2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 07:58

Colonel-Remi-CHALMIN.jpg

Le Colonel Rémi CHALMIN accueille les lycéens de 1ère ES

 

Le jeudi 30 janvier 2014, 60 élèves de 1ère ES du Lycée Galilée étaient accueillis par le 40e Régiment d’Artillerie. Action pédagogique majeure, devenue traditionnelle depuis 2009, cette sortie fut la première réalisée sous la direction de Madame Christine VERGER, nouvelle proviseure, mais en présence de Madame Marie-Martine SALLES, ancienne proviseure, partie depuis peu à la retraite.

 

Arrivés au Quartier Maunoury aux environs de 9.30, les élèves furent aussitôt pris en main par le Chef de corps, le Colonel Rémi CHALMIN qui, au cours d’une première heure, leur présenta l’unité. Une synthèse directe, vivante et dynamique, qui aborda quasiment tous les aspects de la vie du régiment, du passé au présent, de l’activité opérationnelle à la vie quotidienne, des problèmes généraux aux questions particulières.

 

Créé le 1er octobre 1894 à Saint-Mihiel (Meuse), le 40e Régiment d’Artillerie  - dont la devise est « Sursum corda » (« Hauts les cœurs ») - a participé aux deux guerres mondiales, déployant le célèbre canon de campagne de 75 mm modèle 1897. Héritier d’une riche tradition d’Histoire militaire, il a été installé à Suippes en 1977 où - échappant à la vague récente de dissolution de nombreuses unités - il fait aujourd’hui partie des 80 régiments qui constituent les forces vives de l’Armée de Terre (1).

 

Le 40e RA appartient à la 2e Brigade blindée (Illkirch), héritière de la célèbre Division Leclerc de la Deuxième Guerre mondiale (2e DB). Avec la fin de la Guerre froide et le passage à l’armée de métier, les lourdes divisions de 15 000 hommes sont devenues des brigades de 6000 personnels, plus légères mais aussi plus souples et modulables dans le cadre d’un emploi désormais interarmes. Dernier régiment d’artillerie lourde de l’Armée de Terre encore équipé d’AMX AUF1 GCT, le 40e RA est la composante appui-feu de la 2eBB.

 

Le 40e RA se présente comme un régiment de structure classique (2). Il rassemble un millier de personnels dont 860 militaires d’active. Réservistes et civils viennent compléter des effectifs intensément sollicités par la multiplication des opérations extérieures (OPEX), ceci dans un contexte général de réduction des effectifs de l’Armée de Terre. Parce qu’il est le régiment qui représente à lui seul 25% des moyens feu de l’Armée de Terre, le 40RA est demandé pour un grand nombre de théâtres d’opération: Afghanistan, Liban, Mali, Centrafrique mais aussi Martinique, Nouvelle-Calédonie. Pour la seule année 2014, l’unité verra 500 de ses militaires sur les 860, envoyés à l’étranger.

 

Sur le camp de Suippes, le régiment s’organise autour de 8 batteries (3): 1 batterie de commandement, 4 batteries de tir d’une centaine de personnels chacune, 1 batterie de soutien, 1 batterie de renseignement de brigade (BRB), et 1 batterie de réservistes. La BRB est rattachée au 40e RA mais travaille au profit de la 2e BB en déployant notamment des Drones de Reconnaissance Au Contact (DRAC). Comptant 13% de femmes, l’unité du Colonel CHALMIN est aussi une communauté de vie avec ses valeurs, ses lieux de sociabilité et de loisirs, ses règles. L’officier insiste tout particulièrement sur les vertus du commandement et de la discipline. Soucieux de l’intégration de ses officiers subalternes, sous-officiers (4) et soldats qu’il « commande non pas au-dessus d’eux mais parmi eux », le Colonel Rémi CHALMIN stimule, valorise, récompense, mais il sait aussi se montrer intraitable avec ceux qui n’entrent pas dans le moule militaire, n’hésitant pas à renvoyer à la vie civile nombre de soldats ayant fait usage de drogues par exemple. À l’Armée, « on ne vend rien si ce n’est de l’opérationnel » et « on ne travaille pas, on sert » rappelle t-il.

