16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 08:53
JOURNEE D’ENSEIGNEMENT DE LA DEFENSE DU JEUDI 14 MAI 2009 : "DROIT INTERNATIONAL ET CONFLITS CONTEMPORAINS"
Le jeudi 14 mai 2009, de 9.00 à 18.00, se tenait au Fort Neuf de Vincennes la journée d’enseignement de la Défense du trinôme académique de Créteil. Cette journée de formation dont le sujet était « Droit international et conflits contemporains » clôturait une année scolaire riche en projets et en réflexion. Autour de l’IA-IPR Anne-Marie HARZARD-TOURILLON étaient rassemblés plusieurs dizaines d’enseignants – relais Défense ou leur remplaçant - dont beaucoup se connaissaient déjà.

Général de Corps d'Armée Bruno DARY
   
C’est le Général Bruno DARY, Gouverneur militaire de la Place de Paris qui, le premier, prit la parole ouvrant cette journée d’enseignement, et y introduisant son thème d’étude. La Défense du pays nécessite une longue durée pour s’élaborer. Au cours de ce temps long, elle subit pour le meilleur comme pour le pire les aléas liés aux décisions prises par le pouvoir exécutif, lui-même contraint par les décisions du pouvoir législatif. Illustrant cette idée, le Général DARY prit l’exemple de la fabrication des systèmes d’armes actuels dont le coût est extrêmement élevé, de leur conception à leur fabrication. D’où la tendance lourde au « rétrofittage » - c’est-à-dire la modification, l’amélioration voire la refonte du matériel existant, afin d’en prolonger la durée d’utilisation. Ces matériels vieillissent, cependant, et leur remplacement reste toujours soumis aux conjonctures budgétaires.

Cela pose un problème, poursuivit-il, dans un contexte où le phénomène guerrier connaît, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et surtout la fin de la Guerre froide, des mutations majeures. Prenant l’exemple de Georges Clemenceau qui disait, en 1917, « je fais la guerre ! », le Général DARY expliqua que ce type de conflit - qui voyait l’organisation de l’ensemble de la société toute tendue vers la victoire militaire finale - n’existait plus de nos jours. La guerre totale est, de nos jours, remplacée par « un temps de crises » où se mêlent de manière diffuse et sur une toute autre intensité les aspects militaires aux aspects sociaux, économiques et culturels.

Dans ce contexte contemporain, le Général termina son discours d’ouverture en insistant sur les principes sur lesquels la France faisait reposer son action militaire actuelle à savoir :

1- La légitimité de l’action dans le cadre de l’ONU.


2- L’importance accordée à la sauvegarde de la vie de nos soldats, ce qu’il appelle « le prix du sang ». Pendant la Première Guerre mondiale, la France perdait 10 morts tous les quarts d’heure, et cette proportion se ramenait encore à chaque jour durant la Guerre d’Algérie. Mais la société a changé refusant désormais les pertes humaines. La rupture psychologique et émotionnelle dont les médias amplifient l’écho est caractéristique de notre rapport contemporain à la guerre.
3- La judiciarisation des crises est, désormais, un phénomène incontournable. Elle se traduit par tout un ensemble de questions à l’endroit de la légalité du cadre d’intervention et d’action, les règles d’engagement et de comportement, la prise en compte de la législation du pays où l’on intervient, la prise en compte également du droit international des conflits. Le commandement doit prendre en compte cette très grande complexité du droit contemporain, dont l’environnement doit être compris par les soldats français sans pour autant freiner leur action…

À l’issue de cette ouverture se sont succédées plusieurs conférences de haut vol dont nous rappelerons brièvement les sujets à commencer par l’exposé du Colonel Jean-Armel HUBAULT,Saint-Cyr et fantassin de formation, ayant commandé au sein de la Légion étrangère, le Colonel HUBAULT présenta son service et son travail autour du rôle de la Géographie dans les conflits modernes.

Alain GASCON, Enseignant à l’Institut géopolitique de l’Université de Paris VIII et chargé de cours à l’INALCO, intervint sur la question de l’eau et des tensions qu’elle pouvait faire naître entre les peuples depuis des siècles. Son exposé développa plus particulièrement le cas du Nil,

Contre-amiral Olivier LAJOUS
   
Pascale TRIMBACH-ROGNON, Sous-directrice de la Division des Traités du Ministère des Affaires étrangères, et le Contre-amiral Olivier LAJOUS, Conseiller militaire du Secrétaire d’État à l’Outre-mer Yves JÉGO, ont mis dans une perspective historique la montée du droit des conflits et du droit international. Ils soulevèrent la question des nouvelles menaces (piraterie, narco-trafic…), et des évolutions nécessaires qu’elles imposaient désormais au droit international. L’Amiral LAJOUS, ardent défenseur de la nécessité d’encadrer juridiquement les conflits armés, appuya son exposé sur l’exemple du droit de la mer plus que jamais d’actualité dans la mondialisation actuelle des échanges, des des menaces et des tensions.

