11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 17:40

LE MARDI 11 SEPTEMBRE 2001

 

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New-York, le mardi 11 septembre 2001

 

Le mardi 11 septembre 2001, une attaque terroriste sans précédent frappa les États-Unis d’Amérique faisant près de 3000 morts en l’espace d’un peu plus d’une heure. Ce fut l’attaque la plus meurtrière lancée sur le sol américain depuis la destruction de la Flotte du Pacifique par l’aéronavale japonaise à Pearl Harbor le dimanche 7 décembre 1941. Jamais attentat terroriste ne tua autant de personnes. Ce qui désormais entra dans l’Histoire sous le nom d’ “attentats du 11 septembre 2001” désigne une série de quatre attaques avec les caractéristiques suivantes:

 

1- Ce furent des attentats perpétrés par 19 terroristes membres du réseau djihadiste Al Qaida, organisés dans un esprit de non retour.

2- Les quatre attaques adoptèrent le même mode opératoire, à savoir le détournement d’un avion de ligne qui devait être, ensuite, utilisé comme une véritable bombe incendiaire contre un objectif.

3- Les objectifs étaient tous des symboles de la puissance des États-Unis: puissance politique, militaire et économique.

 

Les quatre avions détournés peu après leur décollage étaient les vols AA11 et AA 77 de la compagnie American Airlines, et UA 175 et UA 93 de la compagnie United Airlines. Contrôlés par les terroristes, les vols AA 11 et UA 175 prirent pour cibles les tours du World Trade Center. Le premier percuta la tour Nord, le deuxième, la tour Sud. Le vol AA 77 frappa l’aile ouest du Pentagone, quant au vol UA 93, il s’écrasa prématurément dans les environs de la ville de Shanksville (Pennsylvanie) suite à la résistance désespérée de ses passagers, qui reprirent le contrôle de l’appareil aux terroristes sans pouvoir cependant le maintenir en vol. Ce dernier avion se dirigeait vers Washington DC. À l’exception donc de la dernière attaque qui échoua, les trois premières furent remarquablement coordonnées. La première frappa la tour Nord du World Trade Center à 8.46, la dernière toucha le Pentagone à 9.37. Entre temps, la tour Sud du World Trade Center fut touchée à 9.03. Le crash du vol UA 93 entre Pittsburgh et Washington DC eut lieu à 10.03.

 

En plus du pays et des symboles visés, l’ampleur des pertes humaines donna une dimension exceptionnelle aux attentats du 11 septembre 2001. À commencer par les centaines de passagers des vols détournés qui périrent avec les terroristes, y compris ceux du vol UA 93 en dépit de l’échec de l’attaque. Mais au-delà des avions transformés en bombes incendiaires, les twin towers en feu piégèrent plus de 2000 personnes dont 343 pompiers qui moururent dans l’effondrement des tours. Ce fut d’abord la tour Sud qui s’écroula à 9.58, suivie de la tour Nord à 10.28. Dans son effondrement, la tour Nord détruisit également une troisième tour située à proximité, et déjà fragilisée par la destruction de la tour Sud: le Marriot World Trade Center. En fin d’après-midi, à 17.25, une quatrième tour voisine, elle aussi endommagée et en proie à des incendies, s’effondra. L’attaque du Pentagone fit, elle, 125 tués. Au total, ce furent 2977 personnes qui périrent entre 8.46 et 10.03 ce 11 septembre 2001 (1). Un terrible bilan auquel il faudrait ajouter les milliers de blessés et de victimes d’inhalations toxiques provoquées par le gigantesque nuage de poussières lié à la désagrégation des quatre tours (2).

 

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Ground zero, dimanche 11 septembre 2011. Robert PEZARA se recueille en souvenir de son fils

 

Au-delà des seuls États-Unis ce fut l'ensemble de l'Occident qui fut frappé par Al Qaida, mais la nature de cette dernière (2), la diversité des ressortissants tués dans les attentats (90 nationalités), le choc émotionnel puissamment entretenu par une surmédiatisation omniprésente et, surtout, la réaction des États-Unis dans les mois et les années suivants, donnèrent d'emblée aux attaques du 11 septembre 2001 une dimension historique mondiale. Les relations internationales en sortirent profondément transformées.

 

Dix années après, le monde continue d’évoluer à l’ombre de ce terrible événement. À tort ou à raison, les États-Unis se sont lancés dans une nouvelle guerre mondiale contre le terrorisme islamiste - “global war on terrorism” ou "war on terror" -, qui les a emmenés de Kaboul à Bagdad sans parler des frappes clandestines menées au Yémen et ailleurs. Les résultats de cette approche guerrière du terrorisme peuvent être contestés, à commencer par la terrible fragilisation de l’économie américaine que le coût des guerres irakienne et afghane ont accentué. Une fragilisation dont les conséquences sont aujourd'hui sensibles dans le monde entier. Mais on a également sous-estimé, en France et en Europe, notamment durant la présidence du républicain George W. BUSH, la blessure et le traumatisme infligés qui firent que l’Amérique se considéra comme un pays en guerre à partir du 11 septembre 2001.

