8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 20:10

Midway

  "First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. Il y a 70 ans la Deuxième Guerre mondiale entrait dans sa troisième année. Le conflit est désormais planétaire. On se bat sur presque tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

Dernier événement de cette année de commémoration 1942-2012 à être présenté, l'opération Torch marque le grand tournant de la guerre sur le front occidental: l'initiative stratégique change désormais de camp. Torch est le premier grand débarquement allié à l'Ouest. C'est la deuxième grande opération aéronavale et amphibie après le débarquement de Guadalcanal dans le Pacifique (août 1942). Inaugurant une série de grandes opérations du même style, qui surviendront dans les mois suivants (en Sicile, en Italie puis en Normandie), l'opération Torch est le début de la reconquête alliée. Celle-ci, qui débute par la libération des territoires français d'Afrique du Nord, marque surtout le début de l'aguerrissement de l'armée américaine. Cette dernière devant bientôt rencontrer, et pour la première fois sur cette terre africaine, le redoutable adversaire allemand...

 

Laissons Ruben, élève de 2nde 6 lorsqu'il rédigea les lignes ci-dessous, aujourd'hui élève de 1ère STMG1, nous raconter le débarquement allié en Afrique du Nord. C'était le 8 novembre 1942.

 

**********

 

L’Opération Torch désigne le débarquement allié en Afrique du Nord du 8 novembre 1942 (Maroc français et Algérie). Ce débarquement marque le tournant de la guerre sur le front occidental, conjointement avec les victoires britannique à El Alamein et soviétique à Stalingrad. Mais, s'il est certain que l'Opération Torch a constitué une démonstration éclatante des qualités d'organisation et de la puissance navale des nations anglo-saxonnes, il est souvent méconnu que le succès n'en a été acquis que grâce au dévouement de la résistance française : celle-ci, par son putsch d'Alger du 8 novembre 1942, a réussi à y neutraliser pendant 15 heures le XIXe Corps d'Armée vichyste. L’ensemble des troupes terrestres alliées étaient placées sous la responsabilité du général Eisenhower qui effectuait, pour l'occasion, son véritable baptême du feu dans une opération majeure. Quant aux forces navales, le commandement en incombait à l’amiral Sir Andrew Cunningham auquel fut adjoint l’amiral Sir Bertram Ramsay qui avait établi du côté allié l'essentiel du plan d'attaque de l'opération Torch, à partir des notes militaires établies par le colonel français Jousse, membre de l'organisation de résistance d'Alger. Bien quelle a été une réussite cette opération a causé beaucoup de pertes dans les armée militaire 1346 morts et 1997 blessé et des conséquences politique d’où la création d’un gouvernement vichyste de l'Afrique française le 14 novembre 1942 par François Darlan.

 

Ruben

 

COMMÉMORATION 1942

 

Marjorie - Le Victory program (6 janvier 1942)

Ufkun - La fin de la conférence d'Arcadia (14 janvier 1942)

Nassima - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Iman - La chute de Singapour (15 février 1942)

William - L'opération Chariot (27 mars 1942)

Wissame - Le raid DOOLITTLE (18 avril 1942)

Émilie - La bataille de la Mer de Corail (4 mai 1942)

Camille - La bataille de Midway (4 juin 1942)

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:08

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La bataille de Trafalgar, la reddition du Bucentaure. Tableau d'Auguste MAYER (1836)

 

Le 21 octobre 1805, au large du cap Trafalgar (au sud de la ville espagnole de Cadix), eut lieu l’une des plus célèbres batailles navales des guerres de l’Empire. Confrontation entre une flotte britannique de 27 vaisseaux de ligne commandée par le Vice-Amiral Horatio NELSON, et une flotte franco-espagnole de 33 vaisseaux de ligne commandée par le Vice-amiral Pierre Charles Silvestre de VILLENEUVE, elle aboutit à une victoire tactique et stratégique anglaise, nonobstant la mort de son artisan au cours de la bataille même.

 

La bataille de Trafalagar est à situer dans le contexte de la troisième coalition européenne contre la France révolutionnaire et impériale. Au sein de ces coalitions, l’Angleterre demeure la puissance la plus déterminée à vouloir défaire NAPOLÉON Ier. Protégée du fait de sa position géographique insulaire, elle finance inlassablement ses alliés européens afin que ces derniers reconstituent leurs forces au lendemain des différents traités qui, depuis 1797, installent la puissance française au coeur de l’Europe.