Général de Division Vincent DESPORTES
   
Le Général Vincent DESPORTES, particulièrement connu dans les milieux militaires pour ses travaux relatifs sur la doctrine, actuel Commandant du CID, fit une conférence sur « Les guerres comme elle se font », dans laquelle il expliqua les mutations majeures des conflits, de la Guerre froide à nos jours. Prenant en exemple (ou contre-exemple…) les guerres en Irak et en Afghanistan, il présenta une modélisation d’un conflit type actuel articulée autour de trois étapes fondamentales : l’intervention, la stabilisation et la normalisation. Dans ce modèle, gagner la bataille ne signifie plus gagner la guerre, et la ligne d’action militaire – importante au début de l’engagement lors de la phase d’intervention – doit très rapidement laisser la place à d’autres lignes d’action, celles-ci politique, économique, et humanitaire.

Pour finir, le Professeur Jean-Paul PANCRATIO, enseignant le droit international à l’Université de Poitiers, analysa les interactions entre le Droit et la Stratégie d’une part, et entre la Diplomatie et la Défense d’autre part. Son exposé, nourri de nombreux exemples historiques, montra à travers plusieurs exemples - l’arms control, les conventions d’interdiction d’emploi de certaines armes, le trafic d’armes, la piraterie… - les tentatives souvent imparfaites - mais cependant nécessaires et existantes - de construction d’un droit international.

Cette journée de conférences denses et fort riches illustre l’effort actuellement réalisé en direction du monde enseignant sur les questions de Défense. Aux professeurs relais Défense de s’en inspirer afin d’éclairer leur action dans leur établissement respectif.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 19:55
MICHEL GOYA OBTIENT UNE CHAIRE À SAINT-CYR – BLOG SECRET DÉFENSE DU LUNDI 11 MAI 2009


    Le Lieutenant-colonel Michel GOYA,* docteur en histoire et l'une des têtes pensantes de l'État-major des armées, va prendre la présidence d'une chaire créée pour lui au Centre de recherche des Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Cette chaire, dont la création sera annoncée demain lors d'un colloque international sur "la guerre irrégulière", sera consacrée à "l'action terrestre". Ses thèmes de recherche seront "l'homme au combat, le commandement, l'innovation tactique et la guerre actuelle au travers des conflits étrangers". Michel GOYA, issu du corps des sous-officiers, passé par l'Ecole militaire interarmes, est l'auteur de deux livres remarqués : "la chair et l'acier" (Tallandier 2004) et "Irak, les armées du chaos" (Economica, 2008)**.

    Le Centre de recherche des Ecoles de Coetquidan (CREC) est organisé autour de trois pôles : éthique et déontologie, sécurité européenne, action globale et forces terrestres. La nouvelle chaire sera rattachée à ce dernier pôle.

Jean-Dominique MERCHET

* Les liens ont été ajoutés par l'Enseignant Défense.
** À consulter également le site WorldWarTour.com qui redécouvre l'Histoire militaire à travers la visite des champs de bataille européens.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 08:13
DU SOUVENIR À L'ENGAGEMENT: LE LIEN ARMÉE-NATION AU LYCÉE GALILÉE

   
    L’hommage au sacrifice pour la liberté

    Il y a 64 ans, se terminait le conflit le plus dévastateur et le plus meurtrier de toute l’Histoire européenne. Au-delà des aspects spectaculaires et directement visibles de la guerre, cependant, c’est le visage même du monde et de nos vieilles nations européennes qui a été transformé. Encore de nos jours - et alors que l’événement se fond désormais dans les pages “jaunies” des manuels d’Histoire -, les répercussions géopolitiques, idéologiques, juridiques, technologiques et morales de la Deuxième Guerre mondiale sont encore bien présentes.

