29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 06:01

Collecte de sang (octobre 2012)

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 08:21

Présidée par Jacques SONNET et l'Amiral (2S) Pierre LACOSTE (son Président d'honneur), l'association  "Civisme Défense Armée Nation" ou CiDAN rassemble depuis plus de trente ans  toutes personnes désireuses de réfléchir sur les questions de Défense et de Patriotisme au-delà des clivages politiques. Établi à Versailles (caserne d'Artois), le CiDAN a surtout pour vocation d'exercer une action de rayonnement et de diffusion de l'Esprit de Défense en direction des élus mais aussi de la société civile et des entreprises. Inscrivant son action à une triple échelle - nationale, européenne et mondiale -, l'association a institué des concours dont les prix sont remis annuellement et solennellement aux lauréats lors d'occasions très officielles.

 

Ainsi le "Trophée Civisme et Défense" récompense t-il les  initiatives citoyennes de solidarité entre la société civile et les armées. Depuis dix ans, il est remis alternativement par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. Particulièrement connu dans le monde éducatif, ce prix témoigne de la volonté du CiDAN de participer à l'Éducation civique des jeunes générations tout en les sensibilisant aux enjeux de Défense. Pour l'année 2011, c'est le Trinôme académique de Créteil qui a remporté ce trophée avec l'action pédagogique menée par l'Inter-CVL des lycées de centre Seine-et-Marne.

 

En direction du monde du travail, l'association a institué un "Trophée national de l'entreprise citoyenne", depuis 2007, dont l'objectif est là encore de récompenser des initiatives et des actions citoyennes dans le milieu des entreprises, que ce soit à l'échelle des salariés, de l'entreprise même ou de la région dans laquelle celle-ci s'inscrit.

 

En cette veille de rentrée scolaire, le CiDAN lance un appel à candidature pour son troisième grand trophée: le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense". Alors que la Défense européenne se cherche toujours, dans une période où plus que jamais l'Union se pose de graves questions quant à son avenir économique et sa capacité politique à encore peser dans les affaires du Monde, le CiDAN entend promouvoir auprès des publics scolaires (et au-delà) une "conscience européenne de sécurité et de défense". Inutile de préciser combien cette prise de conscience est d'actualité et, que non acquise ni reçue véritablement dans les esprits, elle reste encore à construire.

 

Ouvert à tous les citoyens européens, personnes morales, unités militaires comme établissements scolaires de l'UE, le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense" intéressera sans nul doute le Lycée Galilée et (entre autres) sa section ABIBAC. Pour tous renseignements concernant une candidature, télécharger les documents ci-dessous et se rendre ici.

 

Icône pdf 1

Appel à candidature pour le Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense"

 

Icône pdf 1Dossier de presse 2012 du Prix européen "Civisme, Sécurité et Défense"


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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 07:40

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L'exécution du Viêt Cong NGUYEN Van Lem le 1er février 1968 dans Saïgon (Source - Edward ADAMS, Associated Press)

 

Victorieux lors de l’offensive du Têt (janvier-mai 1968), en infligeant à l’ANV et au Viêt Cong une terrible défaite militaire, les États-Unis et leur allié sud-vietnamien furent cependant tenus en échec sur le terrain médiatique. C’est ce dernier qui, in fine, transforma le désastre tactique de HÔ CHI MINH et de VO NGUYEN Giap en une victoire psychologique (et stratégique) inespérée pour le camp communiste.

 

La Guerre du Vietnam fut le premier conflit médiatisé à grande échelle selon des standards modernes. Elle fut ainsi relayée, des années durant - et quasi quotidiennement - sur les chaînes de télévision et dans la presse occidentales. À ce sujet, journalistes et reporters de guerre étaient beaucoup moins encadrés, qu’ils ne le sont de nos jours sur un théâtre d’opérations. Beaucoup d’entre eux payèrent d’ailleurs de leur vie cette liberté de mouvement au coeur des combats (1), et le concept de journalistes “embedded” ne fut systématisé par l’US Army qu’après la Guerre du Vietnam (2). 

