23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:26

Festival de musique militaire

 

Ce week-end se tient à Tarbes le traditionnel Festival International de Musique Militaire (FIMM) tout en couleurs et en harmonies. Les bénéfices de cette manifestation iront à l'association Terre Fraternité dont la vocation est de venir en aide à nos blessés de guerre et à leurs familles. Aussi riche que méconnu en tant que tel, le répertoire des musiques militaires est pourtant bien plus ancré qu'on ne le pense dans la mémoire collective au-delà des seuls hymnes nationaux, se mêlant aussi bien à des thèmes de musique classique, que de cinéma voire de pop music. Ce festival vient en écho à celui qui s'est tenu au début de ce mois à Moscou où, sur la place Rouge, fanfares russes et françaises ont célébré le bicentenaire de la campagne de Russie de Napoléon (1812-1912).

 

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:15

Les modalités du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) ont été arrêtées pour l'édition 2012-2013 dans le BOEN n° 24 du 14 juin 2012. Ouvert à tous les collèges (1) et lycées publics et privés sous contrat, le CNRD est reconduit annuellement autour d'un thème choisi par un jury national. Cette année, le thème est "Communiquer pour résister" (1940-1945).

 

(1) Au collège, seules les classes du niveau de 3e sont concernées.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:33

 

Aimer l'ArméeVoilà un livre qui se lira très vite, le temps d’un court voyage, moins du fait de sa minceur et de l’étroitesse de ses pages, que du fait de la passion qu’il nous fait d’emblée partager. Le mot « passion », qui s'inscrit d'ailleurs dans le titre, trace bien la démarche de l’auteur (1).

 

Le Général d’armée Henri BENTÉGEAT, né en 1946, a été le Chef d’État-Major des Armées (CEMA) de 2002 à 2006. Ayant eu en charge l’organisation générale des Armées, il a donc exercé la plus haute fonction au sein de l’institution militaire. C’est au terme d’une carrière exceptionnellement riche, avec une vue d’ensemble particulièrement pénétrante du monde militaire, et aussi pour y avoir consacré toute sa vie, que cet officier de haut vol se livre dans ce petit ouvrage.

 

Un petit ouvrage mais un ouvrage qui dit tout, du moins l’essentiel sur l’engagement militaire. L’exercice n’est pas technique nonobstant la compétence du Guerrier. 161 pages n’y suffiraient de toute manière, quand bien même l’auteur illustre t-il son propos de façon concrète et globale à la fois, étant capable de nous faire vivre l’expérience d’un marin à bord d’un bâtiment, d’un pilote d’avion de chasse dans son cockpit, où bien celle d’un simple fantassin. Autant de mondes et de compétences divers, de missions également, que le talent et la hauteur de vue de l’auteur parviennent à ramener autour de quelques idées aussi simples qu’elles sont fortes. Tout ceci est, cependant, décliné autour d’un seul acte: celui d’aimer… Le métier des Armes est ainsi réfléchi à travers treize courts chapitres, dont le point commun est d’aimer une valeur inhérente à la vie de tout soldat qu’il soit sur terre, en mer ou dans les airs. Le texte se présente ainsi:

  • Aimer servir
  • Aimer cette vocation
  • Aimer l’honneur
  • Aimer l’attente
  • Aimer l’effort
  • Aimer le jeu
  • Aimer le cérémonial
  • Aimer la fraternité
  • Aimer la solitude
  • Aimer l’égalité
  • Aimer être nomade
  • Aimer la liberté
  • Aimer la paix et la guerre

Le propos est audacieux, car plus que décrire les grandes caractéristiques de l’engagement militaire, l’auteur nous en délivre les principes et les valeurs cardinales. Il tranche avec l’air du temps, qui mêle avec complaisance la carrière militaire à la mort, la destruction brutale et la haine, oubliant ainsi la belle phrase de Jean de LATTRE de TASSIGNY qui disait que « les raisons de vivre sont autant de raisons de mourir pour sauver ce qui donne un sens à la vie ». Les esprits repus de ces conventions bornées et reçues n’aimeront pas ce livre dès sa couverture, mais ceux qui auront le courage d’y engager la lecture, découvriront une humanité aussi étonnante que profonde. Car Henri BENTÉGEAT, homme de guerre et d’action, est également un homme d’une grande culture littéraire. Ayant profondément vécu le métier de militaire, de Saint-Cyr jusqu'aux plus hauts honneurs républicains en passant par les grands commandements, la poésie lui a été d’un recours manifeste afin de trouver l’équilibre dans les épreuves. D’emblée, c’est avec sensibilité - et servi par une réelle plume littéraire -, que l’officier nous prouve que l’on peut-être homme de guerre tout en étant en paix avec soi-même.