    Le rapport à la guerre et à la nation, pour ne prendre que ces exemples, a été ainsi complètement et durablement transformé par cette guerre qui, plus que la Grande Guerre, fut l’archétype de la guerre totale. Alors que les nations européennes se caractérisèrent durant des siècles par leur agressivité guerrière, elles refusent désormais – à partir de 1945 – l’idée même de la guerre fut-elle JUSTE. Que la Bundeswehr n’ait plus rien à voir avec la Wehrmacht d’Hitler est, évidemment, une très bonne chose. Qu'elle soit coupée des réalités opérationnelles depuis 1945 – nonobstant le timide et récent engagement afghan -, qu'elle soit inhibée du fait de son Histoire, partant incapable de défendre une Europe démocratique et enfin apaisée n’est, en revanche, pas un signe de bonne santé morale. Cela est préoccupant pour le temps présent comme pour l’avenir.

    Sans atteindre le même degré d’inhibition, l’Armée française est, elle aussi, emprisonnée dans une culture sociétale qui l'a fait trop souvent douter d’elle-même et de ses missions. Considérée comme une variable d’ajustement budgétaire “naturelle” et systématique, a fortiori en période de crise économique, négligée par une société qui ne comprend pas fondamentalement les enjeux sécuritaires mondiaux, elle glisse dans la schizophrénie. Le lien entre l’Armée et sa Nation d’aujourd’hui ne peut mieux être illustré par l’exemple allemand et français, mais c’est un lien malheureusement tourmenté, qui conduit à la paralysie des meilleurs efforts, reflet de sociétés qui ne s’aiment plus aurait dit le Préfet Michel GUILLOT.

    Toujours est-il qu’en ce jour de recueillement, il nous est interdit de baisser les bras. Alors que le Président Nicolas SARKOZY s’apprête à rendre hommage aux troupes françaises ayant débarqué en Provence (opération Dragoon) - et à notre belle Marine par la même occasion; un événement suffisamment rare en France pour être souligné -, notre blog exprimera une pensée particulièrement forte à l’endroit des millions d’hommes et de femmes qui ont donné leur vie pour prix de la lutte contre le nazisme, et pour notre liberté actuelle. Si ce terrible sacrifice a encore un sens pour nous, le 8 mai 1945 qui vit la capitulation sans condition des forces allemandes, garde alors, encore de nos jours, une valeur exceptionnelle.

Accueil par la Proviseure, Madame SALLES, du Préfet de Seine-et-Marne Michel GUILLOT au Lycée Galilée. Cliquer sur la photographie pour accéder à l'album photographique de la manifestation du 7 mai

    La JNR 2009

    Le Lycée Galilée de Combs-la-Ville a, ainsi, voulu commémorer cette victoire de manière forte, et il y est parvenu. La capitulation allemande sur le front Ouest ayant eu lieu à Reims le 7 mai 1945 - avant d’être signée à nouveau le lendemain à Berlin -, le jeudi 7 mai 2009 nous donna l’occasion de célébrer l’événement à travers la Journée Nationale du Réserviste (1). Si la présence initialement prévue du Général Bruno DARY, Gouverneur militaire de Paris, a finalement été annulée, le Lieutenant-colonel FRANCOIS, commandant la Délégation Militaire Départementale de Seine-et-Marne, et une importante délégation d’officiers de réserve, ont été accueillis par notre établissement scolaire comme cela avait été prévu.

Officiers réservistes au Lycée Galilée. À gauche de Madame Luce LARCADE, Conservatrice du musée de la Maison du Combattant et du Citoyen, le Lieutenant-colonel FRANCOIS (DMD 77)

    L’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC) était également représenté par son Directeur départemental, M. Dominique BUTTE, qui, au cours d'une brève allocution présenta une belle exposition sur "La Citoyenneté". Prévue pour une journée seulement, cette exposition organisée par l'ONAC a été prolongée d’une semaine à la demande de Madame SALLES, Proviseure du lycée, qui en a tout de suite appréciée la qualité. Elle sera installée dans le Centre de Documentation et d'Information de l'établissement dans les jours prochains.

De gauche à droite: le Capitaine de vaisseau (R) Thierry GAUROY, le Directeur départemental de l'ONAC M. Dominique BUTTE, l'Inspecteur d'Académie M. Jacques MARCHAL

    Père de trois enfants et chef d’entreprise dans le civil, le Capitaine de réserve Alexis CHEVTZOFF présenta un très solide exposé aux élèves de TS 1, TSTG 2 et 1ère ES 1 sur la Réserve opérationnelle. Présentant dans une perspective historique la notion de réserve militaire, il en décrivit l'évolution jusqu'à nos jours. Nos élèves purent à la fois se faire une idée du service militaire sur le temps long, comme ils furent précisément renseignés sur la démarche d’engagement dans la réserve opérationnelle actuelle. L’exposé - entrecoupé de films et visiblement bien rodé par un spécialiste du management ainsi qu’un bon connaisseur des relations humaines - fut relayé par un Adjudant-chef du Centre d’Information et de Recrutement de l’Armée de Terre de Melun (CIRAT), qui présenta, à son tour, la spécificité du métier militaire ainsi que la procédure d’engagement pour celles et ceux qui seraient éventuellement intéressés par une carrière, cette fois, dans l’Armée d’active.

