9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 14:01

L’idée d’une Défense européenne naît dans le contexte de l’affrontement Est-Ouest de l’immédiat après-guerre. L’Europe est alors au plus bas. L’aide américaine, organisée au sein du plan Marshall, n’a pas encore le temps de produire ses effets, que les coups de force de Staline - notamment le coup de Prague - font craindre directement pour la sécurité des pays d’Europe occidentale. C’est dans ce contexte que cinq d’entre eux – la France, la Grande-Bretagne et les trois États du BENELUX – décident de signer le Traité de Bruxelles du 17 mars 1948. Ce traité fonde une nouvelle alliance: l’Union de l’Europe Occidentale (UEO). Geste surtout symbolique, l’UEO qui devait incarner l’idée d’une Défense et d’une sécurité européenne, a été éclipsée dès l’année suivante, lorsque le Traité de Washington décida la création de l’OTAN. Les cinq membres de l’UEO intégrèrent d’ailleurs la nouvelle alliance atlantique dès sa naissance.

 

L’UEO joua, essentiellement, un rôle de concertation et de coordination entre les différents membres de la future Communauté européenne. Face à une prise en main américaine directe de la Défense européenne, l’UEO a essayé de définir des aspects plus proprement européens d’une politique de défense et de sécurité commune. La fin de la Guerre froide et la redéfinition d’une véritable Politique Étrangère de Sécurité Commune (PESC) en 1992, qui devait bientôt accoucher d'une Politique Européenne de Sécurité et de Défense (1998), mieux adaptée au nouvel environnement international, ont fait entrer l’UEO dans une phase de déclin, qui verra sa dissolution prochaine en juin 2011.

 

Le Capitaine de vaisseau (R) Thierry GAUROY, Président du CCACR 77, nous donne son analyse sur les derniers moments de cette organisation.

 

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LA DERNIERE SESSION DE L’AESD (1)


Par une décision du 30 juin 2010, et à l’initiative de la Grande-Bretagne, les pays membres du Conseil de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO) ont décidé de dénoncer le Traité de l’UEO, ce qui entraîne la clôture de tous ses organismes, y compris l’Assemblée Européenne de Sécurité et de Défense (AESD) seul organe interparlementaire regroupant, outre des délégations des parlements nationaux de l’Union Européenne, des délégations des parlements, des pays candidats à l’adhésion et des pays partenaires de l’Est tels que Russie, Ukraine, Géorgie, Turquie.

 

Selon certains orateurs, tels que Monsieur KIERES du parlement polonais, il n’y a pas besoin de créer une nouvelle structure permanente de remplacement, il suffit que la COSAC (Conférence des Organes Spécialisés dans les Affaires Communautaires et Européennes des Parlements Nationaux de l’Union Européenne) se charge d’organiser au coup par coup des conférences spécifiques sur les sujets importants du moment.

 

Ce n’est pas la position de Monsieur Franco FRATTINI ministre des Affaires Etrangères italien, représenté par son Ambassadeur Monsieur Luca GIANSANTI, en sa qualité de président entrant de l’UEO pour le premier semestre 2011.

 

Monsieur l’Ambassadeur GIANSANTI a rappelé que tous les partis de la Chambre des Députés et du Sénat italiens s’étaient mis d’accord en septembre 2010 sur une proposition de conférence interparlementaire qui serait composée de délégations du Parlement européen et des parlements nationaux des Etats membres de l’Union Européenne. Il appartiendra aux parlements de se prononcer sur des questions telles que son nom, sa composition, le lieu où se tiendront les réunions, son président et ses pouvoirs, ainsi que le rôle du Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité qui dirige le tout nouveau Service d’Action Extérieure de l’Europe.

 

Ce discours a été relayé par Monsieur Armand DE DECKER président du Sénat belge qui vient de prendre la présidence de la conférence des présidents des parlements de l’Union Européenne. Ce dernier a fait remarquer que les parlements nationaux devaient prendre l’initiative pour proposer la création de cet organe interparlementaire, non seulement parce que le protocole n° 1 du Traité de Lisbonne le lui permet, mais surtout parce que s’ils ne le font pas rapidement, c’est le Parlement Européen qui s’engouffrera dans la place demeurée vacante. Tous s’accordent à dire qu’il y aurait alors accentuation du déficit actuel de démocratie sur les questions de sécurité et de défense.

 

Monsieur DE DECKER a ajouté qu’il n’y a pas d’obstacle financier à la création d’une telle structure interparlementaire. « Le coût des réunions serait quasi inexistant dès lors qu’elles pourraient se tenir au Parlement européen à BRUXELLES ou dans le parlement du pays qui assure la présidence de l’Union Européenne ». Il a estimé les frais de personnel à 1 million d’euros annuels à partager entre les 27 membres sur la base d’un maximum de dix permanents. Il a conclu en déclarant: « On ne va pas laisser les problèmes de sécurité et de la défense entre les seules mains des militaires, des diplomates et des ministres ».

