13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 18:29

GUERRE ET COMMUNICATION

"Supplique à un ami journaliste" est une lettre écrite juste après le décès du légionnaire Robert HUTNIK, par un Capitaine du 2e REP. Très vraisemblablement celui qui commandait HUTNIK en Afghanistan. Bien que rédigée dans le feu de l'action, et avec une émotion que l'on perçoit aisément, elle montre à quel point nos soldats sont conscients de la distorsion - toujours injuste - qui existe entre la réalité de leurs actions et la fabrication de l'événement médiatique.

 

Alors qu'en ce dernier trimestre scolaire, plusieurs de nos classes achèvent une réflexion conduite depuis le mois de septembre sur le thème de la guerre asymétrique, cette "Supplique à un ami journaliste" ne pouvait - malheureusement - mieux tomber pour illustrer la réalité du champ de bataille que sont devenues les opinions publiques en démocratie.

 

Nos soldats le savent, et leurs missions leur sont rendues deux fois plus difficiles.de ce fait. Robert HUTNIK au même titre que les 40 qui l'ont précédé, et ceux qui malheureusement suivront encore, est bien plus qu'un héros. Il est également ce "caporal stratégique" dont on ne cesse de parler d nos jours dans les écoles militaires, ce sans grade dont les actions et la mort peuvent faire basculer la perception d'un conflit.

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SUPPLIQUE À UN AMI JOURNALISTE

 

Tora, le 09 avril 2010

Cher ami,

 

La nouvelle tombe dans les media aussi vite qu’Hutnik est lui-même tombé. C’est le droit à l’information. La France doit savoir que meurent ses enfants, même s’ils le sont d’adoption, comme lui, Slovaque.

 

Tu le sais, je ne suis pas journaliste mais soldat. Je ne suis pas un professionnel de la communication comme toi. J’ai peu appris à relayer des informations d’une telle portée. C’est pourquoi il faut que tu m’aides. Il faut que tu m’aides, car j’ai le sentiment que dans la précipitation du spectaculaire, on le tue une deuxième fois. J’ai l’impression qu’on bafoue son patient travail avec son bataillon depuis trois mois – et pour lequel il est mort.

 

J’ai besoin que tu m’aides à faire sentir ce qui se passe réellement ici, à faire comprendre ce qui justifie que je laisse ma femme et mes enfants le long temps de cette mission. Que tu m’aides à proclamer que malgré sa mort ce n’est pas un échec. Que tu m’aides… plutôt que tu l’aides…

 

Hier après-midi, Hutnik a bravement accompli son devoir, sa mission jusqu’au bout, en bon légionnaire. Ce matin, le poste annonce: « un soldat français du 2ème Régiment étranger de parachutistes est tombé dans la vallée de Tagab en Kapisa, région où les Taliban sont toujours plus virulents ». Voilà. Ces derniers ont gagné. À la face du monde, ils sont les puissants, incontrôlables et vainqueurs.

 

Mais en fait, s’est-on interrogé sur ce qu’il se passe réellement dans la basse vallée de Tagab ? Ce sud Tagab où aucun occidental ne pouvait passer sans de sérieux accrochages. Ce sud Tagab où deux de tes confrères ont été, il y a cent jours, enlevés. Ce sud Tagab que notre armement permettrait de mettre à feu et à sang. Au contraire, Hutnik et ses camarades ont réussi l’incroyable pari de s’implanter dans la zone, d’y rester, sans heurts, d’y acquérir, progressivement, la confiance de la population, de confier, petit à petit, sa sécurité à l’armée Afghane plutôt que française. À quel prix ? Celui d’une stricte discipline au feu, d’une retenue des coups portés. Celui d’un certain dédain du danger, de ne pas répondre systématiquement et de manière aveugle. Accuser le choc, ne frapper que lorsqu’on est certain, cogner peu, mais taper à coup sûr, fort et ciblé, seulement alors qu’on l’a décidé. Etre sûr pour garder la main, préférer le feu rare mais précis, neutraliser seul celui qui nous tire dessus, en être persuadé et l’accepter.