    Très remarquée également, l'intervention du Capitaine de vaisseau (R) Thierry GAUROY, sur la valeur de l’engagement dans les Réserves opérationnelle et citoyenne, avant l’arrivée du Député Maire de Combs-la-Ville, M. Guy GEOFFROY, suivi quelques minutes plus tard de l’Inspecteur d’Académie, M. Jacques MARCHAL, et du Préfet de Seine-et-Marne, M. Michel GUILLOT.

Allocution du Député Maire de Combs-la-Ville, M. Guy GEOFFROY

    Les discours de Guy GEOFFROY et de Michel GUILLOT furent de véritables messages d’Éducation civique directement adressées au public lycéen présent. Toujours aussi vif, dynamique et précis, parlant sans notes devant son auditoire comme à son habitude, le Député Maire de Combs-la-Ville insista sur l’idée du renouvellement immuable des générations, celui-ci portant naturellement en lui – mais pas forcément consciemment - l’importance du Souvenir.

Allocution du Préfet de Seine-et-Marne, M. Michel GUILLOT
   
    Dans des mots aussi simples que forts, le Préfet GUILLOT - dont l’un des fils est militaire, et sert actuellement en Afghanistan – exprima l’idée qu’une société ne pouvait pas évoluer si elle ne s’aimait pas. Il rappela ainsi que la République c’est avant tout la volonté de construire quelque chose en commun, des valeurs suffisamment solides pour que tous s’y retrouvent au-delà des opinions privées.

Illustration du lien entre l'Armée et sa Nation au Lycée Galilée: le camion d'exposition et d'information sur les carrières dans l'Armée de Terre à l'entrée de l'établissement scolaire

Pendant que les personnalités officielles s’exprimaient, l’Adjudant LAROCHE du CIRAT de Melun, à bord de son véhicule d’exposition, recevait à l’entrée du lycée d’autres élèves en quête d’information diverses sur l’Armée de Terre: un métier, 400 spécialités

    L’Enseignant Défense remercie, donc, toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible un tel moment. Le temps d’une après-midi, le Lycée Galilée fut pleinement l’École de la République, rassemblant à la fois l’Armée d’active et celle de réserve au sein de la communauté scolaire. Cet instant fut aussi un trait d’union intergénérationel dédié au souvenir du 8 mai 1945, dans le soucis permanent d’expliquer le présent aux élèves à travers des discours résolument tournés vers l’avenir. Une chose impensable dans notre lycée quelques années auparavant. Rompant avec la frilosité, le Lycée Galilée affirme, enfin, une nouvelle dimension faite à la fois d’excellence scolaire et de fierté nationale.

Madame Marie-Martine SALLES, Proviseure du Lycée Galilée
   
    Nous n’aurions pu terminer ce propos sans adresser également une attention particulière ainsi que de très vifs remerciements à Madame la Proviseure Marie-Martine SALLES qui, par son ouverture d’esprit, son écoute, et sa compréhension étendue des enjeux, a grandement facilité notre action. Notre blog dira aussi, en ce 8 mai, sa fierté de sa Proviseure et de son nouveau Lycée.

(1) Lire à ce sujet l'article de Delphine CHAYET, "L'Armée veut recruter 20 000 réservistes d'ici à 2015", in Le Figaro du jeudi 7 mai 2009.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:56
LE UNITED STATES MARINE CORPS DÉBARQUE À VINCENNES LE MARDI 26 MAI 2009

   
    Dans un pays qui le dispute au plan des valeurs universelles avec les États-Unis, et dont un certain anti-américanisme viscéral demeure regrettable, la manifestation est suffisamment rare et prestigieuse pour que le blog “Défense et Démocratie” s’en fasse l’écho (1).


    Le mardi 26 mai prochain se tiendra une rencontre musicale franco-américaine de 18.30 à 20.30 au Château de Vincennes (métro Château de Vincennes). La date n’est pas choisie au hasard. Elle correspond au dernier jour de la bataille du Bois Belleau, en 1918, qui eut lieu non loin de la ville de Château-Thierry. Une bataille qui correspondit au premier grand engagement américain de la Première Guerre mondiale en France, et au cours de laquelle la Brigade du US Marine Corps tint en échec l’armée allemande pendant plusieurs semaines. Les US Marines y gagnèrent une réputation de courage et de tenacité, ainsi que le surnom de “Teufelhund” - “chiens de l’enfer” - de la part des Allemands (2).

