2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 21:28

IL Y A 68 ANS SE TERMINAIT LA BATAILLE DE STALINGRAD

 

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Prisonnier allemand sur le front russe

 

Il y a 68 ans se terminait l’une des plus grandes et des plus meurtrières batailles de tous les temps: la bataille de Stalingrad. Emblématique du tournant de la guerre sur le front de l’Est, la bataille de Stalingrad est, aussi, et encore de nos jours, considérée comme la “mère” de toutes les batailles urbaines. Par sa durée – d’août 1942 à février 1943 -, par la dimension symbolique que les deux dictateurs lui ont donné, par l’acharnement des combats et l’ampleur des pertes humaines aussi bien civiles que militaires, la bataille de Stalingrad figure incontestablement comme l’un des plus grands affrontements militaires de notre époque contemporaine.

 

Dans le cadre de la nouvelle offensive d’été allemande sur le front de l’Est, et au lendemain du coup d’arrêt porté par l’Armée rouge devant Moscou, le Groupe d’Armées B reçoit pour mission de percer dans une immense région au sud de la Russie, traversée par un long fleuve: le Don. Le Don, qui se jette en Mer d’Azov, décrit un large coude à l’endroit où les forces allemandes doivent progresser. C’est la “boucle du Don” dont le saillant se rapproche d’un autre fleuve situé plus à l’Est: la Volga. C’est sur la Volga, à peu près à la hauteur du saillant que forme le Don, que se trouve la ville de Stalingrad (Volgograd de nos jours).

 

La percée du Groupe d’Armées B a été planifiée dans une opération de “grand style” qui reçoit le nom de code “Fall Blau” (plan bleu). Mais changeant les objectifs stratégiques de l’opération Fall Blau, afin de s’assurer les gisements pétrolifères du Caucase, Adolf Hitler déroute vers le Sud une grande partie du Groupe d’Armées B – notamment ses moyens mécanisés -, laissant la VIe Armée du Général Friedrich Wilhelm Ernst PAULUS quasiment seule dans la boucle du Don. Cette réorientation stratégique des forces allemandes est connue sous le nom d’opération Braunschweig, et elle intervient le 23 juillet 1942. PAULUS reçoit alors pour mission de continuer vers l’Est, afin d’atteindre la Volga et de conquérir la ville de Stalingrad.

 

La VIe Armée fonce, donc, sur Stalingrad, flanquée au Nord par la IIIe Armée roumaine et au Sud par la VIIIe Armée italienne et la IVe Panzerarmee du Général Hermann HOTH. Face à elles, les 62e et 64e Armées soviétiques sont commandées par les généraux Kolpatchki, GORDOV et Vassili TCHOUIKOV. Peu aguerries, constituées de divisions aux effectifs numériquement inférieurs par rapport à leurs homologues allemandes, ces deux armées vont opposer une résistance acharnée qui va considérablement ralentir l’effort allemand. Repoussées dans et au Sud de Stalingrad à la mi-août, elles se battent avec l’énergie du désespoir, acculées à la Volga et ne recevant que très peu de renforts jusqu’en novembre. Ces derniers doivent, par ailleurs, franchir le fleuve pour les rejoindre, et sont constamment harcelés par les bombardements allemands.

 

Les troupes du Général Paulus atteignent les faubourgs de Stalingrad aux environs du 20 août 1942. La ville est violemment bombardée par la Luftwaffe qui en détruit 80% du bâti urbain, et tue plus de 40 000 civils. La bataille change cependant de physionomie. Aux grandes manoeuvres mécanisées dans la boucle du Don, succède un combat urbain où la progression est aussi lente que meurtrière, où la consommation en munition augmente de manière très importante. L’horizon et les obstacles qui s’offrent aux combattants n’ont plus rien à voir avec celui de la Blitzkrieg.

 

Alors que l’automne commence à se faire sentir, et qu’approche le terrible hiver russe, les combats atteignent une violence inouïe. Stalingrad est une bataille urbaine de très haute intensité. On se bat dans les rues, les maisons, les usines, jusque dans le réseau d’égoût. Il n’est pas rare qu’un même bâtiment soit occupé dans ses différents étages par Russes et Allemands qui se côtoient à quelques mètres à peine. Les positions changent de mains à plusieurs reprises, et la progression est de l’ordre de quelques mètres seulement. Mines, mitrailleuses, et snipers sont de véritables cauchemars, et les pertes humaines sont très élevées de part et d’autre. Lors d’une contre-attaque pour reprendre une colline névralgique surplombant la ville – le Kourgane Mamaïev -, les Soviétiques perdent 10 000 hommes en 24.00 (1). La 13e Division de Fusiliers de la Garde qui a mené l’assaut, afin d’empêcher l’artillerie allemande de s’installer sur cette colline (2), a cessé d’exister au soir de cette bataille. Véritable bataille au sein d'une autre bataille, l'assaut de Mamaïev - parmi tant d'autres exemples - permet de comprendre le coût humain global d'une telle confrontation. Du 16 au 17 septembre, alors que d'autres combats ont aussi lieu ailleurs dans Stalingrad, sur Mamaïev les Soviétiques perdent en moyenne 416 hommes par heure, soit 7 hommes environ tués ou blessés par minute durant 24.00.

