24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:06

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Anne-Catherine DAVID, épouse d'un officier, cultive une passion: le théâtre. En 2011, à Draguignan, elle a fondé la compagnie du Moral des troupes qui, depuis, s'est produite à plusieurs reprises avec succès. Professeur d'Arts plastiques et de Théâtre à l'origine, elle écrit avec talent ses propres pièces. Lundi 3 juin 2013, à l'École militaire de Paris (amphithéâtre Foch), elle présentera sa dernière production: "Vilaines filles". L'entrée est de 15 €, et les bénéfices iront à l'association Terre fraternité ainsi qu'à la CABAT en soutien à nos blessés de guerres et aux familles des soldats tombés en opération. N'hésitez pas à relayer le plus largement cette information.


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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:15

Reinhard-HEYDRICH.jpg

Reinhard HEYDRICH dans son bureau au siège de la GESTAPO

 

Il y a 80 ans, par décret du 26 avril 1933, Hermann GOERING (1893-1946) créait la Geheime Staatspolizei plus connue sous la forme de son adresse postale – GESTAPO -, qui allait bientôt devenir en Allemagne, mais aussi dans toute l’Europe, le sinistre symbole de l’État policier nazi. Geheime Staatspolizei signifie “police secrète”, l’adjectif “secrète” pouvant aussi être traduit par “privée”. De fait, la GESTAPO fut, dès ses origines, une police spécifiquement politique (et non criminelle) au service du parti national-socialiste, si ce n’est au service de son seul maître. En charge de la traque et de l’élimination de tous les opposants au régime nazi, la GESTAPO élargira son champ d’action durant la guerre en participant directement à la Solution finale. L’Amt IV B 4 - sous la direction du SS Obersturmbannführer Adolf EICHMANN (1906-1962) - en charge de la traque des Juifs dans toute l’Europe occupée, de leur arrestation et de leur acheminement en Pologne, était un service de la GESTAPO à part entière.

 

En 1933, la création de la GESTAPO ne concernait que l’État et la police les plus importants d’Allemagne: la Prusse. Son premier directeur fut Rudolf DIELS (1900-1957), un protégé de GOERING qui fit rapidement les frais de la rivalité entre ce dernier et le puissant chef de la SS, Heinrich HIMMLER (1900-1945), un an plus tard. À partir d’avril 1934, la GESTAPO entre dans l’orbite de la SS et installe son siège au 8 Prinz-Albrecht Strasse à Berlin. Le Reichsführer SS HIMMLER devait faire de la GESTAPO l’instrument d’une répression de la plus redoutable efficacité. Étendant désormais son champ d’action à l’ensemble de l’Allemagne, il l’organise selon le modèle de la SS, et l’intègre au sein de l’Office central de la sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt ou RSHA). Cette intégration est d'importance, car le RSHA va permettre l'unification de l’ensemble des polices allemandes aux côtés de la GESTAPO: KRIPO (Kriminalpolizei), ORPO (Ordnungspolizei), SIPO (Sicherheitspolizei).

 

Le RSHA - dont la GESTAPO est l'un des sept départements (Amt IV) - est dirigé par le SS Obergruppenführer Reinhard HEYDRICH (1904-1942), un homme aussi intelligent que froid et dénué de tout sens moral. Placée sous le commandement du SS Gruppenführer Heinrich MÜLLER (1900-1945), subordonné direct de HEYDRICH, la GESTAPO reçoit pour missions d’éliminer toute opposition politique en Allemagne et dans les territoires occupés, de s’occuper de la “Question juive” (1), d’assurer le contre-espionnage et la police des frontières. HEYDRICH était donc à la tête d'un immense empire policier, que ses talents d'organisateur rendirent redoutable à tous les ennemis réels et supposés du Reich nazi. Éliminé par la résistance tchèque en mai 1942, il fut remplacé par le SS Obergruppenführer Ernst KALTENBRUNNER (1903-1946) qui, sans égaler son intelligence, hérita de ce terrible instrument de répression.