 

Madame Doris BARNETT parlementaire allemande et présidente de la commission des questeurs, en charge du budget a présenté le budget de l’Assemblée pour les six prochains mois s’élevant à 5,573 millions d’euros, et a regretté les conditions dans lesquelles se déroulait le licenciement des 65 personnels de l’Assemblée, dont 47 résidant à PARIS, alors que l’Union Européenne investit 500 millions d’euros dans la création du Service d’Action Extérieure de l’Europe qui est dirigé par Madame ASHTON Haut Représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union Européenne. La Commission Européenne investit également 100 millions d’euros dans la création à VIENNE d’une agence des droits de l’homme.

 

Personnellement, j’ai été surpris que chaque Etat membre de l’UEO ne se soit pas engagé à réembaucher les membres du personnel constituant ses propres nationaux. Cela aurait été normal en vertu des principes généraux qui régissent la plupart des statuts nationaux de fonction publique au sein des Etats membres.


D’autre part, cette question pose le problème d’une Union Européenne qui s’institue légitimement en Etat supranational, mais sans respecter le principe du bicaméralisme que tout Etat Fédéral respecte quel que soit le pays du monde. Cette nouvelle Assemblée Interparlementaire devrait être une sorte de Sénat de l’Union Européenne qui prendrait en compte les intérêts de l’Europe des Nations qui ont été rappelés par l’expression du suffrage universel lors les derniers référendums sur la constitution européenne.

 

À mon sens, et que cela plaise ou non, on ne peut faire moins pour respecter la volonté du suffrage universel manifestée à travers les référendums et avis négatifs de ces cinq dernières années.

 

Thierry GAUROY

Président du CCACR 77

 

(1) L’Assemblée Européenne de Sécurité et de Défense est l’organe parlementaire de l’UEO.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 16:22

Les lycéens de galilée à la rencontre des militaires du 402e Régiment d’Artillerie

Insigne 402e RA

402e Regiment d'artillerie (novembre 2010) 7148

Pour accéder à l'album de la visite, cliquer sur la photographie ci-dessus

 

Après avoir participé l’année dernière à une opération “Colis de Noël pour nos soldats en OPEX”, après avoir accueilli les ambassadeurs de l’opération “Graine de Paix” et sensibilisé à l’importance des actions civilo-militaires en Afghanistan au mois de septembre, le Lycée Galilée de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) continue de faire vivre le lien Armée-Nation avec la visite d’une unité: le 402e Régiment d’Artillerie de Châlons-en-Champagne.

 

Réalisée le mardi 23 novembre 2010, cette nouvelle action pédagogique d’envergure s’inscrit dans un projet éducatif désormais bien rodé - “La Nation et son Armée” - qui, fait nouveau, est élargi cette année à l’ensemble des trois niveaux du lycée: seconde, première, terminale. Si le soutien exprimé aux troupes déployées dans le monde (et à leur famille) reste une action majeure, privilégier le contact direct et l’échange mutuel entre la société civile et la société militaire demeure un autre aspect fondamental du lien Armée-Nation. Un aspect d’autant plus sensible, que les militaires se font désormais rares dans notre paysage social et culturel, suspension du service militaire et réduction drastique des effectifs globaux depuis la fin des années 1990 obligent. A fortiori en Île-de-France où - hormis la présence de la 1ère Brigade logistique à Montlhéry - toutes les unités opérationnelles ont quitté la région ces dernières années.

 

Or, la spécificité du métier des armes, comme la dimension unique de l’engagement militaire, nécessite une rencontre physique, une démarche de découverte et une parole libre dont les occasions ne sont pas toujours faciles à susciter. Les unités organisent, quand elles le peuvent, des portes ouvertes qui généralement draînent une population locale, voire déjà liée à la communauté militaire. L’enjeu d’une refondation authentique du lien Armée-Nation doit aller bien au-delà, en amenant aujourd’hui dans les casernes un public non habitué à la présence militaire. Autant dire, de nos jours, l’immense majorité de la population.

 

Alors que nos militaires sont écrasés par le poids de missions complexes en constante redéfinition, alors qu’ils sont moins nombreux mais plus que jamais “projetables” et “nomades” dans un contexte de contraintes budgétaires, de pénuries matérielles diverses et de tensions humaines permanentes, une telle initiative de rencontre ne peut provenir que de la société civile. C’est de la prise de conscience de cet état de fait, comme de la multiplication d’ouvertures en provenance des diverses communautés de la société civile, que dépend la vitalité de ce lien substantiel entre la population française et son Armée.

 

Situé à deux heures de route de Combs-la-Ville, dans cette Champagne qui accueille depuis longtemps les grands camps de manoeuvre militaire (Suippes, Mailly-le-Camp, Mourmelon), le 402e Régiment d’Artillerie est établi dans la ville de Châlons-en-Champagne, anciennement Châlons-sur-Marne. Cette unité est actuellement l’une des plus proches de notre établissement scolaire.