 

Ce travail de mesure, de patience d’un Hutnik rongeant son frein à force d’encaisser paie. Les femmes et les enfants, les hommes eux-mêmes, constatent que les seuls coups assenés ne tombent que contre les vrais adversaires. Ils voient nos troupes sans volonté de détruire, maîtresses de leur force.

 

Alors qu’elle trouvait hier des combattants, Tagab l’insoumise cherche à présent son développement. Le travail du soldat est loin d’être terminé: il faut remonter plus au Nord vers ses camarades de l’autre groupement français, poursuivre son patient travail de pacification.

 

Derniers tirs sporadiques, Hutnik tombe. Hutnik tombe sous les tirs des derniers groupes insurgés présents. Hutnik tombe car les Taliban sont justement de moins en moins virulents.

 

Aussi, aide-moi à honorer la mémoire de cet ardent légionnaire. Qu’on ne gâche pas sa dernière tâche, qu’on ne gâche pas sa mort. Qu’on n’offre pas une victoire de communication à l’adversaire fébrile. Au contraire, avec tes confrères, appuyez le dernier combat d’Hutnik. Aidez cette population qui désormais, d’elle-même, dénonce l’insurgé. Je vous en conjure, parlez des projets d’essor qui peuvent et doivent être proposés au sud Tagab, évoquez la culture du safran qui pourrait remplacer celle du pavot, venez compléter l’œuvre de pacification par celle du développement…

 

… Et laissez à Hutnik les fruits de son travail.

 

Augustin

Robert-HUTNIK--Aubagne----Mardi-13-avril-2010.jpgAubagne le mardi 13 avril 2010


 Aujourd’hui, le légionnaire Robert HUTNIK a reçu les honneurs militaires à Aubagne en présence de M. Hubert FALCO, Secrétaire d’État à la Défense et aux anciens combattants et du Général d’Armée Elrick IRASTORZA (CEMAT). Il a été nommé caporal à titre posthume.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:09

ASSOCIATION SOUTIEN À L'ARMÉE FRANCAISE (ASAF)

 

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Une initiative parmi tant d’autres, qui nous montre que le lien entre la Nation et ses forces armées est bien vivant - quand bien même reste t-il encore beaucoup à faire -, réside en l’existence de l’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF).

 

Créée en 1983, l’ASAF est une association apolitique, éloignée de tout syndicat et ne recevant aucune subvention, si ce n’est la contribution de ses 2000 adhérents. Parmi ceux-ci, figurent un réseau de 300 associations, qui fait de l’ASAF une organisation particulièrement représentative du « monde combattant » associatif avec plusieurs centaines de milliers de membres.

 

L’ASAF, qui attire aussi bien d'anciens combattants que des militaires, a pour vocation de sensibiliser la société française à l’effort de Défense. Cet effort passe par une explication des grandes questions militaires actuelles, mais aussi et surtout par une explication de ce qu’est notre Armée au moment où les évolutions stratégiques et sociétales tendent à affaiblir le lien traditionnel lement entendu qui unissait celle-ci à la Nation. L’ASAF défend la cause de notre Armée au sein de la société, et porte l’idée que nos soldats doivent rester « au cœur de la Nation », car ils SONT ce cœur nonobstant le passage à une armée de professionnels.

 

Défendre l’honneur de nos forces armées, assurer la continuité de notre Mémoire historico-militaire, tout en exerçant une mission d’information sur les questions de Défense en direction des citoyens et des élus, l’ASAF est ainsi un véritable relais d’opinion, entendu par les plus hautes autorités civiles comme militaires. À ce titre, elle publie une lettre, dont le blog « Défense et Démocratie » met en ligne celle du 10 avril dernier.

 

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Lettre de l’ASAF 10/04

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de LATTRE de TASSIGNY)

 

L’armée inséparable de la nation

 

Alors que le débat sur l’identité nationale vient d’être relancé par les dirigeants politiques français, et que la classe politique, tous partis confondus, souhaite la création d’un service civique, il n’est pas inutile de comprendre pourquoi l’armée demeure une composante essentielle de l’identité française et  l’une des rares institutions autour de laquelle peut se retrouver l’ensemble des Français.