 

Aujourd’hui, il reste difficile de répondre à la question de savoir si notre monde est plus sûr ou, au contraire, moins sûr qu’en 2001. Les guerres en Afghanistan et en Irak ont fait des milliers de morts dans les rangs des soldats américains et alliés. Des centaines de milliers de civils ont aussi succombé dans les deux pays - dans leur immense majorité sous les coups d'Al Qaida et des insurgés - pour des résultats encore incertains. En 2003, George W. BUSH attaquait l’Irak de Saddam HUSSEIN avec un projet de démocratisation régional et non seulement national. Son projet de “grand Moyen-Orient” cherchait à faire reculer ce que beaucoup considéraient alors comme le foyer majeur du djihadisme international, dont l’épicentre était (reste?) l’Arabie Saoudite. Par contamination, la démocratie devait – à partir de l’Irak et de son expérience – gagner l’ensemble de la région et faire reculer la tentation terroriste. On sait aujourd’hui combien cette nouvelle guerre du Golfe fut mal comprise par les opinions occidentales: le chaos sanglant qui succéda au renversement du Raïs à partir de 2004, les erreurs de l’administration BUSH, le retrait des troupes américaines à partir de 2010, le regain de violence actuel nonobstant un Irak s'éveillant pour la première fois de son histoire à la démocratie…

 

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Irak, 11 septembre 2008. Des soldats américains commémorent le souvenir des attentats de 2001


Le “Printemps arabe” peut-il donner raison a posteriori à l’ancien président américain? Certes, le spécialiste Gilles KEPEL pourra dire que ce bouleversement, actuellement observé en Tunisie, en Égypte, en Libye et en Syrie (pour le moment), ne correspond pas à la révolution voulue par les djihadistes d’Al Qaida, et qu’il est un échec pour l’islamisme radical. Mais il est encore tôt pour se prononcer avec certitude sur les évolutions de ces pays, surtout dans le sens d’une démocratisation effective.

 

En Afghanistan, le retrait des troupes américaines et occidentales est aujourd'hui programmé. Les opinions publiques ne suivent plus, et ne comprennent pas le prix si élévé à payer pour la pacification de l’État afghan, mais aussi de l’ensemble de la région AFPAK. Il est vrai que la crise économique mondiale n’aide pas à intensifier un effort de guerre en passe d’être présenté comme une défaite annoncée par les médias, là encore en dépit des immenses avancées obtenues au quotidien depuis 2001.

 

Aujourd’hui, Al Qaida s’est franchisée en Afrique du Nord et sub-saharienne avec AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique), et au Moyen-Orient avec AQPA (Al Qaida dans la Péninsule Arabique). Les ramifications avec la piraterie somalienne existent, et l’Occident a appris à vivre au quotidien avec la menace terroriste. Les différentes mesures de sécurité, notamment dans le domaine du transport aérien, largement imposées par les États-Unis au lendemain du 11 septembre 2011, ne sont jamais allées dans le sens du relâchement mais, au contraire, du renforcement.

 

Pourtant, Al Qaida a subi des coups terribles aussi bien en Afghanistan qu’en Irak, et ailleurs, et elle continue d'en subir. En Afghanistan, son sanctuaire a été détruit, et l’opération Neptune spear menée par les Navy SEALs de la team VI (DEVGRU) a éliminé Oussama BEN LADEN le 1er mai dernier. Oussama BEN LADEN qui était à la fois l’idéologue et le symbole d’Al Qaida, le commanditaire des attentats du 11 septembre. Le planificateur de ces derniers, Khalid Cheikh MOHAMMED, a été arrêté au Pakistan en mars 2003. Il est aujourd'hui incarcéré aux États-Unis. De nos jours, les Taliban souhaitent chasser d’Afghanistan toute présence occidentale, et rétablir leur pouvoir politico-religieux. L’exportation du djihad ne les intéresse cependant pas. En Irak, la contre-offensive de 2007 (surge) a vaincu Al Qaida avec l’aide des tribus sunnites, jusqu’à ce que le récent retrait de l’armée américaine permette aux djihadistes de reprendre pied dans le pays. Du désert du Yémen jusqu’aux zones tribales pakistanaises (et ailleurs), les chefs d’Al Qaida sont partout traqués et tombent sous les coups des drones de la CIA et de l'US Air Force. Le président Barack H. OBAMA, Prix Nobel de la Paix 2009, a intensifié ces frappes qui, aujourd’hui, infligent les pertes les plus sévères à la mouvance djihadiste.