 

Symbole de la terreur absolue qu’un État peut imposer à sa population, la GESTAPO a permis la “mise au pas” (Gleichschaltung) rapide de la société allemande, ainsi que l’instauration d’une répression suffisamment efficace pour empêcher toute résistance – hormis de rares exceptions – jusqu’à la fin de la guerre. Surtout, son nom est resté synonyme dans toute l’Europe d’arrestations, de disparitions, de tortures et de meurtres pour des millions de personnes de 1939 à 1944.

 

(1) La responsabilité des territoires occupés et de la “Question juive” faisait que la GESTAPO contrôlait en grande partie les Einsatzgruppen: ces quatre unités de tuerie mobile responsables de ce que le Père Patrick DESBOIS a appelé la “Shoah par balles”. Les 3000 hommes des Einsatzgruppen A, B, C et D étaient essentiellement issus des rangs de la GESTAPO, de la KRIPO et du SD, tous trois appartenant au RSHA et dépendant plus largement de la SS. S’ajoutaient des éléments de l’ORPO (la police régulière allemande) et des auxiliaires locaux.

 

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Le quartier général de la GESTAPO au 8 Prinz-Albrecht Strasse À Berlin

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:48

Il y a quelques jours était commémoré le 70e anniversaire de la disparition de Hans (1918-1943) et Sophie SCHOLL (1921-1943), ainsi que Christoph PROBST (1919-1943), tous trois exécutés dans la prison de Stadelheim située dans la banlieue sud de Münich. C'était le 22 février 1943. Si une petite dizaine de personnes constituait ce groupe de résistants allemands contre le nazisme - connu sous le nom de "Rose blanche" -, l’Histoire aura surtout retenu les noms des deux premiers, un frère et une soeur unis jusque dans la mort pour avoir osé rédiger et distribuer des tracts exprimant une opposition ouverte à la politique guerrière d’Adolf HITLER (1889-1945).


La Rose blanche naît au printemps 1942, à Münich, autour de la personne d’Hans SCHOLL, un jeune étudiant en médecine. Comme tous les jeunes allemands de cette époque, Hans et Sophie ont grandi dans une Allemagne qui a vu le nazisme pénétrer non seulement la vie politique mais aussi tous les aspects de la vie sociale et culturelle. S’ils ont pu en ressentir l’attrait en ses débuts, un "éveil intérieur" vraisemblablement lié à une indépendance d’esprit et une éducation libérale reçues d’un père qui détestait les nazis, les amena à développer progressivement un esprit de résistance à l’encontre de l’idéologie dominante. Si l’influence d’un professeur de Philosophie - Kurt GRUBER (1893-1943) - a pu jouer sur le tard, l’expérience directe de la guerre pour Hans SCHOLL, Alexander SCHMORELL (1917-1943) et Wilhelm GRAF (1918-1943) - qui servaient dans la Wehrmacht - a aussi renforcé leur conviction d’opposant.


Mouvement de résistance intellectuel et pacifique, essentiellement présent dans le milieu universitaire munichois, la Rose blanche a édité et distribué six tracts dénonçant la politique nazie et ses crimes (notamment le meurtre de masse des Juifs) au nom de principes humanistes et éthiques. Expédiés via la poste à des personnes d’influence, les tracts devaient être reproduits et diffusés à leur tour par les personnes qui les recevaient. Traqués par la GESTAPO, Hans, Sophie SCHOLL et Wilhelm GRAF sont arrêtés le 18 février 1943. Avec Christoph PROBST, ils sont traduits en justice le 22 par le juge Roland FREISLER (1893-1945), et sont exécutés par décapitation le jour même. Une deuxième vague d’arrestation conduira à l’exécution de Kurt GRUBER et Alexander SCHMORELL le 13 juillet suivant. Wilhelm GRAF sera exécuté le 12 octobre 1943.