 

La défense demeure le premier devoir d’un Etat et l’armée l’assure au mieux de ses capacités quel que soit le parti politique au pouvoir, les difficultés rencontrées et les sacrifices demandés. Nulle récrimination, grève ou contestation. Elle sert la France par un engagement total de ses personnels. Elle place le service du pays au-dessus des querelles partisanes, des affaires politiciennes, des intérêts catégoriels et personnels. Elle cultive inlassablement les mêmes vertus, sans lesquelles ni une armée, ni un pays ne peuvent survivre : le courage, l’esprit de discipline et l’abnégation.

 

Malgré la suspension du service national et la réduction de ses ressources financières, l’armée assume avec la même rigueur et la même disponibilité qu’hier, la défense et l’intégrité du territoire, la protection des Français, y compris ceux vivant hors de France, et le soutien de nos alliés quand ils sont menacés ou attaqués; bref l’armée continue à garantir l’indépendance de la France, sa liberté d’action et la sécurité des Français.

 

Comment dans ces conditions ne pas considérer que les Français puissent voir dans leur armée une institution autour de laquelle ils peuvent se rassembler et retrouver les valeurs qui sont le fondement de notre Patrie. Ils constatent que cette institution est, bien souvent, exemplaire quand ils la comparent avec d’autres.

 

Ils constatent par exemple que les chefs militaires d’aujourd’hui ont tous été d’abord de jeunes officiers ou sous-officiers qui ont dormi par terre comme leurs hommes, ont porté le même sac et ont été confronté aux mêmes risques. Ils ont ainsi vécu les « réalités d’en bas » avant d’occuper des postes de responsabilité.

 

Ils savent également qu’entre le jeune engagé de 18 ans et le chef d’état-major des armées de 60 ans qui assume les plus lourdes responsabilités, les revenus s’échelonnent de 1200 € à 12 000 € soit un rapport de 1 à 10. Dans quelle autre entreprise de 250 000 personnes trouve-t-on une fourchette de salaires aussi réduite ? D’ailleurs les plus jeunes des soldats, y compris ceux venus des quartiers dits « sensibles » que l’armée intègre en nombre chaque année, peuvent devenir par leur travail, leur compétence et leur mérite, sous-officiers en 5 ans, voire à terme officiers.

 

Ils comprennent aussi que cette armée est, à bien des égards, exemplaire pour la nation. Après la décision prise en 1996 de la professionnalisation, en quelques années, elle a su se réorganiser de fond en comble. Quelle autre institution ou entreprise a su le faire aussi radicalement tout en assurant efficacement les missions confiées et sans exiger en retour des avantages catégoriels que d’autres n’auraient pas manqué de réclamer dans des circonstances comparables ?

 

Le 14 juillet, le 11 novembre et d’autres cérémonies notamment celles liées au retour de soldats morts pour la France dans les opérations de guerre actuelles, doivent être l’occasion pour les responsables politiques de rappeler que l’armée demeure une  priorité pour l’Etat. « Les vertus militaires, loin d’être des vestiges d’une époque révolue, demeurent un élément moderne de puissance » écrivait déjà un certain Charles de Gaulle en 1932.

 

La cohésion nationale est plus que jamais une condition première du développement, un facteur essentiel de sécurité intérieure et un élément majeur pour garantir notre liberté et notre indépendance. Il importe donc que l’armée, à travers les valeurs qu’elle cultive et l’exemple qu’elle constitue, demeure au cœur de la Nation.

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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans La Maison du Combattant
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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:16

"À L'ÉCOLE DES BÉRETS VERTS" OU COMMENT DEVIENT-ON UN COMMANDO MARINE

 

Insigne Commando de Marine

   

    On ne se lasse pas de regarder ces documentaires qui nous plongent dans le monde où sont sélectionnés les hommes des corps d’élite, des aspirants à l’Aéronavale à ceux du GIGN. Quelle que soit la mission attendue de ces hommes durement triés sur le volet, il est toujours question du recours à ces forces qui dorment en chacun de nous, mais dont si peu parviennent à trouver le chemin.

