6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 18:13

13e RG

 

Reconnaissance itinéraire

Reconnaissance d'itinéraire par les sapeurs en Afghanistan (source - Ministère de la Défense)

 

Alors qu'il ouvrait un itinéraire dans la région de Sherkhel (au sud de Tagab) en soutien au 1er kandak d’infanterie de la 3ème brigade de l'ANA, le sergent-chef Laurent MOISIC du 13e Régiment du Génie a été grièvement blessé par un IED ce matin. Évacué à l'hôpital de Kaboul, le sous-officier est décédé peu de temps après. Particulièrement exposés, nos sapeurs accomplissent un travail de déminage reconnu dans le monde entier.

 

Le blog "Défense et Démocratie" présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de ce sous-officier, et rend hommage à ce 45e sacrifice.

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:39

LA GUERRE DE CORÉE (1950-1953)

 

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Colonisée par le Japon depuis 1910, la péninsule coréenne connaît une période de bouleversements majeurs au lendemain de la défaite de l’Empire du Soleil levant en août/septembre 1945. Disputé depuis des siècles par la Chine et le Japon, sans État organisé ni souverain, durement soumis par les Japonais, le pays se voit rapidement divisé par les vainqueurs avec au Nord du 38e parallèle l’armée soviétique et au Sud, l’armée américaine. Ce partage, ainsi que la mission de désarmement de l’armée impériale par Russes et Américains, ont été décidés à Yalta en prévision de la défaite prochaine du Japon.


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Soldat américain du 21e régiment d'Infanterie exécuté par les Nord-Coréens le 9 juillet 1950

 

Mais à la Guerre mondiale qui s’achève en 1945, en succède une autre: la Guerre froide. Celle-ci va faire de la Corée son deuxième grand théâtre d’affrontement majeur après Berlin et l’Allemagne, si ce n’est le premier par la violence du choc militaire, l’ampleur des pertes humaines et le risque réel d’emploi de l’arme atomique. Un conflit au caractère fondamentalement idéologique, qui ne pouvait mieux illustrer l’antagonisme entre la voie socialiste incarnée par l’URSS et celle de la démocratie libérale incarnée par les États-Unis.

 

Dès le 12 août 1945, sans attendre la reddition du Japon, Staline fait entrer l’Armée rouge en Corée. Celle-ci occupe la partie Nord de la péninsule. Le 8 septembre, les États-Unis débarquent à leur tour leurs troupes mais par le Sud. Conformément aux accords de Yalta, les deux puissances mettent sur pied une commission destinée à créer un nouveau régime politique doté d’un gouvernement souverain. Cependant, les travaux de cette commission aboutissent rapidement dans une impasse. Comme pour les pays européens, Washington désire l’instauration d’une véritable démocratie avec un régime élu, ce que ne souhaite pas Moscou. Jouant de sa supériorité militaire sur le terrain face aux Américains, Staline bloque toute tentative de démocratisation. Face à cette situation, l’Assemblée générale des Nations Unies se saisit du problème coréen le 14 novembre 1947 en créant une commission chargée de l’organisation d’élections libres. Cette commission ne pourra jamais se rendre au Nord du 38e parallèle, et la situation va dès lors évoluer rapidement. Le 19 juillet 1948, la République de Corée du Sud, dont Séoul devient la capitale, est proclamée par son premier Président, Syngman Rhee, dont l’élection au mois de mai fut pourtant contestable. L’URSS réplique, le 9 septembre, en mettant au pouvoir le Général Kim Il-Sung - en réalité un homme de paille de Staline dont l’identité d’origine reste encore à authentifier -, faisant naître une nouvelle “République populaire démocratique”.

 

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Blindés T-34 nord-coréens, de fabrication soviétique, détruits le 13 août 1950 à Indong 

 

Le contexte international de la guerre coréenne reste particulièrement dangereux et perturbé. Les relations entre Washington et Moscou n’ont cessé de se dégrader depuis 1945, et de très vives tensions ont désormais lieu entre l’Est et l’Ouest. D’abord à Berlin qui est ravitaillée du 24 juin 1948 au 12 mai 1949 par un pont aérien mis en place par les Américains, suite au blocus décrété par Joseph Staline. Celui-ci dispose dorénavant de l’arme nucléaire, faisant cesser le monopole américain en la matière. La Chine connaît, elle aussi, une période de guerre civile où le chef nationaliste – soutenu par Washington – Tchang Kaï-Chek est en train de perdre face au communiste Mao Tsé-Toung. De fait, le 1er octobre 1949, la Chine bascule dans le camp socialiste avec la victoire définitive de ce dernier. En Indochine, la guerre fait rage entre les troupes françaises et les forces nationalistes du Vietminh dirigées par Hô Chi Minh.