 

De la rive Est de la Volga, les Soviétiques appuient avec l’artillerie les débris des 62e et 64e Armées enterrés dans les ruines de la ville. Du moins, ces ruines - impénétrables aux Panzer - offrent-elles maintenant de formidables obstacles à l’infanterie allemande. Celle-ci parvient, cependant, à contrôler 90% de la ville au plus fort de son avance, c’est-à-dire au début du mois de novembre. Le drapeau nazi flotte sur Stalingrad, et les défenseurs de plus en plus affaiblis sont, désormais, acculés dans un réduit avec la Volga dans le dos. Mais alors que l’hiver s’installe, l’armée allemande est épuisée. La logistique de la VIe Armée est compromise par la poursuite de l’offensive en direction du Caucase, alors que le combat urbain a considérablement augmenté les besoins en munitions.

 

Pire, la Wehrmacht ne se doute pas de l’ampleur de la contre-offensive soviétique qui s’amorce, et qui se prépare minutieusement depuis plusieurs mois. Au-delà de l’horizon de la ville, loin vers l’Est, troupes et armements s’accumulent dans deux directions offensives, l’une au Nord de Stalingrad, la seconde au Sud. L’artisan de cette contre-offensive est le Général Gueorgui Konstantinovitch JOUKOV, qui déclenche l’opération Uranus le 19 novembre 1942. Attaquant par le Nord et par le Sud, loin derrière Stalingrad et la VIe Armée, JOUKOV frappe les armées roumaine, italienne et hongroise. Mal équipées, notamment en armes anti-chars, ces dernières sont rapidement submergées et perdent pied, ce qui isole les forces du Général PAULUS. La progression des armées soviétiques est dès lors fulgurante. Le 23 novembre, soit moins d’une semaine après le déclenchement d’Uranus, les forces du Général Constantin ROKOSSOVSKI au Nord, et celles du Général Nikolaï Fiodorovitch VATOUTINE au Sud font leur jonction à Kalatch à soixante dix kilomètres environ à l’Ouest de Stalingrad. La ville de Kalatch est un point névralgique dont le pont permet le passage du Don.

 

L’initiative a changé de camp. Épuisés par une bataille urbaine meurtrière de trois mois, privés de tout soutien logistique efficace pour poursuivre une telle lutte, les soldats allemands sont encerclés et luttent, désormais, pour leur survie. La ville de Stalingrad, conquise au 9/10e, devient dorénavant un piège mortel pour la VIe Armée. Refusant toute idée de percée et de retraite, Hitler ordonne une résistance sur place qui sera fatale aux forces de PAULUS. Très vite, ces dernières n’ont plus les moyens de faire face aux puissants assauts de l’Armée rouge. La Luftwaffe tente de ravitailler le “Kessel” (3) tout en évacuant des dizaines de milliers de blessés (4), mais le pont aérien est définitivement affaibli avec la perte des aérodromes de Morozovskaïa et de Tatzinskaïa. L'opération Wintergewitter (“Tempête d’hiver”) représente la dernière chance pour établir une jonction avec la VIe Armée et briser l’encerclement. Du 12 au 23 décembre 1942, le Maréchal Erich von MANSTEIN organise dans des conditions extrêmement difficiles une contre-offensive de grande ampleur. La IVe Panzerarmee du Général HOTH tente de créer un couloir d'évacuation pour la VIe Armée, mais l'effondrement de la VIIIe Armée italienne menace, à son tour, l'armée de secours d'un autre encerclement. Pour se protéger, MANSTEIN est obligé de colmater de toute urgence son flanc droit, ce faisant il n'a plus les forces nécessaires à la poursuite de Wintergewitter qui est, donc, un échec.