 

Les “arcs de crise” définis aussi bien à Washington qu’à Paris se croisent à défaut de coïncider  exactement. Partout en Occident, les mesures de sécurité se sont renforcées, et la collaboration des différents services de renseignement et de contre-terrorisme a atteint un degré d’intégration jamais vu jusqu’à présent. De véritables doctrines en matière de contre-terrorisme ont émergé. Le monde actuel n’est pas plus sûr que ce qu'il était avant 2001. Beaucoup de menaces restent encore en suspens, et leurs évolutions demeurent incertaines, quand bien même la planification d’attentats comparables à ceux du mardi 11 septembre 2011 restent, aujourd’hui, incontestablement plus difficiles à organiser.


 (1) Un chiffre auquel il faut ajouter les 19 terroristes ayant conduit les quatre attaques.

(2) L'identification de 9000 débris humains non identifiés se poursuit encore de nos jours, et empêche d'arrêter tout bilan définitif.

(3) Al Qaida étant davantage considéré comme une mouvance idéologique transnationale et déterritorialisée, qu’une organisation terroriste structurée au sens classique du terme.


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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 15:37

Insigne 17e RGP

 

Un violent combat a opposé nos forces aux insurgés afghans ce matin, faisant un mort et plusieurs blessés dans nos rangs. Appartenant au Battle Group Raptor, et opérant pour le GTIA Kapisa, nos militaires, selon un scénario désormais classique, appuyaient une force afghane forte de 200 hommes dont la mission était de contrôler une zone autour du village de Mobayan. De cette zone avaient été repérés plusieurs tirs de roquettes qui visaient les COP aux alentours. Le combat a commencé au moment où les forces afghanes amorçaient leur retrait, et a très vite gagné en intensité avec des tirs d'artillerie (notamment des mortiers de 120 mm), et l'engagement d'hélicoptères et d'avions. Durement accroché, le dispositif français, d'un volume comparable à celui de l'armée afghane, a essuyé des pertes. Un lieutenant du 17e Régiment du Génie Parachutiste (17e RGP) a été tué, et plusieurs soldats ont été blessés dont 3 grièvement.

 

Ce type d'affrontement auquel nous sommes désormais habitués, nous est cependant rapporté de manière différente aujourd'hui. Pour la première fois, le MINDEF donne un état assez précis des pertes ennemies à savoir la neutralisation d'une douzaine d'insurgés (5 tués et les autres blessés), et la capture d'une dizaine d'autres par les militaires afghans. Il semblerait que face à l'augmentation sensible de nos pertes - notamment durant l'été -, la stratégie de communication institutionnelle s'oriente vers une présentation plus équilibrée des faits. Il s'agirait de montrer nos soldats faisant ce pour quoi ils sont entraînés - la guerre -, et non mourir comme des victimes dépassées par la situation dans laquelle ils se trouvent. Surtout, il faut montrer que l'ennemi tombe lui aussi, et qu'à chaque engagement les Taliban payent le prix fort de la confrontation. À 1 pour 5, le kill ratio reste largement en notre faveur d'un point de vue militaire, quand bien même il ne suffira pas pour rétablir l'équilibre au sein d'une opinion publique qui attache une importance à la vie des siens bien plus grande que ne l'accorde les insurgés afghans aux leurs. Par ailleurs, une équipe de reporters présente sur les lieux n'a pas été non plus épargnée, et la journaliste Patricia ALÉMONIÈRE (TF1) a été blessée.

 

Le Lieutenant Valéry THOLY, âgé de 36 ans, était marié et père de trois enfants. Défense et Démocratie s'associe au deuil de l'Armée de Terre ainsi qu'à la douleur de la famille et des proches de cet officier.

 

Lieutenant Valéry THOLY

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 05:31

Une analyse de Geoffroy LEJEUNE, de l'hebdomadaire "Valeurs actuelles", dont on soulignera un bon sens trop souvent inaudible lors des périodes de crises. La réflexion du journaliste dépasse de loin le seul conflit libyen. Si elle interroge le "temps médiatique" - véritable prisme déformant de notre perception d'une situation -, elle n'en questionne pas moins avec pertinence le rôle d'une partie de nos élites dans cette paralysie mortifère qu'est le défaitisme.

 

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Libye 2011. Départ d'une mission à bord du porte-avions Charles de Gaulle (source - MINDEF)

 

 

DÉFAITE POUR LES DÉFAITISTES – VALEURS ACTUELLES DU JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011

 

Une grande partie de nos élites avaient prédit une catastrophe à la France et au Royaume-Uni. Une étrange constance dans l’aveuglement. Bourbier, enlisement, « Viêtnam français »: un grand nombre d’“experts” avaient prédit le pire à la coalition internationale, jetant l’anathème sur la campagne militaire menée principalement par la France et le Royaume-Uni. Le conformisme ambiant, à l’image des analyses actuelles sur l’Afghanistan, rendait quasiment inaudibles les quelques explications qui pouvaient annoncer un succès final.

