27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 07:47
DU CÔTÉ DES ASSOCIATIONS...


    L'association de collectionneurs "History and Memory" qui s'est, récemment, produite à Combs-la-Ville à l'occasion de la commémoration du 8 mai 2009, fera une exposition dimanche 28 juin à partir de 9.00 dans le gymnase de Grisy-Suisnes. À tous les passionnés de matériel militaire américain de la Deuxième Guerre mondiale, n'hésitez pas et venez nombreux.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:13
DU CÔTÉ DES ÉMISSIONS DOCUMENTAIRES...


Foudroyée dans la fleur de l'âge par un cancer, Caroline AIGLE (1974-2007) fut la première femme brevetée pilote de chasse dans l'Armée de l'Air française

    Sur les 350 pilotes de chasse actuellement en activité dans l’Armée de l’Air et l’Aéronavale, 11 sont des femmes. Le documentaire réalisé par Jean-Baptiste Gallot et Stéphane Rodriguez, montre leur intégration réussie dans un univers resté pendant longtemps exclusivement masculin. Un bel exemple de la féminisation de nos forces armées, à mettre en relation avec l’article de Frédéric CHARILLON dans le TDC n° 978.

    À voir, donc, “Femmes pilotes de chasse. Du rêve à la réalité”, ce soir sur France 3 à partir de 20.35.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:11
DU CÔTÉ DES REVUES PÉDAGOGIQUES...


    La très utile revue bimensuelle TDC (Textes et Documents pour la Classe), que tous les professeurs connaissent, vient de faire paraître un numéro consacré aux “nouveaux enjeux de la Défense”.

    Parmi les articles, tous aussi intéressants les uns que les autres, portons une attention particulière pour le propos de l’Amiral Pierrick BLAIRON, Major général des Armées, qui fait le point sur les évolutions stratégiques induites par le dernier Livre blanc sur la Défense (2008).

    Philippe BOULANGER, Maître de conférences à Paris IV Sorbonne et auteur d’un ouvrage remarqué sur la “Géographie militaire”, nous livre une analyse sur “Le monde entre ordre et désordre”. Cette synthèse sera très utile pour problématiser les programmes de 3e et de Terminale. À remarquer également, l’article de Cyrille QUELLEC qui s’intéresse plus particulièrement aux évolutions de la Défense européenne.

    La partie de la revue consacrée aux aspects pédagogiques est toujours aussi riche en matière documentaire. Tout en précisant la place de l’Éducation à la Défense dans les programmes scolaires, elle propose deux exemples de séquences pédagogiques: la première liée à l’Éducation civique de 3e (“Citoyenneté, armées et défense de la Nation”), la seconde à l’Éducation Civique Juridique et Sociale de 1ère ("La Géorgie, une guerre aux portes de l’Europe”).

    À consulter donc, “Les nouveaux enjeux de la Défense”, TDC, n° 978, SCEREN/CNDP, 15 juin 2009.
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 21:13
LA MUSIQUE MILITAIRE CÉLÈBRE LE LIEN ARMÉE-NATION



    À l’occasion de la Fête de la Musique 2009, six formations musicales militaires françaises accompagnées de cinq formations étrangères se produiront le vendredi 19 juin à l’Hôtel national des Invalides, et le lendemain dans les rues de la ville de Versailles.

    Ce festival international de musique militaire sera organisée sous le signe du lien Armée-Nation, c’est-à-dire l’IDÉE selon laquelle les forces armées (1) et la société sont indéfectiblement liées. Si les premières justifient leur existence par la défense de la seconde, elles en sont également l’émanation. À ce titre, la société doit les reconnaître et les honorer.

    C’est dans cet esprit que le festival international de musique militaire se tiendra. Son accès sera libre, mais un appel aux dons sera fait pour le soutien des soldats de l’Armée de Terre tués ou blessés, ainsi que pour leur famille. La manifestation musicale recevra pour l’occasion le patronage de l’association Terre Fraternité.

    Nous voudrions que rien ne puisse justifier la mort ou la mutilation d’un de nos soldats. Mais lorsque cela survient, il est de notre (impératif) devoir de donner un sens à ce sacrifice d’aujourd’hui et non d’hier. Que l’Histoire et ses symboles deviennent une force et non une façon de sclérose derrière une expression “Armée-Nation” que beaucoup ne parviennent plus à concevoir clairement. Si le lien Armée-Nation s'ancre incontestablement dans l'Histoire, il se VIT avant tout dans le présent afin d’apporter ce soutien matériel et moral dont nos forces armées ont besoin.