Engagement du Bois Belleau entre Marines américains et soldats allemands d'après le peintre Georges SCOTT (1873-1943)
   
    Près de 8000 soldats américains tombèrent au cours de cet engagement en terre française. Au même titre que le 6 juin - une guerre mondiale plus tard - le 26 juin est donc un jour de commémoration, mais également un symbole de l’amitié franco-américaine. Pour l’occasion, une rencontre de formations musicales militaires prestigieuses sera organisée dans l’enceinte chargée d’Histoire du Château de Vincennes.

Le Drum and Bugle Corps
   
    Deux unités de parade de l’USMC seront présentes: la fanfare du Corps des Marines ou Drum and Bugle Corps (vestes rouges), et le Silent Drill Platoon (vestes noires). Cette dernière unité est une garde d’honneur spécialisée dans une chorégraphie de fusils (avec baïonnettes) d’une précision spectaculaire. Si l’Army, l’Air Force et la Navy disposent chacune d’une unité similaire, celle du corps des Marines est la plus connue dans le monde.



    Aux côtés des US Marines, se trouveront la Musique principale de l’Armée de Terre, la Fanfare à cheval de la Garde républicaine et le Bagad de Lann-Bihoué. 230 musiciens militaires seront présents au total, ce qui promet un spectacle haut en couleurs et en notes! L’Enseignant Défense invite vivement les parents, les élèves, ainsi que nos autres lecteurs, à venir assister à cette manifestation exceptionnelle et prestigieuse de l’amitié franco-américaine, qui est aussi une occasion festive de réaffirmer le lien entre nos forces armées et la nation (3).

Musique principale de l'Armée de Terre

PROGRAMME DE LA MANIFESTATION


17.30 – Défilé des formations militaires dans les rues de Vincennes
18.30 – Concert du Drum and Bugle Corps
19.05 – Concert de la Musique principale de l’Armée de Terre
19.25 – Démonstration du Silent Drill Platoon
19.45 – Concert du Bagad de Lann-Bihoué
20.05 – Concert de la Fanfare à cheval de la Garde républicaine
20.25 – Spectacle final

Fanfare à cheval de la Garde républicaine aux Invalides

(1) Consulter également le site du Service Historique de la Défense.
(2) Écouter le thème de l'USMC - "From the Halls of Montezuma". Écouter la marche de l'USMC - "Semper fidelis".
(3) Le spectacle est entièrement gratuit.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 07:09
JOURNÉE NATIONALE DU RÉSERVISTE 2009

   
Le 8 mai - jour de la commémoration de la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe - est également la Journée Nationale du Réserviste (JNR). Pour l’occasion le Lycée Galilée accueillera la veille, le jeudi 7, Monsieur le Préfet de Seine-et-Marne Michel GUILLOT. Ce dernier sera accompagné de la plus haute autorité militaire régionale et départementale, ainsi que de Monsieur le Député Maire de Combs-la-Ville Guy GEOFFROY.

PROGRAMME DE LA MANIFESTATION

14.30 – Conférence sur le thème “La Réserve opérationnelle et la Réserve citoyenne” par le Général DARY, Officier Général de Zone de Défense (OGZD) et Gouverneur militaire de Paris, et le Colonel FRANCOIS, Commandant la Délégation Militaire Départementale de Seine-et-Marne (DMD 77)

15.45 – Intervention du Capitaine de vaisseau Thierry GAUROY, Président du Comité de coordination des Réservistes de Seine-et-Marne

15.50 – Arrivée de Monsieur le Préfet de Seine-et-Marne et des personnalités officielles

16.30 – Cocktail


Les élèves des classes de Terminale S 2 et de 1ère ES 1 de M. NGUYEN – l’Enseignant relais Défense du Lycée Galilée – ainsi que ceux de la classe de Terminale STG 2 accueilleront l’ensemble de ces personnalités et assisteront aux discours ainsi qu’à la remise d’un DVD par le Préfet.

Seront également présents des personnalités de la Maison du Combattant et du Citoyen dont le Président, le Général (2S) AUZANNEAU et Madame LARCADE, conservatrice du musée de l’association.