 

La VIe Armée est désormais à l’agonie. Affamées et privées de munitions les forces allemandes ne peuvent résister à l’étau russe qui se resserre de jour en jour (opération Petite Saturne), alors que la ville est reprise quartier par quartier par la 62e Armée qui reçoit enfin des renforts substantiels (5). L’opération Cercle termine la bataille de Stalingrad. Elle débute le dimanche 10 janvier 1943, par un déluge d’artillerie délivré par 7000 canons, mortiers et lance-roquettes. Le dimanche suivant, le dernier aérodrome de Stalingrad, Pitomnik, tombe aux mains des Soviétiques. Les poches de résistance allemandes sont alors liquidées les unes après les autres. Le 31 janvier, le secteur Sud capitule. Le Général PAULUS qui vient juste d’être fait Maréchal par Hitler, tombe aux mains des Soviétiques avec son état-major. Le 2 février 1943, c’est le secteur Nord qui annonce sa reddition. La bataille de Stalingrad est terminée.

 

Victoire soviétique incontestable, la bataille de Stalingrad entre dès lors dans l’Histoire avec des chiffres terribles: 490 000 soldats soviétiques ont été tués, 600 000 blessés. 450 000 soldats allemands ont été tués ou blessés, et 94 000 d’entre eux ont été capturés. Seuls 5% rentreront en Allemagne après la guerre. La Wehrmacht a laissé sur le champ de bataille 6000 canons, 1500 blindés, 60 000 véhicules. Les hommes qu’elle a perdu étaient, pour bon nombre, les vétérans des campagnes de 1940 et de 1941. Ils sont irremplaçables. Sur la route qui mène cependant à Berlin, de longues années de combats particulièrement sanglants et meurtriers attendent encore l'Armée rouge. Aucune autre armée que l’Armée soviétique n’aura, durant ce conflit, payé aussi cher la victoire finale, et la bataille de Stalingrad aura illustré sa force morale exceptionnelle (6).

 

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Érigé sur la colline Mamaïev, le mémorial de la bataille de Stalingrad rappelle le sacrifice des 490 000 soldats soviétiques.  Typique de l'art monumental stalinien, cette allégorie de la "Mère-Patrie" est haute de 82 mètres. Dominant la ville de Stalingrad/Volgograd cette colline a vu mourir 10 000 soldats russes le 16 septembre 1942. Elle est un symbole parmi d'autres de l'acharnement des combats

 

 

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(1) L’effectif d’une division soviétique correspondait à 10 000 hommes, alors que les divisions allemandes en comptaient le double. Moins nombreuses, ces dernières étaient plus lourdes. Selon Anthony BEEVOR, 10% des fusiliers de la division soviétique qui est montée à l'assaut de Mamaïev le 16 septembre n'avaient pas de fusils.

(2) Le contrôle de cette colline aurait permis aux Allemands de tenir la Volga sous les feux de leur artillerie, et d'empêcher ainsi la traversée de renforts soviétiques.

(3) Littéralement “chaudron”. C’est par ce terme que les Allemands désignaient les poches d’encerclement sur le front Est.

(4) 250 000 parviendront à être sauvés.

(5) Saignées à blanc, les 62e et 64e Armées soviétiques recevront le titre honorifique de 62e et 64e Armées de la Garde à l’issue de la bataille.

(6) Pour qui s'intéresse à la bataille de Stalingrad, deux ouvrages incontournables sont à lire: l'excellent (Anthony) BEEVOR, Stalingrad, Éditions de Fallois, 1999, 606 p. et le tout aussi excellent (Jean) LOPEZ, Stalingrad, la bataille au bord du gouffre, Economica, 2008, 460 p.


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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:42

  “CEUX QUI NOUS DÉFENDENT ONT BESOIN PARFOIS DE NOUS" 


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L'Amiral Jacques LANXADE le jeudi 13 janvier 2011

 

Jeudi 13 janvier dans la Salle des Colonnes du Gouveneur des Invalides se tenait la traditionnelle cérémonie de présentation des voeux de l’Amiral Jacques LANXADE, Président de l’association Solidarité Défense.

 

Solidarité Défense avec qui le Lycée Galilée travaille depuis deux années, est une association née dans les années 1990. Alors que la France était engagée à la fois en ex-Yougoslavie et au Liban, le nombre de morts et de blessés dans nos rangs augmentait, et mettait en perspective l’indifférence de la société française vis-à-vis du sacrifice de ses militaires. Solidarité Défense est née en 1994 pour revitaliser le lien entre la Nation et son Armée, pour permettre au plus grand nombre d’exprimer un soutien actif envers la communauté de Défense. C’est pourquoi, Solidarité Défense se présente dès ses origines comme une émanation de la société civile en soutien aux Forces armées.