 

CPE

Initiation au corps à corps    

Corps-a-corps-2.jpg

 

Au terme de cet accueil, les lycéens furent répartis en 4 groupes auxquels furent présentés les matériels majeurs du régiment à savoir 3 pièces d’artillerie: l’automoteur AMX AUF1 GCT, le mortier lourd de 120 mm et le fleuron de l’artillerie actuelle le CAESAR (5). Matériels de la Guerre froide, âgés de plus de trente ans, les deux premiers continuent leur carrière avec des qualités avérées: rusticité, robustesse, fiabilité. Déployé depuis 2009, le Camion Équipé d’un Système d’Artillerie (CAESAR) de la firme NEXTER est ce que l’on fait de mieux à l’heure actuelle en matière d’artillerie dans le monde (voir la vidéo infra). Le Colonel CHALMIN, qui a travaillé directement à la conception de ce matériel, n’est pas peu fier de le présenter avec ses munitions: des obus de 43 kilos tirés à 38 km de distance avec une précision spectaculaire.

 

Aux côtés de ces matériels, étaient aussi présentés un VAB d’observation, un véhicule équipé du système ATLAS (Automatisation des Tirs et Liaisons de l’Artillerie sol/sol), et une équipe JTAC (Joint Terminal Attack Controller) avec son matériel. Les lycéens eurent aussi l’occasion d’essayer un gilet pare-balles (« frag »), de manipuler le fusil d’assaut FAMAS, la mitrailleuse ANF1 ainsi que le lance-roquette anti-char (LRAC) de 89 mm. Les passages de chasseurs Mirage 2000 et Rafale Air exécutant des exercices de tir, achevèrent de plonger les élèves de Galilée dans cet univers combattant.

 

Corps-a-corps.jpg

 

Fosse.jpg

      Parcours du combattant: sortie de la fosse

 

Expérience également inoubliable: la découverte de la ration de combat lors du déjeuner en extérieur, sous tente mais toujours dans le froid… À l’issue de ce grand moment, les lycéens furent répartis en plusieurs ateliers dont un consacré à une initiation au parcours du combattant, et un deuxième consacré à une initiation au combat au corps à corps. Encadrés par deux instructeurs, ils apprirent ainsi les techniques de passage de certains obstacles dont la « planche irlandaise », le mur d’assaut et la fosse (tous à 2 mètres de hauteur), ainsi que des rudiments de gestes d’autodéfense. Un troisième atelier expliqua le travail de l’infirmier militaire: son matériel, ses gestes (notamment la pose d’un garrot tourniquet, la piqûre de morphine et le bandage) ainsi qu’une séquence d’évacuation d’un blessé sous le feu ennemi. La visite des locaux d’une batterie et du foyer du soldat clôturèrent vers 17.00 cette journée particulièrement riche.

 

Action pédagogique destinée à mettre en contact la communauté scolaire et la communauté de Défense, cette journée en immersion dans une grande unité fut appréciée de tous, élèves comme encadrants. Consignes de travail à l’appui, les lycéens eurent, en dépit du froid et des activités physiques, à questionner directement les militaires sur la notion d’Engagement et celle de sa transcendance induite. Nul doute que cette nouvelle expérience – après l’écriture de lettres de Noël aux soldats de la Force Serval le mois dernier – restera ancrée en eux.

 

Le Lycée Galilée, quant à lui, remercie vivement le Colonel Rémi CHALMIN pour la générosité et la richesse de son accueil, ainsi que les personnels de la 3e batterie (notamment le Lieutenant BOUZIAT, officier référent de la visite) qui ont contribué à l’organisation matérielle de cette belle journée.

 

Evacuation.jpg

      Évacuation d'un blessé et premiers soins

Soin-d-urgence.jpg

40e-RA.jpg

 

(1) On en comptait encore 200 au début des années 2000. Concernant l’Artillerie, on compte 9 régiments à l’heure actuelle, alors qu’il en existait 35 en 1990.

 (2) Le régiment est une unité élémentaire, c’est-à-dire une unité où le chef connaît tous ses subordonnés.