Au-delà de ces journées des 7 et 8 mai, l'Enseignant Défense, M. NGUYEN, invite les élèves de Terminale à se renseigner sur les carrières de réservistes dans les Armées de Terre-Air-Mer, voire à rejoindre la Réserve opérationnelle. Le service militaire ayant été suspendu, la réserve peut offrir une expérience militaire inédite d’une soixantaine de jours par an seulement. Le réserviste reste un civil, et continue ses études ou sa carrière professionnelle normalement. À ceux qu’intéresse une éventuelle carrière dans l’active, la réserve peut-être aussi l’occasion de se confronter aux réalités de la vie militaire, et de voir préalablement si cela convient dans la perspective d’un métier futur.

Pour finir, les auteurs du blog tiennent à exprimer tout l’honneur qui leur est fait au travers de la manifestation du 7 mai prochain. Alors que l’Esprit de Défense réinvestit de manière forte et dynamique les établissements scolaires, qu’il est désormais possible d’avouer sa fierté du drapeau et de son Histoire, cette Journée Nationale du Réserviste 2009 marquera la reconnaissance du travail que nous menons depuis plusieurs années au sein du Lycée Galilée.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 15:05
 Le 28 avril 2009, le site de l'association regroupant les anciens élèves de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr a publié un témoignage sur les combats que livrent actuellement nos soldats en Afghanistan. Ce témoignage - dont nous mettons en ligne l’intégralité sur notre site - ne va pas sans nous rappeler l’expérience du Lieutenant-Colonel Michel GOYA, jeune lieutenant luttant contre les snipers à Sarajevo en juillet 1993.

Aujourd’hui, nous mettons en ligne l’expérience du Lieutenant Benoît DE GUILLEBON, Chef de la 1ère section de la 4e compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, encore engagé en Afghanistan à l’heure où nous postons cet article. Benoît DE GUILLEBON est un officier saint-cyrien de la 191e promotion Lieutenant Brunbrouck (2004-2007). Il s’agit donc d’un très jeune chef de section, sorti de l’ESM il y a deux ans. L’officier qui ne doit pas être très éloigné de l’âge de 25 ans se trouve actuellement à la tête d’une section - une trentaine d’hommes environ -, en Kapisa où il fait l’expérience de la guerre. Ses propos comme ceux du Lieutenant GOYA nous montrent, une fois de plus, la complexité d’une situation de combat: le fameux “brouillard de la guerre”. Pourtant, l’officier garde suffisamment de lucidité pour, à la fois, remettre en ordre les événements du 7 mars 2009, et se pencher sur la formation tactique reçue en école militaire.

Servir dans l’Armée, ce n’est pas uniquement avoir des muscles… Il faut aussi être capable de comprendre le terrain et une situation de combat. Celle-ci se caractérise par une grande fluidité, et les capacités de “réaction/anticipation” dont nous parle le Lieutenant DE GUILLEBON sont constamment mises à l’épreuve, recherchant un équilibre permanent entre la théorie apprise dans les amphis de Coëtquidan et l’expérience du terrain. Le jeune chef de section nous décrit la guerre comme une science dont la MRT (Méthode de Raisonnement Tactique) est, à son niveau, ni plus ni moins qu’une méthode expérimentale confrontée en permanence à la réalité d’un combat mouvant et changeant. Donner un sens à sa formation, relier celle-ci à la pratique afin de la faire évoluer, empêcher toute sclérose intellectuelle qui ne pourrait conduire qu’à des désastres futurs, voilà d'autres enjeux auxquels nos militaires sont également confrontés à la lumière de l’engagement afghan (1).

Soldats français du 27e BCA héliportés par un CH 47 Chinook américain en Afghanistan le 1er février 2009 (source - Le Figaro)

(1) À ceux qui s’intéressent aux questions touchant à l’élaboration de la doctrine militaire, je renvoie aux travaux du Lieutenant-Colonel GOYA, qui, à l’heure actuelle, conduit un séminaire en Sorbonne sur le sujet. À lire: son livre, “La chair et l’acier”, dont le propos sur la Première Guerre mondiale reste étonnamment moderne sur la manière dont se construit une doctrine ainsi que les difficultés de son appropriation.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 07:47
UNE HISTOIRE VIVANTE
DES ASSOCIATIONS DE PASSIONNÉS

   
À l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945, la Maison du Combattant et du Citoyen, avec le soutien des associations “History and Memory 39-45” et EJM 44, reconstituera un campement militaire de la Deuxième Guerre mondiale à la Clavelière à partir du jeudi 7 mai prochain.