 

On l’aura compris, avec Henri BENTÉGEAT, s’engager sous l’uniforme, quels que soient la trajectoire des carrières, les fonctions exercées, les niveaux de culture et de conscience, c'est avant tout une affaire de Vocation. On ne pourra mieux comprendre le sens profond de ce mot au fil des pages, la transcendance qui lui est consubstantielle, comme l’on voudrait que cette vocation puisse aussi exister pour d’autres métiers, à commencer pour celui de Professeur. Si les enseignants ont leur noblesse, il ne leur sera cependant jamais demandé de sacrifier physiquement leur existence pour la mission, au même titre que les autres serviteurs de l’État, à l’exception des policiers et des pompiers. Comme les soldats, ceux-là ont « un statut particulier dans la multitude de ceux qui servent. »

 

À la lecture du Général BENTÉGEAT, on ne pourra s’empêcher de penser à un autre ouvrage, celui du Général Éric BONNEMAISON - Toi ce futur officier (2012) -, qui ne s’adressait cependant qu’à des étudiants futurs officiers. Henri BENTÉGEAT, lui, parle à l’ensemble de la Nation et lui dit ce qu’elle doit à ses soldats pour peu qu’elle comprenne la transcendance de leur engagement. Un livre remarquable, donc, qui se lira avec le cœur et l’âme.

 

(1) (Henri) BENTÉGEAT, Aimer l’Armée. Une passion à partager, Paris, Éditions Du Mesnil, 2012, 162 p.

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 04:36

LE DÉBARQUEMENT D'INCHEON (15 SEPTEMBRE 1950)

 

Insigne de la 1ère Division US Marines

Insigne de la 1st Marine Division "The old Breed"

 

Suite à l’agression communiste venue du Nord, la Guerre de Corée,  premier grand conflit de la Guerre froide, éclate le 25 juin 1950. En dépit de la condamnation de l’ONU, la capitale du Sud, Séoul, fut rapidement submergée, et les forces sud-coréennes – surprises et mal équipées – placées dans une situation quasi désespérée. Encerclées dans la poche de Pusan, à l’extrémité Sud-Est de la péninsule, avec la mer dans le dos, elles ne pouvaient tenir bien longtemps. C’est pour renverser cette situation, que le Général Douglas McARTHUR (1880-1964), héros de la Guerre du Pacifique, élabora un plan de débarquement audacieux sur les arrières de l’armée nord-coréenne, à Incheon.

 

Cette opération était loin d’être gagnée d’avance. Il fallait mobiliser rapidement une force amphibie capable d’un tel assaut. Un assaut de vive force que seuls les États-Unis - avec le corps des Marines et l’expérience de la Guerre contre le Japon - pouvaient réaliser. Par ailleurs, la géographie du site d’Incheon présentait des obstacles naturels importants (étroitesse des voies d’accès au port, violence des courants et des marées), auxquels s’ajoutaient des obstacles artificiels comme d’imposantes digues autour du port. Une fois les premières troupes débarquées, la tête de pont devait être élargie dans les plus brefs délais - et la route qui menait à Séoul contrôlée - sous peine d’être enfermé dans un cul de sac exposé à une contre-offensive nord-coréenne avec la mer dans le dos… Bref, si l’effet de surprise ne jouait pas, l’opération pouvait tourner au désastre.

 

Le 15 septembre 1950, dès 6.30, la 1ère Division de Marines prit d’assaut les plages de Red, Green et Blue beach, surprenant les défenses nord-coréennes qui ne s’attendaient pas à une attaque d’une telle ampleur à cet endroit. Des chars de combat furent débarqués dès la première vague, et la ville d'Incheon comme son port furent rapidement sous contrôle. Dans les jours qui suivirent, les Nord-Coréens tentèrent de bloquer l’avance des Marines, en vain. Le 22 septembre, 53 882 soldats étaient déjà débarqués ainsi que 6629 véhicules de combat et de soutien.