Les appels à la patience des responsables français et britanniques n’entamaient en rien les certitudes fortes, mais coupées des réalités, d’un certain nombre de faiseurs d’opinion, “experts”, intellectuels et journalistes baignant dans le même conformisme, ignorant la complexité et les contraintes de toute opération militaire. L’issue de la guerre vient de leur donner tort. Très rares sont ceux qui ont reconnu leurs erreurs. Quelques jours à peine après les premières frappes françaises, le 23 mars, Jean-Yves Moisseron, spécialiste du monde arabe, est le premier à sonner la charge dans le Monde: « Le scénario qui se dessine dans le cadre très étroit de la résolution 1973 des Nations unies est très préoccupant […]avec tous les risques de retournement de l’opinion internationale, mais aussi d’instabilité profonde aux portes de l’Europe. » Le chercheur affirme même que la seule puissance aérienne ne « pourrait menacer le régime de Tripoli ».

Un thème domine: l’enlisement. Le 28 mars, dans l’émission Mots croisés (France 2), Marine Le Pen prend à partie notre rédacteur en chef Frédéric Pons, dans un débat sur la Libye: « À un moment donné, on nous expliquera qu’on ne peut pas faire autrement […] et on ira sur le terrain, et on s’enlisera. […] Il y aura évidemment des bavures. […] Nous y sommes probablement pour dix ans! » En juin, lors de l’émission C dans l’air (France 5), la plupart des invités, dont le politologue Hasni Abidi, spécialiste de la Libye, insistent: l’enlisement est patent, il faut négocier. Frédéric Pons donne un point de vue contraire, exprimé de façon constante dans nos colonnes. Il attire notamment l’attention sur l’évolution dans les zones montagneuses au sud-ouest de Tripoli: « L’offensive lancée à partir du djebel Nefousa, aidée par des parachutages d’armes de l’armée française, sera déterminante. » Cette information est balayée. Les autres experts invités par Yves Calvi ne regardent qu’à l’est où l’insurrection piétine, en effet, ce qui conforte leur thèse. Mais c’est bien de ce djebel Nefousa, trop longtemps négligé par les médias, que va débouler la colonne d’insurgés qui portera le coup décisif au régime de Kadhafi, entre le 20 et le 24 août.

Arguant que l’intervention serait rejetée par le peuple libyen, Dominique de Villepin critique lui aussi, dès le début de l’opération, l’ingérence des forces sous mandat de l’OTAN: « L’avenir, si nous continuons d’intervenir direc tement, sera lourd des mêmes risques que ceux d’Afghanistan et d’Irak. » Un mois plus tard, Axel Poniatowski, le président (UMP) de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée na tionale, affirme que la situation « présente toutes les caractéristiques d’un enlisement ». Le 17 avril, le journaliste et écrivain Claude Lanzmann annonce dans le Monde l’échec de la stratégie militaire: « L’intervention aérienne destinée à soutenir les opposants à Kadhafi s’enlise et ne détruit pas que des objectifs militaires. Les stratèges de l’ingérence en portent la responsabilité. […] Les missiles et l’aviation seuls ne viendront pas à bout de la tyrannie. » L’ancien résistant en est sûr: « Il n’y a pas d’autre issue, si on veut éviter l’enlisement, qu’une solution négociée. »

Le Nouvel Observateur ajoute sa voix, le 16 juin, à ce concert défaitiste: « Le régime de Mouammar Kadhafi résiste. En face, l’opposition, dont la capacité militaire a sans doute été surestimée, semble encore trop inorganisée, trop inexpérimentée pour s’opposer avec des chances de l’emporter aux forces du régime. » La chute de Kadhafi a contraint la plupart des “experts” au silence. Pas tous: quelques jours après l’entrée des insurgés dans Tripoli, Jean-François Kahn se fendait encore d’une tribune (toujours dans le Nouvel Observateur), où il évoquait l’« évident fiasco de l’intervention en Libye ».

Geoffroy LEJEUNE

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 17:25

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A l'instar de ce qui se fait aux États-Unis depuis plusieurs années déjà, le cinéma de guerre français retrouve des couleurs et se fait désormais l'écho de l'actualité immédiate avec la prochaine sortie d'un film qui sera certainement remarqué: "Forces spéciales" du réalisateur Stéphane RYBOJAD.