 

L’association a depuis grandi, soutenue par des ministères (dont celui de l’Éducation nationale avec qui elle a signé une convention) et nouant de nombreux et efficaces partenariats avec diverses entreprises. Elle a aussi fédéré autour d’elle d’autres associations telles que l’ANFEM, l’ARIA, la FNASOR, l’ADOSM…

 

Réunissant autour de lui les principaux représentants de ces différentes institutions et associations, l’Amiral LANXADE a souhaité reconduire ses actions de soutien dont la confection et l’envoi de milliers de colis aux soldats en OPEX à chaque Noël. Loin des caméras et de la scène médiatique, Solidarité Défense (avec d’autres associations comme Terre Fraternité et la CABAT) apporte aussi un soutien à la fois matériel et moral aux épouses et familles des soldats tués ou blessés. Espérant que le nombre de ces soldats soit le moins élevé possible pour l’année qui s’ouvre, l’Amiral LANXADE n’a pu cependant cacher son pessimisme alors que les combats se poursuivent en Kapisa.

 

Le Président de Solidarité Défense a terminé sa présentation des voeux pour l’année 2011, en souhaitant que la société civile comprenne davantage le sens de l’engagement de nos forces armées dans le monde et, notamment, en Afghanistan, où les risques mortels sont les plus élevés. Que cette compréhension participe à la réduction de cette indifférence envers l’engagement militaire et les sacrifices souvent élevés que celui-ci réclame. Une indifférence dont les responsabilités politiques se traduisent directement dans la hiérarchie des souffrances qu’opère le traitement médiatique de l’actualité. Travaillant depuis des années à la mise sur pied d'une fondation Armée-Nation, qui serait un espace de rencontres et d'échanges entre la société civile et les Armées,  Solidarité Défense a organisé à la fin de l'année dernière un colloque sur "La place du soldat dans la société d'aujourd'hui".


Étaient notamment présents autour de l’Amiral LANXADE le Général de Corps d’Armée Bruno DARY, Gouverneur militaire de Paris, le Général d’Armée Bruno CUCHE, Gouverneur des Invalides, le Général d’Armée (2S) Bernard THORETTE, Président de l’association Terre Fratenité, le Contre-amiral (2S) Serge THÉBAUT, Délégué général de l’Union des Associations de l’IHEDN. Par leur présence pour la deuxième fois, Madame Marie-Martine SALLES, Proviseure du Lycée Galilée et Monsieur Nghia NGUYEN, Enseignant relais Défense du Lycée Galilée, représentaient la contribution de l’Éducation nationale au soutien à nos soldats.


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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:44

Le jeudi 20 janvier prochain, les Forces armées informeront les lycéens de Galilée sur les carrières militaires. Ce rendez-vous annuel se faisait, ces derniers temps, à l’occasion des portes ouvertes de l’établissement (1), et il permettait par la même occasion de présenter aux parents des élèves de 3e (les futurs élèves de 2nde) ce qu’est l’Éducation à la Défense. Rendez-vous, donc, dans le hall d’accueil du lycée, le jeudi 20 prochain.

 

Autre actualité: celle des lycées de la Défense qui ouvrent en ce moment la saison des inscriptions pour 2011/2012. Ces lycées accueillent chaque année près de 4000 élèves: enfants de militaires, de fonctionnaires, et autre élèves désirant présenter un concours d’entrée dans une école militaire à l’issue du baccalauréat.

 

Réputés pour la qualité de leur instruction, les lycées militaires sont administrativement rattachés aux trois armées (Terre, Air, Mer). L’Armée de Terre compte parmi les plus prestigieux: le Prytanée (2), Saint-Cyr-l’École (à ne pas confondre avec l’ESM Saint-Cyr), Aix-en-Provence, Autun… Le régime est l’internat, et le cycle peut démarrer dès la 6e pour certains établissements. Au-delà, il se poursuit jusqu’aux classes préparatoires (les “corniches”) aux grandes écoles militaires. Pour plus de renseignements, l'Enseignant Défense invite les élèves à cliquer sur la photographie ci-dessous.

 

Lycee-Autun.png

Lycée militaire d'Autun (source - MINDEF)


(1) Les portes ouvertes du Lycée Galilée auront lieu le samedi 12 mars prochain.

(2) Le Prytanée la Flèche ouvrira ses portes le samedi 22 janvier 2011. Quartiers Gallieni et Henri IV de 14.00 à 18.00.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 08:33

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"Défense et Démocratie" présente ses voeux de bonne année à tous nos militaires de l'Armée de Terre, de l'Air et de la Marine. À nos voeux les plus sincères de réussite dans leurs missions, nous associons également leurs camarades de la Gendarmerie, de la Police, des Sapeurs Pompiers, et tous ceux qui participent au quotidien à la sécurité intérieure du pays.

 

Saluant l'abnégation et le courage de l'engagement militaire et civique, nous souhaitons également une très bonne année aux familles constituant la communauté de Défense, et dont le sacrifice au quotidien est particulièrement lourd.