 

La bataille qui suivit le débarquement fut cependant plus âpre, et la progression vers Séoul connut un raidissement de la résistance communiste. Les blindés de combat américains M26 Pershing durent affronter des T-34 coréens sous des bombardements au napalm. Pour les Nord-Coréens, totalement surpris par ce débarquement sur leurs arrières, la situation stratégique venait de s’inverser. Dorénavant, il fallait tenir le plus longtemps possible Séoul afin de permettre aux forces qui encerclaient Pusan de battre en retraite, et de leur éviter à leur tour un encerclement mortel. Le 22 septembre, cependant, les troupes américaines entraient dans la capitale sud-coréenne qu’elles libéraient trois jours plus tard.

 

Victoire tactique américaine, le débarquement et la bataille d’Incheon permirent la libération rapide de Séoul, et brisèrent l’encerclement de la poche de Pusan. Ce fut la première victoire des Alliés après une série de défaites pour la Corée du Sud. Elle illustra une nouvelle fois le savoir-faire du corps des Marines en matière amphibie, ainsi que la puissance de la logistique navale américaine. Surtout, elle opéra un renversement stratégique avec désormais le reflux des troupes nord-coréennes au-delà du 38e parallèle.

 

US Marines

US Marines à l'assaut des digues du port d'Incheon le 15 septembre 1950 

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 09:06

Le mardi 11 septembre 2001, une attaque terroriste sans précédent frappe les États-Unis d’Amérique faisant près de 3000 morts en l’espace d’un peu plus d’une heure. Ce fut l’attaque la plus meurtrière lancée sur le sol américain depuis la destruction de la Flotte du Pacifique par l’aéronavale japonaise à Pearl Harbor. Perpétré par 19 terroristes membres du réseau djihadiste Al Qaïda, cet attentat a été planifié en quatre attaques distinctes visant les symboles politique (Washington), économique (New-York) et militaire (le Pentagone) de la puissance étatsunienne. Utilisant le même mode opératoire - à savoir le détournement de quatre avions de ligne transformés en bombe volante -, les terroristes ne parvinrent cependant pas jusqu’à Washington. La résistance désespérée des passagers du vol UA 93 fit s’écraser l’avion avant qu’il ne parvienne au-dessus de la capitale fédérale. En revanche, la destruction des tours du World Trade Center – vue en direct - fut l’attaque de loin la plus spectaculaire. Les attentats du 11 septembre 2001 traumatisent les États-Unis et, au-delà, l’Occident qui y voit le témoin majeur de l’entrée dans le XXIe siècle. Ils sont à l’origine directe de l’intervention occidentale en Afghanistan.

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:12

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Terroriste du groupe Septembre noir le 5 septembre 1972


Il y a quarante ans, le 5 septembre 1972, avait lieu la sanglante prise d’otages de Münich où onze athlètes israéliens  furent assassinés durant les Jeux olympiques. Cette action, planifiée par Mohammad Daoud OUDEH (1937-2010), fut menée par une cellule du groupe terroriste palestinien “Septembre noir”.

 

Au lendemain de la Guerre des Six jours (juin 1967), le conflit israélo-arabe pose un nouveau problème: celui des territoires désormais occupés par Israël. La puissance militaire israélienne ôte cependant – nonobstant la Guerre du Yom Kippour (octobre 1973) - l’espoir pour les pays arabes de régler militairement la question de l’existence de l’État hébreu. Surtout, les défaites militaires arabes transforment progressivement la question israélo-arabe en une question plus spécifiquement israélo-palestienne.

 

Issu du Fatah, le groupe terroriste Septembre noir naît en ce début des années 1970, alors que le sort du peuple palestinien tend à s’effacer devant la mise en place de ce nouvel équilibre géopolitique au Proche-Orient. Dispersés en Israël et dans le monde arabe, les Palestiniens, qui veulent reconquérir leurs terres, se heurtent également à la répression des pays arabes, notamment en Jordanie. Prônant une lutte armée qui doit dorénavant frapper Israël partout dans le monde, les membres de Septembre noir s’organisent en petites cellules autonomes, dont la stratégie est d’attirer l’attention sur la cause palestinienne à travers des actions armées spectaculaires. La délégation olympique israélienne aux Jeux de 1972, en Allemagne, est très rapidement désignée comme un objectif à frapper. L’action sera d’autant plus spectaculaire que ce sont les premiers Jeux olympiques organisés en Allemagne fédérale au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, et que le souvenir des Jeux olympiques de 1936, accueillis et organisés par le Reich nazi, devait être effacé. Tout un symbole!