(3) Équivalent à une compagnie dans un régiment d’Infanterie.

(4) Dont 70% proviennent du rang.

(5) Le 40e RA dispose d’une batterie de 4 CAESAR.

 

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 09:10

Acteur local et relais d'opinion dynamique de l'Éducation à la Défense, le Chef d'Escadrons (H) François COLOMBANI vient de publier le 35e numéro du bulletin de liaison de l'association des Officiers de Réserve de la région de Melun: L'ORME. Dans ce très riche bulletin, on trouvera des comptes-rendus d'activités et de commémorations, ainsi que des focus sur l'actualité géopolitique et militaire, qui montreront la richesse et le dynamisme de cette association. L'AOR a ainsi organisé, à plusieurs reprises, des visites plus qu'intéressantes d'unités et d'infrastructures militaires.

 

L'originalité du CE (H) COLOMBANI est aussi de s'intéresser de près - ce depuis plusieurs années - à la communauté scolaire de Seine-et-Marne avec laquelle il a noué des liens étroits. Intervenant régulièrement dans les collèges, l'AOR - dont il est le Président - participe directement à la diffusion de l'Esprit de Défense auprès de collégiens. En ce sens, le CE (H) COLOMBANI, auditeur de l'IHEDN, s'inscrit pleinement dans la mission que lui confie l'Institut. N'hésitez donc pas à prendre contact avec lui pour échanger ou organiser. Outre sa culture des affaires militaires, François COLOMBANI témoigne d'une grande ouverture d'esprit ainsi que d'un réel intérêt pour le milieu scolaire.

 

NB - L'abonnement annuel à L'ORME est de 20 €. Contact - aor.melun@bbox.fr


Icône pdf 1

Télécharger le n° 35 de L'ORME


FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 05:47

89km

 

L'École Militaire Interarmes (EMIA), située sur le site de Coëtquidan, a pour vocation de former les officiers de l'Armée de Terre au même titre que l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (ESM). Cependant, l'EMIA recrute par voie interne à la différence de l'ESM qui, elle, recrute par voie externe. La 52e promotion de l'EMIA (2012-2014) compte, actuellement, 105 élèves-officiers dont 5 femmes. Elle a été baptisée "Ceux d'Afghanistan" en hommage au 60 000 militaires qui ont été envoyés sur ce théâtre d'opération pendant une décennie (dont 38 élèves-officiers de la 52e qui servaient à ce moment comme sous-officiers). 89 y ont perdu la vie, 700 y ont été blessés.

 

Bien plus qu'un hommage éponyme, "Ceux d'Afghanistan" voudraient contribuer à l'érection d'une stèle commémorative dédiée au sacrifice de nos 82 soldats tombés en terre afghane. Le coût de cette stèle est évaluée à 15 000 €. Une campagne de financement est donc lancée, dont la promotion sera réalisée le samedi 1er mars 2014 (à Coëtquidan) par l'organisation d'une course de 89 km ouverte à tous les publics. Chaque kilomètre de cette course correspondra à un militaire tué en Afghanistan. L'Association Terre Fraternité est partenaire de cette initiative, et recevra le surplus de dons afin de continuer à financer le soutien à nos blessés de guerre, notamment les prothèses de nouvelle génération qui coûtent cher.


Ceux qui ne peuvent participer à cette action, mais qui voudraient quand même témoigner de leur soutien aux forces armées, pourront verser un don ici.

Couleurs du soutien

 

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:12

 

C'était le 3 décembre dernier au National Air and Space Museum de Washington (DC), la plus grande collection mondiale d'avions et d'engins spatiaux. Juste avant la fermeture du musée, le United States Air Force Band réalise une flash mob à la grande surprise des visiteurs. Ca commence avec un violoncelliste puis ça se poursuit avec d'autres musiciens, qui se dévoilent les uns après les autres. Quelques choristes d'abord, puis tout un choeur, viennent ensuite à la rescousse. Au final, c'est tout un orchestre symphonique qui s'organise sous les yeux d'un public émerveillé.


