7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 06:35

Propagande - Panzer IV

 

7 décembre 1941-7 décembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. Le 7 décembre 1941, les Nazis promulguent un ensemble de directives portant sur la sécurité de leurs troupes dans les territoires conquis et occupés. Ces directives ont été appelées décret "Nacht und Nebel". Le document, signé du Maréchal Wilhelm KEITEL, ordonne la déportation de tous les ennemis intérieurs au Reich (opposants politiques et résistants) en Allemagne. Mesure de terreur et de dissuasion, le décret NN faisait disparaître les personnes dans la plus totale discrétion, laissant ainsi la famille, les proches, et la population de manière générale, dans l’incertitude du sort des déportés.

 

Le sens de ce décret a été sensiblement brouillé par le film d’Alain RESNAIS dont le titre reprend l’appellation du décret en français ("Nuit et brouillard"). Ce film qui date de 1955 est, aujourd’hui, largement remis en cause par la recherche historique qui en conteste la valeur explicative. Sans chercher à spécifier le génocide qui frappe les communautés juives d’Europe (1), M. RESNAIS en sous-entend fortement l’existence par une référence implicite à des camps d’extermination ainsi qu’à des chambres à gaz. Or, les Juifs ont été essentiellement exterminés en Pologne non en Allemagne. Le décret "Nacht und Nebel" concerne, par ailleurs, des individus convaincus ou soupçonnés d’agir contre le nazisme, ce qui n’était pas spécifiquement le cas des Juifs à qui ce dernier reprochait fondamentalement d’être juif quelle que soit l’action ou la posture politique des individus considérés comme juifs. Les Juifs dont le sort est, de toute manière, déjà scellé en décembre 1941 (2).

 

Tout au long de l'année scolaire 2010/2011, la classe de 1ère S2 aura été la "classe commémoration" du Lycée Galilée, et c'est avec Alexandra et Célia qui vont nous raconter le décret "Nacht und Nebel" que s'achève ce rappel des grands faits de l'année 1941.


(1) Le terme "juif" n’apparaît qu’une seul fois dans le commentaire du film, la distinction entre les camps de concentration et les camps d’extermination n’est pas réalisée, et le propos cherche surtout à globaliser les victimes du nazisme (déportés et juifs).
(2) Si la conférence de Wannsee ne planifie le génocide dans sa phase industrielle qu’à partir du 20 janvier 1942, le meurtre de masse a déjà largement débuté avec le déclenchement de l’opération Barbarossa le 22 juin 1941. L’action des Einsatzgrüppen, particulièrement étudiée par le Père Patrick DESBOIS, a même été qualifiée de "Shoah par balles".

 

Tigre---Message-2.jpg

- Juin, 1941: Plan Barbarossa

- 7/12 Décembre 1941 : Décret Keitel, premier acte de la procédure Nacht Und Nebel

- 1942 : la première déportation de détenus résistants

- 30 juillet 1944 : abolition du décret


L’année 1941 marque un tournant décisif dans la 2nd guerre mondiale. En effet, Adolf Hitler est à son apogée et à contraint d’autres gouvernements à son autorité. Il lance l’opération Barbarossa en juin visant à renverser l’URSS. Cependant, la résistance à l’ouest grandit et prend de l’importance tout comme à l’est où elle est déjà très forte. Dans le but de le déstabiliser, ces résistances font peser des menaces sur Hitler et confère un climat d’insécurité pour ses hommes. Notamment, Pierre Georges, un homme qui tuera un soldat nazi dans une station de métro. Pour contrer cette résistance, Hitler renforce la répression et met donc en place le décret Keitel, à l’origine de la procédure Nacht Und Nebel, le 7 et le 12 décembre 1941.

 

Une première partie du décret NN parait le 7 décembre 1941 et une deuxième partie paraitra cinq jours plus tard, le 12 décembre. Dans ces décrets, Hitler explique que la résistance constitue une menace pour l’armée allemande et est un ennemi du Reich. A partir de la parution de ces décrets, tous les résistants ou personne suspectée d’être en contact avec un résistant est arrêté par la police allemande. Un autre aspect de ces décrets est la volonté d’Hitler que les résistants arrêtés n’entretiennent plus aucun contact avec leurs proches. Ceux-ci ne savaient d’ailleurs souvent pas le sort réservés aux détenus de la police allemande. Le décret stipule ainsi que les prisonniers disparaitront sans laisser de trace et qu’aucune information ne sera donnée sur leur lieu de détention.


Avec l’application du décret NN, tous les résistants se trouvant dans l’un des pays occupés par l’Allemagne ont été poursuivis. Leurs fautes, selon les nazis, comprenaient l’espionnage, le sabotage ou des atteintes à un membre nazi. Cependant, tous ne subissaient pas la même sanction. Certains sont condamnés à mort, quelques uns étaient destinés à l’emprisonnement. Mais la condamnation n’était pas appliquée dans tous les cas : des détenus étaient envoyés dans des camps de travail. Cependant tous les détenus NN subissaient une forte répression ainsi que de nombreuses tortures aussi bien physiques que psychologiques. On distingue ainsi deux groupe de déportés:


- Les « NN Wehrmacht », des détenus envoyés en Allemagne pour y être jugés. Leur sentence pouvant être la peine de mort, des travaux forcés ou des peines de prison.

- Les « NN gestapo » sont les détenus arrêtés par la police allemande, directement envoyés dans des camps de concentration.


Les premiers déportés NN français sont ainsi arrivés dans les camps dès juin 1943 jusqu’en 1944. Les déportés NN de toutes nationalités, avec un NN rouge sur leurs uniformes, étaient majoritairement envoyés dans le camp de Natzweiler, un camp situé en Alsace, ouvert sur ordre d’Himmler en mars 1941. Ce camp était considéré comme l’un des pires camps nazis car la répression y était forte. En arrivant dans ces camps, les détenus NN étaient condamnés à mourir lentement à force d’épuisement au travail et de maltraitances. Pour la majorité, ils n’avaient aucun moyen de contact avec le monde extérieur, ni même leurs proches.


