait que la bataille a lieu d'abord sous les pluies d'automne puis sous la neige, et la raspoutitsa (boue dûe à la fonte des neiges) de l'hiver russe. De plus, Hitler était tellemennt sûr de l'avancée rapide de ses troupes que celles-ci n'ont pas le matériel adapté au rude hiver russe. Le 10 octobre, les Allemands atteignent la deuxième ligne de défense. Petit à petit, les troupes de l'Axe avancent, jusqu'à se trouver à moins de 20 kilomètres de Moscou. Mais les troupes sont à bout, et lors de l'offensive contre Moscou, le 15 novembre, c'est le froid qui stoppe l'avancée des troupes, avec une températeur allant de -30°C à -50°C selon les sources. Moscou et les villes environnantes sont libérées au cours du mois de décembre, malgré l'ordre formel d'Hitler de ne pas reculer. Ses généraux protestent d'ailleurs contre cet ordre et de nombreux remplacements ont lieu parmis les commandants de cette opération( von Bock et Guderian notamment sont écartés). La contre offensive russe continue, avec des pertes énormes des deux côtés, et ne sera stoppé que par le retour de la raspoutitsa après 3 mois de gel : les forces de l'armée rouge ont repoussé l'armée allemande.

Si cette contre offensive a permis de sauver Moscou, elle n'est cependant pas l'événement qui marque le tournant de la Guerre ( il s'agira de la bataille de Stalingrad). En effet, Moscou reste menacée de par la proximité du front, et il faudra attendre la fin de l'année 1943 pour que la ville soit sécurisée et que le front recule de façon significative. Du côté allemand, l'ordre d'Hitler de ne pas reculer a permis d'éviter une dispersion des troupes lors de la contre offensive pendant l'hiver. C'est à partir de ce moment-là que Hitler va avoir beaucoup moins confiance en ses généraux et prendre la plupart de ses décisions sans tenir compte de leurs conseils. L'Allemagne reste confiante, elle pense finir l'offensive en 1942 en attaquant Stalingrad, mais la perte d'un million d'hommes ne sera jamais compensée et sa puissance militaire sera réduite jusqu'à la fin de la Guerre.

Guillaume et Calvin

Fosse-antichar--Moscou-1941-.jpgCivils soviétiques creusant un fossé antichars autour de Moscou à l'automne 1941

Bibliographie

1- Reg Grant,  La Seconde Guerre Mondiale, de la montée du nazisme à la victoire des Alliés, 2010, Flammarion.

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

* 29 septembre 1941. Floriane et Olivia - Le massacre de Babi Yar

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:59

Propagande - Panzer IV

 

29 septembre 1941-29 septembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. Avec l'invasion de l'URSS à partir du 22 juin 1941, le destin des communautés juives d'Europe est désormais scellé. L'antisémitisme des nouveaux maîtres de l'Allemagne, à partir de 1933, avait d'abord cherché à exclure de la société civile, puis chasser les Juifs du Reich. Meurtres, persécutions et spoliations, si insoutenables étaient-ils, ne marquaient cependant pas encore le début d'un génocide, et avaient surtout pour objectif de faire fuir les  Juifs, de rendre le territoire allemand "libre" de tous Juifs ("judenfrei"). On sait que le Reichsführer SS Heinrich HIMMLER avait même eu pour projet, au lendemain de la victoire sur la France, de créer une vaste réserve de Juifs à Madagascar afin de les éloigner définitivement de l'Europe. Le problème du transport maritime posé par une telle opération, ainsi que la maîtrise des mers par la Royal Navy, empêcha la réalisation de ce projet.

 

La deuxième étape survint avec le déclenchement de la guerre à partir de 1939. L'invasion de la Pologne, puis d'autres pays, mit les nazis en présence de communautés juives importantes, notamment en Europe centrale et orientale. Que faire de tous ces Juifs rattrapés par les victoires allemandes, et qui posaient désormais non plus la question d'une Allemagne mais d'une Europe "judenfrei"? L'étape de la guerre fut décisive dans le processus génocidaire. Elle amena rapidement les Allemands à entrevoir l'élimination physique des Juifs, sachant que le véritable problème qui se posait alors n'était pas le principe du meutre de masse en lui-même mais sa réalisation au sens technique.