 

C’est pour mettre un terme aux agissements hostiles de la “perfide Albion”, sur fond de guerre économique entre les deux puissances (1), que l’Empereur se prépare à une invasion des Îles britanniques. Alors que le Traité d’Amiens (1802) part en lambeaux, NAPOLÉON concentre, dès 1803 à Boulogne, ce qui sera bientôt appelé la Grande Armée. Une flotte de débarquement est mise sur pied, mais elle pose très rapidement une question tactique: celle de sa protection lors de sa traversée de la Manche. En d’autres termes, c’est la Royal Navy qu’il fallait neutraliser d’une manière ou d’une autre.

 

Le problème résidait dans le fait que la flotte de guerre française était dispersée dans différents ports (Brest, Rochefort, Toulon), surveillés chacun par une escadre anglaise. Rassembler cette flotte et l’amener dans la Manche où elle effectuerait sa jonction avec les forces de débarquement était l’objectif de NAPOLÉON. D’un point de vue opérationnel, cette manoeuvre était ambitieuse. Elle supposait de tromper la surveillance des Anglais, de sortir de la Méditerranée via Gibraltar pour l’escadre de Toulon (2), de rejoindre les Antilles où les forces navales françaises se concentreraient tout en attirant la Royal Navy, avant de revenir dans la Manche. C’était une vaste manoeuvre transocéanique de plusieurs mois qu’il fallait opérer.

 

Durant le printemps et l’été 1805, c’est à une véritable partie de cache-cache et de course poursuite que se livrent les flottes franco-espagnole et britannique. Parvenant à tromper l’escadre anglaise de Méditerranée commandée par le redoutable Horatio NELSON, de VILLENEUVE parvient à atteindre les Antilles. Talonné par la flotte de NELSON, l’amiral français met le cap sur l’Europe en juin mais se trouve bloqué aux approches du Golfe de Gascogne. Une bataille indécise au Cap Finisterre avec le Vice-amiral CALDER le 23 juillet, l’échec de la jonction avec une force française venue de Rochefort, les aléas du renseignement (qui repose en grande partie sur des rumeurs…) ont raison de de VILLENEUVE, qui renonce à poursuivre vers Boulogne et va s’enfermer dans la rade de Cadix plus au sud. C’est l’échec de la mission stratégique.

 

Les décisions de l'Amiral de VILLENEUVE sont lourdes de conséquences. Le temps perdu éclaire désormais différemment la scène stratégique où la pression austro-russe en Europe centrale change radicalement les plans de NAPOLÉON. Sans nouvelle de sa flotte, et tenant le débarquement en Angleterre irréalisable sur l’heure, celui-ci opère un basculement stratégique d’Ouest en Est. À marche forcée, la Grande Armée se dirige désormais vers la Moravie à partir du mois d'août, alors que de VILLENEUVE, en passe d’être relevé de son commandement, reçoit l’ordre de repasser en Méditerranée pour opérer un débarquement en Italie. C’est donc un amiral en sursis, qui sait ses forces moralement inférieures en dépit de leur supériorité numérique, qui donne l’ordre d’appareiller le 20 octobre 1805. La grande bataille est inévitable, car NELSON,  à bord de son vaisseau amiral, le HMS Victory, verrouille Cadix depuis plusieurs semaines. Les deux flottes se rencontrent le lendemain au sud-est du cap Trafalgar, non loin du détroit de Gibraltar.

 