(1) L'auteur du blog fait le choix de l'expression "forces armées" pour exprimer avec équilibre l'ensemble des trois armées (Terre, Air, Mer). En effet, le terme "Armée" se confond trop souvent avec la seule Armée de Terre auquel ce festival est, certes dédié et qui, il est vrai, subit la plus grande partie des pertes humaines.
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 16:05

LA FRANCE: UNE PUISSANCE NAVALE?

   
    À la suite de la conférence du Général (2S) Serge AUZANNEAU du samedi 21 mars dernier (1), M. Nghia NGUYEN, Enseignant d’Histoire et de Géographie au Lycée Galilée, doctorant à l’Université de Paris IV-Sorbonne et chercheur au Service Historique de la Défense, présentera un deuxième exposé qui s'intéressera plus particulièrement à la Marine.

    Pays historiquement et culturellement orienté vers la terre et le continent européen, la France a pendant longtemps tourné le dos au “grand large”. Les opportunités historiques d’ouverture maritime n’ont pourtant pas manqué, et toutes les périodes qui virent notre pays s’intéresser à la mer, furent incontestablement des périodes de rayonnement politique et culturel. L’importance de nos frontières terrestres - qui furent durant des siècles des frontières militaires -, le conflit séculaire avec la Maison de Habsbourg, expliquent, entre autres, la tendance lourde d’une stratégie nationale tournée essentiellement vers le continent européen. Cette orientation a donné une importance traditionnelle à l’Armée de Terre comme elle a trop souvent fait négliger l’instrument de la maîtrise des mers: la Marine.

    De nos jours, dans un contexte de globalisation planétaire sans précédent des échanges mais aussi des menaces, dans un contexte de multiplication des OPEX, l’intérêt d’une Marine puissante ne semble plus remis en cause. Pourtant, les enjeux maritimes comme le prix à sacrifier à la construction et à l’entretien d’une marine océanique moderne – qui plus est sur laquelle repose l’essentiel de notre dissuasion nucléaire -, ne paraissent pas toujours bien compris dans l’opinion publique. Cette perception abstraite et incomplète de ce que doit être l’outil naval d’un pays aspirant pourtant à la puissance mondiale, se trouve alimentée jusque dans nos forces armées où les rivalités entre l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air et la Marine sont exacerbées dans une période de tensions budgétaires.

    C’est à la croisée de la perspective historique et des enjeux maritimes actuels que M. Nghia NGUYEN expliquera les spécificités de l’arme navale. Des spécificités qui, bien plus que celles rencontrées dans les deux autres armées, font qu’une marine ne peut exister sans une intégration économique et culturelle forte au sein de la société.

Conférence organisée par la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville
Maison des Quincarnelles - 14.30
Entrée libre

(1) “La Défense de la France aujourd’hui”.
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 06:48
65e ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT ALLIÉ EN NORMANDIE

 
"Nous vous devons notre Liberté."
Président Nicolas SARKOZY à Colleville-sur-Mer le samedi 6 juin 2009
Cimetière de Colleville/Saint-Laurent-sur-Mer le vendredi 5 juin 2009 (source: Le Figaro)

EN HOMMAGE AUX MILLIERS DE SOLDATS ALLIÉS TOMBÉS CE MARDI 6 JUIN 1944 POUR LA LIBÉRATION DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE OCCIDENTALE

Soldats américains en visite sur une des plages du débarquement le vendredi 5 juin 2009 (source: Le Figaro)

Preuve que l’évènement, du haut de son 65e anniversaire, est encore loin d’avoir tari la plume des historiens, voici le livre d’Antony BEEVOR, “D-Day et la bataille de Normandie.” Il ne faut pas se laisser impressionner par le volume de l’ouvrage qui, en fait, se laisse dévorer tant est-il écrit de manière vivante, selon les règles d’une “historical narrative” britannique capable de s’arrêter sur des anecdotes sans pour autant sacrifier une supervision explicative à un fait historique de grande ampleur. Approfondissant le dépouillement des archives de la période, notamment des enregistrements originaux, Antony BEEVOR ne décrit pas seulement l’épisode du débarquement allié en Normandie, tant il est vrai que l’opération Overlord résume dorénavant la victoire à l’Ouest dans les manuels d’Histoire. De manière plus originale, l’auteur prolonge son analyse avec la terrible bataille de Normandie qui succéda à l’opération amphibie du mardi 6 juin 1944. Il montre, surtout, que cette féroce bataille de trois mois était - comme le débarquement en lui-même - loin d’être gagnée d’avance pour les Alliés. Qu’une défaite de ces derniers en Normandie auraient eu des conséquences catastrophiques pour le cours du conflit en Europe occidentale.