Pour les mélomanes amateurs de Jean-Sébastien BACH, et à l'approche de la fête de Noël, voilà un peu de beau et de légèreté dans une actualité géopolitique trop souvent tragique. Enjoy the music!


FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 08:33

Loin-de-moi--avec-moi.jpg

 

L'engagement militaire c'est la déchirure de la séparation familiale qui, si elle est acceptée de fait par les épouses et les enfants, n'en constitue pas moins une redoutable épreuve affective comme matérielle. Contrairement aux autres situations familiales - dont certaines peuvent être aussi réellement dramatique -, celle des militaires est inhérente à leur engagement et participe au caractère transcendant de celui-ci. Ces dernières années, reportages télévisés et articles de presse ont pu mettre en évidence cette déchirure intrinsèque faisant mentir l'idée que lorsqu'un jeune militaire s'installe ou se marie, il perd 80% de sa valeur ajoutée...


Valentine POTTIER et Marguerite LE BOUTEILLER viennent de publier un livre, qui touche du doigt cette souffrance de la séparation du point de vue des enfants dont le père est parti durant plusieurs mois en OPEX. Épouse d'un militaire du 11e RAMa qui fut envoyé récemment au Mali, la première en a écrit le texte qui explique le métier du Père et ses caractéristiques, mais surtout - et c'est là que se trouve l'originalité - donne quelques pistes permettant à l'enfant de donner un sens à la tristesse de la séparation. Illustré par Marguerite LE BOUTEILLER, ce petit livre permettra aussi au papa militaire, même absent, de garder toute sa place au sein de la cellule familiale. L'union de pensée et d'affection sera ainsi concrétisée par des pochettes et des pages blanches que l'enfant garnira et crayonnera pour illustrer son ressenti.

 

On pourra cependant "reprocher" à l'ouvrage d'être exclusivement centré sur la réalité masculine du métier des Armes (ce qui reste cependant un fait majoritaire), et d'oublier les Mamans militaires...


* (Marguerite) LE BOUTEILLER et (Valentine) POTTIER, Loin de moi, avec moi! Papa est militaire, Collection Jeune et Citoyen, PRIVIDEF Éditions, 2013, 48 p. 10 €.

FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 14:51

Logo opération Serval

 

C'était au retour du dernier Rallye citoyen académique. Les élèves de la 2nde 7 avaient beaucoup apprécié ce premier contact avec soldats, gendarmes et pompiers. Une véritable sensibilisation sur des métiers plus représentés que connus mais, surtout, une réflexion inhabituelle sur l'engagement et le sacrifice auquel il peut amener.


La tâche n'était pas aisée. Elle nécessite une capacité d'abstraction peu courante lorsque l'on est encore en classe de seconde. Elle demande une attention si rapidement noyée dans les illusions de l'individualisme et de l'hédonisme quotidiens. Et puis il faut aussi du temps pour le professeur afin d'amener un tel sujet dans un contexte qui s'y prête, tout en évitant l'écueil de la moralisation. Merci José d'avoir bien voulu échanger ces quelques (mais précieuses) heures d'ECJS (1), qui m'ont permises de préparer (en catastrophe) ce rallye et, bien plus, d'en poursuivre la réflexion avec les élèves à travers un exercice improvisé d'écriture.


Jusqu'à présent l'exercice se faisait avec des élèves de niveaux supérieurs, au cours d'une préparation scolaire semestrielle, et à l'issue d'une journée d'immersion au sein d'une unité militaire. Avec les élèves de la 2nde 7, il fallut mobiliser l'actualité malienne et sa complexité géopolitique. On ne le dira jamais assez, mais les meilleurs cours sont souvent ceux que l'on improvise. Bien évidemment, à partir de connaissances maîtrisées et d'un peu de savoir faire... Quelques cartes pour expliquer la situation historique et géographique du Mali; d'abord à l'échelle nationale et locale puis avec un élargissement à l'échelle régionale. Rien d'exhaustif (impossible!), que des fondamentaux: relief, climat, peuplement et religions (terriblement classique!). En bref, dégager une perspective stratégique de la situation actuelle. Mais voilà que le questionnement des lycéens se fait plus précis. Et nos militaires que font-ils là-bas? Combien sont-ils? Est-ce aussi dur que la télévision semble le montrer? Sont-ils bien équipés? Et les morts, et les blessés? Qui sont les ennemis? Suffisamment de questions pour avoir envie d'écrire une lettre signée de son seul prénom à un soldat anonyme perdu entre Bamako et l'Adrar des Ifoghas. Suffisamment de questions pour trouver, à leurs âges, des mots dont la simplicité et la sincérité ne mentent pas.