Nacht Und Nebel (« Nuit et brouillard ») a été et est encore aujourd’hui abrévié par NN. En latin, puis en allemand, NN signifiait quelqu’un qu’on ne veut pas nommer ou que l’on ignore. Par cette abréviation, on perçoit bien la volonté des nazis de faire disparaitre et de nier les sanctions faites aux détenus résistants. Il y a aussi l’interprétation de certains nazis : « nuit » représente l’oubli et le brouillard la fumée dans laquelle les détenus disparaitraient.  Avec ce décret, s'installe partout en Europe occupée une véritable politique de terreur qui, loin de faire décliner les mouvements de résistance, vont les radicaliser en les entrainant vers des actions violentes. Ainsi, face à l’échec de ce décret, la procédure Nacht Und Nebel se terminera progressivement jusqu’au 30 juillet 1944 où il sera aboli. En tout, ce sont des milliers de détenus NN qui ont été envoyés dans des camps. Les chiffres de nombre de morts ne sont cependant pas connus.


Alexandra et Célia


Bibliographie


1- Violette MAURICE, N.N, Nacht Und Nebel, Encre Marine, 2009. 

2- Jean CAYROL, Nuit et brouillard, Fayard, 1997. 

3- Un film documentaire, « Nuit et brouillard », a également été réalisé par Alain Resnais en 1955, traitant de la déportation des résistants dans des camps nazis.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

* 29 septembre 1941. Floriane et Olivia - Le massacre de Babi Yar

* 2 octobre 1941. Guillaume et Calvin - L'opération Typhon

* 22 octobre 1941. Aleksander et Sébastian - Les massacres d'Odessa

* 7 décembre 1941. Priscillia et Paolo - L'attaque de Pearl Harbor

Repost 0
Enseignant Défense Alexandra et Célia - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 06:09

Propagande - Panzer IV 

7 décembre 1941-7 décembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, l’Europe était à feu et à sang. Le dimanche 7 décembre 1941, cependant, l’aéronavale japonaise attaquait et détruisait une grande partie de la Flotte américaine du Pacifique dans la rade de Pearl Harbor (Hawaii). Les pertes furent très lourdes pour les Américains : 2403 hommes (dont 68 civils) périrent, 1178 autres furent blessés. Les grands navires de ligne (cuirassés et croiseurs), essentiellement visés par l’attaque, subirent les plus gros dégâts. Le cuirassé USS Arizona BB 39 (classe Pennsylvania) coula, provoquant la mort de 1102 hommes d’équipage soit 50% des pertes de cette terrible journée (1).

 

L’attaque de Pearl Harbor vint assombrir davantage une année 1941 déjà ensanglantée par l'élargissement du conflit à l'Union soviétique à partir du mois de juin. Elle fut l’événement majeur, qui précipita les États-Unis d’Amérique dans la guerre, achevant de rendre celle-ci véritablement mondiale. La guerre survint au terme d’années de vives tensions politiques et économiques entre les deux grandes puissances du Pacifique.

 

En 1941, sous la pression du Président Franklin D. Roosevelt (1882-1945), les États-Unis se faisaient de plus en plus à l’idée d’une confrontation militaire avec les puissances de l'Axe. Le pays demeurait cependant isolationniste jusqu’à cette attaque du 7 décembre. Le lendemain, le Président Roosevelt prononça devant le Congrès américain un discours dans lequel il annonça l’état de guerre officiel entre les deux pays. Le jeudi 11 décembre suivant, Adolf Hitler (1889-1945) et Benito Mussolini (1883-1945) déclarèrent à leur tour la guerre aux États-Unis. Les conséquences politiques et militaires de Pearl Harbor furent immenses. La grande démocratie entrait en guerre, jetant tout son poids économique dans la lutte. De la Guerre du Pacifique devait émerger la puissance navale américaine telle que nous la connaissons de nos jours : affirmation du porte-avions en tant que "capital ship", et capacité amphibie et logistique inégalée. Priscillia et Paolo, élèves de la classe de 1ère S2 nous racontent "the day of infamy".


(1) Aujourd’hui, le USS Arizona repose sur le fond de la rade, et c’est à sa verticale que le mémorial dédié aux marins tués lors de l’attaque du 7 décembre 1941 a été construit.

 

Tigre---Message-2.jpg

 

Pearl Habor fut une base américaine située sur une île du Pacifique, dans l’archipel d’Hawaï, à quinze kilomètres de Honolulu. Cette base fut ardemment attaquée par les japonais, commandés par les Amiraux Isoroku Yamamoto et Chuichi Nagumo, le 7 décembre 1941. A cette époque, le Japon était un allier de l’Allemagne et un membre de l’Axe. Du côté américain, la riposte fut orchestrée par l’Amiral Husband Kimmel et le Général Walter Short. L’objectif principal d’une telle attaque était la destruction préventive de la flotte américaine.  L’ordre d’attaque fut donné le vendredi 5 décembre  mais l’assaut était prévu deux jours après, le dimanche. Ce jour fut choisi stratégiquement. En effet, après plusieurs mois d’observation, les japonais constatèrent que la base était très sécurisée pendant six jours mais moins le septième, suite au départ des marins et militaires américains en permission. Voici comment se déroula l’attaque:


A minuit : Des vaisseaux chargés de renseigner la flotte japonaise furent lancés.

Entre 3h58 et 6h37 : Des missions de reconnaissance furent effectuées par les sous-marins japonais, cependant quelques uns ont été repérés et détruits.

De 7h00 à 7h30 : Des « tâches » (représentant les avions nippons) apparurent sur les écrans radar américains. Cependant,  les officiers de garde, n’osant pas prévenir leurs supérieurs par peur d’une erreur, observèrent la progression des points en direction du Sud de l’île. Les premiers avions arrivés à la base envoyèrent le signal d’assaut, en déclarant « Pearl Harbor dort ».

7h53 : Les premières bombes sur Pearl Harbor furent larguées et la première vague fut lancée. 183 avions nippons attaquèrent par surprise et déversèrent leurs bombes sur les cuirassés, les terrains d’aviation et les réservoirs jusqu’à 8h30. L’objectif de cette attaque était l’anéantissement des dépôts d’aviations et des vaisseaux américains sur le flan Ouest d’Hawaï jusqu’à Pearl Harbor.

7h58 : La défense américaine fut activée (déploiement des troupes et des défenses anti-aériennes) 5minutes après les premières attaques.