Pour comprendre ce qu’est une bataille navale avant la Révolution industrielle, il faut savoir que la puissance de feu des bâtiments de guerre de l’époque se situe sur les côtés, où les canons sont alignés en sabord sur un, deux ou trois ponts superposés selon la taille du navire. Il n’existe pas encore de tourelles mobiles sur le pont à l’avant comme à l’arrière, ce qui ne se verra qu’à la fin du siècle. Le navire doit donc présenter son flanc babord ou tribord pour permettre l’emploi optimum de ses canons. Cette contrainte technique induit une tactique de combat linéaire, d’où l’appellation “vaisseau de ligne” pour désigner les gros bâtiments de guerre de cette époque. Dans une rencontre, les flottes évoluent sur des lignes parallèles afin de pouvoir utiliser leur artillerie latérale au mieux. Tangage et roulis ont aussi leur importance dans le réglage des tirs eu égard à l’état technique de l’artillerie navale. Deux écoles s’affrontent: la première qui préconise de tirer haut pour détruire mâts et voilures du bâtiment adverse afin de le désemparer. La seconde préconise de tirer bas au niveau de la coque. L’avantage de ce  dernier tir - hormis le fait qu’il créé des voies d’eau et fragilise la coque - est que les impacts projettent des éclats de bois qui blessent grièvement les marins et canonniers concentrés dans les ponts inférieurs. Les Français ont une préférence pour la première école de tir, les Britanniques pour la seconde. De manière générale, soit le bâtiment était coulé par incendie ou l'explosion de sa poudrière, soit il était capturé après un abordage suivi d'un combat d’infanterie au corps à corps.

 

À Trafalgar, Nelson refuse l’affrontement linéaire classique. Divisant sa flotte en deux colonnes, avec le vent en poupe (ce qui augmente leur vitesse), il coupe en deux la colonne franco-espagnole. Cette manoeuvre dite “barrer le T” a pour avantage de concentrer le feu latéral - de la colonne qui coupe la ligne adverse - sur des vaisseaux situés à la fois à babord et à tribord. Ces derniers engagés en file dans le sens de leur marche, présentent leur proue et leur poupe et ne peuvent donc se servir de leur artillerie. À l'inverse, les bâtiments qui barrent le T peuvent concentrer leurs feux sur les bâtiments adverses les uns après les autres. Ces tirs en enfilade étaient dévastateurs sur des ponts encombrés d'hommes (3). Les Anglais utilisaient de la mitraille (4) et, à Trafalgar, le HMS Temeraire décima l'infanterie française rassemblée sur le pont supérieur du Redoutable, au moment où elle s'apprêtait à se lancer à l'abordage du HMS Victory.

 

Débutant en milieu de mâtinée, la bataille s’acheva en milieu d’après-midi. La manoeuvre audacieuse de l’amiral britannique créa un effet local de surnombre au sein de la ligne franco-espagnole disloquée. Les bâtiments de l’Amiral de VILLENEUVE furent submergés un à un, et mis hors de combat. La lutte fut difficile aussi pour les Britanniques dont le navire amiral, le HMS Victory, sur le point de succomber, fut sauvé par l’intervention du reste de la colonne anglaise – HMS Temeraire en tête –, qui détruisit le Redoutable. C’est dans un échange de tir entre les fusiliers du Victory et du Redoutable, que Lord NELSON fut mortellement touché. Déjà considéré comme un héros de son vivant, celui-ci expira en fin d’après-midi sans avoir pu mesurer l’ampleur de sa victoire. Mis hors de combat, le Bucentaure, navire amiral français, fut capturé avec l’Amiral de VILLENEUVE à son bord. La flotte franco-espagnole avait perdu 21 bâtiments dont 17 étaient capturés (5). La Royal Navy n’avait perdu aucun bâtiment, et pour 446 marins tués au cours du combat 3243 marins français et espagnols avaient péri.

 

Hormis son retentissement, la victoire de NELSON à Trafalgar eut d’immenses conséquences dont certaines furent décisives. Elle sauvait l’Angleterre d’une invasion française sur le long terme, en détruisant la seule flotte de guerre dangereuse pour elle. La Marine française était, cependant, déjà largement désorganisée par la Révolution, et un désastre précédent - à Aboukir en 1798 – l’avait affaibli (6). La bataille de Trafalgar consacra surtout l’hégémonie navale britannique jusqu’à la Première Guerre mondiale. Ce faisant, cette hégémonie fonda une puissance coloniale et économique dont le monde d'aujourd'hui garde encore les traces. En privant NAPOLÉON de moyens d’action sur les mers et océans du globe, la victoire anglaise conforte la stratégie terrestre et continentale de celui-ci (7), ce qui devait - au-delà du Ier Empire - rester une tendance lourde de la doctrine stratégique française au détriment du développement d'une culture navale plus élargie.

 

Héros historique britannique, Horatio NELSON est présent dans tout le monde anglo-saxon, surtout les pays du Commonwealth où de nombreux noms de lieux lui rendent hommage. C’est cependant en Grande-Bretagne que l’on trouvera, au coeur de Londres, la très célèbre statue au sommet de la colonne de Trafalgar square. C’est à Portsmouth que le HMS Victory restauré – et qui fait toujours partie des bâtiments de la Royal Navy – pourra encore de nos jours être visité comme navire musée.