 

Tôt le matin du 5 septembre, alors que les Jeux olympiques sont ouverts dans la ville de Münich depuis plusieurs jours, un commando palestinien de huit hommes, en tenue de sport et armés de fusils d’assaut, d’armes de poing et de grenades, pénètre dans le pavillon israélien et parvient à maîtriser les athlètes au terme d’une première lutte qui voit l’assassinat de deux Israéliens. C’est le commencement de l’opération “Ikrit-Biram”, du nom de deux villages palestiniens dont les habitants furent chassés par les Israéliens lors de la première guerre israélo-arabe. Neuf otages sont aux mains du commando, qui réclame d’emblée à Israël la libération de prisonniers palestiniens. Le refus sans ambiguïté du Premier ministre israélien, Golda MEIR (1898-1978), de toute négociation avec les terroristes, met dans l’impasse une Allemagne fédérale contrainte de régler par elle-même la crise. Le commando, qui demande son exfiltration vers l’Égypte, est finalement convoyé par hélicoptères avec les otages israéliens jusqu’à la base militaire aérienne de Fürstenfeldbruck. C’est ici qu’en soirée la police allemande décide de lui tendre un piège.

 

Policiers allemands (Münich, 1972)

Policiers allemands tentant d'approcher le pavillon olympique israélien (Münich, 1972)

 

Cependant, le piège – un avion vide et des tireurs d’élite pour neutraliser les Palestiniens – est, non seulement, rapidement éventé par le commando (qui décide de remonter dans les hélicoptères), mais l’opération qui s'ensuit tourne au carnage avec les premiers tirs des snipers de la Polizei à 23.00. Le combat va durer près de trois heures, à l’issue desquelles cinq terroristes sont abattus et trois autres capturés. Mais un policier allemand est tué, et aucun otage israélien n’a survécu. Encore aujourd’hui, on ne sait pas exactement si ces derniers tombèrent uniquement sous des balles palestiniennes.

 

Cette opération catastrophique fut, depuis, érigée en cas d’école pour toutes les unités antiterroristes. Au-delà du traumatisme moral pour Israël et le monde entier, le massacre de Münich mit en lumière l’impréparation totale de la police allemande face à ce genre d’attaque. Et au-delà de la police allemande, d’autres polices nationales comprirent aussi l’intérêt de devoir mettre rapidement sur pied des unités spéciales dédiées à la lutte antiterroriste. Des unités plus particulièrement préparées aux scenarii de prises d’otages, y compris dans des lieux confinés comme les avions ou les navires. Car, à Münich, on a assisté à la somme de toutes les défaillances mortelles, de tout ce qu’il ne fallait pas faire. À commencer par les lacunes du renseignement. Tout au long de la crise, les autorités allemandes se sont trompées sur le nombre de terroristes, découvrant au dernier moment qu’elles avaient à faire à huit et non quatre ou cinq hommes. Les tireurs d’élites de la police n’avaient aucune expérience de ce genre de situation, hormis leurs exploits sportifs (de jour). Ils n’avaient pas de liaisons radio pour coordonner leurs tirs, et - facteur aggravant - leur action fut déclenchée de nuit alors qu’ils ne disposaient d’aucun instrument de visée nocturne, surtout après que les terroristes palestiniens eurent détruit les projecteurs de l’aéroport. Dans ces conditions, on comprendra qu’il fut très difficile, voire impossible, pour les policiers allemands d'atteindre l'objectif majeur de ce genre d'opération, à savoir sauver la vie de tous les otages.