 

Que 2011 soit une année de succès pour nos armes, dans leurs missions et au-delà des épreuves.

 

OPEX 360

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 05:51

JOYEUX NOËL POUR NOS SOLDATS ET LEURS FAMILLES


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À tous nos soldats qui servent en ce moment dans le monde entier, et qui seront loin de leur famille en cette veillée de Noël, nous témoignerons de notre amitié, de notre chaleur et de notre plus fort soutien. Nos pensées iront bien évidemment vers l'Afghanistan et les hommes du Battle Group Richelieu qui viennent récemment d'être déployés. L'Afghanistan où notre engagement militaire a plus que jamais besoin d'être soutenu, où les combats sont les plus durs et où 52 des notres sont déjà tombés (1). Noël est ce moment fort d'espérance, de fraternité et de renouveau, qui voudra que notre soutien sera aussi  réaffirmé auprès des familles de soldats morts ou blessés, mais aussi auprès de ceux qui, revenus du combat, resteront à jamais marqués par sa violence.

 

Nous n'oublions pas non plus ces autres soldats qui passeront la fête de Noël sur des théâtres d'opérations moins médiatisés que la Kapisa ou les vallées d'Alasay et de Surobi, mais qui connaissent également la solitude et le danger, notamment au Liban et en Côte d'Ivoire. Et tous ceux qui, sans être exposés à un risque ennemi, du seul fait de leur mission, seront éloignés de leurs proches en cette nuit de Noël.

 

Signe d'une solidarité grandissante en cette occasion, des initiatives apparaissent  qui désormais demandent aux citoyens de témoigner de ce soutien envers nos soldats en OPEX à travers l'envoi d'un message ou d'une carte. L'association Solidarité Défense envoie depuis des années, en cette période, des colis aux troupes qui joignent des dessins d'enfants d'écoles primaires. La FNAME le fait également ainsi que de nombreuses autres associations. Dans cet ordre d'idées, saluons le blog "OPEX 360 Zone militaire" qui, au-delà de son action d'information quotidienne sur les questions de Défense, fédère cette solidarité dans la blogosphère autour d'une opération "Message pour nos militaires en OPEX" depuis l'année dernière. Les initiatives existent, donc, pour s'exprimer et témoigner. N'hésitez pas à écrire à nos soldats avec vos mots (et vos fautes) qui seront, très certainement, les mots d'une solidarité et d'une  reconnaissance inestimables. Et pour celles et ceux qui désirent adresser une carte ou une lettre "à l'ancienne", ils pourront écrire à un soldat du BG Richelieu en Afghanistan à l'adresse suivante (2):

 

Marsouin Richelieu

GTIA Surobi

SP 55047

00791 Armées

 

(1) Avant-hier, à Lorient, le Second-maître Jonathan LEFORT a été promu au grade de Maître et a été fait Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Hier, à Saint-Christol d'Albion, c'est le Capitaine Benoît DUPIN qui  a été promu Chef de bataillon, et qui a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur. Alain JUPPÉ, Ministre d'État, Ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présidé les deux cérémonies.

(2) Les envois seront distribués indifféremment aux soldats, mais on pourra y porter son adresse.

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 11:14

Journaliste écrivant pour l'hebdomadaire Marianne 2, après avoir longtemps travaillé pour le journal Libération, Jean-Dominique MERCHET est l'un des meilleurs spécialistes des questions de Défense qu'il rapporte avec beaucoup de pédagogie et de clarté auprès du grand public. Sur son blog "Secret Défense", il publie les voeux de l'Ambassadeur des États-Unis, Charles RIVKIN, à l'adresse de nos soldats servant en Afghanistan et aux familles endeuillées et blessées par ce conflit. JDM ou "le Pacha", pour les habitués de son blog, est connu pour son opposition à la guerre en Afghanistan, qu'il a expliquée dans son ouvrage "Mourir pour l'Afghanistan. Pourquoi nos soldats tombent-ils là-bas" publié aux Éditions Jacob-Duvernet en 2008.

 

Charles-RIVKIN.jpg

L'Ambassadeur Charles RIVKIN


"Au moment où beaucoup de Français et d’Américains se préparent aux fêtes de fin d’année, je voudrais partager avec vous une pensée pour les troupes françaises déployées en Afghanistan. Lors d’une visite à Kaboul, j’ai eu l’honneur de rencontrer de nombreux soldats français. Au cours de cette visite, j’ai pu observer le professionnalisme exemplaire avec lequel  les troupes françaises font leur travail. Chaque Français doit être fier d’avoir une armée si efficace, si dédiée à l’accomplissement des objectifs de la coalition et qui poursuit sa mission avec tant d’abnégation."
 
