30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 07:06

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Sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis, quoique beaucoup plus récent, un Armed Forces Day a été institué annuellement en Grande-Bretagne. D’abord destinée aux vétérans (Veterans Day) dès 2006, cette manifestation publique qui se tient le quatrième samedi du mois de juin a depuis été étendue à l’ensemble des forces armées, devenant l’Armed Forces Day en 2009. L’année précédente un fait divers avait profondément choqué l’opinion britannique. Des militaires de la RAF avaient été insultés à Peterborough par des opposants à la guerre en Irak, ce qui avait conduit les autorités militaires à interdire toute sortie en public en uniforme. L’année suivante, en mars, d’autres militaires de retour d’Afghanistan étaient également insultés, au cours d’une parade dans la ville de Luton, par cinq musulmans (depuis condamnés en justice). 2009 n’était pas non plus une année indifférente, l’Armée anglaise subissant ses pertes les plus lourdes en Afghanistan depuis le début de ce deuxième conflit (1). Partant, une mobilisation médiatique en faveur de l’Armée - menée par The Sunday Telegraph - finit par aboutir à la transformation du Veteran Day en Armed Forces Day.


Depuis, ce jour des Forces armées consiste en un hommage national rendu à l’Army, la Royal Navy, la Royal Air Force ainsi qu’aux vétérans de toutes les guerres à travers de multiples événements (défilés, portes ouvertes, remises de décorations…) (2). Une ville est plus particulièrement mise à l’honneur au cours des célébrations: Chatham en 2009, Cardiff en 2010, Edinburgh en 2011, Plymouth en 2012.


Dans un contexte de crise budgétaire beaucoup plus sensible qu’en France, l’Armée britannique a contribué à deux coalitions majeures lors de la dernière décennie, et l’effort militaire a été particulièrement important. D’abord en Irak où 179 soldats sont tombés (3) et, surtout, en Afghanistan où la contribution anglaise est autrement plus importante que la notre avec, à ce jour, 419 soldats tombés dont plusieurs femmes. Si 2011 a été l’année la plus meurtrière au « Royaume de l’insolence » pour l’engagement français - avec 26 tués -, l’Armée anglaise perdait la même année 46 des siens. En juin 2012, le chiffre des pertes anglaises s’élève à 25 soldats tombés dans les combats, les embuscades et  les attaques "green on blue". Les blessés de guerre sont également beaucoup plus nombreux et visibles Outre-Manche.

 

(1) En Afghanistan, les pertes humaines ont augmenté de manière très sensible passant de 3 morts en 2002 à 108 en 2009, année la plus meurtrière avec 2010 (103 morts). 

(2) Consulter aussi le site "Palace barracks".

(3) 2003, date du début de l’intervention aux côtés des Américains, aura été l’année la plus meurtrière avec 53 morts soit presque 30% des pertes sur l'ensemble du conflit.

 

UK Armed forces day

 

UK Fatalities

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 15:35

Le 22 juin 1941, Adolf HITLER déclenche l’opération Barbarossa. Plus de 3 millions de soldats allemands, organisés en 3 groupes d’armées, envahissent l’URSS mettant fin, de fait, au pacte germano-soviétique (23 août 1939). C’est le début de la phase la plus meurtrière et la plus destructrice de la Deuxième Guerre mondiale. Avec l’opération Barbarossa, le Reich nazi ouvre le front stratégique majeur du conflit. Théorisée par HITLER comme une lutte totale au sens idéologique - et d’extermination au sens racial -, la guerre sur le front de l’Est verra se livrer les batailles terrestres les plus importantes et les plus sanglantes de toute la guerre et de l’Histoire. Dans tous ses aspects (militaires comme civils et économiques), elle sera la confrontation la plus brutale du conflit. L’opération Barbarossa scelle également, de manière définitive, le destin des communautés juives d’Europe avec le déploiement, dès le début de l’offensive allemande, des 4 Einsatzgruppen (A, B, C et D) dans le sillage de la Wehrmacht. Les limites d’action rapidement atteintes par ces unités (3000 hommes environ pour l’ensemble de l’Ost Front), amèneront quelques mois plus tard à la mise en place de la Solution finale à l’échelle européenne.


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Panzer III AUSF-G

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 09:38

Contrairement à ce qui avait été annoncé précédemment, l'hommage citoyen rendu à nos quatre militaires tombés en Kapisa samedi dernier, n'aura pas lieu jeudi 14 mais mercredi 13 juin, c'est-à-dire demain. Celles et ceux qui voudront les saluer une dernière fois, pourront le faire dans le silence et le recueillement lors du passage du convoi funèbre sur le Pont Alexandre III, à partir de 12.30.

 

Kaboul (Dimanche 10 juin 2012)

Aéroport de Kaboul, dimanche 11 juin 2012. Le Ministre de la Défense, Jean-Yves LE DRIANT raccompagne les dépouilles des soldats en France

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:46

Midway

  "First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. Il y a 70 ans la Deuxième Guerre mondiale entrait dans sa troisième année. Le conflit est désormais planétaire. On se bat sur presque tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

 

Le 4 juin 1942 débutait la bataille aéronavale de Midway, un mois après celle de la bataille de  la Mer de Corail. Elle s’acheva le lendemain par une très nette victoire américaine, qui porta un coup d’arrêt décisif à l’expansion japonaise dans le Pacifique, six mois seulement après l’attaque de Pearl Harbor. Nonobstant sa brièveté, Midway constitua donc une bataille majeure de la Deuxième Guerre mondiale.