 

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Largage de bombes d'un B29 de l'US Air force. La Guerre de Corée conforta la puissance de feu aérienne américaine. C'est elle qui permit de sauver l'armée sud-coréenne enfermée dans la poche de Pusan, et d'appuyer par la suite les offensives des Nations Unies face au déferlement chinois. Les populations civiles furent, cependant, les premières victimes de ces bombardements


Donnant la priorité à la défense de l’Europe – le traité de Washington fondant l’Alliance atlantique est signé le 4 avril 1949 -, désillusionnés par la défaite de Tchang Kaï-Chek et ne désirant pas soutenir une guerre coloniale en Indochine, les États-Unis cherchent à se désengager du continent asiatique. L’annonce par Moscou du retrait de ses troupes de Corée, amènent les Américains à affaiblir dangereusement leur dispositif militaire alors que l’armée sud-coréenne n’est pas encore en mesure de prendre la relève. Le retrait américain étant effectué depuis 1949, les forces nord-coréennes envahissent par surprise la Corée du Sud. Le 25 juin 1950, elles franchissent le 38e parallèle et foncent droit sur Séoul. La capitale sud-coréenne tombe le 28. La situation des forces sud-coréennes devient rapidement désespérée. Surprises, mal préparées, reculant dans un espace sans réelle profondeur stratégique, elles se trouvent encerclée dans la poche de Pusan dos à la mer.

 

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Prisonniers chinois capturés par le 7th Marine Regiment à Koto-ri le 9 décembre 1950


Dès lors, des négociations se nouent autour du stat quo ante bellum à savoir la reconnaissance de fait par les deux Corées du 38e parallèle. Après trois années de guerre, ces négociations aboutirent à la signature, le 27 juillet 1953, d’un armistice à Panmunjeom. Cet armistice est à l’heure actuelle toujours en vigueur. Sanglant match nul dont la Corée communiste porte la lourde responsabilité, cette guerre a fait des millions de morts. Les chiffres varient entre 1,5 et 4 millions de morts pour l’ensemble des belligérants. Il est à prendre en compte l’importance des pertes civiles très durement frappées par les bombardements aériens aussi bien au Sud qu’au Nord. Au sein des forces des Nations unies, ce sont essentiellement les Américains qui portèrent le poids le plus lourd de la guerre, partant qui connurent les pertes les plus élevées aux alentours de 54 000 tués. Les autres armées perdirent 3100 tués dont près de 300 pour le Bataillon français. Les combattants chinois, envoyés par vagues humaines sous des bombardements particulièrement meurtriers, connurent une véritable saignée avec près d’un million de tués.

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 07:16

LA BATAILLE DE CRÈVECOEUR (HEARTBREAK RIDGE)

 

La Guerre de Corée  éclate le 25 juin 1950. Nous commémorons ce soixantième anniversaire aujourd'hui avec le récit, fait par Madame Luce LARCADE de la Maison du Combattant et du Citoyen, de la bataille de Crèvecoeur, appelée aussi Heartbreak Ridge. Cette bataille fut l'une des plus violentes de la guerre.

 

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Vue aérienne de la colline 931 le 22 octobre 1950. Cette colline, âprement disputée par le 23rd US Regiment américain et le Bataillon français de Corée, est le sommet principal surplombant Heartbreak Rigde. La violence des bombardements a anéanti la végétation, laissant apparaître le réseau de tranchées creusé par les forces communistes (source photographique AP Photos/GS).