 

(1) Par son protectionnisme, l’économie française entrave le commerce anglais sur le continent européen. À partir de novembre 1806, cependant, l'Empereur NAPOLÉON décrète un "blocus continental" qui engendre une véritable guerre économique destinée à ruiner les intérêts britanniques en Europe.

(2) L’escadre de Toulon était la plus importante de la Marine impériale. Elle était commandée par de VILLENEUVE.

(3) Contrairement aux bâtiments de nos marines contemporaines, ceux de cette époque nécessitaient des équipages nombreux afin de manoeuvrer une voilure complexe et une artillerie de plusieurs dizaines de pièces dont le chargement se faisait par la bouche.

(4) En plus de leur artillerie navale classique, les Anglais utilisaient aussi des caronades. C’était des pièces d’artillerie à canon court et à chargement rapide, qui tirait soit des boulets creux soit de la mitraille à courte portée.

(5) Compte tenu de la complexité et du coût de fabrication d’un vaisseau de ligne, le capturer était préférable à sa destruction complète.

(6) Le royaume de France se lance dans un effort naval important au lendemain de la Guerre de Sept Ans (1756-1763), qui voit la disparition de son premier empire colonial. Entrepris sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, ce rétablissement de la flotte de guerre est cependant stoppé par la crise révolutionnaire.

(7) Le désastre de Trafalgar étant, quelques semaines plus tard, atténué par l’éclatante victoire d’Austerlitz le 2 décembre 1805.

 

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"L’Angleterre attend de chacun qu’il fasse son devoir." Portrait de Lord Horatio NELSON par Lemuel Francis ABBOTT (1800) - National Maritime Museum à Londres

 

White ensignUnion Jack et croix de Saint George. Le White ensign est le pavillon de la Royal Navy


 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:31

1

Il y a cinquante ans, le 14 octobre 1962, un avion-espion U2 américain révélait l’existence sur l’île de Cuba de sites de lancement de missiles balistiques. Ces derniers, aménagés par les Soviétiques, étaient destinés au déploiement de missiles stratégiques R12 (SS-4 Sandal code OTAN), alors en cours de transport d'Union soviétique vers Cuba (1). Capable d’emporter une charge militaire de 1 MT, le R12 était un missile d’une portée de 2000 km. Son déploiement, à 170 km seulement de la Floride, déclencha l’une des plus graves crises américano-soviétiques de la Guerre froide. Elle fut brève mais dura une dizaine de jours au cours desquels le monde crut à l'imminence d'un affrontement nucléaire entre les deux superpuissances. La crise de Cuba est à situer dans une longue série de crises majeures qui, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, façonna le monde en deux blocs antagonistes sur tous les continents; sur fond d'une course aux armements jamais connue jusqu'à présent. Elle est cependant la dernière où l’on perçoit un risque de confrontation directe entre les États-Unis et l’URSS. Désormais, la nécessité d’un dialogue destiné à éviter toute escalade nucléaire s’impose dans les relations internationales (2).

 

(1) Par voie maritime.

(2) La crise est à l'origine de l'installation d'un "téléphone rouge" entre Washington et Moscou.

 

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Carte d'époque montrant la portée des missiles soviétiques en territoire américain, s'ils étaient tirés de Cuba. Le SS-4 Sandal était un Medium Range Ballistic Missile (MRBM) qui pouvait toucher essentiellement le sud-est des États-Unis, dont une grande partie de la côte Est. Plus dangereux, le R14 (SS-5 Skean, code OTAN) était un Intermediate Range Ballistic Missile (IRBM) qui pouvait toucher l'ensemble du territoire américain ainsi que le Canada avec une charge militaire de 2 MT.

 

USSR

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:12

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Rendez-vous annuel désormais traditionnel, les Journées de la Sécurité Intérieure (JSI) se tiendront le samedi 6 octobre prochain pour leur édition 2012. Destinées à faire se rencontrer les citoyens et les acteurs de la Défense intérieure et civile au plan local, les JSI s'inscrivent pleinement dans l'Éducation à l'Esprit de Défense. À ce titre, l'Enseignant Défense du Lycée Galilée invite les élèves de l'établissement à venir à la rencontre des gendarmes, policiers, pompiers, ambulanciers et bénévoles de la Protection civile. Ces derniers tiendront des animations et des stands au centre commercial régional du Carré-Sénart de 11.30 à 17.00.