 

La ghettoïsation fut une première réponse apportée à la "Solution finale de la question juive". La Pologne, puis d'autres pays d'Europe centrale, se couvrirent de ghettos à partir des années 1940/1941. Du fait de leur organisation et des conditions de vie que l'on y trouvait, ces ghettos furent  dès le départ conçus comme des camps d'extermination lente. Leur liquidation fut véritablement mise en place lors de la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, et de l'Aktion Reinhard qui s'ensuivit. Avec la conférence de Wannsee qui décida la construction de six grands camps d'extermination - tous situés en Pologne -, on entre dans la phase la plus systématique (au sens quasi industriel) de la destruction des communautés juives d'Europe et du génocide nazi dans la globalité de ses victimes.

 

Cette phase terminale du meurtre de masse ne doit cependant pas occulter ce que l'on a aussi appelé la "Shoah par balles", et qui continue encore d'être étudiée de nos jours par un prêtre catholique: le père Patrick DESBOIS. La Shoah par balles désigne le massacre de communautés juives entières par des unités spéciales - les Einsatzgrüppen - sur le front Est à partir de juin 1941. Cet assassinat, essentiellement réalisé par fusillade et non par gazage, a été perpétré par des unités mobiles peu nombreuses eu égard à la masse des victimes (1). Le meurtre qui s'est opéré dans le ravin de Babi Yar, non loin de Kiev en Ukraine, est resté emblématique de l'action des Einsatzgrüppen. Plus de 33 000 personnes y furent assassinées en deux jours seulement. Si les exécutions se prolongèrent dans les mois suivants, et qu'un camp de concentration fut construit par la suite à Babi Yar, la tuerie des 29 et 30 septembre 1941 donne à elle seule une idée de l'efficacité meutrière du génocide dans sa phase encore improvisée.

 

C'est sur ce tragique événement, qui devrait nous faire réfléchir à des années de distance sur l'intérêt d'une Défense et de la défense de nos valeurs démocratiques, que Floriane et Olivia de la classe de 1ère S2 reviennent.

 

(1) On estime que plus d'un million de Juifs furent massacrés par les quatre Einsatzgrüppen (A, B, C et D) qui ne comptaient environ que 3000 hommes.

 

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LE MASSACRE DE BABI YAR (29/30 SEPTEMBRE 1941)

 

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Hommes d'une unité d'Einsatzrüppen en train de fusiller des Juifs sur le front russe

 

Les 29 et 30 septembre 1941, à Kiev, pas moins de 33.000 juifs de tous âges et des deux sexes sont tués au lieu-dit Babi Yar (le «ravin de la vieille femme» en russe).

 

Ce massacre débuta le 19 septembre 1941, lorsque la Wehrmacht (armée allemande durant la seconde guerre mondiale) entra dans Kiev, capitale de l'Ukraine soviétique. Dès leur arrivée dans la ville, des explosions éclatèrent visant les installations allemandes (maisons, bâtiments...) et provoquèrent d'énormes dégâts dans les troupes allemandes. Dans la rue, les Allemands arrêtent un Juif en train de sectionner un tuyau destiné à combattre l’incendie. Il est immédiatement abattu. Cet incident devient le prétexte pour rendre responsables des explosions les Juifs de la ville. En réalité, les bombes ont été posées par la NKVD (police soviétique). C'est donc un prétexte que les nazis ont utilisés pour exécuter les juifs. Cela entraina la publication d'un communiqué le 28 septembre 1941 qui ordonna à tous les juifs de se présenter le lendemain, 29 septembre, jour de Youm Kippour (également appelé Jour du Grand Pardon est une fête considérée comme la plus sainte de l'année juive) avec leurs papiers, leurs biens et leurs vêtements chauds sous peine d'exécution en cas de désobéissance. Les habitants de Kiev, juifs ou non, pensaient qu'il s'agissait d'une simple déportation et que l'armée allemande était une armée de libération pour les populations. Ils étaient convaincus que les nazis allaient se comporter comme lors de la première guerre mondiale, en tant qu'ainés et de façon amicale et civilisée. Ils étaient cependant loin de se douter du sort que leur avait réservé les nazis.