 

"Forces spéciales" est un film de guerre qui raconte l'action menée par un groupe de forces spéciales françaises dont la mission est de retrouver et de libérer une journaliste capturée par les Taliban, et menacée d'être exécutée. Le cadre dans lequel se déroule cette mission de la dernière chance pour sauver Elsa Casanova - interprétée par Diane KRUGER - est celui des zones tribales pakistanaises, et les scènes de combat sont dignes des meilleurs films hollywodiens du genre.

 

"Forces spéciales" répond surtout - et il était grand temps - à une attente de notre société, à savoir la réalisation de films - autre que documentaires -, qui montrent nos soldats en action et mettent en scène leur héroïsme. Cette mise en scène joue son rôle dans le conflit réel en popularisant des thèmes qui ne peuvent que renforcer le patriotisme de nos concitoyens, la force du cinéma aidant. Le rôle que les productions américaines ont pu jouer dans l'image que les Américains ont de leurs forces armées - de Top Gun à Black Hawk down en passant par Behind ennemy lines et bien d'autres - est, ici, patent. Certes, la fiction ne fait pas tout, mais dans un contexte où les images pèsent de tout leur poids dans la fabrique de l'opinion publique, elle tient aussi son rôle dans l'exaltation du courage et de la valeur de nos soldats. Le cinéma peut ainsi, par sa "magie", permettre l'explication simple de missions difficiles. Partant, lorsqu'elle répond avec réalisme à la reconstitution d'une situation de guerre dans sa complexité, sans céder pour autant à une condamnation idéologique simpliste, la fiction participe aussi au renforcement de  cette résilience dont notre société a besoin.

 

Le film "Forces spéciales" sort le 2 novembre prochain.

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:05

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Les lectures de nos propres enfants nous réservent parfois de belles surprises, nous faisant découvrir les grands progrès réalisés en matière de publication et de pédagogie. Concernant les ouvrages pour la jeunesse, la réputation des Éditions Fleurus n'est plus à faire. D'inspiration catholique à l'origine, le groupe d'édition a depuis élargi son offre, lui donnant une orientation religieuse moins marquée. En cette période qui voit les vacances d'été tirer sur leur fin, nous voudrions attirer l'attention des lecteurs de ce blog - plus particulièrement les enseignants du cycle primaire - sur une collection en particulier: "La grande imagerie".

 

Collection prolifique, s'intéressant à de nombreux thèmes de culture générale, "La grande imagerie" propose aussi plusieurs ouvrages pouvant initier les plus jeunes aux questions d'Histoire, de Géopolitique et de Défense, partant elle met à disposition des enseignants de l'école primaire un support pédagogique aussi riche que facilement accessible sur des questions complexes. Hormis le coût tout à fait abordable des livres en question, nous soulignerons la clarté des textes, la concision des explications, la grande qualité des illustrations, le tout sur un volume d'une trentaine de pages seulement.

 

D'emblée, les ouvrages de la collection qui nous ont intéressé sont nombreux. Les lecteurs se pencheront notamment sur les volumes consacrés à "L'armée", "La police", Les sous-marins", "Les pompiers"... À cela ajoutons d'autres ouvrages sur "Les océans", "L'espace", "Les pôles", "Napoléon", "Louis XIV", "Les grandes batailles", les deux guerres mondiales, etc. Feuilleter les pages de cette collection devient très vite un plaisir, y compris pour le lecteur adulte. Le livre consacré aux porte-avions, par exemple, est à la fois une introduction sur l'histoire de ce type de bâtiment de guerre, mais aussi une véritable visite détaillée qui en apprendra également à un public situé au-delà des 6/9 ans (1). L'étude se termine  sur l'explication de ce qu'est un groupe aéronaval ainsi que la distinction entre un porte-avions et un porte-aéronefs. On pourrait multiplier les exemples, notamment avec le volume sur l'armée française, remarquablement bien conçu pour une première présentation de nos forces armées dans leur globalité.

 

Bref, cette collection est à saluer et à faire connaître. Nul doute qu'elle pourra offrir un support efficace à l'Éducation à la Défense dès les plus jeunes âges.

 

(1) La collection "La grande imagerie"est proposée à un public de 6/9 ans correspondant aux classes allant du CP au CM1/CM2.

 

Éditions Fleurus - PONEV

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Extraits de Jacques DAYAN, Les porte-avions, collection La grande imagerie, Éditions Fleurus, Paris, 2007, 27 p.