 

Ailleurs dans l'académie de Créteil, les manifestations auront lieu dans les jardins et le hall de la Préfecture pour le Val-de-Marne (de 11.00 à 16.00), et dans le centre commercial O'Parinor d'Aulnay-sous-Bois (de 9.00 à 13.00) pour la Seine-Saint-Denis.

 

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(Source - Le Point)

 

Mise à jour du dimanche 7 octobre 2012 - L'Esprit de Défense comme les métiers de la sécurité intérieure, ne pouvaient mieux être illustrés qu'en cette journée de samedi où, tôt le matin, une opération anti-terroriste était déclenchée dans plusieurs villes du pays, notamment à Strasbourg où une fusillade a eu lieu. Une cellule islamiste a, donc, été démantelée il y a quelques heures avec l'arrestation de onze personnes. Les djihadistes interpellés ne viennent pas de l'extérieur. Ils sont français et ne semblent pas avoir reçu un entraînement afghan comme ce fut le cas pour Mohamed MERAH. Issus des quartiers difficiles de nos villes, ayant souvent grandi à la frontière de la délinquance, ils se sont radicalisés sur place. À Strasbourg, trois policiers ont été blessés en tentant d'arrêter Jérémie LOUIS-SIDNEY, 33 ans, d'origine antillaise. Converti à l'Islam radical, cet ancien condamné de droit commun était armé et n'a pas hésité à ouvrir le feu sur les policiers avant d'être abattu.

 

Cette JSI 2012 sera, donc, une occasion particulière de saluer le courage de ceux qui assurent notre sécurité au quotidien.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:31

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Les samedi 29 et dimanche 30 septembre, la Garde républicaine ouvrira ses portes au grand public à Paris. Durant deux jours, de 9.00 jusqu’à 19.00, se dérouleront des manifestations spectaculaires tels le quadrille des baïonnettes, le carrousel des motocyclistes, celui des lances, etc. Des stands présenteront la vie et les missions des différentes unités avec leurs équipements et leurs armements, le tout sur fond de fanfare interprétant les marches les plus célèbres de notre répertoire. La Musique de la Garde Républicaine est l’une de nos meilleures formations musicales militaires avec la Musique principale de l’Armée de Terre. Entre tradition et modernité, entre missions de représentation liées au protocole et missions opérationnelles, la Garde républicaine décrira également sa longue histoire au fil des siècles en mettant en scène la Maison du Roy et les Grenadiers du Ier Empire.

 

Unité de prestige et de protocole, en charge de la sécurité des sièges du pouvoir (Palais de l'Élysée, Matignon, Parlement, ministères...), la Garde républicaine est une composante de la Gendarmerie nationale. Constituée de deux régiments d’infanterie et d’un régiment de cavalerie (1), elle est l’héritière de toutes les forces armées qui ont participées depuis le Moyen Âge à la protection du Roi et de sa cour, ainsi qu’à la protection de la Ville de Paris. Organisée en Garde républicaine de Paris depuis 1848, transformée en Garde républicaine depuis 1978, elle est depuis restée spécifiquement attachée à la capitale et à l’Île-de-France dont elle porte les armes sur son blason.

 

Particulièrement visible lors de la prise d’armes du 14 juillet, la Garde républicaine assure l’escorte du Président de la République lorsqu’il remonte les Champs-Élysées, et sa musique rythme le défilé à pied et des véhicules. Ses uniformes sont, en général, ce que les touristes étrangers gardent le plus souvent de leur passage à Paris en terme d’images officielles. Les Franciliens pourront donc, ce week-end, aller au-devant de ces gendarmes de prestige, qui les accueilleront sur l’Esplanade Saint-Louis entre le Château de Vincennes et le Quartier Carnot.

 

(1) Soit un effectif total de 3200 hommes.