BEEVOR (Antony), D-Day et la bataille de Normandie, Calmann-Lévy, 2009, 638 p.

Si l’écrasante supériorité matérielle des Alliés anglo-saxons – plus particulièrement leur supériorité aérienne – finit par faire pencher la balance en leur faveur, les Allemands se battirent admirablement (1), et les erreurs commises par l’État-major allié furent nombreuses. Surtout, l’historien britannique fait une place, inhabituelle dans ce type de récit, aux souffrances endurées par la population française. Des milliers de civils périrent sous le “carpet bombing” des anglo-saxons, chose que de nos jours, moins d’un siècle après cette bataille, nous ne pouvons plus saisir.

(1) Cf. Le récit de la célèbre bataille de Villers-Bocage où, le 13 juin, le SS Obersturmführer Michael Wittman et sa compagnie de chars Tigre bloquent et repoussent à eux seuls toute une division blindée britannique, pp. 206-227.

Pour lire l'article précédemment consacré à l'événement, cliquer sur la mitraillette Thompson

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 09:23

L'AMITIÉ FRANCO-AMÉRICAINE


   
    La promesse fut bien tenue en ce mardi 26 mai 2009, jour de la rencontre musicale militaire franco-américaine à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Bois Belleau (lire mon article précédent). Dans l’enceinte du château de Vincennes, entre le Pavillon du Roi (Service Historique de l’Armée de Terre) et le Pavillon de la Reine (Service Historique de la Marine), ce fut de 18.30 à 20.45 un véritable festival de couleurs, de notes, de chorégraphies à pied et à cheval; une rencontre prestigieuse entre des formations musicales militaires de cultures et de traditions différentes.


    Dès le début de l’après-midi, les acteurs étaient déjà en place, répétant de manière incessante leurs mouvements sur leurs divers emplacements. Rien ne s’improvise et cet entraînement - qui montrait déjà le professionnalisme et la rigueur de musiciens devant à la fois maîtriser le mouvement et la manoeuvre en plus de leur art - était en soi un spectacle à part entière.

Répétition à 16.00. Les musiciens de la Musique principale de l'Armée de Terre passent devant les US Marines du Silent drill platoon à l'échauffement

    Le spectacle commença à l’heure prévue avec l’arrivée des autorités franco-américaines. Il était alors déjà trop tard à ce moment pour trouver une place suffisamment dégagée, qui permettait de voir l’ensemble de la scène… Une double garde au drapeau franco-américaine, en uniformes de la Première Guerre mondiale, ouvrit la manifestation après un défilé dans les rues de Vincennes.

Vitrine de la Marine nationale, le Bagad de Lann-Bihoué fut particulièrement remarqué et apprécié du public
   
    Dans un pays où la culture militaire se cache parce que la société l’a trop longtemps rejetée, où la musique militaire est méprisée car réduite à tort à une grossière harmonie de fanfare, cette rencontre musicale est venue apporter un cinglant démenti. Si la Fanfare à cheval de la Garde républicaine et le Bagad de Lann-Bihoué interprétèrent - du fait de leur spécificité  protocolaire pour l'une, régionale pour le second - une musique militaire au sens classique, le répertoire de la Musique principale de l’Armée de Terre fut, lui, impressionnant. Du “Boléro” de Maurice Ravel à “Alexandrie, Alexandra” de Claude François, la variété des interprétations et la richesse de leurs variations furent littéralement étourdissantes, d’autant plus que les morceaux furent enchaînés en continu dans un mouvement permanent des musiciens.