8h30 : La seconde vague commença et fut constituée de 170 appareils ennemis. L’objectif de cette seconde attaque fut la même que la première, mais par le flan Est. La flotte japonaise ressort de cette bataille de Pearl Harbor, de la guerre du « Pacifique », avec très peu de pertes : 29 avions détruits et 55 pilotes tués, 4 sous marins coulés et 1 pris par l’ennemi, 9 sous mariniers tués et 1 capturé.

9h45 : Pearl Harbour ne consistait plus qu’en une ancienne base dévastée et enflammée. Le bilan de pertes devient donc lourd du côté américain : 4 cuirassés coulés et 4 cuirassés endommagés, 3 croiseurs coulés et 3 destroyers coulés, 188 avions détruits et 155 avions endommagés, 2403 tués et 1178 blessés.

10h00 : Certains officiers pressèrent l’amiral japonais Nagumo pour lancer une troisième attaque afin d’anéantir les dépôts de carburant et les infrastructures de Pearl Harbor, mais aussi de trouver, pour neutraliser, les portes avions américains jusqu’ici introuvables. Cette option fut avortée par plusieurs raisons : ils risquaient d’accroître la perte japonaise comme l’effet de surprise n’était plus là et les défenses américaines commençaient à être de plus en plus actives. En outre, il y avait la limite d’effectif, de carburant et de temps.

 

Il semblerait que Franklin Roosevelt, président  des Etats-Unis à cette époque, ait eu connaissance des risques d’une attaque sur Pearl Habor mais, n’ayant pas de preuves suffisantes, aucune mesure de précaution ne fut prise. Ce dernier était favorable à l’entrée en guerre de l’Amérique dans la Seconde Guerre Mondiale et fut par conséquent accusé par certaines personnes d’avoir été prévenu de l’attaque et de n’avoir rien fait pour éviter cette catastrophe. De plus, des ordres furent retrouvés dans lesquels il ordonnait à trois porte-avions et à des cuirassés de quitter la base. Les américains savaient qu’une attaque surviendrait de la part des Japonais mais ils ne savaient ni le lieu de l’assaut ni la date, ce qui peut expliquer la demande de Roosevelt pour le retrait des  porte-avions, voulant ainsi réduire les dégâts. Ils ne pouvaient en effet prévoir l’attaque (qui pouvait avoir lieu à Guam, aux Philippines ou à Pearl Harbor) ainsi que protéger marins et militaires même s’il désarmait ses bases du Pacifique. Cette attaque unifia tous les Américains à travers une même volonté de revanche contre l’Empire du Japon. La flotte américaine dû être réorganiser et elle dû modifier ses plans d’attaque en fonction du restant de la flotte, soit compter entièrement sur les porte-avions pour gagner les batailles avenirs qui seront appelées la « guerre du Pacifique ». Après les énormes dommages infligés à l’US Navy le « géant américain » accélérera la quantité et l’ampleur de son armée et de son armement.

 

Cette attaque aura pour impact la signature de la Charte de l’Atlantique, publiée le 14 Aôut 1941, après la rencontre entre Winston Churchill et Franklin Roosevelt, et qui marqua la volonté d’entrée en guerre des Etats-Unis. Grâce à leur détermination et à leur énorme puissance économique, les Américains ont montrés au monde entier que cette attaque n'avait rien fait d'autre que de les réveiller.

 

Priscillia et Paolo

Plaque-commemorative---Washington-DC.JPG 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

* 29 septembre 1941. Floriane et Olivia - Le massacre de Babi Yar

* 2 octobre 1941. Guillaume et Calvin - L'opération Typhon

* 22 octobre 1941. Aleksander et Sébastian - Les massacres d'Odessa

Repost 0
Enseignant Défense Priscillia et Paolo - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:58

Vendredi-11-novembre-2011.jpg

 

Emma, Ufkun, Clara, Alexis, élèves de la 2nde 6. Sébastian et Aleksander élèves de la Terminale S2. Ces six adolescents ont représenté le Lycée Galilée lors de la commémoration du 11 septembre 2011, entourés  de délégations officielles, en présence d'élus et de représentants des administrations, accompagnés de l'Enseignant Défense. Les lycéens ont déposé une gerbe de fleurs aux pieds du soldat français sculpté par Paul LANDOWSKI à Combs-la-Ville (rue Sommeville), avant de s'incliner.

 

Répondant à un devoir civique les élèves ont fait preuve d'une maturité et d'une tenue exemplaires durant plus d'une heure et par un temps bien froid. Illustrant on ne peut mieux le lien intergénérationnel, ils ont également affirmé par leur présence l'indispensable souvenir qui donne sens à l'histoire de notre pays.

 

Avec la disparition des derniers soldats de ce terrible conflit, le 11 novembre évolue vers une commémoration et un hommage désormais rendus à tous les soldats tombés pour la France, et non plus exclusivement à ceux tués durant la Première Guerre mondiale. La fête nationale du 11 novembre entre donc pleinement dans notre XXIe siècle, rendant hommage à un courage et un sacrifice militaires universels qui transcendent les époques et les guerres.

 

En ce vendredi 11 novembre 2011, une pensée particulière sera ainsi adressée aux 75 soldats français tombés en Afghanistan pour la France et ses valeurs. C'est à cette commémoration d'hier et d'aujourd'hui, cet hommage plus que jamais vivant - car ancré dans l'Histoire tout en regardant le présent -, que les élèves du Lycée Galilée ont participée.

P1030937.JPG

 

Groupe Facebook 2

Ruban jaune

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 09:19

Bannière Musée de la Grande Guerre

 

Moment important dans la vie de notre patrimoine national, un nouveau musée consacré à la Première Guerre mondiale sera officiellement inauguré vendredi 11 novembre prochain à l'occasion du 93e anniversaire de l'Armistice. Conflit profondément ancré dans notre Histoire et notre Mémoire collective, la guerre qui s'ouvre en 1914 continue encore de nos jours à alimenter les travaux des historiens et des conservateurs de nombreux musées. Situé non loin des champs de bataille de la Marne, le musée du Pays de Meaux a été conçu de manière particulièrement moderne et pédagogique. Une brochure destinée à l'organisation de parcours, d'ateliers et de rencontres à destination des professeurs des écoles, collèges et lycées est d'emblée disponible. Dans cette dimension scolaire, il est à remarquer que le Musée de la Grande Guerre est situé dans l'académie de Créteil dont il enrichira sensiblement les ressources pédagogiques locales.