 

Le témoignage extrait du journal d'Iryna Khoroshunova, une habitante de Kiev, nous montre l'incertitude qui régnait lorsque le communiqué a été publié : «Nous ne savons toujours pas ce qu’ils font avec les Juifs. Il arrive d’épouvantables rumeurs du cimetière de Lukianivka (à Kiev). Mais elles sont impossibles à croire. Elles disent que les Juifs sont fusillés… Quelques personnes prétendent que les Juifs sont massacrés à la mitrailleuse. Tous. D’autres, que 16 wagons de chemin de fer sont prêts et que les Juifs vont être envoyés ailleurs. Mais où ? Personne ne le sait. Une seule chose semble claire : tous leurs papiers, affaires et toute leur nourriture ont été confisqués. Ensuite ils sont poussés vers Babi Yar, et là… Je ne sais pas. Je sais seulement une chose : il se passe là bas quelque chose d’épouvantable, quelque chose d’inimaginable, que l’on ne peut pas comprendre…»

 

Le 29 septembre, les juifs sont conduits par groupes de dix vers le bord du ravin, et obligés de se dévêtir. Ils sont ensuite massacrés a la mitrailleuse. Ce témoignage d'un officier allemand décrit cette exécution : «C'était comme une migration de masse...Les Juifs chantaient des chants religieux en chemin. Sur le quai, on leur prenait leur nourriture et leurs biens… Après une longue marche, ils arrivaient à un passage formé par des soldats allemands avec des massues et des chiens policiers. Les Juifs étaient fouettés sur leur passage. Les chiens se jetaient sur ceux qui tombaient mais la poussée des colonnes qui se pressaient derrière était irrésistible et les faibles et les blessés étaient piétinés. Meurtris et ensanglantés, les Juifs débouchaient sur une clairière d'herbe. Ils étaient arrivés à Babi Yar, devant eux se trouvait le ravin. Des miliciens ukrainiens, surveillés par des Allemands, ordonnaient aux Juifs de se déshabiller. Ceux qui hésitaient, qui résistaient, étaient battus, leurs vêtements arrachés. Il y avait partout des personnes nues, ensanglantées. L'air était empli de cris et de rires convulsifs.» Les rescapés du premier massacre et beaucoup d'autres ukrainiens vont être tués à leur tour et jetés dans le ravin au cours des mois suivants, au rythme de deux jours de tueries par semaine. Cet événement fait partie des massacres de la Shoah par balles.

 

Après les exécutions de masse, un camp de concentration fut crée a Babi Yar. Les communistes, résistants et prisonniers de guerre y ont été enfermés. Le nombre de victimes du camp est estimé a 30000 personnes. C'est ainsi plus de 90000 personnes qui périront a Babi Yar. Aujourd'hui, le site est devenu un lieu de mémoire et de recueillement.

 

Floriane et Olivia


Références bibliographiques

 

1- LITTEL Jonathan, Les Bienveillantes, éditions Gallimard, collection Folio, Paris, 2006, pp 178 et suivantes.

2- HESSE Thierry, Démon, éditions de l'Olivier, Paris, 2009, pp. 148 à 154.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:16

Propagande - Panzer IV

 

29 septembre 1941-29 septembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. L'invasion de l'URSS par le Reich nazi, au mépris du Pacte germano-soviétique du 23 août 1939, opère un spectaculaire renversement d'alliances à partir de juin 1941. Désormais, la grande puissance socialiste se retrouve alliée de fait à la Grande-Bretagne, partant aux États-Unis, auprès desquels elle réclame une aide matérielle urgente. C'est que l'heure est particulièrement grave pour Staline, dont l'armée - surprise par l'opération Barbarossa - subit d'immenses pertes quotidiennes. Les nouveaux alliés se rencontrent à Moscou ce 29 septembre afin de mettre en place les contours de la grande alliance. C'est ce que nous racontent Naomi et Clarisse, élèves de la 1ère S2.

 

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Nous sommes en 1941. La Seconde Guerre Mondiale met à feu et à sang l’Europe depuis deux ans. L’Allemagne nazie d’Hitler, aidée de l’Italie de Mussolini, du Japon de Hirohito et de l’Urss de Staline, domine largement cette guerre. Elle occupe une grande partie du continent, notamment la France. Pourtant, en 1941, une décision va renverser le cours de la guerre : le changement de camp de l’Urss.