"Avec la déclaration que nous avons signée au sommet de l’OTAN à Lisbonne, nous avons une stratégie claire de sécurisation du pays afin de transmettre ces responsabilités aux forces afghanes.  Nous sommes naturellement tous conscients de la difficulté de cette tâche, ardue mais essentielle. Comme l’a rappelé récemment le Ministre de la Défense Alain Juppé, « Il n’est pas dans l’intérêt de la France que l’Afghanistan se transforme en un nid du terrorisme international ». Il ne faut pas oublier cet objectif: c’est en premier lieu pour la sécurité des Français, des Américains et des citoyens des pays de la coalition que nous sommes déployés en Afghanistan."
 
"Face à la douleur des familles ayant perdu un être cher, face au courage des blessés au combat et à la bravoure des troupes affrontant le danger, c’est avec une grande humilité que je tiens à apporter, au nom de mon pays, mes pensées les plus sincères aux troupes françaises engagées en Afghanistan ainsi qu’à leurs familles en leur adressant mes meilleurs vœux pour 2011."

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:26

1918-2010: 92e ANNIVERSAIRE DE L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE 1918

 

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Commémoration du jeudi 11 novembre 2010 à Paris (source photographique - Le Figaro)

 

 

Les guerres mondiales ont été des traumatismes majeurs pour le Monde, l’Europe et la France. Ainsi, le 11 novembre – institué comme journée commémorative à partir de 1922 - restera une date toujours forte dans notre Histoire et dans notre Mémoire collective comme en ont témoigné les nombreuses manifestations de ce jeudi 11 novembre 2010 en France, mais aussi ailleurs dans le monde.

 

Anniversaire d’un armistice qui solda l’un des conflits les plus meurtriers de l’Histoire, un conflit où la France laissa 1 400 000 de ses fils sur les champs de bataille, le 11 novembre est devenu de nos jours un formidable symbole qui dépasse et transfigure la conflictualité franco-allemande d’autrefois. L’année dernière, la commémoration du fait historique donna lieu à une manifestation exceptionnelle de l’amitié franco-allemande. Aujourd’hui, à l’occasion de ce 92e anniversaire, il fut à la fois un hommage rendu à la jeunesse de l’année 1940 et aux combattants musulmans tombés pour la France durant les deux conflits mondiaux.

 

Le 11 novembre 1940, dans un élan patriotique particulièrement courageux, 2500 lycéens et étudiants parisiens avaient bravé l’interdiction de se rassembler en public, pour aller manifester leur esprit de résistance au nez de la Wehrmacht. Il est ainsi des manifestations plus courageuses que d’autres, quand on sait que la Démocratie n’est plus là pour protéger les citoyens et le pays d’un adversaire qui n’a jamais caché sa barbarie idéologique.

 

Présidant la cérémonie nationale commémorative de l’armistice de 1918, devenue traditionnelle au pied de l’Arc de Triomphe de Paris, le Président Nicolas SARKOZY a ainsi rendu un vibrant hommage à ces jeunes d’une génération autre que celle de 1914/1918, mais qui témoignèrent dans un contexte différent d’un même héroïsme moral.

 

L’autre grand symbole de la journée fut l’hommage rendu aux 100 000 combattants musulmans tombés pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale pour la libération de notre pays. 70 000 d’entre eux, soit la grande majorité, furent tués entre 1914 et 1918. Cet hommage rendu par le Ministre de la Défense, Hervé MORIN, et le Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert FALCO, est désormais inscrit sur deux plaques commémoratives, qui ont été dévoilées et que le Recteur Dalil BOUBAKEUR, présent lors de la cérémonie, a décrit comme “l’achèvement de la dernière pierre de la Mosquée de Paris”.

 

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Soldats de la Bundeswehr à Strasbourg, le jeudi 11 septembre 2010 (source photographique - Le Figaro)

 

Ainsi, la date du 11 novembre n’est plus, de nos jours, une commémoration figée et déterminée dans et par le passé. Elle restera toujours l’anniversaire d’un fait historique profondément ancré dans notre Histoire. Mais avec le passage des générations, elle se transforme en un symbole de renouveau: celui de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande comme en témoigne la participation aux commémorations du Jägerbataillon 291 de la Bundeswehr à Strasbourg. Un symbole de patriotisme intergénérationnel, aussi, entre l’hommage rendu au sacrifice de la jeunesse de 1914/1918, mis en relation avec celui des jeunes Parisiens de 1940, et dont la valeur de l’exemple est à destination de l’actuelle jeunesse en ce jour de novembre 2010. Enfin, un symbole de reconnaissance historique que notre pays doit à ses autres soldats - ceux issus de son empire colonial d’autrefois -, qui sont venus mourir pour sa liberté.