Le destin tragique des jeunes résistants de la Rose blanche illustre toute la difficulté d’entrer en résistance dans un pays ayant basculé à la fois dans le totalitarisme et la guerre. Comment résister sans s’exposer à l’accusation de trahison, qui plus est au moment où la nouvelle de la défaite de Stalingrad ne peut plus être cachée ? Comment résister alors que la terreur s’est abattue sur l’ensemble de la société, et qu’elle est sans pitié? "Contre toutes les forces contraires..." écrivait GOETHE que Hans SCHOLL reprend à la veille de son exécution. Une citation qui exprime le désespoir profond des résistants à HITLER, mais un désespoir qui finit par toucher un autre espoir tout aussi profond et infini : celui d’une liberté de conscience que la dictature ne peut atteindre. Les résistants de la Rose blanche ont tous en commun d’être profondément chrétien: catholique, orthodoxe ou protestant. Jusqu’à ce père, Robert SCHOLL (1891-1973), qui connut aussi les prisons nazies mais ne cessa jamais d’encourager ses enfants à rester fidèles à leur conscience.


Hans et Sophie SCHOLL (1942)

Hans SCHOLL, Sophie SCHOLL et Christoph PROBST EN 1942


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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 06:46

Le 7 février 1943, les forces japonaises évacuaient définitivement l’île de Guadalcanal par le Cap Esperance situé au nord de l’île. Cette évacuation, réalisée par la Marine impériale, signifiait la défaite des Japonais au terme d’une très dure bataille de six mois au cours desquels 31 000 des leurs furent tués contre 7100 Américains. Situés dans l’archipel des Salomon - dont elle constitue l’une des îles principales (6500 km2) -, l’île de Guadalcanal permettait pour les deux belligérants d’installer une base aérienne de premier ordre d’où la violence des combats autour de la piste de Henderson Field qui fut l’abcès de fixation de la confrontation. Pour les Japonais, il s’agissait de prendre position aux portes de l'Australie tout en gênant sensiblement les liaisons entre celle-ci et l’allié américain. Pour ce dernier, l’objectif était à la fois de défendre l’Australie tout en frappant la Nouvelle-Guinée où les Japonais avaient établi une importante base navale à Rabaul. Entreprenant les premiers les travaux, les Japonais furent cependant surpris le 7 août 1942 par un débarquement américain. Ils répliquèrent à cet assaut de vive force en envoyant, durant des mois, des dizaines de milliers d’hommes qui affrontèrent Gi’s et Marines dans des combats d’infanterie meurtriers. L’affrontement fut aussi naval et aéronaval, et la Marine japonaise se montra si dangereuse que c’est à partir de la bataille navale de Savo que l’US Navy perfectionna rapidement le tir canon au radar. 67 bâtiments de guerre (29 pour les Américains et 38 pour les Japonais) gisent encore sur les fonds sous-marins en face de Guadalcanal. C’est par la mer que les Américains finirent par arracher la décision. D’abord en obligeant les Japonais à n’amener leurs renforts que de nuit, puis en asphyxiant progressivement les lignes de ravitaillement adverses tout en réussissant à opérer de nouveaux débarquements pour renforcer leurs troupes sur l’île. 

 

Guadalcanal soldier

Insigne de la 1ère Division US Marines

 


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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 06:56

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Le mémorial de la bataille de Stalingrad à la veille du 70e anniversaire de la célébration de la victoire soviétique (Crédits photo: Mikhail MORDASOV/AFP)

 

Le 2 février 1943, au terme de l’opération soviétique nom de code Cercle, la VIe Armée allemande du Général Fiedrich PAULUS (1890-1957) capitulait dans Stalingrad. Sans espoir d’être secourus depuis l’échec de l’opération Wintergewitter, privés de tout ravitaillement avec la perte des aérodromes de Morozovskaïa, de Tatzinskaïa et surtout celui de Pitomnik, épuisés et affamés après plus de cinq mois de combats d’une rare violence, les soldats allemands se rendent par milliers. La bataille a tué plus d'un million de combattants tant soviétiques qu’allemands, ainsi que des dizaines de milliers de civils. Sur les 94 000 prisonniers que fait l’Armée rouge, 95% mourront en captivité.