 

En avril 1973, le Chancelier allemand Willy BRANDT (1913-1992) décida la création d’une unité de police entièrement nouvelle, spécialement entraînée à la lutte antiterroriste et aux prises d’otages: le GSG 9. L’année suivante, la France créa le GIGN. Encore de nos jours, les deux unités collaborent régulièrement, échangeant expériences et savoir-faire. Pouvant intervenir localement, elles ont surtout une vocation nationale et internationale contrairement à d’autres unités tels que les SWAT américains, plus orientés vers l'assaut urbain local. Aujourd’hui, le GSG 9 et le GIGN sont incontestablement deux références majeures du contre-terrorisme, internationalement reconnues en la matière.

 

Au lendemain de la prise d’otages de Münich, l’État hébreux déclencha des actions de représailles contre les Palestiniens (opération “Colère de Dieu”). Des camps de réfugiés furent bombardés, et les services secrets de Tel-Aviv (Mossad) se lancèrent dans une vaste opération d’élimination des membres de Septembre noir. Le film de Steven SPIELBERG, Münich (2005), retrace cette guerre secrète et sans merci que les Israéliens livrèrent aux Palestiniens pour venger leurs onze athlètes assassinés.

 

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Insigne du GSG 9 der Bundespolizei

 

  Hatikvah - Hymne national israélien

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 08:21

Présidée par Jacques SONNET et l'Amiral (2S) Pierre LACOSTE (son Président d'honneur), l'association  "Civisme Défense Armée Nation" ou CiDAN rassemble depuis plus de trente ans  toutes personnes désireuses de réfléchir sur les questions de Défense et de Patriotisme au-delà des clivages politiques. Établi à Versailles (caserne d'Artois), le CiDAN a surtout pour vocation d'exercer une action de rayonnement et de diffusion de l'Esprit de Défense en direction des élus mais aussi de la société civile et des entreprises. Inscrivant son action à une triple échelle - nationale, européenne et mondiale -, l'association a institué des concours dont les prix sont remis annuellement et solennellement aux lauréats lors d'occasions très officielles.

 

Ainsi le "Trophée Civisme et Défense" récompense t-il les  initiatives citoyennes de solidarité entre la société civile et les armées. Depuis dix ans, il est remis alternativement par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. Particulièrement connu dans le monde éducatif, ce prix témoigne de la volonté du CiDAN de participer à l'Éducation civique des jeunes générations tout en les sensibilisant aux enjeux de Défense. Pour l'année 2011, c'est le Trinôme académique de Créteil qui a remporté ce trophée avec l'action pédagogique menée par l'Inter-CVL des lycées de centre Seine-et-Marne.

 

En direction du monde du travail, l'association a institué un "Trophée national de l'entreprise citoyenne", depuis 2007, dont l'objectif est là encore de récompenser des initiatives et des actions citoyennes dans le milieu des entreprises, que ce soit à l'échelle des salariés, de l'entreprise même ou de la région dans laquelle celle-ci s'inscrit.

 

En cette veille de rentrée scolaire, le CiDAN lance un appel à candidature pour son troisième grand trophée: le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense". Alors que la Défense européenne se cherche toujours, dans une période où plus que jamais l'Union se pose de graves questions quant à son avenir économique et sa capacité politique à encore peser dans les affaires du Monde, le CiDAN entend promouvoir auprès des publics scolaires (et au-delà) une "conscience européenne de sécurité et de défense". Inutile de préciser combien cette prise de conscience est d'actualité et, que non acquise ni reçue véritablement dans les esprits, elle reste encore à construire.

 

Ouvert à tous les citoyens européens, personnes morales, unités militaires comme établissements scolaires de l'UE, le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense" intéressera sans nul doute le Lycée Galilée et (entre autres) sa section ABIBAC. Pour tous renseignements concernant une candidature, télécharger les documents ci-dessous et se rendre ici.

 

Icône pdf 1

Appel à candidature pour le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense"

 

Icône pdf 1Dossier de presse 2012 du Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense"


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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 16:38

Insigne 13e BCA

 

Tôt ce matin, au cours d'une opération de sécurisation conjointe avec des éléments de l'ANA (Kandak 32) et de la police afghane, des soldats français ont été pris à partie par des insurgés non loin du pont et de la FOB de Tagab. Au cours du combat, un sous-officier du 13e BCA a été touché à plusieurs reprises (peut-être fauché par une rafale), et est décédé au cours de son transfert à l'hôpital militaire de Kaboul. L'action a également blessé un autre militaire français qui a cependant survécu - l'Infirmier de Classe Normale (ICN) Olivier de VERGNETTE -, ainsi qu'un soldat de l'ANA. L'intervention de l'US Air Force a permis de dégager nos forces (130 militaires français accompagnés par une vingtaine de véhicules de combat), et une dizaine d'insurgés ont été tués au cours de cet affrontement.