Les "fans" de Clint Eastwood doivent se souvenir du film "Le maître de guerre" et de ses références à Crèvecoeur.La bataille de "Crèvecoeur" (Heartbreak Ridge) commence avec pour premier objectif, la prise de la cote 931, le 13 Septembre 1951. Il s'agit pour le 23ème R.I.U.S, arrivé dans le secteur le jour même, de s'emparer d'un massif épais, truffé de mines et de blockhaus où l'ennemi est fortement retranché et puissamment armé. Les hommes du bataillon français ne soupçonnent pas que cette bataille va s'avérer une des plus meurtrières du conflit


15 Septembre 1951. La première compagnie du bataillon français donne l'assaut, arrivée au sommet de la cote 851, elle se heurte à une violente riposte ennemie. Perte 15 hommes et 1 officier. De son côté, le 2ème bataillon du 23ème R.I.U.S (2/23) a bien pris la cote 894, mais après trois assauts et 150 hommes tués ou blessés. Le colonel Adams, nouveau commandant du 23ème R.I décide de tenter de couper l'ennemi en deux et ordonne au 2/23 de prendre "851" au Nord, tandis que 3/23 prendra "931" à revers vers le Sud. L'attaque piétine, les combats sont d'une extrème violence, les pertes s'accumulent au fur et à mesure des heures et les jours s'écoulent.


22 Septembre 1951. Une nouvelle tentative pour prendre "931" est effectuée par le 1/23. Après plusieurs assauts, une compagnie arrive au sommet mais est violemment repoussée par les Nord-Coréens. Les Américains doivent reculer. Les combats sont violents, les artilleries de chaque camp tirent des milliers d'obus, en fin de journée les Nord-Coréens restent maîtres de la cote 931.


26 Septembre 1951. Au matin c'est le tour du bataillon français de monter à l'attaque de "931". Après de furieux combats, l'assaut est donné à 14h20. Les blockhaus sont attaqués au lance-flammes. Malgré l'héroïsme des assaillants les blockhaus resteront à l'ennemi. Au soir le bilan est lourd, la 3ème compagnie a perdu plus de 100 hommes pour un résultat nul. 8 Octobre 1951. Vers 15h, le 1/23 attaque la côte 851, sans succès. L'ennemi a perdu près de 10000 hommes dans la défense de "Crèvecoeur" mais continue à tenir bon sur la dernière ligne de crête "851", les assauts alliés se succèdent, sans résultat, depuis le 15 Septembre.


11 Octobre 1951. Le 1er bataillon du 23ème R.I.U.S fait une nouvelle tentative pour s'emparer de la cote 851. C'est une fois de plus une hécatombe. Dans la journée, le général Monclar transmet au bataillon français l'ordre qu'il vient de recevoir: "Le bataillon français dépassera le 1/23 et s'emparera de "851" en pleine nuit" C'est un ordre sans appel. Les français attendent la nuit pour donner l'assaut prévu vers 20h, le 20ème en un mois. L'artillerie américaine doit s'efforcer de tirer jusqu'à 4h du matin. Ce sera exécuté avec une rare précision. À 20h la 1ère compagnie attaque en tête, à la grenade et au lance-flammes, elle est vite bloquée sur le premier des trois mamelons du sommet, les munitions commencent à manquer. La 3ème compagnie est engagée à son tour.


12 Octobre 1951. Vers 2h du matin, la section de tête de la 3ème compagnie se lance à l'assaut et s'empare des trois mamelons. De son côté le 3/23 monte sur "851" par l'épaulement ouest. À 6h30 le sous-lieutenant Dureau et ses hommes prennent pied sur le sommet en arrivant sur l'arrière des blockhaus, le drapeau nord-coréen flottant sur le blockhaus du P.C communiste est enlevé par le caporal-chef Georges Renaud. En quelques minutes, la cote 851 est enlevée et les derniers défenseurs chinois et nord-coréens faits  prisonniers. À 7h25 "Crèvecoeur" tombe enfin. À midi, le bataillon français, épuisé, est relévé. Les pertes totales du 23ème R.I durant cette bataille seront de 1900 tués ou blessés. Le bataillon français comptera 47 morts. L'artillerie U.S aura tiré 310 000 coups de canons sur un front long de 2 km. L'ennemi a perdu plus de 10000 hommes.