 

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Batterie Hawk

 

Composante de la 1ère Brigade mécanisée, dont le centre de gravité est situé à Châlons-en-Champagne, le 402e RA est l'héritier d’unités dont la vocation était la défense d’unités terrestres contre la menace aérienne (Défense Contre-Avions ou DCA). Créé en 1923 à Sedan, le régiment participe à la Deuxième Guerre mondiale et à la Guerre d’Algérie. Avec la Guerre froide, il est équipé du système sol-air américain MIM-23 Hawk. Montés sur un triple affût, soit autotracté soit monté sur une base fixée au sol, les missiles Hawk du régiment assurent la protection anti-aérienne d’unités amies dans un rayon de 40 km.

 

Missile lourd de 640 kg, le Hawk déclenche une charge militaire délivrant 16 200 éclats dans un cône de 70°, ce qui signifie que même sans être touché par un coup direct, un aéronef ou missile adverse peut très bien être abattu à proximité de la déflagration. Succès commercial, puisqu’il a été vendu dans près de 30 pays, le système Hawk est cependant une arme vieillissante, arrivée en fin de vie dans notre armée. Remplacé par les systèmes MIM-24 Patriot et FIM-92 Stinger aux États-Unis, le Hawk – en dépit de la modernisation constante de sa conception, et de ses instruments de veille et de poursuite – vit ses derniers temps. Le système d’armes a pu, cependant, inscrire un fait d’arme important à son actif, lorsque le régiment frère du 402 – le 403e RA de Chaumont – abat le 7 septembre 1987 un TU-22 Blinder lybien au-dessus de la capitale tchadienne N’Djamena. L’un des trains d’atterrisage du bombardier de fabrication soviétique abattu est, actuellement, exposé à l’entrée du régiment entre deux haies de missiles Hawk…

 

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 Allée ICS Mathieu Toinette traversant la place d'armes

 

Également en sursis, le 402e RA devrait cesser d’exister en 2012. Ses capacités seront alors réparties et intégrées dans d’autres unités d’artillerie. Ces dernières verront ainsi le déploiement d’une batterie sol-air pour trois batteries sol-sol. En attendant, le régiment participe à de nombreuses missions PROTERRE (1) avec ses missiles Mistral en Guyane, au Liban, à Djibouti, en Côte d’Ivoire… Ses hommes sont aussi envoyés en Afghanistan, essentiellement dans des postes d’état-major, mais aussi dans des fonctions exposées. Ainsi le 11 janvier dernier, en vallée d’Alasay, le 402e RA a vu tomber au combat un de ses sous-officiers infirmiers. Le Sergent-chef Mathieu TOINETTE, promu Adjudant à titre posthume, a été tué, ce 11 janvier, en même temps qu’un officier de la 1ère Brigade mécanisée: le Capitaine Fabrice ROULLIER. Ce dernier fut promu Lieutenant-colonel également à titre posthume. Aujourd’hui, la place d’armes du régiment est traversée par une allée portant le nom de l’Adjudant Mathieu TOINETTE. Elle fut inaugurée, il y a quelques mois, par le père du sous-officier.

 

Partie tôt le matin pour arriver au régiment aux environs de 9.30, une quarantaine de lycéens de Terminale S et ES du Lycée Galilée eut, donc, le privilège de s’immerger une journée durant dans cette communauté militaire prestigieuse qu’est le 402e Régiment d’Artillerie. Accueillis par le Capitaine Nicolas VILLETARD, du Bureau Opérations Instruction (BOI), les élèves furent dirigés dès leur descente de car vers un point petit déjeuner avant d’être pris en charge par l’Adjudant Gregory PEZERON. Au programme de la matinée, ils eurent un exposé vidéoprojeté sur l’Armée de Terre et ses missions, puis sur le 402e RA lui-même: ses origines et ses missions actuelles.

 

402e Regiment d'artillerie (novembre 2010) 7188

Le canon de 20 mm possède d'excellentes qualités anti-véhicules et anti-aéronefs. Polyvalent, il peut être monté sur char blindé, véhicule blindé, camion plate-forme, hélicoptère... Le 402e RA l'utilise sur affût  anti-aérien hydraulique


Après un rapide repas à “l’ordinaire” de l’unité, les lycéens de Galilée furent divisés en groupes encadrés à la fois par des guides militaires et des personnels du lycée. L’après-midi consista à faire tourner ces groupes constitués d’une dizaine d’élèves chacun sur quatre ateliers: une batterie de missiles Hawk (missiles et système radar), une batterie Mistral, le simulateur  de combat PROTERRE et un dernier atelier chargé de la confection de cadeaux pour “l’Arbre de Noël” du régiment. Toutes ces activités favorisèrent des échanges féconds entre les jeunes et les militaires autour de la spécificité de l'engagement dans le métiers des Armes.