 

Depuis plusieurs semaines, une rumeur annonçant une attaque imminente des allemands sur le territoire soviétique se propage partout en Europe. Les nazis souhaiteraient éliminer leurs ennemis de toujours, les communistes. Pourtant protégé par le Pacte de Non-agression germano-soviétique, ces derniers prennent peur. Ils décident de rompre cet accord, et se tournent vers les Alliés. Cela donne lieu à  la Première de quatre conférences de Moscou. 

 

Cette première conférence a lieu du 29 septembre 1941 au 1er octobre de la même année. Trois grandes puissances y sont représentées : l’Urss, les États-Unis et l’Angleterre. Leurs représentants (Joseph Staline pour les soviétiques, Averell Harriman pour les américains et Lord Beaverbrook pour les anglais) tentent durant trois jours de trouver un accord de soutien économique et militaire envers les russes, afin de lutter contre l’offensive allemande. Mais ces négociations sont un peu houleuses… « L’accord parfait ne règne pas à la Conférence de Moscou » titre le journal L’ouest-éclair du 4 et 5 octobre 1941. Et en effet un grand désaccord persiste, notamment entre les anglais et les russes.

 

Avant cette conférence, les Américains et Anglais se sont engagés à porter assistance à l’Urss. Pourtant, ce n’est pas vraiment ce qu’il semble en ressortir. En effet, M. Harriman (toujours d’après l’article de l’Ouest-éclair) essaye de gagner du temps plutôt que de donner des réponses concrètent aux questions soviétiques. Par exemple, alors que ces derniers posent la question de la livraison de matériel militaire en provenance d’Angleterre sur leur sol, les anglo-saxons parlent de l’exploitation des matières premières soviétiques et des difficultés et coûts d’acheminement des marchandises promises. L’Urss comprend très vite qu’elle ne pourra malheureusement pas compter sur l’aide de ces deux puissances. Les Américains et Anglais semblent se méfier de ce changement de camp brutal des communistes.

 

La Première conférence de Moscou avait donc pour but une aide anglo-américaine pour permettre à l’Urss de faire face à la menace nazie. Mais une réelle entente entre les puissances n’a pas été réellement trouvée.

 

Naomi et Clarisse

 

Bibliographie

 

1- "L’accord parfait ne règne pas à la Conférence de Moscou", L’Ouest-Eclair. n° 16339, 4 et 5 octobre 1941.

2- CARATINI Roger, Histoire du Monde de 1815 à 1983: L’époque contemporaine, Nathan. Beaux livres. p.317.

3- GOGUELIN Romain, Retour à Stalingrad, Historia, n° 651, mars 2011, p. 38 à 43.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

Nouveau logo Armée de l'Air

 

L'opération Harmattan, toujours en cours, est à elle seule une belle justification de notre arme aérienne, illustrant le haut niveau tactique et technico-opérationnel de nos pilotes, leur endurance, ainsi que la qualité de leurs matériels (en particulier l'avion Rafale dans sa configuration Air comme Marine). La campagne de Libye montre aussi l'incontournable dimension logistique d'une opération de guerre aérienne dans une armée moderne où, pour faire voler un appareil en état de combattre, un nombre important de services et de personnels au sol sont à la manoeuvre. C'est ce que montre notamment ce clip, produit de la campagne de recrutement 2011 de l'Armée de l'Air.

 



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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:16

LE CONCOURS NATIONAL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION

 

 

Chaque année se déroule un important concours intitulé “Concours National de la Résistance et de la Déportation” (CNRD), qui s’adresse aux élèves des collèges, des lycées d’enseignement général et technologique, des lycées professionnels, de la Défense et agricole, ainsi que des établissements français à l’étranger.

 

Situé à la charnière de l’Histoire et de l'Éducation civique, ayant vocation à entretenir la Mémoire de la Résistance et de la Déportation, le CNRD a été institué en 1961 par le Ministre de l’Éducation nationale Lucien PAYE. Depuis, il questionne et fait travailler les élèves du secondaire autour d’un thème, celui-ci devant permettre aux futurs citoyens de s’inspirer des valeurs qui ont animées la Résistance, et de produire également des “anticorps” face à la tyrannie totalitaire.