23 Octobre 1951. Le bataillon français part au repos. Ses positions sont alors affectées au bataillon éthiopien commandé par le lieutenant-colonel Keflé agé de 20 ans et sorti de Saint-Cyr. C'est durant les combats de "Crèvecoeur" que le général Monclar s'est trouvé confronté au problème de durée de séjour en Corée. Pour les Américains la durée est d'un an pour les administratis et de neuf mois pour les combattants. Pour les français la durée est de deux ans. Le général interviendra afin d'obtenir une durée de un an, ce qui sera accepté par une note du 2 Octobre 1951.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:12

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L'excellent site "Mer et Marine" revient sur le magnifique meeting commémorant le centenaire de l'Aéronavale française du dimanche 13 juin dernier. Les superbes photographies laissent deviner un spectacle exceptionnel...

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 13:30

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La très bonne revue "Raids" vient de faire paraître un numéro hors-série intitulé: "La guerre contre les engins exposifs improvisés" (1). Il s'agit de l'une des rares synthèses en langue française accessible au grand public sur un sujet dont il est souvent question dans l'actualité et même au cinéma (2). Que sont ces "engins explosifs improvisés", dits également de "circonstance" ou Improved Explosive Devices (IED) par les Américains?

 

Dans ce hors-série bien documenté, les auteurs élargissent leur champ d'étude à la fabrication et la mise en oeuvre artisanale de tout type explosif par opposition à une fabrication industrielle. Cette définition inclut les véhicules piégés (VBIED), et amène à faire remonter historiquement l'utilisation des premiers IED à la Deuxième Guerre mondiale, notamment avec les kamikazes japonais. Cependant, c'est l'IRA qui, dans sa lutte contre l'armée britannique, devait mettre au point la plupart des tactiques, des savoir-faire et techniques dans ce domaine.

 

D'emblée, les IED sont d'une grande variété. Leur faible coût et la facilité de leur fabrication en font les armes idéales de la guerre asymétrique, celles du "faible au fort" par excellence. Les auteurs qui prévoient un avenir bien assuré à ce type d'armes, analysent les parades tactiques mises au point par les armées occidentales, ainsi que les moyens considérables que ces dernières investissent dans une lutte anti-IED globalisée. En effet, cette lutte ne relève pas uniquement d'aspects techniques et opérationnels jusqu'à présent assurés par l'arme du Génie (déminage), mais elle s'étend très rapidement à la détection et à la neutralisation des réseaux qui permettent la mise en oeuvre des IED. Le retour d'expérience américain d'Irak est fondamental depuis 2003, qui montre l'importance fondamentale du renseignement et jusqu'à l'utilisation de certaines techniques de police scientifique.

 

Les photographies sont aussi spectaculaires qu'elles sont de qualité: variété et ingéniosité des charges et de leurs mises à feu, de leur emploi tactique mais aussi véhicules de type MRAP, robots démineurs, équipements des unités de déminage... Elles permettent de se faire une idée précise de ce véritable fléau du champ de bataille asymétrique, celui qui tue et mutile le plus grand nombre de nos soldats ainsi que leurs frères d'arme de la coalition en Afghanistan.


(1) Raids, "La guerre contre les engins explosifs improvisés", Hors-série n° 36, juin 2010.

(2) Cf. Le film de Kathryn BIGELOW, Démineurs, 2009 (titre américain, The hurt locker).

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 21:32

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:54

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Le brigadier Steeve COCOL, chargeur sur AMX 10RC (source photographique - Ministère de la Défense)

 

Vallée de Tagab en Kapisa, le vendredi 18 juin 2010. Le COP (Combat Outpost) Hutnik, tenu par 150 militaires français environ, est attaqué à la roquette par les insurgés. Deux hommes furent gravement touchés par un tir: un interprète afghan qui semble cependant avoir survécu, et un brigadier du 1er RHP (Tarbes) qui, malgré sa rapide évacuation à l'hôpital militaire de Kaboul, a succombé à ses blessures peu de temps après. Le brigadier Steeve COCOL était âgé de 29 ans et servait comme membre d'équipage sur AMX 10 RC.


Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de ce 44e militaire français tombé en Afghanistan.