    De dépassement de soi, il en est largement question dans le film documentaire de Stéphane RYBOJAD et de Thierry MARRO, dont le sujet s’intéresse à la sélection des commandos Marine. Sur une trentaine de candidats, une dizaine seulement ira jusqu’au bout des neuf semaines de stage - deux semaines de sélection et sept de formation -, qui pourront rappeler la formation des US Navy SEALs à bien des égards.

    Résistance physique et force mentale, confiance en soi, sont testées en permanence pour des candidats âgés en moyenne de vingt ans. Effort physique permanent, privation de sommeil, stress, omniprésence de l’élément aquatique, le film montre le chemin d’épreuve à vouloir un jour porter fièrement le béret vert. Une coiffure que les commandos Marine inclinent sur la droite et non sur la gauche contrairement à l’usage dans l’Armée française.

 

Philippe Kieffer

Le Capitaine de Corvette Philippe KIEFFER, créateur des commandos Marine
   

    Cette particularité dans le port de l'uniforme - qui les distingue des autres bérets verts de nos forces armées (les légionnaires) - tient à l'existence récente des commandos Marine. Forgés dans le feu de la Deuxième Guerre mondiale, à partir d’éléments rescapés de fusiliers marins, ils ont emprunté au modèle des commandos et Royal marines britanniques. Entraînés et commandés par le légendaire Capitaine de corvette Philippe KIEFFER, ils sont les seuls soldats français à participer au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie où 10 d'entre eux tomberont sur les 178 engagés dans la bataille.

    Aujourd’hui, les commandos Marine constituent une troupe d’élite à part entière, rattachée à ce que l’on appelle de manière générale, les forces spéciales. Leurs missions sont variées, et vont de la reconnaissance amphibie et terrestre à la protection d’ambassades en passant par l’exfiltration et la protection de ressortissants français, la destruction et le sabotage, les interventions en mer (piraterie, terrorisme, narco-trafic…). Ils sont organisés en six grandes unités: les commandos Jaubert, Trepel, de Monfort, de Penfentenyo, Kieffer et Hubert. Tous sont basés à Lorient à l’exception du dernier qui est stationné à Saint-Mandrier. Chaque unité de commando Marine, d’une valeur d’une centaine d’hommes environ, est spécialisée dans une mission.


Commando HubertNageur de combat du commando Hubert


    Le documentaire de Stéphane RYBOJAD et Thierry MARRO nous montre des jeunes hommes simples et humbles, qui savent prendre du recul au milieu d’épreuves extrêmes, et qui révèlent un courage physique ainsi qu’une fraternité d’armes laissant présager la qualité des combattants qu’ils seront bientôt. Leur instructeur, le Premier maître “MARIUS”, est une véritable légende dans le milieu. Omniprésent, dur mais franc et juste, il décrit ses stagiaires comme sa famille et ses enfants, leur recommandant en permanence, et non sans humour, ses deux médicaments préférés: le "motivex" (pour la motivation) et la "moraline" (pour le moral).

    C’est l’histoire d’une grande aventure humaine qui débute avec la remise des bérets verts, et c’est cette renaissance que nous rapportent Stéphane RYBOJAD et Thierry MARRO dans “L’école des bérets verts”. Produit en 2005, le documentaire sera prochainement rediffusé le mercredi 14 avril à 22.10, et le dimanche 18 avril à 13.20 sur la chaîne France 4.


Deux générations de combattants: les actuels commandos Marine saluent les vétérans du commando KIEFFER au premier plan (source - Le Figaro)

Anciens et nouveaux


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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 20:57

Insigne 2e REP

    Opérant au sud de la Kapisa (Nord-Est de Kaboul), où se construit en ce moment un Combat Outpost – COP ou poste de combat avancé – la Task Force Altor constitue le fer de lance du GTIA Surobi. Essentiellement composée par les légionnaires du 2e Régiment Étranger Parachutiste (2e REP), elle a été prise à partie par les insurgés en début d’après-midi dans la vallée de Tagab. Au cours du combat, le légionnaire 1ère classe Robert HUTNIK (23 ans), d'origine slovaque, a été grièvement touché. Évacué à l’hôpital militaire de Kaboul, il n’a pas survécu à ses blessures.