 

Bravant le froid, les lycéens purent ainsi se faire une idée du haut niveau de technicité désormais demandé dans les emplois de l’Armée de Terre d'aujourd'hui. Même ancien, le système Hawk nécessite trois systèmes radar, et il faut une moyenne de quatre heure pour pouvoir déployer l’ensemble des composantes d’une batterie. Plus petit et plus léger, seulement servi par deux hommes (un chef de pièce et un tireur), le système Mistral est chargé de la protection rapprochée dans un rayon de 6 km. Missile de type “fire and forget”, fabriqué par la firme MBDA, le Mistral projette également des milliers d’éclats sous forme de billes de tungstène pouvant endommagé ou abattre avions et hélicoptères. Sa mise en oeuvre demande une coordination entre le chef de pièce et le tireur ainsi qu'une bonne maîtrise du système de visée. D’abord entraînés sur simulateur de tir, les servants iront ensuite tirer des munitions réelles dans le polygone d’essai de Biscarosse. Occasion unique de pouvoir manipuler  un tel matériel, l’Enseignant Défense ainsi que quelques élèves purent s’essayer à plusieurs tirs simulés.

 

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 Démonstration d'une batterie Mistral

 

Dans le cadre des missions PROTERRE-MICAT, les soldats du régiment sont aussi entraînés sur simulateur dans un premier temps. Devant écran, et à partir d’un logiciel développé et adapté sur la base du jeu Operation Flashpoint, les lycéens se sont frottés aux fondamentaux du combat d’infanterie à savoir le déplacement sur le terrain, le positionnement et l’usage des armes en fonction d’un cadre d’ordres rigoureux. Nonobstant les apparences, ils comprirent rapidement que la simulation n’avait que peu de rapport avec un quelconque jeu: ordres à donner en temps réel, coordination des mouvements au sein du groupe de combat, vulnérabilité des combattants, dotation en munitions correspondant exactement à ce qui est dans la réalité… Le simulateur permet ainsi aux soldats d'appréhender un type de mission, d'en travailler le cadre d'ordres avant d'aller le restituer sur le terrain souvent de nuit.

 

Pour achever un programme de visite aussi dense qu’instructif, les élèves participèrent à la confection de cadeaux, emballant plusieurs dizaines de jouets qui seront bientôt offerts aux enfants des militaires du 402e RA. En effet, beaucoup d’entre eux ne passeront pas les fêtes de Noël avec leurs familles, car ils seront bientôt projetés sur d’autres continents pour de longs mois. Hautement symbolique, au même titre que l’opération menée l’année dernière avec l’association Solidarité Défense, ce geste de solidarité fut la contribution - bien comprise de tous - des élèves du Lycée Galilée au lien Armée-Nation.

 

(1) L’acronyme PROTERRE veut dire PROjection - pour accomplir des missions principalement de PROtection – de PROfessionnels de l’armée de TERRE. La PROTERRE désigne un concept d’engagement d’unités de l’Armée de Terre dans un climat de basse intensité et en dehors des logiques de métier (le plan VIGIPIRATE ou la protection des installations aérospatiales de Kourou par exemple). Le concept repose sur un ensemble de missions communes que toutes les unités de l’Armée de Terre, hors infanterie, doivent connaître et être capables de mener. Ces missions sont appelées MICAT ou Missions Communes à l’Armée de Terre.

 

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Préparation des cadeaux pour "l'Arbre de Noël" du régiment


Remerciements

 

À toutes les personnes qui ont rendu possible ce court mais très instructif voyage au coeur d’une grande unité de l’Armée de Terre, l’Enseignant Défense adresse ses remerciements les plus vifs. Au premier rang desquelles, nous remercions le Lieutenant-colonel Philippe OGIER, chef de corps du 402e RA, que nous n’avons malheureusement pas pu rencontrer pour cause d’inspection. Le Lieutenant-colonel Luc MOULIN, chef du BOI et le Capitaine Nicolas VILLETARD avec lequel nous eûmes d’enrichissantes discussions. L’Adjudant PEZENON, les Maréchaux des logis chef MORICHON et PAILLOT ainsi que tous les autres sous-officiers et militaires du rang, qui ont encadrés nos élèves.

 

Nous remercions le Général (2S) Serge AUZANNEAU, Président de la Maison du Combattant et du Citoyen, qui nous a fait connaître le Lieutenant-colonel OGIER.

 

Nous remercions toutes les personnes qui ont bien voulues se joindre à ce voyage, contribuant ainsi à l’enrichir: le Chef d’escadrons (H) François COLOMBANI, Président de l’Association des Officiers de Réserve de la région de Melun; Aurore GILLET, enseignante d’Anglais; Laurence DELY, infirmière; Caroline JEHANNIN, infirmière stagiaire; Jean-Paul GAUDISSON, agent technique du Lycée Galilée.

 

Un grand merci, pour finir, aux élèves de Terminale S1 et ES1 pour qui ce voyage a été organisé, et qui en ont, sans nul doute, compris le sens profond à en juger par leur excellente tenue.