Cette vérité, des militaires - loin de leur famille et de leur pays - l'ont profondément ressentie. Du général au soldat ils ont répondu à chaque élève, et à ce courrier en retour a été joint un album photographique ainsi que des poèmes. L'année étant déjà achevée pour les élèves de seconde, ces lettres (dont plusieurs ont été écrites à un même élève) seront distribuées à la rentrée prochaine. Nos lecteurs y sentiront le mal du pays, et la description des dures conditions de la vie combattante à commencer par une très forte chaleur qui rend tout mouvement avec un équipement de plusieurs dizaines de kilos vite insupportable. Avec ce courrier aussi inattendu que désintéressé, les lycéens ont surtout rappelé avec émotion le souvenir de familles et d'enfants éloignés (2). L'importance de l'envoi (une soixantaine de courriers) empêche de tout mettre en ligne. Aussi choisirons-nous, pour illustrer cette action civique et pédagogique, de ne présenter que la lettre du Général, du Lieutenant-colonel Philippe C et du Commandant Alexandre J. Les trois officiers s'adressant à l'ensemble des élèves de la 2nde 7.


Cette initiative, largement improvisée, montre qu'il suffit finalement de peu - comme pour beaucoup d'autres choses d'ailleurs dans l'existence - pour faire vivre ce lien essentiel (vital?) entre la Nation et ses Fils engagés au combat.

 

(1) Éducation Civique Juridique et Sociale.

(2) Notamment au travers de prénoms communs...

NB - L'Enseignant Défense remercie le Lieutenant-colonel Dominique MOREILHON, responsable de la Réserve citoyenne auprès du Gouverneur militaire de Paris, qui lui a permis de joindre rapidement les unités au Mali.

 

Logo Bleuet


Soldats-Mali.JPG

Soldats français au Mali


**********


Icône pdf 1

Lettre du Général

Icône pdf 1

Lettre du Lieutenant-Colonel Philippe C.

Icône pdf 1

Lettre verso du Lieutenant-colonel Philippe C.

Icône pdf 1

Lettre du Commandant Alexandre J.

Icône pdf 1

Lettre verso du Commandant Alexandre J.

 

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 08:28

Hervé MORIN et Françoise HOSTALIER

Françoise HOSTALIER et Hervé MORIN

 

Mercredi 29 mai 2013, dans les Salons de l'Hôtel des Invalides, Madame Françoise HOSTALIER, ancien Ministre, ancien Député membre de la Commission de la Défense et Présidente du Club France-Afghanistan, inaugurait la dernière exposition de l'opération "Graine de Paix. Un autre regard sur l'Afghanistan, celui des enfants." Durant près de deux années, cette opération a consisté à présenter l'Afghanistan à travers une trentaine de tableaux, des dessins réalisés par les enfants afghans de l'association Aschiana (1), l'oeuvre photographique du reporter REZA, ainsi que celle des reporters de l'ECPAD. Le tout autour des enfants afghans et du regard qu'ils portent sur leur pays en guerre. Exposition itinérante, "Graine de paix" a arpenté quinze villes dans lesquelles elle a tissé des liens avec des établissements scolaires, d'autres associations et les autorités militaires qui ont apporté l'indispensable soutien logistique à l'opération.