 

FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 08:44

À l'occasion du bicentenaire de la création de la BSPP par l'Empereur Napoléon Ier, la Maison du Combattant et du Citoyen (MCC) de Combs-la-Ville organise une exposition autour du thème: "Les soldats du feu. 200e anniversaire de la création du corps des Sapeurs pompiers de Paris". Association dynamique et riche d'un musée et de collections d'uniformes, la MCC du Général (2S) Serge AUZANNEAU poursuit chaque année son travail d'Histoire, de Mémoire et d'Éducation civique auprès des citoyens et des plus jeunes. Cette nouvelle exposition annuelle, qui sera installée dans les locaux de l'Hôtel de Ville, sera comme d'habitude organisée avec talent par Mme Luce LARCADE, conservateur du musée de la MCC. Le Lycée Galilée qui fait travailler une classe de 2nde depuis la rentrée de septembre sur les sapeurs de la BSPP et BMPM - et plus largement sur le thème de la Sécurité civile - participera à cette exposition.

 

"Les soldats du feu"

Du 11 novembre au 2 décembre 2011

Hôtel de Ville

du lundi au samedi de 10. à 12.00 et de 14.30 à 17.30

 

Présidé par le Capitaine de vaisseau (R) Thierry GAUROY, le CCACR 77 a récemment changé d'appellation  devenant désormais la Fédération des Associations de Réservistes et de Défense de Seine-et-Marne (FAR 77). En partenariat avec l'Association des Officiers de Réserve de la Marine nationale (ACORAM), la FAR 77 présente une conférence de M. Henry BOGDAN, Professeur agrégé d'Histoire et Officier de marine de réserve.

 

"Les Habsbourg de Charles Quint à Otto de Habsbourg-Lorraine. Une famille et un héritage à redécouvrir pour relever les défis de l'Europe de demain"

 

La conférence aura lieu le mardi 15 novembre 2011 à 20.00. Elle se tiendra dans l'amphithéâtre Suffren de l'École militaire de Paris. Les inscriptions devront se faire avant le 3 novembre prochain à secretariat@acoram.fr ou t.gauroy@notaires.fr

 

FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 15:32

Propagande - Panzer IV 

22 octobre 1941-22 octobre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. Alors que la Wehrmacht tente d'atteindre Moscou avant l'arrivée du terrible hiver russe, le sort des Juifs à l'arrière de cet immense front bascule dans l'horreur. Floriane et Olivia, de la 1ère S2, avaient dévoilé l'existence et la mission de mort des  "unités spéciales" dites Einsatzgrüppen, notamment dans le cirque de Babi Yar. Le sort des communautés juives en Russie mais aussi ailleurs était scellé. Le meurtre de masse est en marche et il prend, d'emblée, des dimensions effroyables. C'est que d'autres y participent aux côtés des troupes allemandes qu'elles soient de la SS, des Einsatzgrüppen ou de la Wehrmacht.

 

Ainsi, surviennent les massacres d'Odessa le 22 octobre 1941 à la suite d'un attentat commis par des partisans russes qui abattent le Général roumain commandant la place d'Odessa, Ion GLOGOJANU. En représailles, les autorités militaires roumaines font massacrer dans les jours qui suivent plusieurs dizaines de milliers de Juifs et des milliers de Tziganes. Communauté juive la plus importante d'URSS avec 133 000 âmes au moment où le conflit éclate, la communauté juive d'Odessa ne compte plus que 34 000 personnes au 1er novembre 1941. C'est dire l'ampleur de la tuerie que Sébastian et Aleksander s'apprêtent à nous raconter.

 

On sait, aujourd'hui, que l'immense majorité des victimes de la Shoah étaient déjà assassinées à la fin de l'année 1943, bien avant l'arrivée des armées alliées aux portes du Reich à l'Est comme à l'Ouest. Ce que montrent les massacres d'Odessa, c'est qu'un tel désastre humain et moral n'aurait pu s'accomplir sans la participation active d'autres pays au meurtre. Une participation qui témoigne de l'étendue de l'antisémitisme dans les cultures européennes de l'époque, ainsi que de la capacité du nazisme à pervertir les esprits au-delà des frontières de la seule Grande Allemagne.

 

Tigre---Message-2.jpg 

 

Odessa est un Port sur la mer Noire situé au sud-ouest de l’Ukraine. À cette époque, la plus importante communauté juive d'Union soviétique vivait à Odessa. Elle comptait environ 600 000 habitants en 1939, dont à peu près 180 000 Juifs, soit 30% de la population totale. Dès 1937 Miron Cristea, future premier ministre de la Roumanie incitait ses fidèles à combattre « les parasites juifs ». C’est dans ce pays que l’été 1940 un « statut juif », très complet, lois de Nuremberg comprises, avait été promulgué. Quelques méthodes Hitlériennes paraissaient s’être implanter. Le 22 juin 1941, l’Allemagne nazie et ses alliées de l’Axe, dont la Roumanie, envahirent l’Union Soviétique. En août 1941, les troupes roumaines mirent le siège devant Odessa. La ville capitula le 16 octobre 1941. Au moins la moitié de la population juive avait fui avant que les troupes de l’Axe n'encerclent la ville. Il y restait de 80 000 à 90 000 Juifs au début de l’occupation roumaine commandée par le général Ion Antonescu fidèle à Hitler.

 

Ion Antonescu (étant d‘extrême droit), profondément antisémite et contre le communisme, voulait s’emparer de la Transnistrie (partie de l’Ukraine située entre le Boug et le Dniestr qui fut sous contrôle roumain de 1941 à 1944) pour y installer  sa propre politique de déportation et d'extermination des juifs et des communistes. Le régime Antonescu se préparait à annexer en cas de victoire la région de Transnistrie(dont la ville d‘Odessa était la ville principale), pour y déporter les juifs, les résistants et les autres indésirables roumains, se livrer à des massacres qui s'ajoutent au froid et aux épidémies (dysenterie, typhus): le nombre des victimes sera estimé, au procès d'Ion Antonescu, à 400 000 dont 293 000 juifs.