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 13:00

remise de lettres

Devant une partie de l’assemblée, la présidente nationale de l’ARIA a présenté l’association qui œuvre notamment pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants

 

L’ARIA ou Association de Réflexion, d’Information et d’Accueil des familles de militaires en activité, a été fondée en 1992. En relation étroite avec le MINDEF qui la subventionne, l’ARIA s’intéresse tout particulièrement à l’intégration de la communauté militaire (conjoints, familles mais aussi militaires eux-mêmes) dans la vie quotidienne. Elle développe une réflexion ainsi que des actions concrètes sur les questions du logement, de l’emploi et de la reconversion, de la scolarité, voire de l’illetrisme de certains soldats… L’ARIA, dont la Présidente est Madame Béatrice CAMBOURNAC, produit des rapports écoutés de l’institution militaire. Constituée de bénévoles conjoints de militaires, l’ARIA a son siège à Paris, mais elle dispose d’antennes locales en province, dont celle de Mailly-le-Camp.

   

Cette dernière antenne, réunie autour de Laurence HIZETTE, Anne DEVENNE, Sophie MOISSENET, Angélique ROCQUE, Aline PRÔNE, Valérie BERNARD, Fabienne LIARDET, Françoise MONNOT et Céline BLOT, a organisé le jeudi 18 novembre dernier un cercle de réflexion sur le lien Armée-Nation auquel était invité l’Enseignant Défense du Lycée Galilée.  Nous en reproduisons le compte rendu par Laurence HIZETTE.


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LE CERCLE DE RÉFLEXION DE L'ARIA DE MAILLY-LE-CAMP - QUE DEVIENT LE LIEN ARMÉE-NATION?

 

Jeudi 18 novembre, les bénévoles de l’antenne ARIA (Association de Réflexion, d’Information et d’Accueil des familles de militaires en activités) proposaient, après 3 mois de préparation, un Cercle de réflexion et d’information sur le « Lien Armée-Nation », en présence de la Présidente de l’ARIA, Mme Béatrice Cambournac et du Colonel Dutroncy, commandant le CENTAC (Centre d’entraînement au Combat). Si les familles du personnel de la Défense ne sont pas encore représentées en nombre, les bénévoles étaient flattées de la qualité des intervenants. Aussi des représentants des mairies, écoles, associations patriotiques, clubs et comités locaux participant au lien Armée-Nation avaient fait le déplacement.

 

Pour entrer dans le vif du sujet, M. Nghia Nguyen, enseignant en histoire au Lycée Galilée de Combs-la-Ville (77), également ancien auditeur de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de la Défense nationale) a présenté un historique du lien Armée-Nation. La seconde partie de son intervention a mis en avant la loi (peu connue des professeurs), qui rend obligatoire l’enseignement de Défense dans les établissements du second degré des premier et second cycles. Très investi dans cette mission, l’enseignant a montré à travers des photos de nombreuses activités mises en place avec ses élèves.

 

Conférence

À partir du tableau du peintre Édouard Detaille - "le rêve" (1888) -, M. Nguyen a montré toute la complexité attachée à l'expression "lien Armée-Nation"


M. Bernard Mattei, chargé de communication du Centre du Service National pris le relais sur l’organisation et le programme des JAPD (journée d’appel et de préparation à la Défense).

 

Le Lieutenant-Colonel Gilles Aubagnac a par la suite exposé ses missions spécifiques et méconnues de Délégué Militaire Départemental (DMD) dans l’Aube, suivi du Correspondant Défense M. Alain Fremaux de Poivres.

 

Enfin le Capitaine Aurore Moussy, officier communication a exposé la politique de communication et de recrutement des armées.

 

Avant de conclure, les bénévoles ont brièvement montré à travers un diaporama le large panel d’associations, de blogs, de sites communautaires et d’ouvrages recensés sur le développement du lien Armée-Nation, travail réalisé en collaboration avec M. Nguyen. C’est en présence de M. Vidal, représentant marnais du CIDAN (Association Civisme Défense Armée Nation), que les bénévoles ont annoncé leur volonté de participer au « Trophée Civisme et Défense » du CIDAN destiné à récompenser les meilleures actions entre les populations civiles et les militaires.

 

Si le programme était chargé, il s’est avéré bien utile car nombreuses ont été les surprises au cours de cette soirée enrichissante, au dire des participants. Ce qui est apparu évident à l’issue du cercle, c’est que le lien armée-nation ne laisse pas indifférent, qu’il peut prendre différentes formes, et qu’il a évolué avec le temps et surtout depuis la suspension de la conscription. Sous ce nom ou sous un autre, il est à renouer, à réinventer, à remodeler. Les missions du DMD, l’existence d’une loi (n° 97-1019 du 27 octobre 1997) obligeant l’enseignement de la Défense nationale et européenne, l’obligation de désigner un correspondant Défense au sein des conseils municipaux de toutes les communes de France, la suspension et non l’arrêt du service militaire, voici quelques points plus qu’importants qui ont été éclaircis lors de cette soirée, permettant ainsi de faire avancer les choses. Des projets de développement du lien devraient découler de cette soirée. Les bénévoles ont invité chacun à se servir dans la large documentation mise à leur disposition sur le sujet avant de partager le verre de l’amitié et d’échanger à nouveau sur le sujet.