 

Nous célébrons, aujourd’hui, le 70e anniversaire de cette bataille qui se confond avec le tournant de la guerre, d’autant plus qu’elle est contemporaine de la victoire britannique d’El-Alamein en Égypte et de celle des Américains à Guadalcanal dans les îles Salomon. Plus qu’un symbole - que nous pourrions comparer à ce que fut la bataille de Verdun pour la France de la Première Guerre mondiale - la bataille de Stalingrad fut une victoire stratégique décisive pour l’URSS, qui porte un coup d'arrêt définitif à l'invasion allemande, et amorce la reconquête de son territoire.

 

Un tel événement est, depuis, devenu une commémoration majeure en Union soviétique puis en Russie de nos jours. Quand bien même fut-elle depuis rebaptisée Volgograd en 1961 (1), la ville actuelle reste marquée à jamais par cette bataille, et l'on imagine le lustre des commémorations qui se tiendront aujourd'hui au pied du gigantesque mémorial de la colline Mamaïev, symbole même du sacrifice soviétique durant cette terrible confrontation. D'ailleurs, à l'occasion de ces commémorations annuelles, Volgograd reprend son ancien nom de Stalingrad, le temps d'une journée...

 

À l'occasion de ce 70e anniversaire, un autre hommage viendra également du cinéma. Portée au grand écran par Joseph VILSMAIER en 1992 et par Jean-Jacques ANNAUD en 2001, la bataille de Stalingrad va bientôt connaître un troisième opus (2) avec la sortie, courant 2013, d'un autre “Stalingrad” du réalisateur Fedor BONDARCHUK. Dans ce blockbuster russe filmé en 3D, la reconstitution historique semble de bonne qualité et privilégie une fois de plus les histoires individuelles, notamment d’amour sur fond de guerre. C’est que la bataille - “mère” de toutes les batailles urbaines comme on le dit de nos jours dans les écoles militaires - fut un événement gigantesque dont les flèches et autres tracés sur les cartes d’état-major ne restitueront jamais le tragique destin des millions de personnes (civiles comme militaires) qui vécurent et périrent dans cet affrontement.

 

(1) Dans le cadre de la déstalinisation.

(2) On reprendra les versions cinématographiques les plus connues, car il existe aussi une autre réalisation sur le sujet de Yuri OZEROV (1989). 

 

 

Stalingrad---Fyodor-BONDARCHUK.png

Tournage.jpgImage du tournage

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:29

Insigne ENSOA

Insigne de l'ENSOA

 

La ville de Saint-Maixent-l'École, située dans le département des Deux-Sèvres non loin de la Niort, a une longue tradition d'accueil d'unités et d'écoles militaires. Cette tradition remonte au lendemain de la désastreuse guerre franco-allemande de 1870. Cependant, lorsque l'on parle de Saint-Maixent de nos jours, la ville se confond essentiellement avec le nom de la prestigieuse École Nationale des Sous-Officiers d'Active (ENSOA). L'ENSOA est, en effet, considérée comme la maison mère des sous-officiers de l'Armée de Terre, l'École où ces derniers accomplissent leur formation initiale avant d'être envoyés dans des écoles de spécialité (dites d'application), puis dans les unités opérationnelles. L'École de Saint-Maixent est aux sous-officiers ce que les Écoles de Coëtquidan sont aux officiers.

 

Du grade de sergent à celui de major, les sous-officiers constituent un maillon essentiel dans la chaîne de commandement au point qu'ils sont souvent qualifiés de "cheville ouvrière" du commandement, ceux qui commandent directement les troupes sur le terrain dont ils partagent au plus près la dureté de la vie. Leurs responsabilités techniques, tactiques, d'encadrement et d'instruction sont incontournables au point qu'un bon officier reconnaîtra (toujours) avoir sauvé sa mise - ou réussir son temps de commandement - grâce au soutien inestimable de ses sous-officiers (ajoint comme subordonnés).