La Musique principale de l'Armée de Terre devant le Pavillon de la Reine exécuta un enchaînement de musiques avec maîtrise et talent

Fidèle à sa tradition protocolaire, la Fanfare de la Garde républicaine
   
    La musique militaire est elle aussi en pleine évolution, et nos concitoyens peuvent d'ores et déjà s’en faire une idée lors des défilés du 14 juillet. Elle est désormais plus légère, la mélodie l’emportant avec des changements de rythmes et de registres qui peuvent être spectaculaires. La musique militaire française suit donc une évolution que l’on retrouve depuis longtemps chez les Anglo-saxons où des interprétations de chansons des Beatles ou d’opéras de Mozart existent depuis longtemps. Les tambours de la Musique principale de l’Armée de Terre jouèrent ainsi une partition de percussion désolidarisée de l’ensemble de la musique à l’image du “Drums and bugles display” britannique (sans les clairons cependant).


Le Drum and Bugle Corps de l'USMC
   
    Les Américains ajoutèrent à ce spectacle haut en notes et en couleurs leur touche inimitable. Avec leurs vestes rouges et leurs pantalons blancs, tranchant sur le vert des pelouses, les musiciens du Drum and Bugle Corps des US Marines ouvrirent la manifestation musicale sur un enchaînement très “jazzy”, dont la décontraction n’enleva rien à l’esprit de la parade militaire. Moments particulièrement forts, deux marches militaires américaines célèbres dans le monde entier: le “Stars and stripes forever” et le "Semper fidelis" (1) de
John Philip Sousa qui clôtura la rencontre musicale après l’interprétation des deux hymnes nationaux.

Le Silent drill platoon sur le point de commencer son spectacle
   
    Le clou du spectacle fut incontestablement la magnifique prestation du Silent drill platoon. 24 US Marines rompus au maniement du fusil M1 Garand avec sa baïonnette (5 kg à bout de poignet), symbolisèrent à travers leur chorégraphie l’esprit de corps du Corps des Marines des États-Unis. Frappes sèches des mains sur les cuisses et sur les fûts en bois des fusils, claquements des culasses, cliquetis des pièces métalliques des armes, chocs des crosses sur les pavés, résonnèrent dans la cour du Château de Vincennes pendant près de vingt minutes. Véritable “drill” au sens plein du terme, l’exercice, répété des centaines de fois, se termina par une “inspection” des armes qui fit virevolter les fusils dans les airs avec une précision et une coordination spectaculaire.


Le Silent drill platoon en action
   
    Souhaitons que de telles manifestations se répèteront, voire se multiplieront à l’avenir. La présence de foules et le tonnerre d’applaudissements qu’elles provoquent à chaque fois, montrent que le lien entre l’Armée et sa Nation existe encore, et qu’il suffirait de leur donner un certain retentissement pour commencer à changer les regards sur l’institution militaire et sa finalité. Ces manifestations sont aussi une autre façon de faire vivre l’alliance historique avec nos Amis américains. Une alliance historique mais aussi de fait, car derrière ces uniformes rouges, noirs et bleus, ces “sabres et trompettes”, ce sont aussi d’autres soldats qui se battent et meurent dans le monde pour prix de notre sécurité et de notre liberté.

(1) "Semper fidelis" est la marche officielle du United States Marine Corps. Pour l'écouter, voir en bas de page.

Fin du spectacle et manifestation finale avec l'ensemble des formations rassemblées dans la cour du château. Les hymnes nationaux vont être interprétés devant les autorités
Pour accéder à l'album photo de la rencontre, cliquer sur le fusil M1 Garand


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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 08:25
LE BOFOR NUTATING SHELL (BONUS) OU OBUS ANTI-CHAR A EFFET DIRIGÉ (ACED)

Voir la vidéo de l'Armée de Terre
   
    Après avoir mis en service une pièce d’artillerie particulièrement réussie, le CAESAR, l’Armée de Terre développe une panoplie de munitions adaptées à différents objectifs. Parmi celles-ci, figure la munition anti-char “intelligente” BONUS (Bofors Nutating Shell), appelée également obus ACED (Anti-Char à Effet Dirigé) de 155 mm, testé ce mois-ci dans les champs de tir de Canjuers (non loin de Draguignan).

    L’obus BONUS est le résultat réussi d’un programme de recherche franco-suédois. Il s’agit d’une munition cargo emportant deux charges qui se désolidarisent du corps de l’obus après le tir, et vont aller frapper deux cibles blindées par le toit avec une précision métrique redoutable. Lors du tir réalisé à Canjuers par la Section Technique de l’Armée de Terre (STAT), 7 cibles sur 9 ont été atteintes ce qui est un succès. Le BONUS est capable de frapper simultanément deux blindés en mouvement avec précision dans un rayon de 150 m, car ses deux munitions emportent chacune un détecteur infrarouge multibandes, qui repère la trace thermique de l’engin blindé au sol.