 

Le 22 octobre 1941, une bombe explosa au quartier-général des forces militaires roumaines cet attentat a tué le général Glogojanu, commandant d'Odessa et 16 officiers, 9 sous-officiers et 35 autres militaires. Selon des témoignages le général Ion Glogojanu avait été averti à deux reprises par la population civile que le bâtiment était miné. Le soir même, le gouvernement roumain ordonne des représailles implacables. Aussitôt, le nouveau commandant d'Odessa, le général Trestioreanu annonce qu'il va prendre des mesures pour pendre les Juifs et les communistes sur les places publiques. Durant la nuit 5000 personnes sont exécutées. Des unités de l’armée roumaine rassemblèrent 19 000 Juifs sur une place publique dans la zone du port et en fusillèrent un grand nombre. Ils arrosèrent les autres d’essence et les brûlèrent vifs. Au moins 20 000 autres Juifs furent rassemblés dans la prison locale puis emmenés au village de Dalnik. Là, les Roumains fusillèrent un certain nombre de Juifs puis enfermèrent les autres dans des entrepôts auxquels ils mirent le feu. Les troupes roumaines tirèrent sur tous les Juifs qui tentaient de fuir l’incendie. Odessa devint le siège administratif de la Transnistrie (partie de l’Ukraine située entre le Boug et le Dniestr qui fut sous contrôle roumain de 1941 à 1944). Cet évènement a permis à Hitler à l’aide du général Antonescu d’étendre son génocide antisémite jusqu’en Ukraine. Lors de cette guerre la prise d’Odessa a permis à Antonescu de se renforcer et ainsi renforcer les forces de l’Axe à l’Est.

 

Aleksander et Sébastian 

 

Bibliographie

 

Poliakov (Léon), Le Bréviaire de la haine. Le IIIe Reich et les Juifs, Paris, Calmann-Lévy, 1951.

RADU (Ioanid), La Roumanie et la Shoah, Éditions de la maison des sciences, Paris, 2002, 383 pages.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

* 29 septembre 1941. Floriane et Olivia - Le massacre de Babi Yar

* 2 octobre 1941. Guillaume et Calvin - L'opération Typhon

Repost 0
Enseignant Défense Aleksander et Sébastian (1ère S2) - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 19:47

JSI-2011.jpg

 

Aux élèves du Lycée Galilée - et dans le droit fil de la dernière séance d'ECJS consacrée à la Défense et à la sécurité civile -, la Journée de la Sécurité Intérieure (JSI) édition 2011 se tiendra demain au centre commercial régional du Carré Sénart. Au programme, il y aura des exercices dynamiques désincarcération d'un véhicule accidenté, recherche de stupéfiants par un chien, démonstration de chiens de défense, mais aussi reconstitution d'une scène de crime et présentation de véhicules et de matériels.

 

La JSI est une manifestation récente qui permet de mettre en contact le grand public avec les professionnels chargés de la sécurité civile: policiers, gendarmes, pompiers et personnels de la protection civile. Action de communication illustrant peut être la représentation la plus parlante de l'Esprit de Défense pour la plupart de nos concitoyens, cette journée est aussi une manière d'hommage à ces femmes et à ces hommes qui, tous les jours, risquent leur vie pour notre sécurité.

 

Groupe Facebook 2

 

FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:21

Propagande - Panzer IV

 

2 octobre 1941-2 octobre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. La guerre fait rage en Union soviétique où, depuis le 22 juin, de gigantesques batailles sont livrées à une échelle jusqu'alors inconnue, et à la vitesse des moteurs des blindés. Allemands et Soviétiques se livrent un conflit sans merci où, plus que les armes, ce sont les idéologies qui s'affrontent de la manière la plus meurtrière. La Wehrmacht vient de remporter une grande victoire à Kiev, où quatre armées soviétiques  - ce qui correspond à une quarantaine de divisions - viennent d'être anéanties. Au total, c'est plus de 700 000 hommes que l'Armée rouge a perdu (tués, prisonniers et disparus) en cette seule bataille qui a duré un mois. Partout, cependant, la résistance soviétique se durcit à commencer à Léningrad au Nord. Les grands désastres de l'armée soviétique en cette fin d'année 1941, affaiblissent et usent néanmoins une Wehrmacht aux limites de ses capacités, notamment logistiques. La résistance désespérée des soldats russes, dont beaucoup se font tuer plutôt que d'abandonner leurs positions, retardent considérablement la progression allemande en direction de Moscou.

 

Moscou, capitale de la grande puissance socialiste que Joseph STALINE a refusé d'abandonner, est donc le prochain objectif de l'armée allemande en ce début du mois d'octobre. Le paysage et la saison ont déjà changé en cette période. Infanterie et blindés évoluent dans une boue épaisse. C'est alors que le 2 octobre, le Groupe d'armées Centre commandé par le Generalfeldmarshall Fedor VON BOCK lance une vaste offensive dont le nom de code est "Typhon." L'objectif de cette offensive - qui marque en fait le début de la bataille de Moscou - était d'investir la région de la capitale soviétique et de prendre la ville même. Pour Adolf HITLER, l'opération Typhon devait être la phase ultime de la guerre déclenchée depuis juin contre l'URSS. Une guerre courte dans l'esprit du führer, dont la prise de Moscou devait entraîner la chute de Staline et de la Russie communiste.

 

Alors que la boue et la résistance soviétique ralentissent considérablement l'avance de la Wehrmacht, les Allemands comprennent qu'ils jouent contre le temps, plus particulièrement contre le terrible hiver russe. Guillaume et Calvin, élèves de la classe de 1ère S2, nous racontent le début de cette terrible bataille.

 

Tigre---Message-2.jpg

 L'OPÉRATION TYPHON OU LA BATAILLE DE MOSCOU (2 OCTOBRE 1941)

 

Une fois sa progression à l'Ouest stoppée par la bataille d'Angleterre, l'Allemagne se lance à la conquête de l'Est en trahissant la Russie, avec qui elle avait signée un pacte de non-agression. Le 22 Juin 1941, le jour du lancement de l'opération Barbarossa par l'état-major allemand, Hitler s'attendait à ce que la campagne russe soit finie en une dizaine de semaines. En quelques semaines, les Allemands et leurs alliés avancent jusqu'à Moscou et font des centaines de milliers de prisonniers soviétiques, grâce à l'utilisation de la méthode de la Blitzkrieg. La bataille de Kiev en Août et Septembre 1941 est un grand succès allemand, mais retarde l'avancé des armées, qui n'arriverontt à Moscou, cible principale de l'offensive, qu'au début de l'hiver. Une fois les forces allemandes au coeur de l'Union Soviétique, le haut commandement allemand lance ce qu'il espère être le coup de grâce: le 2 octobre 1941, l'opération Typhon, aussi connue sous le nom de "Bataille de Moscou", débute.