 

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Cimetière militaire français en Macédoine, le jeudi 11 novembre 2010 (source photographique - Le Figaro)


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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:02

JOURNÉE DE LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE ÉDITION 2010

 

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Portes ouvertes de la Garde républicaine, Quartier des Célestins (Paris) le samedi 25 septembre 2010

 

Contrairement à ce que nous avions annoncé dans un post précédent, la 3e édition de la JSI aura lieu en Seine-et-Marne, le samedi 9 octobre prochain. La manifestation se tiendra au centre commercial de Carré-Sénart de 9.00 à 16.00, et rassemblera aussi bien la Gendarmerie que la Police nationale, les pompiers et des unités de la Sécurité civile. À cette occasion, le public pourra assister à la reconstitution d'une scène de crime, un exercice de chiens de défense, un autre exercice de recherche de drogue par lesdits chiens, la désincarcération d'un véhicule accidenté... Véhicules et équipements seront présentés avec des animations pédagogiques telle que la voiture-tonneau par exemple.

 

Pour sa 3e édition 2010, la JSI ne se fera pas partout en France du fait d'un contexte budgétaire difficile. En revanche, certaines préfectures organiseront des manifestations dont celle de Seine-et-Marne et des Hauts-de-Seine pour la région Île-de-France. L'occasion s'offre donc, prochainement, à nos collégiens et lycéens de Combs-la-Ville de pouvoir aller à la rencontre des professionnels de notre sécurité, dont les métiers sont difficiles et dangereux. L'actualité quotidienne nous le rappelle, malheureusement et trop souvent, de manière dramatique. Notre existence serait pire sans le courage, la disponibilité et l'abnégation de ces hommes et de ces femmes qui veillent 24.00 sur 24 à notre sécurité.

 

La JSI c'est, donc, l'occasion d'aller à leur rencontre, de s'intéresser à leurs métiers, de comprendre que ces derniers - au travers de missions et de spécificités techniques différentes - défendent et protègent la vie au même titre que les métiers de la Défense militaire au sein de notre Démocratie (1). La Défense de la Nation étant désormais un concept global, elle est  de nos jours question d'interministérialité et d'interopérabilité. Acteurs de la sécurité intérieure comme extérieure, et acteurs civils comme militaires, sont liés. La JSI est ainsi bien plus qu'une journée d'information. Elle est une journée d'hommage à nos forces de sécurité intérieure que sont la Gendarmerie, la Police, et la Sécurité civile.

 

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(1) Les gendarmes, par ailleurs, restent statutairement des militaires même s'ils sont désormais organiquement rattachés au Ministère de l'Intérieur.


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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 10:05

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GRAINE DE PAIX


C’est une évidence de cruauté de dire que les enfants sont les premières victimes des guerres. Ce sont les IED utilisés par les insurgés en Irak comme en Afghanistan qui tuent et mutilent le plus les soldats, mais qui tuent et mutilent également la très grande majorité des victimes civiles, au premier rang desquelles les enfants. À cela ajoutons la destructuration sociale et économique qui fabrique trop souvent des orphelins. On a trop souvent tendance à oublier qu’Irakiens et Afghans sont des peuples martyrs du fait des insurgés et des extrémistes religieux, non des coalitions occidentales qui, justement, cherchent à pacifier ces pays afin d'y instaurer un État de droit.

 

Mais alors que l’Irak se reconstruit lentement, certes avec des hauts et des bas, de terribles incertitudes, des spasmes de violence, mais aussi de réelles chances de stabilisation et, qui sait, d’accès un jour à la Démocratie, l’Afghanistan reste un pays profondément traumatisé et déstructuré par plusieurs décennies de guerre. Les combats comme les débats sur le retrait de la coalition occidentale occupent plus que jamais la scène médiatique aussi bien ici que de l’autre côté de l’Atlantique, et l’horizon de la stabilisation comme de la paix semble encore bien lointain.

 

C’est cette image que le député Françoise HOSTALIER, notamment membre de la Commission de la Défense et des forces armées à l’Assemblée nationale, a voulu nuancer nonobstant la gravité de la situation. En partenariat avec Jessica PATERA de l’ONG afghane Aschiana, elle a mis sur pied un projet d’exposition itinérante de peintures dans 15 villes de France du 15 septembre 2010 au 18 juin 2011. Ces tableaux sont des oeuvres collectives réalisés par de jeunes Afghans âgés de 7 à 18 ans, et s’inspirant de l’oeuvre photographique de REZA. Intitulé “Graine de Paix”, ce projet qui a rapidement reçu le soutien de l’UNESCO, du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de la Défense, du Ministère de l’Éducation nationale, de l’association Solidarité Défense, de l’Association Nationale des Femmes de Militaires, et de la Fédération Nationale des Associations de Sous-Officiers de Réserve, cherche à faire renaître l’espoir d’une paix prochaine, ainsi qu’à promouvoir une autre image de ce pays meurtri, au-delà des images de guerre.