    Les munitions cargos existent depuis plusieurs années. Leur concept remonte à la Guerre froide, durant laquelle les armées occidentales se préparaient à affronter le déferlement des blindés du Pacte de Varsovie. Cependant ces munitions, larguées et dispersées par avion, étaient destinées à saturer de larges zones, là où le BONUS frapperait avec précision. Avec le BONUS, l’innovation véritable demeure l’embarquement d’une optronique sophistiquée dans une munition d’artillerie.

    L’avantage tactique à disposer d’une telle munition apparaît rapidement. Le BONUS permettrait la destruction à une distance de 15 km de 30% de l’objectif avec une très forte probabilité de réussite dès la première salve. Ce qui représenterait un taux d’attrition de l’unité ennemie visée très important. Ces objectifs de tir ont pu être définis comme: une batterie d’artillerie ennemie ou une compagnie de chars à l’arrêt touchée avec moins de 12 obus BONUS seulement; la même compagnie blindée en mouvement avec moins de 20 BONUS; un escadron (ensemble de compagnies) blindé en mouvement avec moins de 24 BONUS…


    D’aucuns diraient que ce type de munitions est complètement décalé eu égard aux guerres d’aujourd’hui, et que les Talibans n’ont pas de blindés… Certes, le BONUS peut-il aussi frapper des positions d’artillerie, mais d’un point de vue plus général il serait dangereux pour nos forces armées “d’oublier” des types de conflits qui, sur l’heure, peuvent sembler s’éloigner, mais restent toujours présents sur le spectre des guerres possibles. L’une des grandes caractéristiques des guerres actuelles, c’est qu’elles sont aussi urbaines, et les chars de combat y ont trouvé – pour peu qu’ils soient protégés par de l’infanterie rapprochée – une nouvelle doctrine d’emploi. Si dans les déserts afghans, le BONUS ne serait pas employé au mieux de ses capacités, dans des combats tels qu’ils se sont déroulés récemment en Tchétchénie, en Géorgie ou au Moyen-Orient, il trouverait sans aucun doute son plein emploi.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 14:50
Xe UNIVERSITÉ D'ÉTÉ "ENSEIGNER LA SHOAH"
     Le Mémorial de la Shoah à Paris

    Du dimanche 5 au vendredi 10 juillet, le Mémorial de la Shoah - en partenariat avec l'Association des Professeurs d'Histoire et Géographie (APHG) - organise la Xe édition de son université d'été consacré à l'enseignement de la Shoah. Cette rencontre, très riche et particulièrement bien organisée, s'adresse aux enseignants du primaire et du secondaire (documentalistes inclus) dans la limite des 55 places proposées pour toute la France. Le coût est de 75 € et comprend les petits-déjeuners, les repas dans les restaurants du quartier du Marais, les sorties et visites en musées (notamment les lieux où se situait le camp de Drancy), ainsi que les conférences. Inutile de dire que le programme sera dense, et particulièrement adapté aux enseignants qui seront, par ailleurs, invités à croiser leur expérience pédagogique sur l'un des cours les plus difficiles à construire et à conduire.

Ce chaudron de bronze - situé dans la cour du Mémorial - porte les noms des lieux où les communautés juives d'Europe furent assassinées de 1941 à 1944

Mur sur lequel sont gravés les noms des quelques 75 000 Français de confession juive qui furent assassinés par les nazis
   
    Des conférenciers, particulièrement prestigieux, parmi lesquels nous pouvons citer entre autres Edouard HUSSON, Claude BIRMAN, Marcello PEZZETTI, Henry ROUSSO, Serge KLARSFELD... se réuniront autour du même noyau qui d'année en année poursuit ce patient travail de réflexion et de sensibilisation: Georges BENSOUSSAN, Philippe BOUKARA, Joël KOTEK et Iannis RODER. Ces historiens sont aussi des amis, et notre blog les saluera au passage.