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:29

Propagande - Panzer IV

 

16 août 1941-16 août 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. L'Ocean Vanguard fut mis à flot le 16 août 1941, et ce lancement inaugura une série de plus de 2000 bâtiments destinés à soutenir l'effort de guerre des alliés occidentaux. Ces cargos de types différents eurent pour originalité de pouvoir être construit très rapidement. À partir de modules préfabriqués, ils étaient assemblés et mis à flot en une semaine. Le nom d'Henry KAISER est resté attaché à ce tour de force industriel, devenu symbole de la puissance économique américaine durant le conflit. Connu sous le nom générique de "Liberty ships", ces cargos firent pencher la balance dans le camp allié au moment où la bataille de l'Atlantique  (1) décimait dangereusement la flotte de commerce britannique. Fournissant l'indispensable transport logistique naval à des armées de plusieurs millions d'hommes, les Liberty ships rendirent possible, entre autres, le débarquement de Normandie mais aussi les multiples débarquement dans les îles du Pacifique. Symboles économiques et industriels, ils sont aussi les symboles de la maritimisation de la Deuxième Guerre mondiale et de l'émergence  - avec les porte-avions - de la thalassocratie américaine. Jennifer et Thibaut de la classe de 1ère S2, nous racontent cette grande aventure.

 

(1) Cf. La vidéo infra.

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LE LANCEMENT DE L'OCEAN VANGUARD - 16 AOÛT 2011

 

En 1936, l'American Merchant Act est adoptée par le Congrès des Etats-Unis. Elle crée le United States Maritime Commission. Cette dernière subventionne la construction de 50 navires marchands commerciaux à utiliser par la marine en temps de guerre comme soutien. Ce nombre est doublé en 1939 et en 1940, on compte 200 navires de plus. Cette même année, le gouvernement britannique commande 60 navires à vapeur américains pour remplacer les pertes de guerre et  renforcer la flotte marchande. Ainsi, le Congrès des États-Unis, en mars 1941,vote la loi Lend-Lease destinée à aider la Grande-Bretagne à financer les acquisitions. Le premier navire de classe océanique, l'Ocean Vanguard, est lancé le 16 août 1941. Avec les 13 autres premiers de ces navires, ils sont nommés les Liberty Ships à partir du 27 septembre 1941.


Leur structure est plus simple et éprouvée bien qu'elle respecte certaines contraintes. En effet, elle se compose de trois groupes d’éléments: coque, propulsion et navigation. La coque se compose d’une partie centrale à laquelle s’ajoutent un avant sans teugue et un arrière sans dunette. Ainsi, l’évolution peut s’effectuer juste en allongeant simplement la partie centrale d’une ou de plusieurs tranches, sans autre modification. Ensuite, la propulsion est assurée par une machine alternative à vapeur chauffant au mazout, fiable et robuste, accouplée à une seule hélice. La navigation est effectuée de la passerelle qui domine un "château" placé au milieu pour donner accès au chargement de trois cales avants et d'une ou deux cales arrières. Les premiers navires étaient construits en environ 230 jours, mais la moyenne est ensuite descendue à 42 jours et parfois beaucoup moins.

 

Ces cargos avaient pour but de ravitailler les forces alliées, lors la bataille de l'Atlantique (1939-1945). En effet, un seul pouvait transporter 2.840 jeeps, 440 réservoirs, ou 230 millions de cartouches de fusil. Ils transportaient ainsi la plus grande variété de cargaisons possibles: des locomotives et chars d’assaut aux avions et aux camions Cette variété de cargaisons allait de la configuration en pétrolier à celle de transport de troupes avec un minimum d'aménagements de détail. De même, chaque navire Liberty a été manœuvré par un équipage de 45 marins et de 35 canonniers pour la défense qui ont exploité les systèmes de communications et d'armes. Ils étaient rapides à construire avec un faible coût de production. Ainsi, ils sont devenus le symbole de la puissance de l'industrie de guerre des États-Unis. Pour reconstituer sa marine marchande, le gouvernement français reçut 75 bâtiments qu'il pouvait louer à des armateurs. D'autres pays alliés reçurent aussi leur contingent de Liberty ships. Ces bâtiments ont eu plusieurs vies, de la guerre d'Indochine à la guerre d'Algérie, où ils furent réquisitionnés, durant l'été 1962, pour évacuer en masse, d'Alger et d'Oran, les rapatriés d'Algérie.Le dernier Liberty ship construit en septembre 1945, servit comme barge industrielle pour les flottilles de pêche en Alaska.


Jennifer et Thibaut


Bibliographie


Gérald Guétat, Liberty ship, ETAI, 2001

La saga des Liberty ships in Le chasse-marée n° 47, 1990

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique



La Bataille de l'Atlantique 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 14:27

152e RI

L'Armée de Terre paye un lourd tribut en Afghanistan, où elle vient de voir tomber aujourd'hui son 22e homme. L'année 2011 devrait d'ores et déjà rester dans les mémoires comme celle qui vit nos pertes augmenter de manière particulièrement sensible. Ce matin, c'est un lieutenant du 152e Régiment d'Infanterie (152e RI appelé 15-2) qui a été mortellement touché par un tir insurgé, alors que son unité opérait en sud Kapisa en appui d'éléments de l'armée afghane.