 

    Le blog “Défense et Démocratie” rend hommage au sacrifice de ce 41e soldat français tombé en Afghanistan, et s'associe à la douleur de ses proches.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 09:20

LES CHEFS DE L'INSURRECTION AFGHANE

Drapeau taliban

Drapeau des Talibans

   

    Faire la guerre passe avant tout par la connaissance de l’ennemi que l’on doit affronter. Or, rien n’est plus difficile dans les conflits dits « asymétriques » et les « menaces hybrides » - auxquels les armées occidentales sont essentiellement confrontées de nos jours - de définir cet ennemi.

    La situation en Irak et en Afghanistan montre combien les motivations de l'insurrection peuvent embrasser un très large spectre pouvant aller du djihad à la criminalité. Terroristes, islamistes, insurgés, Talibans, seigneurs de la guerre… Les qualificatifs ne manquent pas pour tenter de traduire une réalité conflictuelle complexe dont les ramifications ne sont jamais simples tant l’idéologie, l’appât du gain, les frustrations politiques et sociales, peuvent se combiner avec opportunisme.

    La plus grande partie des ennemis de la coalition sont des Talibans issus de l’ethnie pachtoune. Cette ethnie majoritaire en Afghanistan, se partage de part et d’autre de la frontière avec le Pakistan, d’où l’extension des combats dans la région appelée « zones tribales ». Les Talibans ne forment pas un parti ni un gouvernement quelconque. Il s’agit d’un mouvement au sein duquel le gouvernement d’Hamid Karzaï tente de distinguer des éléments « modérés » susceptibles de participer à une réconciliation nationale, par opposition à un noyau dur dont le centre de gravité serait la Quetta choura: l’assemblée talibane ayant pris pour nom la capitale du Balouchistan (Quetta) au Pakistan. Cette choura est sous l’influence du Mollah OMAR, figure de proue du mouvement taliban, et se trouvant depuis 2001 dans la zone tribale.

 

    Leela Jacinto de France 24 nous dresse les portraits des principaux chefs de l'insurrection afghane.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 07:40

Nouveau logo Armée de l'Air

    Alors que nous arrivons dans les périodes d'orientation scolaire - plus particulièrement en 3e et Terminale -, l'Enseignant Défense rappelle aux élèves que l'Armée de l'Air lance actuellement une campagne de recrutement (1). 2000 emplois sont ainsi proposés du niveau 3e à Bac+5, qui embrassent le large spectre de spécialités dont nos forces aériennes ont besoin: pilotes, mécaniciens, contrôleurs, spécialistes télécommunications, pompiers, commandos… On ne le rappellera jamais assez, servir dans les forces armées est avant tout un métier de jeunes, et ces emplois sont destinés au moins de 30 ans.

    Les élèves intéressés pourront se renseigner auprès du CIRFA de Melun, ou contacter des conseillers recrutement au 08 10 71 57 15.

(1) L'Armée de Terre a également lancé une importante campagne de recrutement, offrant 15 000 emplois depuis le début du mois de mars. Et pour celles et ceux que ça intéresse, il existe des Lycées de la Défense qui proposent une formation scolaire de la classe de 6e aux classes préparatoires.

Recrutement 2010

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 17:32

BRILLIANT MARINER (12-22 AVRIL 2010)

 

BPC

Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) à la manoeuvre. Au premier plan, le Mistral et à l'arrière-plan, le Tonnerre (source - Ministère de la Défense)

 

    L’OTAN est l’alliance militaire qui nous protège depuis 1949. Elle continue de le faire bien après la chute du Rideau de fer, et tant que l’Union européenne ne sera capable de pourvoir à sa propre défense et sécurité. L’Alliance atlantique reste, cependant, une lourde machine de guerre qu’il n’est pas aisé de mettre en oeuvre surtout depuis que ses missions se sont singulièrement élargies, dans un contexte international qui n’apparaît plus aussi nettement que durant le conflit Est-Ouest.