 

Fille-peintre.jpg

 


En présence de l'ancien Ministre de la Défense Hervé MORIN, de l'ancien Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche François GOULARD, de l'Ambassadeur d'Afghanistan en France Assad OMER, et du Gouverneur militaire de Paris le Général Hervé CHARPENTIER, Mme HOSTALIER a chaleureusement remercié les représentants institutionnels et associatifs ayant participé à l'opération dont beaucoup étaient également présents. Retraçant les points forts de cette aventure franco-afghane de deux années, Mme HOSTALIER, qui s'était déjà engagée dans la lutte contre les mines antipersonnel, a une fois de plus témoigné de son attachement pour ce pays d'Asie centrale et la cause de ses enfants meurtris par un conflit de plusieurs décennies. Rendant hommage aux 88 soldats français tombés en Kapisa, elle a souligné le rôle essentiel des forces armées françaises dans la pacification de l'Afghanistan: construction d'écoles, construction et restauration d'infrastructures, action sanitaire, protection des populations... À l'heure du retrait militaire occidental, qui laissera bientôt les Afghans seuls face à leur destin politique, le sacrifice de nos soldats en terre afghane n'a rien perdu de sa valeur, et reste toujours un geste et un message d'espérance.

 

Moment fort de l'opération "Graine de paix", Palwasha et Jawid, deux adolescents afghans accompagnés par Françoise HOSTALIER et Loïse LANXADE (2), étaient venus en 2010 à la rencontre d'élèves de la 1ère S2 du Lycée Galilée. Cette rencontre avait beaucoup marqué les lycéens, et avait stimulé leur intérêt pour l'histoire de ce conflit et de cette région du monde. Trois années après ce regard croisé, Mme HOSTALIER a pu nous donner quelques nouvelles de la jeune Palwasha mais a, en revanche, perdu la trace de Jawid.

 

Dans une actualité où l'on touche rapidement la lisière de la désespérance, "Graine de paix. Un autre regard sur l'Afghanistan, celui des enfants" est une initiative belle et forte, qui montre combien notre monde a encore besoin de bonnes volontés. L'action de Françoise HOSTALIER révèle également qu'actions humanitaire et militaire peuvent être de nos jours proches - pour ne pas dire liées -, et qu'elles oeuvrent très souvent pour un même objectif selon deux approches et deux logiques différentes. Que ce soit dans les rues de Kaboul ou dans les vallées de la Kapisa, il n'y a en fait qu'un seul et même sacrifice.

 

(1) "Aschiana" - qui signifie "le nid" en dari - est une ONG afghane qui s'occupe des enfants travaillant dans les rues de Kaboul. Son action vise notamment à les rescolariser en aidant financièrement les familles.

(2) Représentante de l'association Solidarité Défense.

 

 

Francois-GOULARD.jpg

Le Général Hervé CHARPENTIER et François GOULARD


Invites.jpg


Club France-Afghanistan


FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:38

JNR-2013.png

 

À l’occasion de la Journée Nationale du Réserviste, et avec le soutien actif des Délégations Militaires Départementales (DMD) de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, le Trinôme académique de Créteil a lancé la deuxième édition du Rallye citoyen le jeudi 4 avril 2013. Organisée sur les sites du Fort-Neuf et du Château de Vincennes, cette rencontre dura une journée entière au cours de laquelle 136 élèves de 5 lycées de l’académie furent amenés à réfléchir sur le thème “Défense et engagement”. À partir d’une organisation bien huilée, 8 groupes d’une quinzaine de lycéens chacun furent constitués :

 

G1 – Lycée François Ier (Fontainebleau)
G2 - Lycée François Ier (Fontainebleau)
G3 – Lycée Galilée (Combs-la-Ville)
G4 - Lycée Galilée (Combs-la-Ville)
G5 – Lycée La Mare carrée (Moissy-Cramayel) et Lycée Simone Weil (Pantin)
G6 – Lycée Simone Weil (Pantin)
G7 – Lycée Olympe de Gouges (Noisy-le-Sec)
G8 - Lycée Olympe de Gouges (Noisy-le-Sec)

 

Parcourant 8 ateliers, les élèves eurent à répondre à différentes questions tout en manipulant un certain nombre de matériels. L’atelier de la BSPP dispensa une instruction technique sur les différents types d’extincteurs avant de confronter les lycéens à un double exercice d’extinction d’un feu en plein air et dans un lieu confiné, pollué par une épaisse fumée. Dans ce dernier exercice, les pompiers cherchèrent surtout à sensibiliser les élèves aux risques liés aux fumées et vapeurs. Lors d’un incendie, ce sont ces dernières qui tuent à plus de 70%…