 

Certes, au quotidien, la cohabitation n'est pas facile entre les deux catégories de chefs: compréhension de la mission, répartition des tâches et compétences techniques ne sont pas les mêmes, et ne sont souvent pas perçues de la même manière dans un contexte très hiérarchisé et conflictuel. L'appréhension d'une même mission se fera toujours à deux niveaux différents selon que l'on soit officier ou sous-officier. Cependant, un jeune lieutenant ou capitaine comprendra très vite que le grade n'est pas suffisant pour commander ses sous-officiers, et qu'il lui faudra une compétence technique et humaine avérée au quotidien pour gagner leur estime et leur loyauté. Inversement un jeune sous-officier devra accomplir ce même travail de compétence en direction de la troupe tout en comprenant les impératifs du commandement. Il devra exercer la part la plus rude de celui-ci sans en avoir pour autant la supervision de son lieutenant et de son capitaine. Avec l'expérience et l'ancienneté beaucoup de sous-officiers exercent des commandements d'officiers dans les unités, devenant chefs de section ou de peloton à part entière. Pour les plus capables, l'Armée leur offrira la possibilité de devenir officier par la voie du recrutement interne.

 

L'ENSOA accueille, de nos jours, des engagés venant directement de la vie civile et désirant devenir sous-officier de carrière. D'autres venant des unités, et par recrutement interne, viennent aussi y suivre une deuxième formation initiale: celle des sous-officiers après avoir vécu celle des militaires du rang. Géographiquement, l'École a toujours été articulée en plusieurs ensembles, ce qui lui fait occuper un espace important dans une petite commune de 7500 habitants, auquel il faut ajouter les terrains de manoeuvre environnants. Les quartiers Largeau, Coiffé, et Marchand constituent actuellement l'ENSOA. Un quatrième ensemble, le Quartier Canclaux, a été récemment rendu à la municipalité. C'est au Quartier Coiffé que l'on trouvera le coeur de l'École avec les bataillons d'élèves sous-officiers et les différents services. C'est en ce lieu que ceux-ci apprennent d'abord leur métier de soldat dans un premier temps, auquel succède un apprentissage du commandement des hommes.

 

Le 1er septembre prochain, l'ENSOA fêtera son cinquantième anniversaire. S'il existait déjà une école de formation de sous-officiers à Saint-Maixent depuis 1948, c'est en 1963 que naissait véritablement l'ENSOA et que la première promotion était accueillie (4 novembre). L'École n'a depuis cessé de donner à l'Armée de Terre de nombreuses générations de sous-officiers dont l'Enseignant Défense du Lycée Galilée est lui-même issu (108e promotion d'octobre 1983). 2013 sera donc une année importante pour l'ENSOA qui a prévu d'organiser plusieurs manifestations à savoir:

  • 22-23 mai 2013 - Le baptême de la 289e promotion aux Invalides, avec une messe du souvenir. Un concert de musique militaire sera donné à cette occasion dont les bénéfices iront à la Cellule d'Aide aux Blessés de l'Armée de Terre (CABAT).
  • 8 et 9 juin 2013 - Portes ouvertes de l'Ensoa. Visite de l'École, démonstrations dynamiques, présentation de matériels...
  • 14 juillet 2013 - Défilé de la 289e promotion de l'Ensoa sur les Champs-Elysées en présence des anciens de la Première promotion (1963).
  • Décembre 2013 - Cérémonie de clôture du cinquantenaire.

La devise de L'ENSOA est "S'élever par l'effort" et son chant "Jeune chef" que l'on pourra écouter ci-dessous.

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 06:28

Midway"First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. La Deuxième Guerre mondiale entre dans sa troisième année. Le conflit est désormais planétaire. On se bat sur presque tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?


Il y a 70 ans, le 27 novembre 1942, la Flotte de guerre française se sabordait en rade de Toulon afin de ne pas tomber entre les mains des Allemands.