 

Laurence Hizette

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 18:21

 

Reconstitution

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 14:45

PALWASHA ET JAWID, DEUX ADOLESCENTS AFGHANS

 

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De gauche à droite: Madame Françoise HOSTALIER, Palwasha et Monsieur Mahamad YOUSSEF

 

Le vendredi 24 septembre 2010, le Lycée Galilée accueillait Palwasha AFFABUDDIN et Abdul Jawid SAFAR, deux adolescents afghans de 13 et 14 ans. Ils étaient accompagnés du Directeur de l’ONG afghane Aschiana, M. Mahamad YOUSSEF, de Mme Françoise HOSTALIER, ancienne Secrétaire d’État à l’Enseignement et actuel député du Nord, et de Mme Loïse LANXADE représentante de l’association Solidarité Défense.

 

Ambassadeurs de l’opération “Graine de paix, un autre regard sur l’Afghanistan” (1), de passage en France pour une courte semaine, Palwasha, Jawid et M. YOUSSEF ont, pendant plus de deux heures, croisé leur regard meurtri avec celui des lycéens de la 1ère S2. Ces derniers ont été choisis du fait de leur participation, l’année dernière, à l’opération “Colis de Noël pour nos soldats en OPEX” organisée par Solidarité Défense. Choisis aussi parce qu’ils eurent l’occasion, un semestre durant, de travailler sur l’Afghanistan et de se questionner sur le sens à donner à l’engagement de nos forces armées dans ce pays depuis 2001.

 

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M. YOUSSEF et Jawid

 

L’échange se réalisa en anglais, l’interprète n’ayant pu accompagner les adolescents afghans en dernière minute. Surpris par cette déconvenue, les élèves de la 1ère S2  ne s’en sont pas moins prêtés au jeu, doublant une expérience humaine particulièrement forte en un exercice d’échange linguistique qui aurait ravi plus d’un professeur d’Anglais! M. YOUSSEF joua le rôle d’interprète anglo-dari, laissant à Mme HOSTALIER, Mme ROBIN (Proviseure), et M. NGUYEN (Enseignant Défense), le rôle de traducteurs franco-anglais.

 

Présentant quelques uns de leurs dessins, Palwasha et Jawid firent rapidement comprendre à nos élèves combien leur vie était différente de la leur. Différente moins du fait de la distance géographique (5500 km) ni de l’émerveillement quasi enfantin de Jawid devant les voitures et les routes de notre pays, que du fait de la dureté de leur situation. Ainsi, les dessins de la jeune Palwasha décrivent une police particulièrement violente envers les enfants abandonnés dans les rues de Kaboul. Nonobstant, l’action de l’ONG Aschiana, qui tente de les scolariser, Jawid et Palwasha sont encore obligés de partager leur emploi du temps entre les études et le travail dans la rue pour faire vivre leur famille. Elle vend des gants de toilette, il lave des voitures.

 

Portant sur des aspects aussi bien familiaux que relevant de la vie en général en Afghanistan, l’échange fut particulièrement riche en information comme en émotion, avec une constante chez nos deux jeunes élèves afghans: le désir de sécurité. Prenant le contrepied de certaines idées fortement médiatisées dans notre pays, ils justifièrent la présence des troupes occidentales dont ils relient clairement la présence à la sécurité de leur environnement.

 

Intervenant sur des questions parfois difficiles du fait de leur dimension politique et religieuse, M. YOUSSEF a salué nos lycéens, les engageant à aller plus en avant dans leur prise de conscience de la chance qu’ils ont d’être nés Français. De pouvoir bénéficier d’un système éducatif aussi performant, ainsi que de professeurs d’un bon niveau, par opposition à la situation de son propre pays. M. YOUSSEF a terminé sur l’idée qu’une telle chance éducative devait permettre d’ouvrir l’esprit de nos lycéens sur les malheurs du monde, et de les inciter plus tard à oeuvrer pour le rendre meilleur.

 

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Au premier rang de gauche à droite: Mme HOSTALIER, Mme LANXADE, M. NGUYEN, Palwasha, Jawid et M. YOUSSEF.

 

Moment exceptionnel dans la vie de notre établissement scolaire, ce regard croisé entre les deux jeunesses a incontestablement permis à nos jeunes de vivre une actualité à la fois tragique mais aussi porteuse d’espérances fortes. Le blog Défense et Démocratie souhaite à Palwasha et Jawid tout le bonheur qu’ils pourront espérer dans leur vie future et, à travers eux, il le souhaite également à tous les enfants afghans.