 

Des millions de téléspectateurs furent donc projetés au cœur de celle-ci, dès ses débuts, et le phénomène fut particulièrement traumatisant aux États-Unis où des centaines de milliers de familles furent directement concernées par l’envoi d’un fils, d’un frère, d’un père ou d’un mari ; la conscription étant en vigueur jusqu’en 1973. Alors que plus de 58 000 jeunes Américains tombèrent, et qu’un demi-million d’entre eux fut engagé au Vietnam sur une décennie, l’opinion publique américaine (et avec elle l’Occident) fut directement impliquée dans le conflit. À travers des reportages quotidiens montrant de violents combats urbains, ainsi que des scènes de mort et de souffrance frappant les populations civiles, l’offensive du Têt Mau Than choqua particulièrement des sociétés occidentales dont les évolutions mentales et culturelles ne permettaient plus d’appréhender les réalités de la guerre avec la même résilience que les générations précédentes. Pire, la décontextualisation de certaines images renforça une interprétation plus émotionnelle qu’analytique des événements. Partant, la médiatisation de la guerre favorisa un courant d’opinion pacifiste et anti-guerre sans cesse grandissant, qui finit par créer un deuxième front au sein de la démocratie américaine. 

 

Un document, à lui seul, résume l’impact médiatique du conflit et le retournement des opinions publiques dans les démocraties en 1968. Il s’agit de la photographie réalisée par Edward (dit Eddie) ADAMS (1933-2004), de l’agence Associated Press, montrant le chef de la police sud-vietnamienne, le Général NGUYEN Ngoc Loan, pointer son revolver sur la tempe d’un « civil » dans une rue de Saïgon le 1er février 1968. La photographie comme le film de cette exécution sommaire – qui eut lieu en présence de journalistes et sous l’objectif d’Eddie ADAMS - fit le tour du monde. Elle valut à son auteur une notoriété internationale couronnée par le prix Pulitzer en 1969, ainsi que le World press photo. 

 

Que la personne exécutée ce jour-là fut un civil ou non, l’acte de l’officier sud-vietnamien n’était ni plus ni moins qu’un crime de guerre. Que cela soit dans une perspective juridique ou morale, il demeure contestable si ce n’est injustifiable. D’emblée, la photographie d’Eddie ADAMS fut reprise et instrumentalisée par les mouvements anti-guerre, relayés par les partis communistes (notamment en Europe occidentale) qui soutenaient la cause nord-vietnamienne. Elle fit un tort immense au Sud-Vietnam comme à l’engagement américain, et les opinions publiques occidentales voulurent y voir le symbole d’une « sale guerre » menée par les États-Unis en soutien d’un régime autoritaire et corrompu. Peu importait de savoir que les combattants communistes commettaient au même moment les pires atrocités à plus grande échelle à Huê. Il n’y avait alors ni reporters, ni chaînes de télévision pour photographier ou filmer leurs crimes de guerre dans l’ancienne cité impériale comme ailleurs. La complexité de la guerre était niée à dessein et, pour le reste, le symbole l’emporta de manière unilatérale sur le contexte ainsi que toute autre tentative d’explication. 

 

Eddie ADAMS, lui-même, fut déstabilisé par l’ampleur et la résonance mondiale qui se développa à partir et au-delà de sa photographie. Dans la tempête médiatique provoquée par son cliché, il mena une enquête qui révéla que l’homme abattu s’appelait NGUYEN Van Lem. Celui-ci n’était en rien un “civil innocent” assassiné sans raison apparente, ce que le geste expéditif du Général Loan empêcha malheureusement de révéler plus clairement. Il faisait en fait partie d’un de ces multiples commandos Viêt Cong, qui avaient reçu l’ordre d’investir Saïgon dans les premières heures de l’offensive du Têt. Des commandos qui avaient pour mission d’abattre des personnalités sud-vietnamiennes et américaines à leur domicile même. Lem venait ainsi d’assassiner, dans des conditions particulièrement atroces, toute la famille d’un policier avec le policier lui-même, avant que son commando ne soit à son tour neutralisé par l’ARVN (3). Unique survivant de son groupe terroriste, immédiatement reconnu par plusieurs témoins, Lem fut arrêté et amené au Général Loan alors occupé à combattre les commandos Viêt Cong dans Saïgon, et dont l’homme assassiné par LEM était, qui plus est, un ami personnel. 