Atelier-BSPP.jpg

Atelier BSPP

 

Autre atelier apprécié par les lycéens : celui du tir en simulateur SITTAL (Système d'Instruction Technique du Tir aux Armes Légères). Les tirs furent effectués à une distance simulée de 50 m, et furent prolongés par un échange avec des soldats participant à l’opération VIGIPIRATE. Ce fut l’occasion de permettre une présentation et une manipulation d’un FAMAS félinisé de nouvelle génération. L’ensemble de ces démonstrations dynamiques avait pour but de sensibiliser les lycéens à la responsabilité d’avoir à porter une arme (ne jamais pointer, par exemple, une arme sur quelqu’un en dehors du contexte de la mission). Le tir est, par ailleurs, une véritable école de concentration et de maîtrise de soi, qui n’a rien à voir avec les films d’action au cinéma. La plupart des élèves se sont eux-mêmes rendus compte de la difficulté de pouvoir toucher une cible même à courte distance.

 

En plus de séances plénières destinées à une présentation plus générale des forces armées (Armée de Terre, Marine nationale et Armée de l’Air), d’autres ateliers ont apporté un éclairage sur les missions du Service de Santé des Armées (SSA), celles de la Gendarmerie nationale et de la réserve opérationnelle. Une visite en deux étapes du Service Historique de la Défense (SHD) a aussi permis d’établir un lien particulièrement important entre la Défense et l’Histoire.

 

Au terme de cette très riche rencontre, les organisateurs proclamèrent les résultats :

 

1- G5 avec une moyenne de 11,87/20
2- G1 avec une moyenne de 11,47/20
3- G6 avec une moyenne de 11,46/20
4- G3 avec une moyenne de 11,25/20
5- G4 avec une moyenne de 11,07/20
6- G7 avec une moyenne de 10,54/20
7- G2 avec une moyenne de 10,5/20
8- G8 avec une moyenne de 9,64/20

 

Félicitations, donc, pour les lycéens de La Mare carrée et de Simone Weil, arrivés en tête du classement. La proximité des résultats pour les élèves du Lycée Galilée montre que ces derniers n'ont pas démérité non plus. Mais l'essentiel était de participer dans l'esprit de "la valeur de l'engagement".


SITTAL.jpg

Atelier SITTAL

FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:42

Dans la représentation que le cinéma donne du terrorisme, on est très souvent dans l’action terroriste en elle-même ou dans la lutte contre cette action. Porter le regard sur ce qui précède ces deux aspects, à savoir la fabrique du terrorisme, est en revanche beaucoup plus rare. Comment devient-on terroriste ? Comment expliquer le glissement d’une jeunesse dans l’islamisme radical ? Telles sont les questions sur lesquelles le cinéaste franco-marocain Nabil AYOUCH a voulu porter son éclairage à travers le film "Les chevaux de Dieu".


Le 16 mai 2003, la ville de Casablanca était ensanglantée par une série de 5 attentats qui faisaient 41 morts et une centaine de victimes. Nabil AYOUCH part de ce fait réel pour construire un film qui s’attache davantage à dresser un tableau de la misère sociale, économique, mais aussi tout simplement humaine, qui gangrène une partie de la jeunesse marocaine et explique la dérive islamiste. Ce tableau social, il le réalise à partir de l’évolution de deux frères, de l’enfance à l’âge adulte, dans un bidonville de Casablanca (Sidi Moumem), celui même où les terroristes du 16 mai 2003 avaient grandi.


Les chevaux de Dieu

(Crédit photographique - Didier BAVEREL)

 

"Les chevaux de Dieu" est un film qui cherche moins à restituer le fil d’un événement d’actualité, qu’une humanité abîmée prématurément. Yassine et Hamid grandissent dans un univers familial et social qui ne leur ouvre aucune perspective d’avenir. La violence, les petits boulots, la frustration sociale et la misère sexuelle sont leur lot à un âge où tout reste encore à découvrir avec insouciance. L’amour leur est même refusé, non qu’il soit absent de leur être, mais parce qu’une éducation fruste, ne laissant aucune place à l’intimité, en a ôté toute faculté d’expression.