    Évènement d'une grande richesse, l'Université d'été du Mémorial de la Shoah permet de finir l'année scolaire sur un moment de réflexion et de partage exceptionnel. Beaucoup d'enseignants, retournant en province ou partant en vacances, s'avouent impressionnés par la qualité des interventions et restent en contact par la suite. Ces universités d'été se prolongent l'année suivante par un deuxième volet consistant en l'organisation d'un voyage d'une semaine en Pologne sur les lieux mêmes de l'extermination.

VIIe Université d'été (juillet 2006) rassemblée sur le site du camp de concentration et de transit de Drancy
   
    Par son extension géographique, sa durée, son caractère administratif et industriel systématique, le nombre des victimes également, la destruction des communautés juives d'Europe constitue le plus grand génocide de l'Histoire contemporaine dont l'unicité ne peut être niée. Cette unicité ne doit, cependant, pas servir à opposer les génocides entre eux mais, bien au contraire, elle doit servir à les éclairer mutuellement tout en ne perdant pas de vue leur spécificité. Depuis plusieurs années, le Mémorial de la Shoah s'est engagé dans cette voie pédagogique courageuse, dépassant le sort des seules victimes juives en s'intéressant particulièrement aux Arméniens et aux Rwandais. Les enseignants trouveront dans l'enceinte du Mémorial, une médiathèque et une librairie particulièrement riches sur ces questions.

    N'en déplaise aux DIEUDONNÉ et autres Jean-Marie LE PEN - qui pour l'un hiérarchise de manière inepte deux souffrances qui ne se sont historiquement pas rencontrées (l'esclavage des Noirs et la Shoah), et pour l'autre fait de la Solution finale un "détail" de l'Histoire (1) -, le meurtre de masse de 1941 à 1943 continuera à hanter la conscience humaine parce qu'il ne peut justement être réduit à la seule Histoire. Bien plus qu'un crime contre le peuple juif, le meurtre de masse a, d'abord et avant tout, été un crime contre l'Humanité. C'est ce que l'équipe, réunie autour de Georges BENSOUSSAN, explique de manière magistrale et inlassable au fil des ans.

    Lorsque la Liberté n'est plus et que le totalitarisme s'abat sur l'Être humain, l'Histoire nous montre - à travers la Shoah - jusqu'où peut aller la négation de l'Homme par l'Homme. La Liberté - qui ne signifie en aucun cas l'absence de limites qu'elles soient matérielles ou morales bien au contraire - a cependant un prix. C'est la vertu de cette douloureuse leçon chargées de tant de morts, mais qui n'a jamais été autant interrogatrice à l'endroit de la vie et de l'avenir de l'Humanité, que d'être si bien située à la confluence de l'Histoire, de la Philosophie et - n'ayons pas peur de le dire - de la Spiritualité. La Shoah interroge toutes les sciences humaines, et parce que la Liberté a un prix et quelle mérite que l'on se batte pour elle, notre blog ne pouvait pas ignorer le travail de nos amis du Mémorial de la Shoah en cette veille du 70e anniversaire du début de la Deuxième Guerre mondiale.

Photographie n° 119 de L'Album d'Auschwitz. Cette femme et ces quatre enfants sont des Juifs hongrois à leur arrivée au camp de Birkenau au printemps 1944. Ils ne survivront pas
  
    Renseignements pratiques

    Pour s'inscrire à la Xe Université d'été, il faut envoyer au Mémorial de la Shoah 17 rue Geoffroy-l'Asnier 75004 Paris avant le 8 juin 2009:

* Une fiche d'inscription qui peut être compléter sur
le site même du Mémorial
* Une lettre de motivation
* Un chèque de 75 €

    Ne pas hésiter à contacter Patricia DEBICO Tél - 01 53 01 17 54. Fax - 01 53 01 18 04. Courriel - patricia.debico@memorialdelashoah.org

(1) Lire également à ce sujet notre précédent article:
"Révisionnisme, négationnisme et conspirationnisme: les écueils de la pensée".

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 18:26

PAPA PART À LA GUERRE : D'ANNECY A KABOUL, 10 MOIS AVEC LES SOLDATS

        Dimanche 17 mai à partir de 20.40 sur la chaîne M6, l'émission "Zone interdite" diffuse un reportage sur l'engagement des 500 hommes du 27e Bataillon de Chasseurs alpins en Afghanistan. Cet engagement est mis en relation avec l'attente et la vie quotidienne des familles des soldats en France.
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