 

Si l'été 2012 n'est pas aussi meurtrier que l'a été l'été 2011 (26 tués), l'Armée française est actuellement dans une position vulnérable ayant amorcé son retrait d'Afghanistan. Celui-ci, annoncé dès le début de l'année avec un transfert symbolique des responsabilités aux autorités afghanes (FOB de Gwan en janvier, province de Kapisa plus récemment), est depuis entré dans une phase opérationnelle depuis les deux derniers mois (évacuation des COP Uzbeen, Anjiran et de la FOB Surobi). Hormis l'impact psychologique d'une telle manoeuvre, que les Taliban ne manquent pas d'exploiter à leur avantage, nos forces sont placées dans une situation difficile où l'évacuation d'un matériel important se heurte à des possibilités terrestres et aériennes limitées (itinéraires logistiques), sur fond de manque de moyens adaptés (1). La situation tactique, quant à elle, reste toujours dangereuse alors que notre dispositif ne peut que s'affaiblir au fil de l'avancement du retrait, et que la distinction entre forces combattantes et logistiques n'est pas aussi nette que le discours politique voudrait nous le présenter. C'est même l'un des enseignements majeurs des conflits irakien et afghan d'avoir montré combien la logistique (itinéraires, convois et unités) était plus que jamais engagée au coeur des combats. Si la province de Surobi a pu être évacuée sans problème, celle de Kapisa devrait poser des difficultés bien plus grandes du seul fait d'un nombre de bases françaises plus importantes.

 

L'Adjudant-chef Franck BOUZET, 45 ans, était marié et père de trois enfants. Il est le 88e militaire français tombé en Afghanistan, le 10e pour l'année en cours. "Défense et Démocratie" s'associe au deuil de l'Armée de Terre ainsi qu'à celui de la famille et des proches de ce Héros.

 

(1) Notamment d'avions cargos que nous sommes obligés de louer aux Russes.

 

C Franck BOUZET

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IN MEMORIAM

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 15:01

Du fait des blessés de guerre, du fait également des risques quotidiens liés au métier des armes, les Armées éprouvent un besoin permanent en sang qui, même conditionné de manière spécifique, voit les stocks se périmer rapidement. Pour ces raisons, le Centre de Transfusion Sanguine des Armées (CTSA) lance régulièrement des opérations de don du sang. La prochaine aura lieu le lundi 13 août au CTSA de Clamart (HIA Percy). Elle se déroulera de 8.30 jusqu'à 16.00. Inscription obligatoire avant le 8 août.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 14:02

Bientôt sur les écrans de cinéma, un nouveau film de guerre à la gloire des SEALs de la Marine américaine. Le titre ne laisse d'ailleurs aucun doute: "Act of valor" ("Acte de bravoure" pour la version française). Réalisé par Mike McCOY et Scott WAUGH, produit par la société Bandito Bros, "Act of valor" met en scène des combattants du Navy Special Warfare ayant pour mission de libérer un agent de la CIA capturé par des terroristes. Un scénario pour le moins classique, qui devrait nous rappeler un film sorti il y a plus de vingt ans: le "Navy SEALs" de Lewis TEAGUE (1990). À cette différence essentielle que le casting est cette fois tenu par de véritables US Navy SEAL rejouant à l'écran des missions réellement vécues, ce qui n'était pas le cas des Charlie SHEEN, Michael BIEHN et Rick ROSSOVICH autrement plus célèbres... Exaltant le courage et les valeurs d'une unité de forces spéciales mythique, dont la réputation mondiale est sans commune mesure avec le petit nombre de combattants qu'elle représente (cinéma et littérature y étant pour beaucoup!), "Act of valor" a bénéficié des gros moyens de l'US Navy, et les scènes d'action ont été tournées à balles réelles afin de reproduire les effets sonores les plus proches du combat...

 

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