 

Midway est un atoll américain qui se trouve dans le prolongement Nord-Ouest de l’archipel des Hawaii, non loin de la ligne de changement de date (180e méridien). Stratégiquement, l’île et son aérodrome militaire tiennent le rôle d’avant-poste américain dans le Pacifique central. Pour les Japonais, s’emparer de Midway en y débarquant 5000 hommes était un moyen de renforcer leur ligne de défense orientale, tout en rendant très rapidement possible une offensive sur l’ensemble des Hawaii. Si ces dernières tombaient, c’était le territoire américain – plus particulièrement la côte Ouest – qui aurait été directement menacé. Par ailleurs, ce renforcement oriental était aussi dicté par l'humiliation récente qu'avait fait naître l'audacieux bombardement de Tokyo lors du raid Doolittle, le 18 mai 1942.

 

Une victoire à Midway et dans les îles Hawaii aurait eu d’importantes conséquences sur le cours de la guerre. En 1942, les États-Unis n’étaient pas encore remis du choc de Pearl Harbor, et l’US Navy n’était pas encore la puissance navale qu’elle devait être deux ans plus tard. Pour les Américains, il fallait gagner du temps dans le Pacifique, alors qu'au même moment ils concentraient la majeure partie de leurs moyens dans une autre direction océanique et continentale: l'Atlantique, l'Afrique et l'Europe. Au lendemain de l’agression de Pearl Harbor, Winston S. Churchill  avait réussi à faire valoir, auprès de Franklin D. Roosevelt, l’idée que le théâtre européen devait être le théâtre des opérations prioritaire (conférence d'Arcadia en décembre 1941 et janvier 1942). La libération de l’Europe prenait donc le pas sur la victoire contre le Japon, ce qui n’était pas chose facile à faire admettre aux Américains après ce qu’ils considéraient comme "the Day of infamy".

 

1942 devait donc être une année de temporisation pour l’US Navy qui manquait de bâtiments dans le Pacifique. Une victoire japonaise à Midway, en juin, aurait sensiblement contrarié la stratégie anglo-américaine, obligeant à un redéploiement des moyens navals de l’Atlantique dans le Pacifique, ce avec des conséquences sur le cours du conflit en Afrique et en Europe… Une année de temporisation d’autant plus nécessaire que début mai avait eu lieu une autre grande bataille aéronavale aux portes même de l’Australie: la bataille de la Mer de Corail. Au cours de cet engagement, qui ressembla à première vue à une victoire tactique japonaise, les Américains perdirent le porte-avions lourd USS Lexington CV-2, et le USS Yorktown CV-5 fut gravement endommagé, à un point tel que la Marine impériale japonaise crut l’avoir coulé.

 

En fait, le tonnage des navires coulés (en défaveur des Américains) comptait moins que la redistribution stratégique imposée aux deux adversaires par cet affrontement. Les Japonais venaient de subir une défaite stratégique: leur offensive sur l’Australie subissait un coup d’arrêt, et si un seul porte-avions léger japonais avait été coulé (le Shoho), deux autres furent mis hors de combat qui ne pourront pas participer à l’offensive sur Midway prévue le mois suivant. Le Shokaku avait été suffisamment endommagé pour ne pas pouvoir être réparé à temps, et le Zuikaku perdit tellement d'avions et de pilotes qu'il n'était plus opérationnel. De nombreux pilotes japonais avaient été perdus en Mer de Corail, et le potentiel offensif nippon était désormais sérieusement érodé. L’insuffisance du renseignement japonais vint aggraver le tableau quant à l’évaluation exacte du potentiel aéronaval américain. Ainsi, le porte-avions USS Yorktown - l’un des quatre porte-avions américains alors disponibles dans le Pacifique – avait été donné pour coulé. En fait, il fut, début mai, rapidement retiré du champ de bataille, et dérouté sur les îles Tonga afin d'y subir les premières réparations. Peu de temps avant la confrontation de la Mer de Corail, les Américains, aidés par les Britanniques et les Néerlandais, avaient réussi à percer le JN25 à savoir le code de cryptage de la Marine impériale. Alerté au dernier moment, mais de sources sûres, sur le prochain objectif des Japonais, l’Amiral Chester W. Nimitz pu anticiper son redéploiement en faisant appareiller le Yorktown, toujours avarié, pour Pearl Harbor. Le porte-avions américain parvint à la grande base des îles Hawaii le 27 mai, où il fut réparé en 3 jours et 3 nuits. Un véritable record! De nouveau opérationnel, il appareilla le 30 en direction des îles Midway.

 

Le fait était d’importance, car les Japonais pensaient avoir de bonnes chances d’en finir avec les porte-avions américains à Midway. Tablant sur le secret de l’opération et une aéronavale américaine affaiblie, ils ne se doutaient pas alors que la situation ne leur était plus aussi favorable. Non seulement la défense de l’atoll  de Midway fut considérablement renforcé, mais la spectaculaire réparation du Yorktown changeait la donne. Alors que la Marine japonaise s’attendait à affronter deux porte-avions regroupés au sein d’une même task force, c’étaient deux task forces qui se dirigeaient vers elle: la Task force 16 autour de l’USS Enterprise et l’USS Hornet (commandée par le Contre-amiral Raymond A. SPRUANCE), et la Task force 17 autour de l’USS Yorktown (commandée par le Contre-amiral Frank J. FLETCHER).