 

Les militaires français ont participé activement à la concrétisation du projet, en lui apportant une aide matérielle indispensable. Quant au partenariat de "Graine de paix", il montre combien le monde de la Défense d'aujourd'hui travaille à la construction de la paix. Car cette exposition est aussi le reflet de l’action de nos soldats en Afghanistan. Une action qui n'est pas seulement militaire stricto sensus, mais qui se conçoit de plus en plus en interrelation étroite avec les ONG et les associations: protection des populations, aide médicale, construction d’écoles, de dispensaires, travaux publics divers destinés à améliorer l’existence des populations… Ce sont des actions dites civilo-militaires qui, au niveau stratégique, participent directement à la stabilisation du pays. Ces actions, loin des effets d’annonce médiatiques, témoignent du combat mené pour la paix par nos spécialistes de la guerre. Certes, la lutte n’est pas gagnée d’avance, et les exemples ne manquent pas où les Talibans reviennent dans les villages, détruisent et sèment à nouveau la terreur, remettant en cause la fragilité de ces efforts de paix.

 

L’espoir n’est cependant pas perdu, et c’est le sens que Françoise HOSTALIER a voulu donner à son projet très symbolique, qu’elle renforcera bientôt par la présence de deux collégiens afghans: Palwasha et Abdul. D’ici la fin du mois de septembre, ces derniers viendront à la rencontre de notre pays, et, surtout, à la rencontre d’autres élèves qui, à des milliers de kilomètres de l’Afghanistan, s’interrogent sur ce qui s’y passe. Ainsi, les élèves du Lycée Galilée - qui, l’année dernière, avaient participé à l’opération “Colis de Noël pour nos soldats en OPEX” - auront l’honneur d’accueillir très prochainement Palwasha et Abdul, dont ils connaissent un peu le pays, ayant particulièrement travaillé sur l’actualité afghane l’an passé.

 

Alors que d’aucuns, par aveuglement idéologique, continuent de s’enfermer dans la conviction que nos forces armées répandent la destruction et la mort en Afghanistan, l’Enseignant Défense rappelera qu’il ne peut y avoir de vie sans que celle-ci soit justement protégée et défendue. Les mots de “militarisme” et d' “antimilitarisme” n’ont plus grand sens de nos jours, dans la mesure où  la refondation du lien entre la Nation et ses forces armées n’a jamais signifié en quoi que ce soit une volonté de "militarisation" de la société française. Qu’en revanche, nos forces armées défendent le pays et d’autres populations pour bâtir la paix, cela est désormais une réalité. La Défense pour la paix comme pour la guerre, quand malheureusement celle-ci ne peut plus être évitée, coûte et coûtera toujours en vies humaines. Mais les regards croisés des enfants d’ici et de ceux de là-bas ou d’ailleurs, devrait nous faire comprendre combien la vie est fragile et qu’elle mérite d’être protégée.

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:32

THE PACIFIC

 

 

Produite par Steven SPIELBERG et Tom HANKS, "The Pacific" est une série en dix épisodes qui arrivera bientôt en France. L'histoire relate la Guerre du Pacifique à travers les yeux de Marines américains et, pour cela, s'appuie sur les mémoires de deux vétérans de ce conflit: Robert LECKIE  et Eugen SLEDGE. Après s'être intéressés à la Deuxième Guerre mondiale en Europe, avec la série "Band of brothers", le réalisateur et l'acteur fétiche de "Saving private Ryan" s'attaquent à cette autre grande guerre dans la guerre que fut le conflit entre les États-Unis et le Japon. Les images restent techniquement remarquables, le propos est éloigné des stéréotypes des films de guerre classiques, et le sujet nous aide à mieux percevoir une période de la Deuxième Guerre mondiale à laquelle nous sommes moins habitués. Le conflit mondial n'étant quasiment plus enseigné dans ses aspects militaires et extra-européens, les élèves - notamment ceux de Première et ceux disposant d'un décodeur Canal +... - pourront redécouvrir  à travers cette série la dureté de ce que fut cette campagne du Pacifique. "The Pacific" ne remplacera pas un propos pédagogique sur la question mais, au même titre que les deux excellents films de Clint Eastwood sur le sujet - "Flags of our fathers" (2006) et "Letters from Iwo Jima" (2006) -, il en permettra un éclairage.

 


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