 

Soutenu par le CSA et des institutions relevant de l’Éducation nationale et de la Défense (1), le CNRD fédère également diverses associations et fondations (2). Il s’organise autour de six catégories de participation, selon des modalités et un calendrier que l’on pourra consulter ici. Plusieurs prix récompensant élèves, travaux et établissements, sont remis aux mois de novembre/décembre par le Ministre de l’Éducation nationale et le Secrétaire d’État à la Défense et aux anciens combattants.

 

En cette rentrée, le thème du concours est: “Résister dans les camps nazis”. Les épreuves se tiendront le vendredi 23 mars 2012 pour les devoirs individuels. Quant aux autres travaux, ils devront tous être envoyés au Ministère de l’Éducation nationale le vendredi 30 mars dernier délai. Les élèves du Lycée Galilée intéressés par ce bel exercice pourront s'adresser à leur enseignant d'Histoire ou d'ECJS.

 

(1) L’APHG, le CRDP et la DMPA.

(2) Notamment les fondations de la Résistance, de la France libre, Charles de Gaulle, pour la Mémoire de la Déportation et pour la Mémoire de la Shoah.


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Le prêtre polonais Rajmund KOLBE dit Maximilien KOLBE (1894-1941) fut un magnifique exemple de résistance à la fois spirituelle, morale et physique dans l'enfer concentrationnaire nazi

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 13:07

SAUVER OU PÉRIRBicentenaire BSPP

 

À l’occasion de son mariage avec la princesse autrichienne Marie-Louise, le 1er avril 1810, l’Empereur Napoléon Ier est accueilli avec sa nouvelle épouse à l’ambassade d’Autriche à Paris, le 1er juillet pour une soirée de festivités. Celle-ci tourne cependant à la catastrophe avec un incendie qui se déclare , tuant une centaine de personnes. C’est au lendemain de ce drame que l’Empereur décide de réorganiser le corps des gardes-pompiers. Le décret impérial du 18 septembre 2011 fonde une nouvelle unité entièrement dédiée à la lutte contre le feu. Cette unité sera militaire et organisée comme telle. Ainsi est née ce qui devait devenir la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris (BSPP).

 

D’abord bataillon puis régiment, l’unité est rattachée à l’Infanterie avant d’être finalement affectée à l’arme du Génie. Elle reste encore de nos jours une unité de l’Armée de Terre (1), mais est organiquement rattachée au MININT. Elle est donc, actuellement, placée sous l'autorité directe du Préfet de Paris. Commandée par le Général de brigade Gilles GLIN, la BSPP couvre une zone d'opération comprenant la capitale et sa proche couronne (départements des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis).

 

Unité prestigieuse, présente lors des manifestations militaires du 14 juillet, et très certainement unité de nos forces armées la plus populaire auprès de l’opinion publique, la BSPP est divisée en trois groupements: incendie, formation/instruction et soutien. Au total, ce sont près de 7500 hommes qui servent sous la devise “Sauver ou périr”, dont les missions peuvent être aussi internationales.

 

Dans une Défense de nos jours globalisée, la BSPP – ainsi que toutes les autres unités de sapeurs pompiers – illustre de manière admirable ce qu’est la Défense civile. Protéger la vie, et non la détruire, reste l’objectif fondamental de notre Défense nationale. En ce jour bicentenaire (2), “Défense et Démocratie” rend hommage aux hommes et aux femmes de la BSPP.

 

(1) À la différence du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille (BMPM) qui, eux, dépendent de la Marine nationale.

(2) Ce dimanche est aussi le dernier jour des “Journées du Patrimoine”.


 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 07:01

Le mouvement commence à gagner en ampleur, silencieusement, progressivement, mais il tend aujourd'hui à s'installer dans la pratique. Associations d'anciens militaires, militaires d'active mais aussi de plus en plus de citoyens sans uniforme prennent désormais l'habitude de venir saluer les convois rapatriant nos soldats tombés en Afghanistan. Des convois qui - dans le cadre du "plan Hommage"  (1) -  empruntent le pont Alexandre III jusqu'aux Invalides. Ce fut récemment le cas à l'occasion du rapatriement du corps du Lieutenant Valéry THOLY (capitaine à titre posthume) tombé le 7 septembre dernier. On pourra consulter le film de cet hommage citoyen et spontané ici.