La délinquance et son aboutissement carcéral s’inscrivent presque naturellement dans ce cheminement, notamment pour Yassine. C’est en prison que ce dernier rencontre les salafistes qui vont l’endoctriner en lui donnant le but qu’il n’a jamais eu dans sa vie. C’est à l’instant où ils cessent de croire en tout, du fait d’une existence qui n’a cessé de les maltraiter, que Yassine et Hamid sont récupérés par les "fous de Dieu". Ensemble, les deux frères se laisseront gagner par une idéologie mortifère, et iront jusqu’au point de non retour à savoir le martyr.

 

Avec ce film réalisé presque à la manière d’un documentaire, Nabil AYOUCH livre à la fois une puissante émotion et un message fort. L’innocence perdue des deux frères et l’impasse de vie dans laquelle ils se trouvent, les emmènent sur un chemin où amour et pardon sont absents. Le ton du film est d’autant plus juste qu’il met au coeur du propos ce glissement dans la violence sans pour autant céder à la mise en scène cinématographique habituelle de cette violence. "Les chevaux de Dieu" questionnent la société marocaine par le bas comme par le haut. Les jeunes des bidonvilles y trouveront matière à réflexion sur leur condition avec, peut-être, une mise à distance salvatrice, alors que l’État chérifien sera questionné dans le même temps sur la sincérité de son réformisme. Mais en France, où Nabil AYOUCH est né et a grandi comme un autre Mohamed MERAH (1988-2012), jeunes des cités comme pouvoir politique auraient tort aussi de ne pas se sentir concernés.


FREMM---Message-2.jpg

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:21

Recrutement-2013.jpg

 

Comme pour les (grandes) entreprises, les armées - et plus particulièrement l'Armée de Terre - rencontrent des besoins importants en termes d'effectifs qu'il faut sélectionner, former et renouveller. Des besoins d'autant plus récurrents que la fidélisation des engagés volontaires, au-delà du premier contrat de 5 années, constitue aujourd'hui un vrai problème. Signe des temps, le public des jeunes engagés se caractérise par une grande versatilité. L'Armée de Terre, qui concentre la plus grande partie des besoins humains, éprouve donc un besoin régulier en hommes et en femmes, comme le montre cette huitième campagne de recrutement qui vise à engager 10 000 nouveaux militaires pour l'année 2013.

 

Contrairement à un recrutement d'entreprise, cependant, l'entrée dans le métier des armes est bien plus qu'un contrat au sens juridique du terme. Il s'agit d'un engagement non exempt de contraintes fortes et de risques mortels, que l'actualité somalienne et malienne récente a malheureusement illustré. C'est sur cette dimension de l'engagement pour autrui que le nouveau site de recrutement de l'Armée de Terre a voulu insister, jusqu'à son titre dont le slogan précédent "Devenez vous-même" est devenu sengager.fr "Pour moi, pour les autres". Une mise en forme dynamique et pédagogique, une publicité réussie d'aucuns diraient, mais qui ne trompe nullement quant à la vérité et la réalité de la transcendance  inhérente à cet engagement si particulier.

 

Un jeune intéressé par un début de carrière dans l'Armée de Terre trouvera rapidement des réponses à ses interrogations. Des réponses simples, courtes, claires, et des réponses également adressées aux familles, ce qui est assez nouveau avec cet onglet "Votre enfant s'engage". L'Armée n'ignore pas la communication moderne, et elle s'est remarquablement adaptée à la société en accompagnant le questionnement de familles qui voient un fils ou une fille partir sous les drapeaux. Un autre signe des temps...

 

Groupe Facebook 2

Repost 0
Enseignant Défense Enseignant Défense - dans Comptes rendus
commenter cet article

Armée-Nation

  • : Défense et Démocratie
  • Défense et Démocratie
  • : Participer à la défense de la Démocratie et de ses valeurs en promouvant l'Éducation à l'Esprit de Défense au sein de l'École
  • Contact

ISAF - FINUL - Serval


Recherche

Archives