L'enjeu de cette opération était donc la prise de Moscou, cible militaire et politique idéal pour les forces de l'Axe. Hitler et de nombreux hauts-gradés prédisaient la chute de l'Union Soviétique après la prise de Moscou. Cette opération est donc capitale, étant donné la stratégie de Blitzkrieg utilisée par les Allemands, qui consiste en des attaques très rapides et les plus profondes possibles dans les terres afin de neutraliser la capacité militaire, économique et politique de l'ennemi.

Les armées impliquées dans l'attaque sont commandées par von Bock et Guderian, expert en opérations blindées. Le plan initial de l'opération comportait deux mouvements : le premier était un encerclement des Fronts Soviétiques ( équivalents d'armées) de L'Ouest et de Réserve autour de Viazma. Le second consistait en un encerclement pour capturer la ville de Briansk et le Front qui y est en garnison. De là, le plan prévoyait un encerclement de Moscou par le Nord et le Sud. Malgré les première déficiences matérielles ( blindés endommagés entre autres), le moral des troupes allemandes est au plus haut. De plus, les troupes ennemies sont épuisées par de nombreux combats et ont subies de lourdes pertes. Afin d'enrailler la progression allemande, le commandement russe ordonne la construction de 3 lignes de défense : la première se situe sur la ligne Rjev-Viazma-Briansk, la deuxième s'étend de Kalinine à Kalouga et la troisième entoure la ville elle-même. La progression allemande est ralentie dès le 7 octobre, malgré la prise de Viazma et de Briansk, car l'armée allemande est mal renseignée sur les capacités de l'armée rouge, et le retard pris à cause de la bataille de Kiev fait que la bataille a lieu d'abord sous les pluies d'automne puis sous la neige, et la raspoutitsa (boue dûe à la fonte des neiges) de l'hiver russe. De plus, Hitler était tellemennt sûr de l'avancée rapide de ses troupes que celles-ci n'ont pas le matériel adapté au rude hiver russe. Le 10 octobre, les Allemands atteignent la deuxième ligne de défense. Petit à petit, les troupes de l'Axe avancent, jusqu'à se trouver à moins de 20 kilomètres de Moscou. Mais les troupes sont à bout, et lors de l'offensive contre Moscou, le 15 novembre, c'est le froid qui stoppe l'avancée des troupes, avec une températeur allant de -30°C à -50°C selon les sources. Moscou et les villes environnantes sont libérées au cours du mois de décembre, malgré l'ordre formel d'Hitler de ne pas reculer. Ses généraux protestent d'ailleurs contre cet ordre et de nombreux remplacements ont lieu parmis les commandants de cette opération( von Bock et Guderian notamment sont écartés). La contre offensive russe continue, avec des pertes énormes des deux côtés, et ne sera stoppé que par le retour de la raspoutitsa après 3 mois de gel : les forces de l'armée rouge ont repoussé l'armée allemande.

Si cette contre offensive a permis de sauver Moscou, elle n'est cependant pas l'événement qui marque le tournant de la Guerre ( il s'agira de la bataille de Stalingrad). En effet, Moscou reste menacée de par la proximité du front, et il faudra attendre la fin de l'année 1943 pour que la ville soit sécurisée et que le front recule de façon significative. Du côté allemand, l'ordre d'Hitler de ne pas reculer a permis d'éviter une dispersion des troupes lors de la contre offensive pendant l'hiver. C'est à partir de ce moment-là que Hitler va avoir beaucoup moins confiance en ses généraux et prendre la plupart de ses décisions sans tenir compte de leurs conseils. L'Allemagne reste confiante, elle pense finir l'offensive en 1942 en attaquant Stalingrad, mais la perte d'un million d'hommes ne sera jamais compensée et sa puissance militaire sera réduite jusqu'à la fin de la Guerre.

Guillaume et Calvin

Fosse-antichar--Moscou-1941-.jpgCivils soviétiques creusant un fossé antichars autour de Moscou à l'automne 1941

Bibliographie

1- Reg Grant,  La Seconde Guerre Mondiale, de la montée du nazisme à la victoire des Alliés, 2010, Flammarion.

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

* 29 septembre 1941. Floriane et Olivia - Le massacre de Babi Yar

Repost 0
Enseignant Défense Guillaume et Calvin (1ère S2) - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:59

Propagande - Panzer IV

 

29 septembre 1941-29 septembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. Avec l'invasion de l'URSS à partir du 22 juin 1941, le destin des communautés juives d'Europe est désormais scellé. L'antisémitisme des nouveaux maîtres de l'Allemagne, à partir de 1933, avait d'abord cherché à exclure de la société civile, puis chasser les Juifs du Reich. Meurtres, persécutions et spoliations, si insoutenables étaient-ils, ne marquaient cependant pas encore le début d'un génocide, et avaient surtout pour objectif de faire fuir les  Juifs, de rendre le territoire allemand "libre" de tous Juifs ("judenfrei"). On sait que le Reichsführer SS Heinrich HIMMLER avait même eu pour projet, au lendemain de la victoire sur la France, de créer une vaste réserve de Juifs à Madagascar afin de les éloigner définitivement de l'Europe. Le problème du transport maritime posé par une telle opération, ainsi que la maîtrise des mers par la Royal Navy, empêcha la réalisation de ce projet.

 

La deuxième étape survint avec le déclenchement de la guerre à partir de 1939. L'invasion de la Pologne, puis d'autres pays, mit les nazis en présence de communautés juives importantes, notamment en Europe centrale et orientale. Que faire de tous ces Juifs rattrapés par les victoires allemandes, et qui posaient désormais non plus la question d'une Allemagne mais d'une Europe "judenfrei"? L'étape de la guerre fut décisive dans le processus génocidaire. Elle amena rapidement les Allemands à entrevoir l'élimination physique des Juifs, sachant que le véritable problème qui se posait alors n'était pas le principe du meutre de masse en lui-même mais sa réalisation au sens technique.