    La mise sur pied, l’entraînement et le déploiement opérationnel d’une force de réaction rapide ou NATO Reaction Force (NRF) de 25 000 hommes, capable d’être projetée dans un délai de 5 à 30 jours en cas de crise, illustre ces enjeux face auxquels l’OTAN doit pouvoir répondre de nos jours. La NRF est la réponse de l’OTAN aux “crises émergentes”, et c’est la France qui en prendra, à partir du 1er juillet 2010, le commandement de la force navale. Ce commandement sera exercé durant six mois, au cours desquels notre pays devra être capable de déployer la composante aéromaritime de la NRF, soit les éléments navals une douzaine de pays européens. La NATO Reaction Force, qui entre dans son quinzième cycle opérationnel depuis sa création en 2002/2003, sera appelée NRF 15 à partir de juillet.

    Le coeur du dispositif sera constitué du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle et d’un Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) dont la capacité à embarquer plusieurs états-majors à son bord sera particulièrement adaptée aux missions assignées à la NRF. Pour l’essentiel, il s’agit de pouvoir rétablir la stabilité aéromaritime d’une zone de crise en sécurisant les voies de communication maritimes et les principaux ports, puis en permettant l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

Décollage SEML'Aéronavale française est dans une phase de transition avec l'utilisation de deux générations d'avions embarqués différents: le Rafale Marine au premier plan et le Super Étendard Modernisé (SEM) au second plan. Les SEM seront normalement tous remplacés en 2015


    Une telle mission suppose une véritable interopérabilité que seule l’OTAN peut, à l’heure actuelle, mettre en oeuvre. C’est l’objectif d’un exercice de grande ampleur - qui sera prochainement déclenché en Mer du Nord du 12 au 22 avril - de faire travailler autant de marines différentes selon les mêmes normes. L’exercice Brilliant Mariner existe depuis plusieurs années. Régulièrement reconduit, il permet l’entraînement ainsi que la certification de la capacité opérationnelle de la composante aéromaritime de la NRF. Mobilisant 6500 militaires, 36 bâtiments de surface, 4 sous-marins et plusieurs dizaines d’avions et d’hélicoptères, Brilliant Mariner 2010 permettra à la Marine française d’éprouver une fois de plus sa capacité à mener une action multinationale d’ampleur otanienne et européenne.

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 07:28
Nouveau logo Armée de l'Air

    La plus jeune de nos Armées a présenté, mercredi 24 mars 2010, son nouveau logotype. Le thème du rapace a été retenu afin de symboliser la vivacité et le dynamisme d'une Armée qui compte à ce jour 57 400 militaires et 8400 civils. L'Armée de l'Air, qui est à la fois en charge de la sécurité du ciel et du territoire français via la dissuasion nucléaire qu'elle partage avec la FOST, développe de nos jours de nouvelles problématiques en direction de l'espace.

Décollage Rafale
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:02
PORTES OUVERTES DU LYCÉE GALILÉE

LE TRINÔME ACADÉMIQUE ÉDUCATION/DÉFENSE

Ministère ENMinistère de la DéfenseLogo-IHEDN

    Le samedi 27 mars prochain de 9.00 à 12.30 se tiendront les portes ouvertes du Lycée Galilée. Nous y accueillerons comme d'habitude les élèves qui feront leur prochaine rentrée scolaire en 2010/2011. Ces élèves sont actuellement en classe de 3e dans les collèges des Aulnes et des Cités-Unies. Lors de cette occasion, les futurs primo-arrivants prennent contact avec le lycée, ses lieux, sa culture, ses filières, notamment celle de l'ABIBAC que le Lycée Galilée est l'un des deux établissements de l'Académie de Créteil à proposer. Sous la forme d'un parcours d'ateliers, et emmenés par des élèves du lycée, les futurs "galiléens" parcourent ainsi l'établissement durant toute une mâtinée.