 

Nous remercions très chaleureusement Mme Françoise HOSTALIER, ainsi que l’association Solidarité Défense, qui sont à l’origine de cette rencontre. Merci à Mme Luce LARCADE, représentante de l’association la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville qui, depuis, nous a fait part de son émotion devant la richesse et la qualité de cet échange. Merci à M. Sébastien LATTANZIO, journaliste de la République de Seine-et-Marne, qui a bien voulu couvrir un événement qui contribuera sans aucun doute à diffuser cet “autre regard sur l’Afghanistan”. Un grand merci également à Madame Isabelle ROBIN, Proviseure, qui a soutenu sans réserve cette action pédagogique importante dès le mois de septembre, dans le feu de la rentrée scolaire. Nous n’oublierons pas non plus les 24 élèves de la 1ère S2, dont la contribution au lien entre la Nation et ses forces armées, depuis l’année dernière, fait d’eux des témoins privilégiés auprès de leurs autres camarades du Lycée Galilée.

 

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Madame Isabelle ROBIN, Proviseure du Lycée Galilée, avec M. Mahamad Youssef, Jawid et Palwasha

 

(1) Un titre qui fut aussi celui du colloque qui s’est tenu la veille à l’Assemblée nationale.

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 21:03

LA BASE AÉRONAVALE DE LANDIVISIAU


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À l’occasion des « journées du Patrimoine », l’Enseignant Défense a visité la Base Aéronavale (BAN) de Landivisiau dans le Finistère. Il s’agissait à la fois de montrer à quel point notre patrimoine militaire est vivant, de commémorer aussi le centenaire de la naissance de notre Aéronautique navale. L’ouverture au grand public de la BAN de Lann-Bihoué (Morbihan) le samedi 18 septembre, et celle de Landivisiau le dimanche 19, constituait les dernières grandes manifestations de l’année concernant cette commémoration.

 

Située à une trentaine de kilomètres du port militaire de Brest, s’étendant sur 370 hectares, la BAN de Landivisiau est opérationnelle depuis 1965. Elle assure le soutien des flottilles de la chasse embarquée du porte-avions Charles-de-Gaulle qui, le mois prochain, appareillera pour l’Océan Indien avec son groupe aéronaval. À cette date, le groupe aérien embarqué (GAE), dont une partie se trouve actuellement à l’entraînement à Landivisiau rejoindra le porte-avions.

 

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Rafale Marine

 

C’est à Landivisiau que nous trouvons - peint à même le sol de la piste - une reproduction du pont d’envol du Charles-de-Gaulle permettant l’entraînement à l’appontage des pilotes lorsque le porte-avions est indisponible. Certains pilotes, sur le point de partir en soutien du théâtre d’opérations afghan, viennent juste de rentrer des Etats-Unis. C’est, en effet, à la Naval Air Station de Meridian (Mississippi), qu’ils ont accompli leur stage de fin de formation, recevant leurs « ailes d’or ».

 

Étaient notamment exposés à l’occasion de ces portes ouvertes un Falcon 10 Mer, un Vought F8 Crusader, un Super Étendard et un Rafale marine. À côté de la présentation de réacteurs et de siège éjectables, figuraient également – notamment pour le Super Étendard et le Rafale – une présentation des principaux armements : missiles Exocet et MICA, canon de 30 mm 791M, bombes à guidage laser. L’Aéronavale française connaît, depuis quelques années, un profond renouvellement de son matériel avec le remplacement progressif des Super Étendards modernisés (SEM) par les Rafales marine. À Landivisiau, la flottille 17F est , actuellement, la dernière à être encore équipée de SEM.

 

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Bombe de précision à guidage laser

Logo centenaire aéronavale

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 13:06

HOMMAGE À NOS FORCES ARMÉES

 

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Treize États africains étaient représentés à l'occasion de ce 14 juillet 2010 (source - DICOD)


Le traditionnel défilé militaire du 14 juillet a associé treize pays africains dont la France tenait à commémorer le cinquantième anniversaire de leur indépendance. Manifestation annuelle prestigieuse de notre armée, souvent riche en symboles multiples (avec entre autres la commémoration du centenaire de notre Aéronavale), ce défilé n'a pas démérité en dépit d'une pluie battante qui a trempé l'ensemble du dispositif du début jusqu'à la fin. Seuls les chuteurs opérationnels, qui ont clôturé la manifestation, semblent avoir été épargnés...

 

Débuté par l'École des mousses, qui vient de rouvrir ses portes en septembre 2009, le défilé a vu se produire - entre autres et hormis les traditionnelles écoles militaires et de police -, les personnels d'une OMLT, les forces spéciales du 13e Régiment de Dragons Parachutistes, le 3e Régiment d'Infanterie de Marine, la FINUL, mais également des matériels tels que des VBCI, des canons CAESAR, des stations de drone Sperwer, des MRAP Buffalo et des chars Leclerc du 4e Régiment de Dragons...