 

Qui plus est, le plan japonais dispersa d’emblée ses forces sur un espace considérable. Pas moins de quatre flottes de combat opérèrent de manière indépendante lors de la bataille pour Midway. Tout d’abord une force de diversion chargée d’aller frapper l’Alaska et les îles Aléoutiennes. L’objectif étant de distraire les forces américaines, et de dégarnir la défense de Midway. Cette première opération fut un échec du fait de la connaissance exacte des intentions japonaises par le commandement américain. Elle n’en mobilisa pas moins - et  inutilement - 2 porte-avions et 4 cuirassés. La force principale était celle de l’Amiral Chuichi Nagumo. Forte de 4 porte-avions – le Soryu, le Hiryu, l’Akagi et le Kaga -, elle constituait le fer de lance de l’offensive japonaise contre Midway. C’est elle qui soutint l’essentiel de l’affrontement, cherchant à détruire les défenses américaines autour et dans l’atoll. L’isolement de celui-ci devant permettre le débarquement d’une force d’invasion aux ordres du Contre-amiral Nobutake Kondo. Plus en arrière, une quatrième flotte, commandée par l’Amiral Isoroku Yamamoto, devait aider à la destruction de la flotte américaine en cas de confrontation navale générale, notamment avec ses 3 cuirassés dont le plus grand du monde: le Yamato.

 

La première rencontre eut lieu le 3 juin, lorsque les Américains, ayant repéré la force de débarquement japonaise, l’attaquèrent. Ce fut un échec, mais ils montrèrent aux Japonais que l’effet de surprise était désormais nul. La véritable bataille ne commença que le lendemain lorsque de part et d’autre les porte-avions lâchèrent leurs groupes aériens contre leurs objectifs. Pour les Japonais, il fallait repérer les porte-avions américains et les couler tout en détruisant les défenses de Midway. Pour les Américains, il fallait trouver les porte-avions japonais et les couler afin de desserrer l’étau autour de l’atoll. Dans la matinée du 4 juin, une première vague d’assaut japonaise dévaste l’atoll, mais les appareils américains ont eu le temps de décoller, les uns pour défendre l’île, d’autres pour attaquer la flotte japonaise. Durant ce premier et unique assaut sur Midway, les appareils de reconnaissance japonais et américains cherchent à localiser les porte-avions adverses. Si les Américains marquent le premier point en repérant rapidement le groupe aéronaval japonais, leurs premières attaques sont catastrophiques. Plusieurs escadrilles sont anéanties avant même de pouvoir approcher les porte-avions japonais. Inexpérimentés pour beaucoup – notamment ceux des groupes aériens de l’USS Hornet -, équipés d’appareils lents et obsolètes face aux terribles Mitsubishi Zero, les pilotes américains vont d’emblée essuyer des pertes terribles, n’ayant que leur courage à opposer.

 

Mais leur sacrifice n’est pas inutile. Il épuise et fait perdre un temps précieux à la chasse japonaise, dont les appareils à court de carburant doivent apponter pour se ravitailler au moment où ceux de la première vague d’assaut contre Midway de retour de leur raid doivent eux aussi apponter et se ravitailler. C’est l’instant crucial de la bataille, où le système tactique japonais est à son point de tension maximum: les 4 porte-avions ayant lancé simultanément l’assaut contre Midway - tout en parant les premières contre-attaques aériennes américaines -, leurs groupes aériens doivent ravitailler au même moment laissant la flotte sans protection pendant de longues minutes. C’est précisément à ce moment qu’une nouvelle escadrille américaine de bombardiers en piqué surgit et attaque les porte-avions japonais dont les ponts sont encombrés d’avions prêts à redécoller. Le 4 juin 1942 à 10.25 du matin, l’Akagi, le Kaga et le Soryu sont touchés à mort. En moins de 5 minutes, les pilotes américains ont renversé le cours de la bataille, détruisant 3 des 4 porte-avions de l’Amiral Nagumo. Le choc est terrible pour les marins japonais. Les incendies qui ravagent les 3 bâtiments sont visibles à des kilomètres à la ronde par toute la flotte. Le quatrième et dernier porte-avions japonais, le Hiryu, tente alors désespérément de faire la différence en lançant deux vagues de bombardiers et de torpilleurs contre le USS Yorktown repéré peu de temps auparavant. Le porte-avions américain est de nouveau atteint par 3 bombes aux alentours de midi, et 2 nouvelles torpilles le frappent encore vers 15.00, mais il flotte toujours, et commence à se replier.

 

À 17.00, alors que le Hiryu s’apprête à lancer une troisième vague pour achever le Yorktown, il est  à son tour repéré et attaqué par des bombardiers américains qui ne lui laissent aucune chance. En flamme et désemparé, le dernier porte-avions de l'Amiral Nagumo devait couler le lendemain. En une journée, le groupe aéronaval japonais a été anéanti. Après ces terribles pertes pour la Marine impériale, la bataille se prolongea encore durant quelques heures. Le sous-marin japonais I-168 repéra le USS Yorktown gravement endommagé, et le coula ainsi qu’un destroyer d’escorte, le USS Hammann. Ce fut la fin pour ce vétéran de la bataille de la Mer de Corail. Côté japonais, deux croiseurs lourds du Contre-amiral Kondo, victimes d’une collision et ralentis, furent également attaqués par les Américains. Le Mikuma fut coulé et le Mogami très gravement endommagé.