Icône pdf 1Télécharger le programme

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:26

Festival de musique militaire

 

Ce week-end se tient à Tarbes le traditionnel Festival International de Musique Militaire (FIMM) tout en couleurs et en harmonies. Les bénéfices de cette manifestation iront à l'association Terre Fraternité dont la vocation est de venir en aide à nos blessés de guerre et à leurs familles. Aussi riche que méconnu en tant que tel, le répertoire des musiques militaires est pourtant bien plus ancré qu'on ne le pense dans la mémoire collective au-delà des seuls hymnes nationaux, se mêlant aussi bien à des thèmes de musique classique, que de cinéma voire de pop music. Ce festival vient en écho à celui qui s'est tenu au début de ce mois à Moscou où, sur la place Rouge, fanfares russes et françaises ont célébré le bicentenaire de la campagne de Russie de Napoléon (1812-1912).

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 04:36

LE DÉBARQUEMENT D'INCHEON (15 SEPTEMBRE 1950)

 

Insigne de la 1ère Division US Marines

Insigne de la 1st Marine Division "The old Breed"

 

Suite à l’agression communiste venue du Nord, la Guerre de Corée,  premier grand conflit de la Guerre froide, éclate le 25 juin 1950. En dépit de la condamnation de l’ONU, la capitale du Sud, Séoul, fut rapidement submergée, et les forces sud-coréennes – surprises et mal équipées – placées dans une situation quasi désespérée. Encerclées dans la poche de Pusan, à l’extrémité Sud-Est de la péninsule, avec la mer dans le dos, elles ne pouvaient tenir bien longtemps. C’est pour renverser cette situation, que le Général Douglas McARTHUR (1880-1964), héros de la Guerre du Pacifique, élabora un plan de débarquement audacieux sur les arrières de l’armée nord-coréenne, à Incheon.

 

Cette opération était loin d’être gagnée d’avance. Il fallait mobiliser rapidement une force amphibie capable d’un tel assaut. Un assaut de vive force que seuls les États-Unis - avec le corps des Marines et l’expérience de la Guerre contre le Japon - pouvaient réaliser. Par ailleurs, la géographie du site d’Incheon présentait des obstacles naturels importants (étroitesse des voies d’accès au port, violence des courants et des marées), auxquels s’ajoutaient des obstacles artificiels comme d’imposantes digues autour du port. Une fois les premières troupes débarquées, la tête de pont devait être élargie dans les plus brefs délais - et la route qui menait à Séoul contrôlée - sous peine d’être enfermé dans un cul de sac exposé à une contre-offensive nord-coréenne avec la mer dans le dos… Bref, si l’effet de surprise ne jouait pas, l’opération pouvait tourner au désastre.

 

Le 15 septembre 1950, dès 6.30, la 1ère Division de Marines prit d’assaut les plages de Red, Green et Blue beach, surprenant les défenses nord-coréennes qui ne s’attendaient pas à une attaque d’une telle ampleur à cet endroit. Des chars de combat furent débarqués dès la première vague, et la ville d'Incheon comme son port furent rapidement sous contrôle. Dans les jours qui suivirent, les Nord-Coréens tentèrent de bloquer l’avance des Marines, en vain. Le 22 septembre, 53 882 soldats étaient déjà débarqués ainsi que 6629 véhicules de combat et de soutien.

 

La bataille qui suivit le débarquement fut cependant plus âpre, et la progression vers Séoul connut un raidissement de la résistance communiste. Les blindés de combat américains M26 Pershing durent affronter des T-34 coréens sous des bombardements au napalm. Pour les Nord-Coréens, totalement surpris par ce débarquement sur leurs arrières, la situation stratégique venait de s’inverser. Dorénavant, il fallait tenir le plus longtemps possible Séoul afin de permettre aux forces qui encerclaient Pusan de battre en retraite, et de leur éviter à leur tour un encerclement mortel. Le 22 septembre, cependant, les troupes américaines entraient dans la capitale sud-coréenne qu’elles libéraient trois jours plus tard.

 

Victoire tactique américaine, le débarquement et la bataille d’Incheon permirent la libération rapide de Séoul, et brisèrent l’encerclement de la poche de Pusan. Ce fut la première victoire des Alliés après une série de défaites pour la Corée du Sud. Elle illustra une nouvelle fois le savoir-faire du corps des Marines en matière amphibie, ainsi que la puissance de la logistique navale américaine. Surtout, elle opéra un renversement stratégique avec désormais le reflux des troupes nord-coréennes au-delà du 38e parallèle.