 

Une tribune, réservée aux soldats blessés en Afghanistan, mais également au Liban, à Djibouti et sur d'autres théâtres, a rappelé le prix humain payé par nos forces armées aux opérations de maintien de la paix partout dans le monde. Deux jours auparavant, au camp du Valdahon, les honneurs militaires étaient également rendus au Sergent-chef Laurent MOSIC, tué en Afghanistan le 6 juillet dernier. Élevé au rang de Chevalier de la Légion d'honneur, Laurent MOSIC fut également promu adjudant à titre posthume par le Ministre de la Défense, Hervé MORIN.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:12

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L'excellent site "Mer et Marine" revient sur le magnifique meeting commémorant le centenaire de l'Aéronavale française du dimanche 13 juin dernier. Les superbes photographies laissent deviner un spectacle exceptionnel...

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 13:30

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La très bonne revue "Raids" vient de faire paraître un numéro hors-série intitulé: "La guerre contre les engins exposifs improvisés" (1). Il s'agit de l'une des rares synthèses en langue française accessible au grand public sur un sujet dont il est souvent question dans l'actualité et même au cinéma (2). Que sont ces "engins explosifs improvisés", dits également de "circonstance" ou Improved Explosive Devices (IED) par les Américains?

 

Dans ce hors-série bien documenté, les auteurs élargissent leur champ d'étude à la fabrication et la mise en oeuvre artisanale de tout type explosif par opposition à une fabrication industrielle. Cette définition inclut les véhicules piégés (VBIED), et amène à faire remonter historiquement l'utilisation des premiers IED à la Deuxième Guerre mondiale, notamment avec les kamikazes japonais. Cependant, c'est l'IRA qui, dans sa lutte contre l'armée britannique, devait mettre au point la plupart des tactiques, des savoir-faire et techniques dans ce domaine.

 

D'emblée, les IED sont d'une grande variété. Leur faible coût et la facilité de leur fabrication en font les armes idéales de la guerre asymétrique, celles du "faible au fort" par excellence. Les auteurs qui prévoient un avenir bien assuré à ce type d'armes, analysent les parades tactiques mises au point par les armées occidentales, ainsi que les moyens considérables que ces dernières investissent dans une lutte anti-IED globalisée. En effet, cette lutte ne relève pas uniquement d'aspects techniques et opérationnels jusqu'à présent assurés par l'arme du Génie (déminage), mais elle s'étend très rapidement à la détection et à la neutralisation des réseaux qui permettent la mise en oeuvre des IED. Le retour d'expérience américain d'Irak est fondamental depuis 2003, qui montre l'importance fondamentale du renseignement et jusqu'à l'utilisation de certaines techniques de police scientifique.

 

Les photographies sont aussi spectaculaires qu'elles sont de qualité: variété et ingéniosité des charges et de leurs mises à feu, de leur emploi tactique mais aussi véhicules de type MRAP, robots démineurs, équipements des unités de déminage... Elles permettent de se faire une idée précise de ce véritable fléau du champ de bataille asymétrique, celui qui tue et mutile le plus grand nombre de nos soldats ainsi que leurs frères d'arme de la coalition en Afghanistan.


(1) Raids, "La guerre contre les engins explosifs improvisés", Hors-série n° 36, juin 2010.

(2) Cf. Le film de Kathryn BIGELOW, Démineurs, 2009 (titre américain, The hurt locker).

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 09:20

LES CHEFS DE L'INSURRECTION AFGHANE

Drapeau taliban

Drapeau des Talibans

   

    Faire la guerre passe avant tout par la connaissance de l’ennemi que l’on doit affronter. Or, rien n’est plus difficile dans les conflits dits « asymétriques » et les « menaces hybrides » - auxquels les armées occidentales sont essentiellement confrontées de nos jours - de définir cet ennemi.

    La situation en Irak et en Afghanistan montre combien les motivations de l'insurrection peuvent embrasser un très large spectre pouvant aller du djihad à la criminalité. Terroristes, islamistes, insurgés, Talibans, seigneurs de la guerre… Les qualificatifs ne manquent pas pour tenter de traduire une réalité conflictuelle complexe dont les ramifications ne sont jamais simples tant l’idéologie, l’appât du gain, les frustrations politiques et sociales, peuvent se combiner avec opportunisme.

    La plus grande partie des ennemis de la coalition sont des Talibans issus de l’ethnie pachtoune. Cette ethnie majoritaire en Afghanistan, se partage de part et d’autre de la frontière avec le Pakistan, d’où l’extension des combats dans la région appelée « zones tribales ». Les Talibans ne forment pas un parti ni un gouvernement quelconque. Il s’agit d’un mouvement au sein duquel le gouvernement d’Hamid Karzaï tente de distinguer des éléments « modérés » susceptibles de participer à une réconciliation nationale, par opposition à un noyau dur dont le centre de gravité serait la Quetta choura: l’assemblée talibane ayant pris pour nom la capitale du Balouchistan (Quetta) au Pakistan. Cette choura est sous l’influence du Mollah OMAR, figure de proue du mouvement taliban, et se trouvant depuis 2001 dans la zone tribale.

 

    Leela Jacinto de France 24 nous dresse les portraits des principaux chefs de l'insurrection afghane.

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