 

Le Lieutenant Camille LEVREL, âgé de 35 ans, était marié et père de 3 enfants. "Défense et Démocratie" s'associe au deuil de l'Armée de Terre ainsi qu'à la douleur de la famille et des proches de cet officier mort pour la France.

Lieutenant Camille LEVREL

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:32

Présentation par Éric DÉNÉCÉ

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:08

Propagande - Panzer IV

 

14 août 1941-14 août 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. Document historique important, la Charte de l'Atlantique fonde les principes sur lesquels le droit international devait se construire au lendemain de la guerre. Il témoigne de la volonté des puissances anglo-saxonnes - alors que les États-Unis n'étaient pas encore en guerre - de reconstruire un ordre mondial fondé sur le respect des nations, des peuples et des frontières, une plus grande solidarité économique et la sécurité collective. La création de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1945 (traité de San Francisco) s'inspirera directement de cette déclaration commune. Julia et Nicolas de la  classe de 1ère S2 nous racontent la Charte de l'Atlantique.


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LA CHARTE DE L'ATLANTIQUE (14 AOÛT 2011)


La charte de l'atlantique est un document regroupant une série de principes devant servir au maintien de la paix et de la sécurité internationale ecrit le 14 aout 1941 par le président américain F.D. Roosevelt (1933-1945) et le premier ministre anglais Winston Churchill (1940-1941). Ce document écrit "quelque part en mer" arrive à un point culminent de la seconde guerre mondiale où les victoires de l'allemagne nazis domine encore. Ce document n'était pas un traité entre deux puissances. Ce n'était pas non plus une expression définitive et officielle de leurs vues sur la paix. C'était uniquement, de la part de deux hommes d'État, une affirmation, comme l'indiquait le document, « de certains principes communs, à la politique nationale de leurs pays respectifs » et sur lesquels ils fondaient leurs espoirs d'un avenir meilleur pour le monde.  La charte comprend 8 articles: 


1.« Leurs pays ne cherchent pas un quelconque élargissement, territorial ou autre »
2.« Ils désirent ne pas voir de changement territorial ne s'accordant pas avec la volonté librement exprimée des peuples concernés »
3.« Ils respectent le droit des peuples à choisir la forme du gouvernement sous laquelle ils souhaitent vivre ; et ils souhaitent voir le droit de souveraineté et l'autodétermination restauré à ceux qui en ont été privés par la force »
4.« Ils s'efforceront, dans le respect de leurs obligations existantes, de favoriser la jouissance par tous les États, grands ou petits, vainqueurs ou vaincus, de l'accès, à égales conditions, à l'échange et aux matières premières du monde qui sont nécessaires à leur prospérité
économique »
5.« Ils désirent apporter la plus entière collaboration entre toutes les nations dans le domaine économique avec l'objectif de sécurisation, pour tous, l'amélioration des normes de travail, le progrès économique et la sécurité sociale»
 

6.« Après la destruction finale de la tyrannie nazie, ils espèrent voir s'établir une paix qui offrira à toutes les nations les moyens des logements en toute sécurité au sein de leurs propres frontières, et qui donnera l'assurance que tous les hommes où qu'ils habitent puissent vivre leur vie à l'abri de la peur et du besoin  » 

7.« Une telle paix devrait permettre à tous les hommes de traverser les hautes mers et les océans sans entraves» 

8.« Ils croient que toutes les nations du monde, pour des raisons aussi bien réalistes que spirituelles doivent en venir à abandonner l'utilisation de la force. Puisque aucune future paix ne peut être maintenue si les armements terrestres, maritimes ou aériens continuent à être employés par les nations qui menacent ou peuvent menacer, d'agression en dehors de leurs frontières, ils croient, en attendant la mise en place d'un système plus large et permanent système de sécurité générale, que le désarmement de telles nations est essentiel. Ainsi ils aideront et encourageront toutes autres mesures susceptibles d'alléger pour les peuples épris de paix le l'écrasant fardeau des armements. »

 

Julia et Nicolas


Bibliographie


1- "La seconde guerre mondiale" DICTIONNAIRE ENCYCLOPEDIQUE volume 2, Larousse, 1994, page 1378.


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Commémorations 1941-2011


* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 07:11

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Quatre jours après la perte de deux légionnaires parachutistes à Nawrozkhel, le Ministère de la Défense nous apprend la mort d'un sapeur survenue hier en soirée. Il s'agit du caporal-chef Facrou HOUSSEINI ALI du 19e Régiment du Génie, dont le VAB ouvrait l'itinéraire d'un convoi lorsqu'il fut touché par l'explosion d'un IED. L'action a eu lieu à 7 kilomètres au sud de Tagab, et a aussi blessé 4 autres soldats.