 

Dès lors, ce qui entra dorénavant dans l’Histoire comme la bataille de Midway prenait fin. Les Américains se retirèrent rapidement du champ de bataille, refusant à l’Amiral Yamamoto l’occasion de poursuivre la lutte avec ses cuirassés et leurs terribles canons. Le score était, cependant, sans appel contrairement à la précédente bataille qui s’était déroulée aux portes de l’Australie en Mer de Corail. Pour 1 porte-avions perdu, l’US Navy en avait cette fois coulé 4. Mais le pire pour les Japonais résidait dorénavant dans l’immense difficulté de leur industrie à les remplacer au moment même où le Victory program commençait à produire ses premiers effets et que le temps jouait désormais en faveur des Américains.

 

En souvenir de cette grande bataille qui marque la fin de l'expansion japonaise dans le Pacifique, l'US Navy donna le nom de "Midway" à l'un de ses porte-avions. Le USS Midway CV 41, retiré du service actif en 1992, mouille actuellement dans la grande rade militaire de San Diego, face à la presqu'île de Coronado, où il a été transformé en musée flottant. Dans le pont inférieur sont exposés quelques uns des appareils de l'aéronavale américaine de la Deuxième Guerre mondiale. Sur le quai où se trouve amarré le bâtiment, un buste du vainqueur de la bataille de Midway, l'Amiral Raymond A. SPRUANCE a été érigé ainsi que deux autres monuments, l'un à la gloire des porte-avions de l'US Navy et l'autre dédié aux hommes et femmes de l'US Navy ayant servi dans le Pacifique de 1941 à 1945.

 

Camille, élève de la classe de 2nde 6, nous raconte la bataille de Midway.

 

Grumman F4F Wildcat

SBD Dauntless

A6M ZeroLes avions de la bataille de Midway

 

**********

 

3 Juin 1942: La bataille du Midway

 

Depuis le choc de Pearl Harbor le 7 décembre 194, les Américains veulent reprendre l’initiative dans tout le Pacifique. La flotte américaine est dirigée par l’Amiral Nimitz et envoi des raids sur Tokyo. De l’autre côté, Yamoto, l’amiral de la flotte japonaise connait les intentions de Nimitz et envoi quatre porte-avions qui sont l’Akagi, le Kaga, le Soryu, l’Hiryu  et deux cuirassés, le Mogami et le Mikuma à Midway. Il envoie aussi une flotte pour faire division, dans la base de Dutch Harbor. C’est ainsi que commence la bataille du Midway. La flotte américaine est composée de deux porte-avions, qui sont le Hercet et l’Enterprise ainsi qu’un troisième qui les rejoindra. Il s’agit du porte-avions Yorktown, endommagé lors de la bataille de corail.

 

Le 3 juin 1942, la flotte japonaise est repérée et les porte-avions Akagi et Soryu sont endommagés. Le Kaga est coulé et l’Akagi et Soryu sont encore touchés. Il ne resste plus que le porte-avions Hiryu, toujours intact, qu envoie des bombardiers sur la flotte américaine et qui arrive à toucher Yorktown le 6 juin 1942. Le porte-avions Hiryu est coulé peu de temps après tandis que la base du Midway est endommagée. C’est donc une victoire écrasante de la flotte américaine. 

 

Cette bataille aura menée, quelques années plus tard, en 1976, à un film appelé « Midway », réalisé par Jack SMIGHT.

 

Camille

 

 

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   Les marins du porte-avions nucléaire USS Enterprise CVN-65 rendent hommage aux aviateurs et marins américains tués lors de la bataille de Midway, en mer d'Arabie le lundi 4 juin 2012. L'un des trois porte-avions américains présents lors de cet affrontement était le USS Enterprise CV-6 dit "Big E"


 

COMMÉMORATION 1942

 

Marjorie - Le Victory program (6 janvier 1942)

Ufkun - La fin de la conférence d'Arcadia (14 janvier 1942)

Nassima - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Iman - La chute de Singapour (15 février 1942)

William - L'opération Chariot (27 mars 1942)

Wissame - Le raid DOOLITTLE (18 avril 1942)

Émilie - La bataille de la Mer de Corail (4 mai 1942)