    Des véhicules militaires d’époque seront également exposés sur les parkings de l’Hôtel de Ville et du commissariat de la Police municipale. Les 9 et 10 mai, il sera tout à fait possible de faire un tour à bord de ces engins.

    Le musée de la MCC fera également portes ouvertes du 8 au 10 mai. Venez nombreux, toutes ces visites seront gratuites.


Matériel emblématique de la voiture militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale, 800 000 Jeep Willys furent construites entre 1941 et 1945. Preuve de la robustesse et de la fiabilité de ce véhicule, il n’est pas rare, encore de nos jours, de voir des jeeps en état de marche dans les reconstitutions historiques
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Enseignant Défense Conservatrice Luce Larcade - dans La Maison du Combattant
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 18:14
    Aux élèves de Terminale - mais également à celles et ceux en recherche d'une réorientation - la Défense nationale propose 4782 stages du niveau de la classe de 3e à celui de bac + 2. Un très large éventail de formations est proposé par région et par département. N'hésitez pas à vous rendre sur le lien stages.defense.gouv.fr à consulter également le catalogue des stages armée-jeunesse 2009.

  
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 12:01
L'OTAN A 60 ANS


    L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une organisation à la fois politique et militaire, destinée à l’origine à défendre l’Europe occidentale face à l’Union soviétique. Elle fut créée par le traité de Washington, signé le 4 avril 1949 entre les États-Unis, la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, l’Islande, la Norvège, le Portugal mais aussi le Canada.

    Les multiples vetos soviétiques paralysant le Conseil de Sécurité de l’ONU, la faiblesse militaire des pays européens, la violence des tensions liées à la Guerre froide en Europe (crise de Berlin, coup de Prague), amènent les Européens à s’unir pour se protéger. Le 17 mars 1948, une première alliance militaire est ainsi conclue entre la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, c’est le traité de Bruxelles. Ces cinq pays signataires devaient, l’année suivante, constituer le noyau du traité de Washington. Le traité de Bruxelles a donc préfiguré la naissance de l’OTAN.

    L’événement est de grande portée car il exprime le renoncement des Etats-Unis à une tradition politique d’isolationnisme ; ces derniers acceptant de se lier de manière permanente à des États européens au sein d’une alliance. Par ailleurs, la clé de voûte de l’alliance militaire est l’article V du traité qui prévoit l’entrée en guerre de tous les États membres en cas d’agression d’un des leurs (1).

    Très rapidement, l’organisation s’élargit. En 1952, y entrent la Grèce et la Turquie, suivies par l’Allemagne en 1955 et l’Espagne en 1982. L’évolution la plus spectaculaire fut, cependant, l’entrée rapide dans l’OTAN de pays anciennement communistes au lendemain de la fin de la Guerre froide. Si, pour ces pays, l’adhésion à la Communauté Économique Européenne (CEE) – et par la suite à l’UE - apparaissait comme une garantie de développement économique, l’adhésion à l’OTAN, elle, signifiait une garantie de sécurité. En 1999, la Hongrie, la République Tchèque et la Pologne deviennent membre de l’Alliance atlantique. Mais le 29 mars 2004, ce sont l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie qui, à leur tour, entrent dans l’OTAN. Rappelons que les États baltes étaient, auparavant, d’anciennes républiques soviétiques ! Avec l’entrée  en son sein de l’Albanie et de la Croatie, le 1er avril 2009, l’OTAN compte aujourd’hui 28 États membres.



    La double structure de l’organisation donne la primauté à la structure politique, dont l’organe de décision le plus important est le Conseil de l’Atlantique Nord. La France qui a été l’un des États fondateurs et signataires des traités de Bruxelles et de Washington, est toujours restée présente dans ce Conseil de l’Atlantique Nord. C’est également à Paris que se fixera le siège de l’Organisation atlantique jusqu’en 1966, date à laquelle la France se retire du Commandement militaire intégré. Depuis, le siège politique de l’OTAN est installé à Bruxelles, alors que sa structure militaire (Supreme Headquarters Allied Powers in Europe ou SHAPE) est établie à Mons (Belgique). Désirant préserver l’indépendance militaire de notre pays, au moment où celui-ci se donne une doctrine en matière de dissuasion nucléaire, ayant toujours conçu de la méfiance à l’endroit des États-Unis, le Président Charles de Gaulle décide, en effet, de retirer la France de l’organisation militaire intégrée le 7 mars 1966.