 

La Royale de l’entre-deux-guerre est l’une des plus belles marine de guerre de son époque. Lorsque la guerre éclate, elle a certes raté l’étape du porte-avions (nonobstant la tentative de transformation du Béarn) mais elle se présente comme un ensemble moderne et incontournable dans le rapport de force naval. La défaite de 1940 neutralise cette marine et en fait un enjeu entre Britanniques et Allemands. Hormis l’intégration d’unités modernes tel le cuirassé Dunkerque, la mainmise sur la Flotte française présentait un avantage stratégique indéniable pour les belligérants. Pour Londres, il s’agissait de neutraliser une force de combat encore dangereuse. Pour Berlin, c’était gagner une flotte de surface que l’Allemagne n’avait pas encore eu le temps de construire, et qui pouvait immédiatement peser dans le rapport de force avec l’Angleterre.

 

Cette dernière ne s’y trompait pas et, dès 1940, elle exerce une forte pression sur les autorités françaises, saisissant des bâtiments aux Antilles et allant jusqu’à détruire une partie de l’escadre de Méditerranée dans la rade de Mers-el-Kébir (opération Catapult du 3 juillet 1940). Cette destruction provoqua un vif ressentiment au sein de la Royale et n’aida pas - par le sentiment anti-anglais qu’elle suscita - à clarifier la position des autorités politiques et militaires françaises à l’endroit de la Flotte.

 

C’est Adolf HITLER qui, finalement, précipita les événements en faisant envahir la Zone libre le 11 novembre 1942 (opération Attila), en réaction au débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch). La Wehrmacht se rapproche donc dangereusement de la Flotte française alors concentrée à Toulon, et placée sous le commandement de l’Amiral Jean de LABORDE. Ce dernier particulièrement hostile à l’Angleterre et ayant empêché le ralliement de ses bâtiments au camp allié, ne peut cependant laisser l’armée allemande s’emparer des bâtiments à quai. Alors que le premiers véhicules allemands pénètrent dans Toulon, l’Amiral de LABORDE ordonne le sabordage de la Flotte le 27 novembre 1942. Plus de 50 bâtiments de guerre moderne (220 000 tonnes) sont coulés dans la rade sans avoir combattu. 5 sous-marins parviennent à s’échapper mais 3 seulement rejoindront la Grande-Bretagne.


La Royale ne servira ni l’Occupant ni l’ennemi héréditaire dans l’esprit de l’Amiral de LABORDE. Le sabordage est cependant un terrible gâchis qui voit disparaître plus de la moitié de la Flotte. Au lendemain du conflit, la Marine française ne représente plus grand chose. Alors que le conflit indochinois s’allume, elle est sinistrée, vieillissante et sans moyens, plus que jamais dépendante du soutien britannique et américain. Pire, elle a raté toutes les révolutions technologiques et navales du conflit.

 

Toulon 1942Un Panzer IV et son équipage dans le port de Toulon (source - Bundesarchiv)

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 07:55

Midway"First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. La Deuxième Guerre mondiale entre dans sa troisième année. Le conflit est désormais planétaire. On se bat sur presque tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

Il y a 70 ans, le 19 novembre 1942, après plusieurs mois d’une bataille particulièrement meurtrière dans la ville même de Stalingrad, l’Armée Rouge commandée par le Général Gueorgui JOUKOV lance une vaste offensive à partir du Don. L’objectif de cette offensive - nom de code "Uranus" - est d’encercler la VIe armée allemande dans la ville, ce qui sera fait quelques jours plus tard avec la prise du pont de Kalatch situé à 80 km sur les arrières des lignes allemandes.

 

Avec l’opération Uranus, les Soviétiques reprennent nettement l’initiative stratégique à Stalingrad. Frappant le point faible du dispositif allemand, à savoir la partie du front tenue par des unités italiennes et roumaines mal équipées en artillerie et en moyens antichars et d’une valeur combative insuffisante, cette offensive de grande ampleur marque le tournant de la bataille de Stalingrad.