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:57

Le sujet est suffisamment peu abordé par les médias pour ne pas manquer de signaler la prochaine diffusion d'un documentaire consacré aux blessés de guerre. Selon le chiffre officiel, 685 militaires français ont été à ce jour blessés en Afghanistan. Est-ce que ce chiffre officiel prend aussi en compte ces blessures "invisibles" - aujourd'hui appelées syndrome de stress post-traumatique -, que la médecine militaire contemporaine aborde enfin en tant que telles? Que ce soit ici ou dans les autres pays participant au conflit - plus particulièrement les États-Unis où le phénomène touchent des dizaines de milliers de vétérans -, les blessés de guerre sont de plus en plus nombreux du fait de la durée du conflit. Mais au même titre que le nombre de soldats tués depuis le début de notre engagement en Afghanistan, celui de nos blessés reste sans commune mesure avec les pertes des conflits du siècle précédent. Toujours est-il que dans le contexte culturel et sociétal actuel, la tendance est plutôt à fuir et à ignorer la souffrance de ces autres héros. Quelques articles ici et là  de temps en temps, mais on en parle peu ou presque pas. Certes, un hommage leur a été rendu lors d'un récent défilé du 14 juillet par le Président SARKOZY, et le nouveau Président HOLLANDE a rendu visite à l'hôpital des Armées de Percy le 29 mai dernier. Cependant, le spectacle médiatisé de la chair meurtrie pourrait aussi nuire à la mission des forces armées, surtout dans une période de notre histoire qui a vu les conflits directs s'éloigner sensiblement des préoccupations de nos contemporains. La recherche scientifique a fait d'énormes progrès ces dernières années, bénéficiant elle aussi de RETEX importants: développement de structures médicales inédites (kit MORPHEE), de sas de décompression au retour des missions (Chypre), nouveaux types de prothèses, amélioration de la protection anti-balistique, généralisation de masques de protection faciale dans l'armée américaine...

 

C'est sur ce sujet quasiment tabou, que Pierre-Henry MENTHEOUR et Fabien LASSERRE, avec l'autorisation de l'État-major et du Service de Santé des Armées, ont travaillé, réalisant un documentaire qui sera diffusé dimanche 10 juin 2012, à partir de 13.15 sur France 2. À ne pas rater donc!

 

Il n'y a malheureusement pas qu'en Afghanistan que nos militaires sont tués ou blessés. Avec eux, toutes celles et tous ceux qui participent à notre défense au quotidien sont aussi grandement exposés dans leur intégrité physique. Pompiers, policiers, gendarmes... Soutenir nos forces armées, c'est aussi s'occuper de ces héros dont la vie est à reconstruire d'une toute autre manière après la blessure. Recherche scientifique, soins médicaux, gestion des dossiers, frais divers pour les familles, suivi permanent... Tout ceci coûte cher et nécessite, en plus de l'aide de l'État, une véritable contribution citoyenne. Pour cette raison, des associations comme Terre Fraternité ou Solidarité Défense (1) se mobilisent et organisent des manifestations musicales (ou autres) dont les bénéfices serviront justement à couvrir une partie de ces frais.

 

(1) Cf. L'action également de la Cellule d'Aide aux Blessés de l'Armée de Terre (CABAT).

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 08:36

Chaque année aux États-Unis, une semaine et un jour en particulier sont consacrés à un hommage de la Nation à l'ensemble de ses forces armées. Connue sous le nom de "Armed Forces Week" et "Armed Forces Day", la manifestation débute traditionnellement le deuxième samedi du mois de mai pour s'achever le troisième dimanche du même mois. C'est-à-dire aujourd'hui pour cette année 2012; le troisième samedi - hier donc - étant l' "Armed Forces Day". Cette tradition remonte au 31 août 1949, lorsque le Président Harry S. TRUMAN (1884-1972) et son Secrétaire d'État à la Défense, Louis A. JOHNSON (1891-1966), décidèrent de regrouper les différentes journées dédiées alors à l'Army, la Navy, l'Air Force, le Corps des Marines et les Coast guards en une seule et même manifestation. Cette initiative correspondait aussi à une évolution plus générale, qui voyait l'unification des différentes armées au sein d'un même ministère au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale (naissance du Department of Defense). Durant cette semaine, et ce jour en particulier, l'Armée des États-Unis, dans toutes ses composantes, est à l'honneur. Les diverses manifestations qu'elle organise auprès du grand public à  cette occasion, contribuent sans nul doute à entretenir la fierté que la plus grande majorité des Américains éprouvent à l'endroit de leurs soldats.

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 07:15

Affiche SullyIcône pdf 1

Télécharger le programme des "Heures historiques 2012"

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:57

Midway

"First hit at Midway" par Paul RENDEL

 

1942-2012. Il y a 70 ans la Deuxième Guerre mondiale entrait dans sa troisième année. Le conflit est devenu planétaire. On se bat sur quasiment tous les continents: en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Mers et océans deviennent de véritables champs de bataille qui s’étendent désormais “au-delà de l’horizon” avec le développement sans précédent du combat aéronaval. Après une période de brutales conquêtes, les puissances de l’Axe se heurtent à un raidissement allié sur tous les fronts. 1942 est une année en suspens où les armes résonnent partout, et où de grandes batailles terrestres et aérovanales sont livrées. Le monde retient son souffle: l’Axe est-il sur le point de l’emporter ou assiste t-on au début du redressement allié?

 

Du 4 au 8 mai 1942 a lieu la première bataille aéronavale de l’Histoire: la bataille de la Mer de Corail. Elle oppose la Marine américaine à la Marine impériale japonaise. Au printemps 1942, l’Empire japonais a atteint la limite maximale de son extension territoriale. Depuis décembre 1941, une succession de victoires japonaises a balayé le Pacifique, acculant les États-Unis sur la défensive dans un espace maritime immense. Ayant éliminé les Français, les Britanniques et les Néerlandais, les Japonais sont désormais aux portes de l’Australie, le dernier grand allié régional de Washington. Pour le Japon, la bataille qui s’ouvre, au début du mois de mai 1942, a pour objectif de consolider la pointe méridionale de son expansion – notamment en prenant deux sites portuaires d’importance : Port-Moresby en Nouvelle-Guinée et Tulagu dans l’archipel des Salomon. Stratégiquement, elle prépare une future invasion du sous-continent australien.