    C’est sur ce retrait que revient très symboliquement aujourd’hui le Président Nicolas Sarkozy à l’occasion du 24e sommet de l’OTAN. Ce sommet qui se tient à la fois à Baden-Baden, Kehl et Strasbourg correspond, également, au 60e anniversaire de l’Alliance atlantique. Cette décision se justifie par les bouleversements mondiaux qui ont vu la Guerre froide s’achever et un nouveau désordre mondial s’imposer, dont la guerre en Afghanistan est un épiphénomène. Engagées dans des opérations sous mandat de l’ONU, nos forces armées le sont également sous mandat de l’OTAN, notamment en Afghanistan. 4e contributeur de l’OTAN en termes financier et humain, connaissant des pertes militaires croissantes en Afghanistan, il était de plus en plus difficile pour notre pays de rester en dehors de la structure militaire intégrée de l’Alliance. En effet, notre absence du Commandement militaire intégré a pour conséquence de nous priver de tout droit de regard dans la définition de missions où, pourtant, nos soldats sont engagés.


Snipers français en Afghanistan
   
    Rompant avec la tradition gaullienne d’indépendance vis-à-vis des États-Unis, notre retour dans le Commandement militaire intégré ne signifie pas pour autant une inféodation à Washington contrairement à ce que laissent entendre certaines critiques aussi bien à gauche qu'à droite. D’abord parce que la France garde son entière indépendance en ce qui concerne sa dissuasion nucléaire. Ensuite, parce que le rapport de force entre les États-Unis et les Européens au sein de l’OTAN est en train de changer. Lors du dernier sommet de l’Alliance à Bucarest (2008), c’est la ligne européenne (dont celle de la France) qui l’a emporté sur la question de l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine, et non la ligne de Washington. C’est la preuve qu’au sein du Conseil de l’Atlantique Nord, sans notre accord les États-Unis ne peuvent imposer leur point de vue. Dans cette veine, Nicolas Sarkozy a affiché son intention de faire évoluer l’OTAN davantage vers une défense européenne, plutôt que vers une gestion de crises à l’échelle régionale ou mondiale, chose normalement dévolue à l’ONU et vers laquelle tendraient les Américains.

    Toujours est-il que ce retour de la France dans la structure militaire intégrée de l’OTAN se réalise sur fond de crise afghane, et que l’OTAN ne pourra pas faire l’économie dans un future proche d’une véritable rénovation doctrinale. À 60 ans, l’Alliance atlantique a, en effet, perdu son adversaire d’origine (l’URSS et le Pacte de Varsovie), et doit désormais justifier des missions de guerre très loin de l’Europe. Derrière cette rénovation, c’est la légitimité de l’organisation qui se pose, ainsi que la capacité des Européens à prendre en main leur propre sécurité collective.

(1) Les États-Unis ont invoqué cet article au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 afin de justifier la guerre contre les Talibans.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 14:49
UN CAPORAL DU 27ème BCA TUÉ EN AFGHANISTAN

ARTICLE REPRIS DANS SECRET DEFENSE DU SAMEDI 14 MARS 2009



    "Un caporal du 27e Bataillon de chasseurs alpins* a été tué ce soir en Afghanistan (18 heures locales, 15 h30 heure française), apprend-t-on auprès de l'État-major des armées. Il s'agit du conducteur d'un VAB dont le véhicule a été touché par une roquette antichar (RPG), après la tombée de la nuit. Depuis ce matin, une opération militaire avait lieu dans la vallée d'Alassaï, dans le district de la Kapissa. Un bataillon de l'armée afghane, soutenu par des éléments français et l'aviation américaine, était engagé contre les insurgés. Une demi-douzaine de soldats afghans ont été blessés, ainsi qu'un autre soldat français. Ce nouveau décès porte à 27 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis 2002 (voir le site de l'Etat-major des armées).

    Voici la liste des unités qui ont perdu des hommes sur ce théâtre : 8e RPIMa (8), 1er RPIMa (4), Commandos-Marine (2), 3e régiment de hussards (2), 2e Régiment étranger d'infanterie (1), 2e REP (1), 17e régiment de génie parachutiste (1), Commando parachutiste de l'air n°10 (1), 1er régiment de chasseurs parachutistes (1), 1er régiment de hussards parachutistes (1), 13e Bataillon de chasseurs alpins (1), 27e bataillon de chasseurs alpins (1), Régiment de Marche du Tchad (1), 35e Régiment d'artillerie parachutiste (1), 3e Régiment du Génie (1).

    Au total, la brigade parachutiste est la plus touchée avec 13 morts, puis le COS (7)."

Jean-Dominique MERCHET

* Le Caporal Nicolas Belda, 23 ans.
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