 

La ghettoïsation fut une première réponse apportée à la "Solution finale de la question juive". La Pologne, puis d'autres pays d'Europe centrale, se couvrirent de ghettos à partir des années 1940/1941. Du fait de leur organisation et des conditions de vie que l'on y trouvait, ces ghettos furent  dès le départ conçus comme des camps d'extermination lente. Leur liquidation fut véritablement mise en place lors de la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, et de l'Aktion Reinhard qui s'ensuivit. Avec la conférence de Wannsee qui décida la construction de six grands camps d'extermination - tous situés en Pologne -, on entre dans la phase la plus systématique (au sens quasi industriel) de la destruction des communautés juives d'Europe et du génocide nazi dans la globalité de ses victimes.

 

Cette phase terminale du meurtre de masse ne doit cependant pas occulter ce que l'on a aussi appelé la "Shoah par balles", et qui continue encore d'être étudiée de nos jours par un prêtre catholique: le père Patrick DESBOIS. La Shoah par balles désigne le massacre de communautés juives entières par des unités spéciales - les Einsatzgrüppen - sur le front Est à partir de juin 1941. Cet assassinat, essentiellement réalisé par fusillade et non par gazage, a été perpétré par des unités mobiles peu nombreuses eu égard à la masse des victimes (1). Le meurtre qui s'est opéré dans le ravin de Babi Yar, non loin de Kiev en Ukraine, est resté emblématique de l'action des Einsatzgrüppen. Plus de 33 000 personnes y furent assassinées en deux jours seulement. Si les exécutions se prolongèrent dans les mois suivants, et qu'un camp de concentration fut construit par la suite à Babi Yar, la tuerie des 29 et 30 septembre 1941 donne à elle seule une idée de l'efficacité meutrière du génocide dans sa phase encore improvisée.

 

C'est sur ce tragique événement, qui devrait nous faire réfléchir à des années de distance sur l'intérêt d'une Défense et de la défense de nos valeurs démocratiques, que Floriane et Olivia de la classe de 1ère S2 reviennent.

 

(1) On estime que plus d'un million de Juifs furent massacrés par les quatre Einsatzgrüppen (A, B, C et D) qui ne comptaient environ que 3000 hommes.

 

Tigre---Message-2.jpg

 

LE MASSACRE DE BABI YAR (29/30 SEPTEMBRE 1941)

 

Olivia.jpg

Hommes d'une unité d'Einsatzrüppen en train de fusiller des Juifs sur le front russe

 

Les 29 et 30 septembre 1941, à Kiev, pas moins de 33.000 juifs de tous âges et des deux sexes sont tués au lieu-dit Babi Yar (le «ravin de la vieille femme» en russe).

 

Ce massacre débuta le 19 septembre 1941, lorsque la Wehrmacht (armée allemande durant la seconde guerre mondiale) entra dans Kiev, capitale de l'Ukraine soviétique. Dès leur arrivée dans la ville, des explosions éclatèrent visant les installations allemandes (maisons, bâtiments...) et provoquèrent d'énormes dégâts dans les troupes allemandes. Dans la rue, les Allemands arrêtent un Juif en train de sectionner un tuyau destiné à combattre l’incendie. Il est immédiatement abattu. Cet incident devient le prétexte pour rendre responsables des explosions les Juifs de la ville. En réalité, les bombes ont été posées par la NKVD (police soviétique). C'est donc un prétexte que les nazis ont utilisés pour exécuter les juifs. Cela entraina la publication d'un communiqué le 28 septembre 1941 qui ordonna à tous les juifs de se présenter le lendemain, 29 septembre, jour de Youm Kippour (également appelé Jour du Grand Pardon est une fête considérée comme la plus sainte de l'année juive) avec leurs papiers, leurs biens et leurs vêtements chauds sous peine d'exécution en cas de désobéissance. Les habitants de Kiev, juifs ou non, pensaient qu'il s'agissait d'une simple déportation et que l'armée allemande était une armée de libération pour les populations. Ils étaient convaincus que les nazis allaient se comporter comme lors de la première guerre mondiale, en tant qu'ainés et de façon amicale et civilisée. Ils étaient cependant loin de se douter du sort que leur avait réservé les nazis.

 

Le témoignage extrait du journal d'Iryna Khoroshunova, une habitante de Kiev, nous montre l'incertitude qui régnait lorsque le communiqué a été publié : «Nous ne savons toujours pas ce qu’ils font avec les Juifs. Il arrive d’épouvantables rumeurs du cimetière de Lukianivka (à Kiev). Mais elles sont impossibles à croire. Elles disent que les Juifs sont fusillés… Quelques personnes prétendent que les Juifs sont massacrés à la mitrailleuse. Tous. D’autres, que 16 wagons de chemin de fer sont prêts et que les Juifs vont être envoyés ailleurs. Mais où ? Personne ne le sait. Une seule chose semble claire : tous leurs papiers, affaires et toute leur nourriture ont été confisqués. Ensuite ils sont poussés vers Babi Yar, et là… Je ne sais pas. Je sais seulement une chose : il se passe là bas quelque chose d’épouvantable, quelque chose d’inimaginable, que l’on ne peut pas comprendre…»

 

Le 29 septembre, les juifs sont conduits par groupes de dix vers le bord du ravin, et obligés de se dévêtir. Ils sont ensuite massacrés a la mitrailleuse. Ce témoignage d'un officier allemand décrit cette exécution : «C'était comme une migration de masse...Les Juifs chantaient des chants religieux en chemin. Sur le quai, on leur prenait leur nourriture et leurs biens… Après une longue marche, ils arrivaient à un passage formé par des soldats allemands avec des massues et des chiens policiers. Les Juifs étaient fouettés sur leur passage. Les chiens se jetaient sur ceux qui tombaient mais la poussée des colonnes qui se pressaient derrière était irrésistible et les faibles et les blessés étaient piétinés. Meurtris et ensanglantés, les Juifs débouchaient sur une clairière d'herbe. Ils étaient arrivés à Babi Yar, devant eux se trouvait le ravin. Des miliciens ukrainiens, surveillés par des Allemands, ordonnaient aux Juifs de se déshabiller. Ceux qui hésitaient, qui résistaient, étaient battus, leurs vêtements arrachés. Il y avait partout des personnes nues, ensanglantées. L'air était empli de cris et de rires convulsifs.» Les rescapés du premier massacre et beaucoup d'autres ukrainiens vont être tués à leur tour et jetés dans le ravin au cours des mois suivants, au rythme de deux jours de tueries par semaine. Cet événement fait partie des massacres de la Shoah par balles.