 

US Marines

US Marines à l'assaut des digues du port d'Incheon le 15 septembre 1950 

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 09:06

Le mardi 11 septembre 2001, une attaque terroriste sans précédent frappe les États-Unis d’Amérique faisant près de 3000 morts en l’espace d’un peu plus d’une heure. Ce fut l’attaque la plus meurtrière lancée sur le sol américain depuis la destruction de la Flotte du Pacifique par l’aéronavale japonaise à Pearl Harbor. Perpétré par 19 terroristes membres du réseau djihadiste Al Qaïda, cet attentat a été planifié en quatre attaques distinctes visant les symboles politique (Washington), économique (New-York) et militaire (le Pentagone) de la puissance étatsunienne. Utilisant le même mode opératoire - à savoir le détournement de quatre avions de ligne transformés en bombe volante -, les terroristes ne parvinrent cependant pas jusqu’à Washington. La résistance désespérée des passagers du vol UA 93 fit s’écraser l’avion avant qu’il ne parvienne au-dessus de la capitale fédérale. En revanche, la destruction des tours du World Trade Center – vue en direct - fut l’attaque de loin la plus spectaculaire. Les attentats du 11 septembre 2001 traumatisent les États-Unis et, au-delà, l’Occident qui y voit le témoin majeur de l’entrée dans le XXIe siècle. Ils sont à l’origine directe de l’intervention occidentale en Afghanistan.

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:12

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Terroriste du groupe Septembre noir le 5 septembre 1972


Il y a quarante ans, le 5 septembre 1972, avait lieu la sanglante prise d’otages de Münich où onze athlètes israéliens  furent assassinés durant les Jeux olympiques. Cette action, planifiée par Mohammad Daoud OUDEH (1937-2010), fut menée par une cellule du groupe terroriste palestinien “Septembre noir”.

 

Au lendemain de la Guerre des Six jours (juin 1967), le conflit israélo-arabe pose un nouveau problème: celui des territoires désormais occupés par Israël. La puissance militaire israélienne ôte cependant – nonobstant la Guerre du Yom Kippour (octobre 1973) - l’espoir pour les pays arabes de régler militairement la question de l’existence de l’État hébreu. Surtout, les défaites militaires arabes transforment progressivement la question israélo-arabe en une question plus spécifiquement israélo-palestienne.

 

Issu du Fatah, le groupe terroriste Septembre noir naît en ce début des années 1970, alors que le sort du peuple palestinien tend à s’effacer devant la mise en place de ce nouvel équilibre géopolitique au Proche-Orient. Dispersés en Israël et dans le monde arabe, les Palestiniens, qui veulent reconquérir leurs terres, se heurtent également à la répression des pays arabes, notamment en Jordanie. Prônant une lutte armée qui doit dorénavant frapper Israël partout dans le monde, les membres de Septembre noir s’organisent en petites cellules autonomes, dont la stratégie est d’attirer l’attention sur la cause palestinienne à travers des actions armées spectaculaires. La délégation olympique israélienne aux Jeux de 1972, en Allemagne, est très rapidement désignée comme un objectif à frapper. L’action sera d’autant plus spectaculaire que ce sont les premiers Jeux olympiques organisés en Allemagne fédérale au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, et que le souvenir des Jeux olympiques de 1936, accueillis et organisés par le Reich nazi, devait être effacé. Tout un symbole!

 

Tôt le matin du 5 septembre, alors que les Jeux olympiques sont ouverts dans la ville de Münich depuis plusieurs jours, un commando palestinien de huit hommes, en tenue de sport et armés de fusils d’assaut, d’armes de poing et de grenades, pénètre dans le pavillon israélien et parvient à maîtriser les athlètes au terme d’une première lutte qui voit l’assassinat de deux Israéliens. C’est le commencement de l’opération “Ikrit-Biram”, du nom de deux villages palestiniens dont les habitants furent chassés par les Israéliens lors de la première guerre israélo-arabe. Neuf otages sont aux mains du commando, qui réclame d’emblée à Israël la libération de prisonniers palestiniens. Le refus sans ambiguïté du Premier ministre israélien, Golda MEIR (1898-1978), de toute négociation avec les terroristes, met dans l’impasse une Allemagne fédérale contrainte de régler par elle-même la crise. Le commando, qui demande son exfiltration vers l’Égypte, est finalement convoyé par hélicoptères avec les otages israéliens jusqu’à la base militaire aérienne de Fürstenfeldbruck. C’est ici qu’en soirée la police allemande décide de lui tendre un piège.