    Le pôle relais Défense a également pris sa place lors de cette manifestation, animant un atelier à part entière qui présente ses activités d'Éducation à l'esprit de Défense, informe les familles sur un enseignement encore peu connu voire mal compris, tout en intégrant les différents partenaires avec lesquels il travaille: les associations (Maison du Combattant et du Citoyen, AOR de Melun, CCACR 77) mais aussi les délégations du CIRFA de Melun qui peuvent déjà commencer à donner d'utiles éléments d'orientation auprès des élèves et de leur famille. Cette année, le Général Jacques RENAUD, Délégué Militaire Départemental de Seine-et-Marne (DMD 77) nous fera l'honneur d'assister à ces portes ouvertes.

    L'Éducation à la Défense est une réalité ascendante dont l'urgente nécessité oblige non seulement à réinvestir les établissements scolaires, mais à retisser les liens qui n'auraient jamais dû se distendre entre l'Armée et l'École. Car au-delà de cette relation, c'est le lien autrement plus essentiel entre l'Armée et la Société (la Nation) qui se joue.


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 17:19
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Armand Jean du Plessis, Cardinal-Duc de Richelieu et Duc de Fronsac (1585-1642), fut le principal Ministre de Louis XIII. Son gouvernement porta l'empreinte d'une conscience aiguë du sens de l’État, ce qui fit de Richelieu un artisan déterminé du renforcement du pouvoir royal. Ce dernier se heurtait en effet à une double opposition intérieure, au travers d'une noblesse jalouse de son indépendance d'un côté et d'une opposition religieuse protestante qui tenait plusieurs places fortes au sein même du royaume de l'autre.

En matière de politique extérieure, Richelieu poursuivit la lutte contre la puissance des Habsbourg - plus particulièrement de la Maison d'Autriche - qui disputait alors l'hégémonie européenne à la France. Acteur majeur de la Guerre de Trente Ans (1618-1648), Richelieu, sans voir les traités de Westphalie qui y mirent fin, imposa au royaume un effort de guerre très important. Avec l'établissement d'un impôt et d'une armée quasi permanents sous son gouvernement, on comprend ce que la puissance de l'État dans notre Histoire doit à la guerre. À sa mort, le Cardinal lègue un État royal incontestablement renforcé, qui devait constituer - une fois dépassé l’épisode de la Fronde (1648-1653) - le socle sur lequel Louis XIV fonda l’État absolutiste.

Armoiries Richelieu
   
C’est à ce grand serviteur de l’État au sens moderne du terme que le royaume doit sa première grande Marine de guerre, plus tard surnommée la Royale. Conscient de l’importance stratégique des mers et des océans qu’il fallait déjà disputer à l’Angleterre, Richelieu fonda en 1622 les Compagnies ordinaires de la mer destinées à défendre les navires ainsi que les territoires de notre premier empire colonial. Ces compagnies sont à l’origine de l’Infanterie coloniale aujourd’hui appelée Infanterie de Marine. La conscience du Cardinal à l'endroit des enjeux maritimes est d'autant plus remarquable que le royaume de France est alors engagé dans une lutte séculaire contre la dynastie des Habsbourg. Une lutte tournée vers l'Europe, dont les prolongements sous Louis XIV et la Révolution française donneront à la culture stratégique française une dimension plus continentale que maritime.
   
Auditeur de la 180e session de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale au terme d’une formation particulièrement dense et riche, l’Enseignant Défense du Lycée Galilée – saluant ses camarades, notamment ceux du comité n° 2 - exprime sa plus grande fierté d'intégrer la promotion Cardinal de Richelieu.

1-copie-1
"Perdre bientôt la mémoire d'un bienfait est le vice des Français."
Richelieu, "Maximes"

Merci à Luc, Anne, Jean-Pierre, Isabelle, Michel, Bruno, Bertrand, Philippe, Cécile, Pierre, Stéphane, Mourad, Éric et Christophe pour les échanges passionnés, le travail et la bonne humeur toujours présente. Nous poursuivrons…

Drapeau saoudienIHEDN - COMITÉ 2

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