Deux forces d’invasion sont ainsi mises sur pied, dont la protection est assurée par une flotte articulée autour de 3 porte-avions : le Shokaku, le Zuikaku et le Shoho. Les deux premiers sont des porte-avions modernes de la même classe (32 000 tonnes). Le Shoho est, quant à lui, un bâtiment hybride conçu entre le pétrolier et le ravitailleur de sous-marins, et engagé dans la bataille comme porte-avions léger (14 200 tonnes). Conduite par le Vice-amiral Shigeyoshi INOUE, le nom de code de l’opération japonaise était MO. Les renseignements alliés ayant réussi à déterminer les objectifs de l’ennemi, les Américains anticipèrent l’offensive japonaise en envoyant, fin avril, 2 porte-avions dans la Mer de Corail : le USS Yorktown CV-5 et USS Lexington CV-2, tous deux placés sous le commandement du Contre-amiral Frank J. FLETCHER. Les USS Hornet et Enterprise ayant participé au raid du Lieutenant-colonel James H. DOOLITTLE sur Tokyo, devaient rejoindre la base de Pearl Harbor pour se ravitailler. Ils ne purent donc participer à la bataille. Avec le Yorktown et le Lexington, l’US Navy engageait cependant 50% de ses porte-avions dans la Mer de Corail.


Si le 3 mai, la première force d’invasion japonaise parvint à prendre pied sur l’île de Tulagu, d’emblée la bataille tourna de part et d’autre en une recherche des porte-avions ennemis. Pour les Américains, ces derniers étaient le moyen de détruire les flottes de débarquement qui approchaient de Tulagu et de Port-Moresby. Inversement pour les Japonais, la destruction des porte-avions américains sécuriserait les forces d’invasion tout en affaiblissant sensiblement la défense de l’Australie, quand bien même des bombardiers B-17 pouvaient encore frapper à partir de bases australiennes. Confirmer la présence des porte-avions ennemis (surtout pour les Japonais qui étaient moins bien renseignés), en déterminer le nombre, les localiser pour pouvoir ensuite les couler, tel était le véritable centre de gravité de la bataille qui s’engagea réellement à partir du 4 mai.


Ce jour-là, attaquant la flotte de débarquement à Tulagi, les avions du Yorktown coulèrent le destroyer Zikuzuki ainsi que 3 dragueurs de mines. Cependant le 7 mai, dans leur recherche des porte-avions américains, les avions japonais surprirent et frappèrent le pétrolier ravitailleur USS Neosho (1) ainsi que le destroyer USS Sims qui l’accompagnait. Ce dernier sombra alors que le premier était abandonné. Mais en fin de matinée, les groupes aériens conjoints de l’USS Yorktown et de l’USS Lexington parvinrent à débusquer le porte-avions Shoho qui fut à son tour bombardé, torpillé et coulé. Cette présentation des combats ne doit pas masquer une journée de grande confusion dans les deux camps, où l’on vit des B-17 bombarder par erreur des bâtiments américains. L’immensité de l’espace à couvrir, la faiblesse des rayons d’action des appareils de l’époque ainsi que des systèmes de détection encore rudimentaires (2), expliquent en grande partie les ratés et les méprises.

 

Marine de guerre impériale

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Le porte-avions léger japonais Shoho (14 200 tonnes) sera coulé le 7 mai 1942

 

La confrontation était cependant montée d’un cran, et l’on comprit de part et d’autre que le choc des porte-avions n’était plus très loin. La nuit du 7 au 8 fut donc mise à profit pour préparer l’engagement du lendemain. Les task forces japonaise et américaine se repérèrent quasiment au même moment le 8 mai en début de matinée. Elles étaient distantes l’une de l’autre d’à peu près 400 km lorsqu’elles lancèrent leurs groupes aériens. C’est dans cet engagement que l’on put, pour la première fois, parler de bataille “au-delà de l’horizon”, où les porte-avions se battirent sans se voir et par aviation interposée : une révolution en matière de combat naval. Au cours de cet affrontement le Shokaku fut gravement touché mais le Zuikaku échappa aux bombardements. En revanche, les deux porte-avions américains furent sévèrement touchés, surtout le USS Lexington dont les incendies, maîtrisés dans un premier temps, reprirent violemment à la suite d’une série d’explosions. Devenu incontrôlable, le Lexington fut abandonné, et torpillé par le destroyer USS Phelps.

 

Les deux adversaires rompirent le combat à l’issue de cette importante journée. Les pertes américaines avaient été sensibles, et il ne restait plus qu’un porte-avions au demeurant gravement endommagé. Qui plus est le ravitaillement sur zone était compromis avec la perte du pétrolier USS Neosho. Côté japonais, le Shokaku était lui aussi gravement avarié, et n’était plus en mesure de poursuivre le combat. Le Zuikaku demeurait intact, mais son groupe aérien avait été décimé. Il ne disposait plus d’avions ni de pilotes en nombre suffisant pour poursuivre le USS Yorktown et, en même temps, protéger les forces d’invasion. Les Japonais restèrent donc maître du terrain, mais avec de lourdes difficultés pour ravitailler leurs bâtiments et une incapacité à relancer une nouvelle attaque aérienne. L’ordre fut donc donné de remettre à plus tard l’invasion de Port-Moresby. Le porte-avions Shokaku avait déjà quitté le champ de bataille pour regagner le Japon où des réparations lourdes l’attendaient. Le Zuikaku le suivit afin de reconstituer son groupe aérien. Ces deux grands bâtiments de la Marine impériale n’étaient donc plus opérationnels pour de longs mois.