 

Policiers allemands (Münich, 1972)

Policiers allemands tentant d'approcher le pavillon olympique israélien (Münich, 1972)

 

Cependant, le piège – un avion vide et des tireurs d’élite pour neutraliser les Palestiniens – est, non seulement, rapidement éventé par le commando (qui décide de remonter dans les hélicoptères), mais l’opération qui s'ensuit tourne au carnage avec les premiers tirs des snipers de la Polizei à 23.00. Le combat va durer près de trois heures, à l’issue desquelles cinq terroristes sont abattus et trois autres capturés. Mais un policier allemand est tué, et aucun otage israélien n’a survécu. Encore aujourd’hui, on ne sait pas exactement si ces derniers tombèrent uniquement sous des balles palestiniennes.

 

Cette opération catastrophique fut, depuis, érigée en cas d’école pour toutes les unités antiterroristes. Au-delà du traumatisme moral pour Israël et le monde entier, le massacre de Münich mit en lumière l’impréparation totale de la police allemande face à ce genre d’attaque. Et au-delà de la police allemande, d’autres polices nationales comprirent aussi l’intérêt de devoir mettre rapidement sur pied des unités spéciales dédiées à la lutte antiterroriste. Des unités plus particulièrement préparées aux scenarii de prises d’otages, y compris dans des lieux confinés comme les avions ou les navires. Car, à Münich, on a assisté à la somme de toutes les défaillances mortelles, de tout ce qu’il ne fallait pas faire. À commencer par les lacunes du renseignement. Tout au long de la crise, les autorités allemandes se sont trompées sur le nombre de terroristes, découvrant au dernier moment qu’elles avaient à faire à huit et non quatre ou cinq hommes. Les tireurs d’élites de la police n’avaient aucune expérience de ce genre de situation, hormis leurs exploits sportifs (de jour). Ils n’avaient pas de liaisons radio pour coordonner leurs tirs, et - facteur aggravant - leur action fut déclenchée de nuit alors qu’ils ne disposaient d’aucun instrument de visée nocturne, surtout après que les terroristes palestiniens eurent détruit les projecteurs de l’aéroport. Dans ces conditions, on comprendra qu’il fut très difficile, voire impossible, pour les policiers allemands d'atteindre l'objectif majeur de ce genre d'opération, à savoir sauver la vie de tous les otages.

 

En avril 1973, le Chancelier allemand Willy BRANDT (1913-1992) décida la création d’une unité de police entièrement nouvelle, spécialement entraînée à la lutte antiterroriste et aux prises d’otages: le GSG 9. L’année suivante, la France créa le GIGN. Encore de nos jours, les deux unités collaborent régulièrement, échangeant expériences et savoir-faire. Pouvant intervenir localement, elles ont surtout une vocation nationale et internationale contrairement à d’autres unités tels que les SWAT américains, plus orientés vers l'assaut urbain local. Aujourd’hui, le GSG 9 et le GIGN sont incontestablement deux références majeures du contre-terrorisme, internationalement reconnues en la matière.

 

Au lendemain de la prise d’otages de Münich, l’État hébreux déclencha des actions de représailles contre les Palestiniens (opération “Colère de Dieu”). Des camps de réfugiés furent bombardés, et les services secrets de Tel-Aviv (Mossad) se lancèrent dans une vaste opération d’élimination des membres de Septembre noir. Le film de Steven SPIELBERG, Münich (2005), retrace cette guerre secrète et sans merci que les Israéliens livrèrent aux Palestiniens pour venger leurs onze athlètes assassinés.

 

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Insigne du GSG 9 der Bundespolizei

 

  Hatikvah - Hymne national israélien

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 15:01

Du fait des blessés de guerre, du fait également des risques quotidiens liés au métier des armes, les Armées éprouvent un besoin permanent en sang qui, même conditionné de manière spécifique, voit les stocks se périmer rapidement. Pour ces raisons, le Centre de Transfusion Sanguine des Armées (CTSA) lance régulièrement des opérations de don du sang. La prochaine aura lieu le lundi 13 août au CTSA de Clamart (HIA Percy). Elle se déroulera de 8.30 jusqu'à 16.00. Inscription obligatoire avant le 8 août.

 

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