 

Après les exécutions de masse, un camp de concentration fut crée a Babi Yar. Les communistes, résistants et prisonniers de guerre y ont été enfermés. Le nombre de victimes du camp est estimé a 30000 personnes. C'est ainsi plus de 90000 personnes qui périront a Babi Yar. Aujourd'hui, le site est devenu un lieu de mémoire et de recueillement.

 

Floriane et Olivia


Références bibliographiques

 

1- LITTEL Jonathan, Les Bienveillantes, éditions Gallimard, collection Folio, Paris, 2006, pp 178 et suivantes.

2- HESSE Thierry, Démon, éditions de l'Olivier, Paris, 2009, pp. 148 à 154.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

* 29 septembre 1941. Naomi et Clarisse - La première conférence de Moscou

Repost 0
Enseignant Défense Floriane et Olivia (1ère S2) - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:16

Propagande - Panzer IV

 

29 septembre 1941-29 septembre 2011. Il y a 70 ans c’était la Deuxième Guerre mondiale. Notre pays était occupé, et l’Europe était à feu et à sang. L'invasion de l'URSS par le Reich nazi, au mépris du Pacte germano-soviétique du 23 août 1939, opère un spectaculaire renversement d'alliances à partir de juin 1941. Désormais, la grande puissance socialiste se retrouve alliée de fait à la Grande-Bretagne, partant aux États-Unis, auprès desquels elle réclame une aide matérielle urgente. C'est que l'heure est particulièrement grave pour Staline, dont l'armée - surprise par l'opération Barbarossa - subit d'immenses pertes quotidiennes. Les nouveaux alliés se rencontrent à Moscou ce 29 septembre afin de mettre en place les contours de la grande alliance. C'est ce que nous racontent Naomi et Clarisse, élèves de la 1ère S2.

 

Tigre---Message-2.jpg

Nous sommes en 1941. La Seconde Guerre Mondiale met à feu et à sang l’Europe depuis deux ans. L’Allemagne nazie d’Hitler, aidée de l’Italie de Mussolini, du Japon de Hirohito et de l’Urss de Staline, domine largement cette guerre. Elle occupe une grande partie du continent, notamment la France. Pourtant, en 1941, une décision va renverser le cours de la guerre : le changement de camp de l’Urss.

 

Depuis plusieurs semaines, une rumeur annonçant une attaque imminente des allemands sur le territoire soviétique se propage partout en Europe. Les nazis souhaiteraient éliminer leurs ennemis de toujours, les communistes. Pourtant protégé par le Pacte de Non-agression germano-soviétique, ces derniers prennent peur. Ils décident de rompre cet accord, et se tournent vers les Alliés. Cela donne lieu à  la Première de quatre conférences de Moscou. 

 

Cette première conférence a lieu du 29 septembre 1941 au 1er octobre de la même année. Trois grandes puissances y sont représentées : l’Urss, les États-Unis et l’Angleterre. Leurs représentants (Joseph Staline pour les soviétiques, Averell Harriman pour les américains et Lord Beaverbrook pour les anglais) tentent durant trois jours de trouver un accord de soutien économique et militaire envers les russes, afin de lutter contre l’offensive allemande. Mais ces négociations sont un peu houleuses… « L’accord parfait ne règne pas à la Conférence de Moscou » titre le journal L’ouest-éclair du 4 et 5 octobre 1941. Et en effet un grand désaccord persiste, notamment entre les anglais et les russes.

 

Avant cette conférence, les Américains et Anglais se sont engagés à porter assistance à l’Urss. Pourtant, ce n’est pas vraiment ce qu’il semble en ressortir. En effet, M. Harriman (toujours d’après l’article de l’Ouest-éclair) essaye de gagner du temps plutôt que de donner des réponses concrètent aux questions soviétiques. Par exemple, alors que ces derniers posent la question de la livraison de matériel militaire en provenance d’Angleterre sur leur sol, les anglo-saxons parlent de l’exploitation des matières premières soviétiques et des difficultés et coûts d’acheminement des marchandises promises. L’Urss comprend très vite qu’elle ne pourra malheureusement pas compter sur l’aide de ces deux puissances. Les Américains et Anglais semblent se méfier de ce changement de camp brutal des communistes.

 

La Première conférence de Moscou avait donc pour but une aide anglo-américaine pour permettre à l’Urss de faire face à la menace nazie. Mais une réelle entente entre les puissances n’a pas été réellement trouvée.

 

Naomi et Clarisse

 

Bibliographie

 

1- "L’accord parfait ne règne pas à la Conférence de Moscou", L’Ouest-Eclair. n° 16339, 4 et 5 octobre 1941.

2- CARATINI Roger, Histoire du Monde de 1815 à 1983: L’époque contemporaine, Nathan. Beaux livres. p.317.

3- GOGUELIN Romain, Retour à Stalingrad, Historia, n° 651, mars 2011, p. 38 à 43.

 

 

Commémorations 1941-2011 

 

* 8 juin 1941. Chloé et Lisa – L’opération Exporter

* 15 juin 1941. Adrien et Romain – La bataille de Sollum

* 22 juin 1941. Charles et Loïc - L'opération Barbarossa

* 7 juillet 1941. Alexis et Louis - La création de la LVF

* 10 juillet 1941. Bérenger et Cécile - La bataille de Smolensk

* 14 août 1941. Julia et Nicolas - La Charte de l'Atlantique

* 16 août 1941. Jennifer et Thibaut - Le lancement de l'Ocean Vanguard

Repost 0
Enseignant Défense Naomi et Clarisse (1ère S2) - dans Agenda-Commémorations
commenter cet article

Armée-Nation

  • : Défense et Démocratie
  • Défense et Démocratie
  • : Participer à la défense de la Démocratie et de ses valeurs en promouvant l'Éducation à l'Esprit de Défense au sein de l'École
  • Contact

ISAF - FINUL - Serval


Recherche

Archives