La bataille de la Mer de Corail a pu être considérée comme une victoire tactique japonaise si l’on considère le tonnage des bâtiments coulés de part et d’autre. La Marine américaine y a perdu les plus gros navires, notamment le USS Lexington CV-2 qui valait davantage que le Shoho (3). Ces gains tactiques n’étaient cependant qu’apparence. La bataille marqua un véritable coup d’arrêt à l’expansion japonaise dans le Pacifique Sud après des mois ininterrompus de victoires et d’avancée. Si les Japonais débarquèrent à Tulagu, il s’y trouvèrent rapidement isolés alors que Port-Moresby n’était toujours pas en leur possession. La Marine impériale battit donc en retraite et l’Australie fut sauvée. Stratégiquement, et nonobstant les pertes de l’US Navy, la bataille fut donc un échec pour le Japon.


La suite des événements allaient rapidement confirmer l’avantage pris par les Américains dans cette première confrontation aéronavale. Frappé par une bombe anti-blindage de 250 kg qui traversa 4 niveaux, endommagé également sous sa ligne de flottaison, le USS Yorktown allait être réparé dans un temps record contrairement au Shokaku. Sachant que Midway sera le prochain objectif du Japon - l’état-major américain déroute le Yorktown sur Pearl Harbor. Ce dernier, en dépit de ses graves dommages, avait réussi à rejoindre les îles Tonga pour y subir les premières réparations. Le 20 mai le USS Yorktown reçoit l’ordre d’appareiller pour rejoindre de toute urgence l’arsenal de Pearl Harbor, soit une distance de 7000 km qu’il va parcourir à une vitesse de 20 noeuds. Il y parvint le 27, et est réparé en 3 jours et 3 nuits. Tout en réalisant un véritable exploit technique, l’US Navy raccourcissait les distances et repositionnait rapidement un porte-avions que l’état-major japonais pensait indisponible voire frappé à mort dans la Mer de Corail. Remis en condition opérationnelle, après ces travaux et avec un groupe aérien réarmé, le USS Yorktown appareilla le 30 mai en direction des îles Midway où se concentraient déjà les porte-avions USS Hornet et USS Enterprise en vue de la prochaine bataille.


Facteur aggravant pour la Marine impériale, la bataille de la Mer de Corail avait été coûteuse en avions et, plus grave encore, en pilotes. Au cours de l’affrontement, elle perdit 80 appareils et l’US Navy 66. Cependant, cette dernière récupérait presque systématiquement ses pilotes abattus en pleine mer, ce qui n’était pas le cas des Japonais dont les pilotes furent quasiment tous sacrifiés. L’opération MO n’aboutit donc pas seulement à la neutralisation de 3 porte-avions, elle fut aussi une hémorragie en matière de pilotes expérimentés, ce qui n’allait pas manquer de peser dans les confrontations futures.

 

Émilie, élève de la classe de 2nde 6, nous raconte la bataille de la Mer de Corail.

 

(1) Mortellement touché et à la dérive, le pétrolier ne sera achevé que le 12 mai par le destroyer USS Henley.
(2) Les Américains disposaient déjà de radars opérationnels, notamment sur leurs deux porte-avions (radar CXAM de 160 km de portée). En revanche, les Japonais étaient très en retard dans ce domaine, et ne disposèrent de radars que tardivement dans le courant du conflit.
(3) Le USS Lexington était un porte-avions lourd de 50 000 tonnes.

 

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Chasseur embarqué Mitsubishi A6M Zero

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Bombardier en piqué SBD Dauntless

Grumman-F4F-Wildcat.jpgChasseur embarqué Grumman F4F Wildcat

 

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LA BATAILLE DE LA MER DE CORAIL

 

La bataille de la mer de corail a eu lieu du 4 au mai 1942. Elle se déroule en mer de corail au nord-est de l'Australie. Cet affrontement est une btaille navale de la seconde guerre mondial. Les acteurs de ce combat sont la Marine impérial japonaise et les forces alliées navales et aériennes des Etats-Unis et de l'Australie. Elle fut la premiére bataille aéronavale de l'histoire, dans laquelle les navires se sont affrontés par porte-avion.  Aprés leur rapide succés durant les premier mois de guerre, les japonais projettent l'invasion de l'Australie. Pour menacer l'Australie, les Japonais tentent en mai 1942 d'envahir Port Moresby au sud de la Nouvelle-Guinée. Les forces déployées par la marine du Japon, sous le commandement général de Shigeyoshi Inoue, comprennent en particulier deux porte-avions et un porte-avions léger. Mais les Etats-Unies grace a leur service d’écoute , perce le plan ennemis regroupe deux groupes de porte-avions et une force de croiseurs, sous le commandement de l'amiral Frank J. Fletcher. Durant cette bataille les Japonnais coulent plusieurs plateformes appartenant aux américains (USS Lexington et USS Yorktown). Les américains eux coulent le porte avion légers ( Shoho ) des japonnais ainsi qu’une de leur plateforme (Shokaku). Les dommages matériels sont peu conséquents, mais l'effet sur le moral des japonais est très important. Cette bataille est une victoire matériel pour les japonnais qui ont coulés plusieurs navires américains. Pour les américains c’est une victoire moral car ils déjouent pour la première fois une opération japonaise. Les Américains y perdirent 543 hommes et 66 avions. Les Japonais dénombrèrent 900 tués et 80 avions détruits. Il s'agit d'une victoire américaine car cette bataille marque l’arret de l’avancé fulgurante des japonnais dans le pacifique sud.