 

À l'exemple de ce qui se fait depuis des années aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne où l'institution militaire reste profondément respectée, et où il n'y a ni honte ni gêne à pouvoir exprimer publiquement un hommage aux Héros, un tabou est peut être en train de se lever dans notre pays. Le lien entre le pays et son Armée, ce ne sont pas seulement les monuments aux morts des guerres du passé. Ce sont aussi les sacrifices du présent dont nos élèves réclament avec urgence - à l'image de la société entière - la valeur et le sens. Au moment également où les programmes scolaires  n'ont jamais autant questionné sur l'actualité. Souhaitons que ces manifestations exemplaires grandissent et finissent par s'imposer comme chose naturelle chaque fois que notre Nation enverra ses Fils au combat.

 

(1) Cf. Bruno DARY (Général), "De la théorie à la réalité", Inflexions. Civils et militaires: pouvoir dire, 16, 2011, pp. 157-162.

 

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IN MEMORIAM

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 09:11

KABOUL SEPTEMBRE 2011, LE PARADIGME DE L’OFFENSIVE DU TÊT?

 

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L'attaque des 13-14 septembre 2011 (source - Le Figaro)

 

Mardi 13 septembre 2011, deux jours après les commémorations du dixième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001, les Taliban ont lancé un spectaculaire assaut dans la capitale afghane même. L’affaire n’est pas nouvelle: le Ministère de la Défense, l’hôtel Intercontinental et le British council avaient déjà fait l’objet d’attaques ces derniers mois. Cette fois, ce fut au tour du quartier général de l’OTAN/ISAF, de l’ambassade des États-Unis et de casernes de police, d’être l’objet d’une vague d’attaques suicides coordonnées. Les insurgés armés de mortiers et de lance-roquettes, en plus de leurs armements individuels, ont été identifiés comme appartenant au réseau Taliban Haqqani. Un réseau terroriste situé au Pakistan, lié à Al Qaida, et qui opère aussi en Afghanistan.

 

Aucun soldat occidental n’a été tué, mais une quinzaine de civils et de policiers afghans ont péri au cours de l’attaque. Les neuf Taliban ayant participé aux combats ont été abattus, les derniers d’entre eux étant éliminés mercredi matin. L’assaut Taliban en plein coeur de la capitale afghane n’a donc pas fondamentalement renversé le rapport de forces, ni changé quoi que ce soit d’un point de vue militaire stricto sensus.

 

Était-ce cependant le but des Taliban? L’effet recherché était avant tout médiatique et psychologique, en montrant aux caméras et aux médias du monde entier que la première ville du pays n’est pas à l’abri d’attaques dix ans après l’intervention occidentale. Pire, les symboles même de cette intervention et de la puissance occidentales peuvent être directement pris à partie, et ne sont nullement en sécurité. Peu importe que tous les combattants insurgés aient été éliminés, et que leur opération se soit soldée par un échec tactique complet. Seul compte l’effet médiatique et psychologique tel celui qui, au coeur de la bataille de Saigon en janvier 1968, décida du tournant de l’engagement américain au Vietnam, partant la défaite politique  de la grande puissance et de l'État qu'elle soutenait alors. L’offensive de 1968 du Général Giap peut être considérée à juste titre comme un paradigme.


 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:13

LA COMMÉMORATION DU DIXIÈME ANNIVERSAIRE DU 11 SEPTEMBRE 2001 DANS LA MARINE AMÉRICAINE

 

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Base navale (Naval Air Station) Lemoore en Californie le dimanche 11 septembre 2011. Le marin Michele McGAURAN interprète la sonnerie aux morts (Taps) en clôture de la cérémonie commémorative

 

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Base de Norflok en Virginie. Commémoration du dimanche 11 septembre 2011

 

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Base navale de Sasebo (Japon). Lever des couleurs le dimanche 11 septembre 2011

 

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Base navale de Yokosuka (Japon). Dépôt de gerbes le dimanche 11 septembre 2011

 

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  Océan Atlantique à bord du porte-avions USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69) le dimanche 11 septembre 2011. La garde d'honneur durant la minute de silence

 

NB: En France, le Lycée militaire de Saint-Cyr a également commémoré l'événement de manière remarquable.

 

 

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