 

T-34.jpg


Drapeau URSS 1

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 16:56

Dimanche-12-novembre-2012.jpg

 

Ce dimanche voyait la commémoration de l'armistice qui, il y a 94 ans, faisait taire les canons dans une Europe ravagée. Notre pays avait chèrement payé sa victoire sur l'Allemagne avec plus de 1,4 millions d'hommes tués en un peu plus de quatre années de conflit. La France se couvrait alors de monuments aux morts. Encore aujourd'hui, dans la plupart des communes, la liste des soldats tombés entre 1914 et 1918 demeure la plus longue aux côtés des listes des conflits ultérieurs. Le mémorial de Combs-la-Ville ne fait pas exception, et il fallut de longues minutes au Général (2S) AUZANNEAU, ainsi qu'à une collégienne, pour égrener les noms et prénoms des Combs-la-Villais tombés lors de ce premier conflit mondial. Plus de temps qu'il n'en fallut pour citer les morts réunis de la Deuxième Guerre mondiale, de la Guerre d'Indochine et de la Guerre d'Algérie.

 

La commémoration du 11 novembre ne peut, cependant, plus se limiter à la seule guerre qui s'ouvre en 1914 et se termine en 1918. Elle est désormais l'hommage de la Nation rendu à tous ses soldats tombés - "Morts pour la France" - dans les guerres du XXe et de ce début de XXIe siècle. Et celles qui malheureusement surviendront encore après. Cette mise en perspective implique plus que jamais les jeunes générations sur lesquelles reposent la responsabilité future de la conduite des affaires du monde. À cette occasion, le Lycée Galilée a, une fois de plus, témoigné de cette conscience reliant le passé au présent. Virginie, Emma, Lise et Yassin, élèves du CVL pour qui c'était la première participation à ce genre de manifestation civique, ont ainsi participé à la cérémonie de ce 11 novembre 2012. Portant les couleurs nationale et européenne, ils lui ont donné l'éclat à la fois de leur jeunesse et de leur volontarisme.


Si la jeunesse incarne par la force des choses l'espoir d'un monde meilleur, elle y oeuvrera le plus efficacement en se détachant de l'illusion qui voudrait que guerres et menaces ne soient plus que faits lointains, désormais sortis de notre Histoire, ne nous concernant plus ou si peu. Le 11 novembre c'est aussi un appel au courage, car il en faut pour regarder et vouloir agir sur les réalités de la vie nationale, européenne et mondiale.

 

Eleves-CVL-2012.jpg

Virginie, Emma, Lise et Yassin

 

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HOMMAGE

 

IN MEMORIAM

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 09:52

 

Corps d'élite emblématique et symbole de la projection de la puissance militaire américaine dans le monde, le Corps des Marines fête aujourd'hui son 237e anniversaire. Créé le 10 novembre 1775, le United States Marine Corps (USMC) est, à l'origine, une unité de fusiliers marins. Dépendant directement du Président des États-Unis, les US Marines ont acquis une renommée mondiale avec les deux grands conflits mondiaux, surtout le deuxième sur le théâtre d'opérations du Pacifique. Depuis, des milliers de Marines ont été engagés et sont tombés, en Corée, au Vietnam, en Irak et en Afghanistan, pour ne citer que ces principaux conflits. Souvent confondu par le profane avec l'US Army - avec laquelle il est souvent en rivalité - l'USMC relève de la Navy et non de l'Army. De nos jours, il est une véritable armée dans l'armée, qui dispose de ses propres spécialistes, de ses avions, hélicoptères, engins amphibies, artillerie, blindés, drones... Prépositionnés dans le monde entier dans des bases à l'étranger, ou à bord de bâtiments de l'US Navy, les US Marines constituent une force de déploiement unique, et leurs interventions témoignent d'une culture stratégique de projection de puissance jusqu'à présent inégalée.

 

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