 

Cette nouvelle perte est annoncée alors que la presse se fait l'écho d'un éventuel tir fratricide qui aurait été à l'origine de la mort du Caporal Kisan Bahadur THAPA, d'origine népalaise, et du Légionnaire Gerhadus JANSEN, d'origine sud-africaine. On appelle tir fratricide un tir provenant d'unités amies ou alliées qui provoquerait des morts ou des blessés dans nos propres rangs. Les tirs fratricides sont communs à tous les conflits, et dans la confusion qu'est toujours un champ de bataille - y compris en ce XXIe siècle - ils seront malheureusement inévitables. On comprendra donc l'importance de la discipline du feu, indicateur réel du professionnalisme de nos troupes,  qui fait que le terrain qu'arpentent nos soldats en Afghanistan - comme ailleurs - n'a rien à voir avec nombre de films et de jeux de guerre. On verra aussi l'intérêt de la félinisation de notre infanterie, qui réduira de manière sensible les risques de tirs fratricides.

 

Toujours est-il que le tir fratricide fait partie des missions de guerre de nos soldats, et qu'il  restera encore longtemps inhérent à ce fameux "brouillard de la guerre". Qu'un ou plusieurs de nos militaires tombent sous des balles françaises ou alliées, cela ne changerait rien à la finalité comme au sens de leur sacrifice. L'ordre de tir pourra être un accident, leur mort restera celle de soldats tombés dans le cadre de l'exercice de leur mission. Les moins avertis pourront toujours se répandre quant à l'absurdité de tels accidents, c'est la guerre en tant que telle qui sera toujours absurde non le sacrifice de Héros.

 

Des héros qui livrent une bataille inégale où l'information ne met en exergue que leur mort au demeurant si mal expliquée dans nos médias. Ainsi - et cela est particulièrement dommageable pour donner un sens à la lutte que nous menons en Afghanistan -, est-il si peu question des pertes que subissent nos ennemis. dans le même temps. Ces dernières sont bien plus nombreuses et sévères que les notres du fait de la supériorité de nos armes, mais aussi et surtout du peu de cas que les insurgés accordent à la vie humaine que ce soit celle de leurs combattants ou celle des civils de leur propre population. Les témoignages à ce sujet convergent.

 

2011 (infographie)

 

La destruction du Chinook américain, samedi dernier, illustre cette faiblesse à ne vouloir traiter la situation que de manière parcellaire et unilatérale. Les pertes américaines de ce jour (25 soldats dont une majorité de Navy SEALs un hélicoptère de transport) ont été, certes, lourdes mais exceptionnelles à l'échelle de ce conflit comme le montre l'infographie d'icasualties reprise par le Washington Post (voir ci-dessus). Elles ont eu lieu dans le cadre d'une opération visant à détruire une cellule talibane organisée autour de Mullah MOHIBULLAH, ce dernier commandant un groupe d'une douzaine de combattants responsables de plusieurs attentats. Au-delà de la destruction de cette cellule talibane, c'est la sécurisation de la vallée de Tangi et d'une partie de la province de Wardak qui est en jeu. Lors de l'opération de samedi, 6 Taliban furent tués soit la moitié de la cellule de MOHIBULLAH. En fuite, MOHIBULLAH et le tireur responsable de la destruction du CH-47, furent repérés et éliminés deux jours plus tard par une frappe aérienne dans le district de Chak. Il est  regrettable que de tels faits ne furent pas aussi médiatisés, en France, que la mort des soldats américains et de leurs frères d'arme afghans (1). Ainsi, notre opinion publique est-elle privée de cette indispensable contextualisation qui explique tout et donne, in fine, un sens à ces combats (2).

 

"Défense et Démocratie" rend, donc, hommage aux soldats alliés qui continuent d'accomplir leurs difficiles missions, souvent avec succès nonobstant des pertes qui peuvent être lourdes. Nous nous associons aussi au deuil de l'Armée de Terre, ainsi qu'à la douleur et à la peine de la famille et des proches du caporal-chef HOUSSEINI ALI tombé hier en Kapisa. Âgé de 32 ans, HOUSSEINI ALI était également père de deux enfants.

 

(1) Source: Major General John R. ALLEN.

(2) Hormis ceux qui lisent des sources spécialisées et de langue anglaise...

 

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Caporal-chef Facrou HOUSSEINI ALI (source - MINDEF)

 

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Calvi aujourd'hui. Les honneurs militaires sont rendus aux légionnaires Kisan B. THAPA et G. JANSEN en présence du Ministre de la Défense Gérard LONGUET (source - MINDEF)

 

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