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 09:03

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Le Général BIGEARD et ses parachutistes durant la bataille de Diên Biên Phu (source photographique - Ministère de la Défense)

 

Coïncidence de l'Histoire, c'est le jour du 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin, que s'est éteint un autre grand soldat de France, le Général Marcel BIGEARD.  La presse (1) se fait largement l'écho de la disparition, à l'age de 94 ans, d'un homme parti de peu et qui - les guerres du XXe siècle aidant - a gravi les plus hauts échelons de la hiérarchie militaire. Le Général BIGEARD c'est avant tout une forte personnalité, une "Gueule", qui s'est confondue avec les guerres d'Indochine et d'Algérie, et qui a fortement marqué de son empreinte l'Armée française. Il y a ainsi un mythe BIGEARD, un franc-parler, une casquette et une manière de porter le treillis à la BIGEARD... Jusqu'au cinéma hollywoodien où le film "Lost command" de Mark ROBSON ("Les Centurions", 1966), inspiré du livre de Jean LARTÉGUY, fait revivre le Général sous les traits de l'acteur Anthony QUINN.

 

Admirant le courage et la franchise, personnalité au parcours atypique au sein de l'institution militaire, ayant vécu dans le feu une contre-insurrection que nous redécouvrons de nos jours de manière plus académique et doctrinale,  le Général BIGEARD connut une brève carrière politique en 1975/1976, en tant que Secrétaire d'État à la Défense. À ce poste, il eut à se préoccuper du profond malaise qui traversait nos forces armées au lendemain de la Guerre d'Algérie, un malaise accentué par la vague d'antimilitarisme de la fin des années 1960. Avant même de disparaître, Marcel BIGEARD était déjà une véritable légende dans le milieu militaire.

 

Le Général BIGEARD sera incinéré, et ses cendres seront dispersées au-dessus de Diên Biên Phu au Vietnam. Nous lui rendons hommage.

 

(1) Cf. Les articles de "Défense ouverte", notamment celui sur la "polémique BIGEARD", et "Secret Défense".

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 17:53

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Le Général de GAULLE dans un studio de la BBC en 1940 (source photographique - Le Figaro)

 

Le front enfoncé, les armées alliées en déroute, les troupes allemandes défilant à Paris, les populations fuyant sur les routes, mitraillées par les avions allemands, les stukas qui plongent sur leurs victimes toutes sirènes hurlantes… C’est la Débâcle.

 

Le gouvernement français vient d’arriver à Bordeaux. Le président du conseil Paul Reynaud est au bord de l’épuisement au physique comme au moral. Il est mal conseillé par sa maîtresse. Les grands chefs militaires, le Maréchal Pétain en tête, le presse d’arrêter les combats. Quelques membres du gouvernement s’y opposent. Parmi eux un général à titre temporaire que Paul Reynaud a fait secrétaire d’état à la guerre. C’est le général de Gaulle, connu pour ses écrits où il proposait la création d’un corps blindé et mécanisé. Il est par ailleurs le seul a pouvoir faire état de succès pendant les combats, c’est la contre-attaque de Moncornet. Paul Reynaud est à bout de force il démissionne. Le Maréchal Pétain le remplace, et le 17 juin, fait un discours où il annonce “qu’il fait don de sa personne en France et qu’il prend contact avec l’ennemi pour cesser les combats.

 

J’avais 9 ans à l’époque, j’habitais un petit village poitevin où le seul poste radio avait été installé dans la rue. J’entends encore la voix chevrotante de ce vieillard de 84 ans dire “il faut cesser les combats”. La foule qui se pressait, pleurait mais approuvait cette position qui semblait si raisonnable.

 

De Gaulle qui était rentré de Londres où il avait pris contact avec Churchill, tenant compte du changement de gouvernement décida de retourner à Londres avec le même avion et la complicité du général anglais Spears. Accueilli par le Premier ministre britannique, il obtint l’autorisation de parler à la BBC. Ce fut l’appel du 18 juin fait par un homme seul qui invitait a poursuivre la lutte, à résister, à espérer. C’est le début d’un destin exceptionnel au service de la France.

 

C’est pourquoi la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville organisera une exposition sur « le général De Gaulle » du 11 novembre au 1er décembre 2010, à l’Hôtel de ville.

 

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Lorsque le Général de GAULLE inspecte ce détachement à Londres, le 14 juillet 1940, les Forces Françaises Libres (FFL) ne sont que 7000 hommes. Cependant, ces soldats représentent une formidable espérance qui ne s'éteint pas en ces jours sombres pour la France (source photographique - Le Figaro)

 

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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans Agenda-Commémorations
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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 17:26
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