 

Émilie

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COMMÉMORATION 1942

 

Marjorie - Le Victory program (6 janvier 1942)

Ufkun - La fin de la conférence d'Arcadia (14 janvier 1942)

Nassima - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942)

Iman - La chute de Singapour (15 février 1942)

William - L'opération Chariot (27 mars 1942)

Wissame - Le raid DOOLITTLE (18 avril 1942)

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Enseignant Défense Émilie - dans Agenda-Commémorations
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 07:11

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Le soutien de la Nation à ses forces armées ne réside pas seulement dans les hommages publics et les commémorations. Certes, ceux-ci ont leur force et sont indispensables pour cimenter la société autour de  cette notion de sacrifice sans laquelle nous n'aurions plus rien à partager ni à offrir. Ce sacrifice est permanent, et s'accommode mal avec la versatilité, la superficialité et l'émotivité de mises en scène médiatiques qui retombent aussi brutalement qu'elles se sont imposées le temps d'une crise. Ainsi en est-il aussi de l'après et de sa gestion lorsque restent les blessures et les mutilations à vie, lorsque reste le chagrin des familles une fois l'héroïsme de nos soldats, de nos gendarmes, de nos policiers et de nos pompiers rapidement oublié.

 

Le soutien de la Nation envers ses forces armées c'est aussi participer matériellement pour ceux qui restent, ceux dont on ne parle plus une fois l'émotion éteinte, ceux dont la souffrance demeure pourtant bien présente pour le restant de leur existence. Nous avions déjà attiré l'attention sur les blessés de guerre - et les associations qui s'en occupent -, mais une prochaine exposition organisée par le Gouverneur Militaire de Paris, l'Association des Réservistes citoyens, et placée sous le patronage de Jean CARDOT, membre de l'Académie des Beaux-Arts, permettra d'exprimer concrètement ce soutien. L'exposition "Ils se sont engagés, nous nous engageons!" rassemblera du 10 au 13 mai 2012 à l'Hôtel national des Invalides, les oeuvres d'une vingtaine de peintres, sculpteurs et photographes. Parmi eux, on retrouvera entre autres Thomas GOISQUE, qui a beaucoup photographié nos troupes sur le théâtre d'opérations afghan. Les profits de cette manifestation seront reversés à la Cellule d'Aide aux Blessés de l'Armée de Terre (CABAT).

 

Créée le 1er septembre 1993 par le Général d'Armée Amédée-Marc MONCHAL, alors Chef d'État-Major de l'Armée de Terre (CEMAT), et ayant ouvert plus de 5600 dossiers depuis, la CABAT a pour mission de prendre en charge les blessés de l'Armée de Terre (la quasi-totalité de nos pertes), d'assurer leur suivi médical et leur réinsertion. Elle accompagne aussi les familles dans la douloureuse épreuve qui est d'apprendre à vivre avec un blessé. La CABAT travaille en relation étroite avec un ensemble d'associations - dont Solidarité Défense et Terre Fraternité - qui rassemblent les fonds indispensables pour compléter l'aide apportée aux blessés et à leur famille. Une aide, aujourd'hui, portée en grande partie par l'État. Ne nous y trompons pas cependant. Le véritable lien entre la Nation et son Armée résidera dans des initiatives provenant avant tout de la société civile, et non du milieu militaire comme c'est, ici, le cas. Émanation de l'institution militaire, la CABAT donnera cependant dans les prochains jours  - avec cette belle exposition - l'occasion au grand public de venir manifester un geste de soutien bien concret envers ses Héros blessés.

 

NB - La page de la CABAT sur Facebook.

 

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Télécharger le programme de l'exposition

 

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Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:18

Le dimanche 29 avril 2012, la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a été commémorée à Combs-la-Ville, Place du Souvenir. Plusieurs gerbes ont été déposées au pied du monument aux morts de la commune: celles de la Municipalité, de la communauté juive et des associations d'anciens combattants de Combs. Après le lever des couleurs, M. Jacques PLANTARD, élu et correspondant Défense, ainsi que le Député-maire Guy GEOFFROY ont, chacun à leur tour, prononcé un discours rappelant l'horreur de la politique concentrationnaire et d'extermination nazie, mais appelant aussi les générations actuelles à ne pas cesser le combat en faveur de la tolérance et de la paix.

 

Une fois de plus, le Lycée Galilée a apporté sa contribution au Devoir de Mémoire, en la présence de sa Proviseure, Madame Marie-Martine SALLES, de l'Enseignant Défense, et d'Ufkun et Alexis, deux porte-drapeaux.

 

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Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
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