 

Ces faits étaient largement inconnus du grand public, qui ne retint que la violence de l’image en dehors du contexte de l’offensive du Têt Mau Than. Un public mondial qui, finalement, fut davantage touché par l’utilisation unilatérale de la scène de l’exécution (à des fins subversives et en faveur de la cause nord-vietnamienne), que par la réalité de faits moins simples à établir dans leur exactitude. Eddie ADAMS devait regretter toute sa vie l’instrumentalisation qui sera faite de cette scène de guerre, mais le mal était fait. Au-delà de l’immense victoire psychologique qu’était devenue l’offensive de Giap, en 1968, c’était l’engagement américain qui était définitivement ébranlé. Certes, la photographie d’ADAMS n’explique pas à elle seule ce retournement. La surprise qu’avait été cette grande offensive militaire en dépit des communiqués optimistes du Général William C. WESTMORELAND, qui annonçaient une victoire proche, l’augmentation en flèche des pertes américaines, la tuerie de My Lai (4), avaient considérablement renforcé l’opposition à la Guerre du Vietnam, et préparaient déjà par ricochet une nouvelle orientation stratégique. La photographie du 1er février 1968 fut néanmoins un symbole exceptionnel, qui illustra de manière éclatante que la guerre se jouait autant (si ce n’est davantage) dans les médias que sur les champs de bataille de l’offensive du Têt.

 

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Drapeau du Sud-Vietnam


(1) Cf. (Horst) FAAS et (Hélène) GÉDOUIN, Henri Huet, « J’étais photographe de guerre au Vietnam », Trieste, Éditions du Chêne, 2006, 192 p.
(2) Plus particulièrement avec la première Guerre du Golfe.
(3) L’Armée de la République du Viêt Nam ou ARVN (prononcer arveen) était le nom donné aux forces armées sud-vietnamiennes.
(4) Le 16 mars 1968, sur la base de renseignements confus et mal interprétés, la compagnie Charlie de la 11e brigade d’infanterie légère du Capitaine Ernest MEDINA et du Sous-lieutenant William CALLEY massacre près de 500 civils sud-vietnamiens dans le hameau de My Lai (province de Quang Ngai). Le Sous-lieutenant CALLEY sera jugé et condamné pour ce crime de guerre.

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 07:12

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Trop souvent brouillés entre représentations traditionnelles et poncifs idéologiques, les liens entre l’Armée et la Nation ne sont pas toujours faciles à saisir, d’où l’intérêt de cette étude de terrain demandée en 2011 par l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire de Paris (IRSEM) au Centre d’Étude de la Vie Politique Française (CEVIPOF ou Centre de recherche politique de Sciences Po). Trois chercheurs (1) sont ainsi allés interroger un millier d’élèves dans six lycées, sillonnant le pays entre Paris et Menton. L’ "Enquête sur les jeunes et les armées : images, intérêts et attentes" nous montre que la perception de l’institution militaire par la jeunesse est largement positive nonobstant la persistance d’un clivage idéologique (2) les jeunes se définissant de droite lui étant plus favorables que ceux se définissant de gauche (pp. 42-43). L’ "antimilitarisme" des années 1970/1980 semble être passé de mode, la suspension du service militaire ayant certainement contribué à ce recul. Surtout, l’armée figure comme étant l’institution qui bénéficie de la plus grande confiance au sein de la jeunesse, devant l’institution scolaire pourtant elle aussi bien classée (85% contre 78% pp. 31-32).

 

L'étude du CEVIPOF et de l'IRSEM laisse cependant apparaître un paradoxe à travers une méconnaissance et un manque d'intérêt général de nos jeunes à l'endroit de leur défense militaire, quand bien même la raison d’être, comme la finalité, des forces armées ne sont-elles pas remises en cause (pp. 52-56). La contradiction n'est, en fait, qu'apparente: le premier phénomène expliquant assez largement le second, ce que nous n'avons cessé de vérifier au sein de nos classes et de nos enseignements au Lycée Galilée. Quelles que soient les actions pédagogiques EDUC-DEF menées depuis des années, que cela soit dans une salle de cours ou à travers une sortie, les lycéens se sont très majoritairement inscrits dans une position d'ouverture et d'intérêt plutôt que d'hostilité. Tous chantent en début d'année l'hymne national, et c'est sans préjugés qu'ils découvrent une Éducation à la Défense qui, trop souvent, n'a pas été abordée en collège... Si d'aucuns peuvent y témoigner une certaine indifférence - qu'ils partagent au demeurant avec d'autres disciplines scolaires... -, nombreux sont également ceux qui, à un moment ou à un autre, expriment un intérêt pouvant aller jusqu'à une volonté d'engagement dans les forces armées. En résumé, nous pourrions dire que nos jeunes sont très largement ignorants des choses de la Défense (comme des affaires du Monde), ce qui est plutôt normal eu égard à leur âge. Ignorance n'est cependant pas défiance, et ils sont dans leur très grande majorité en attente de savoir et de réflexion. Ces derniers ne doivent pas être déçus, mais c'est ici que se situe le véritable problème à savoir la réticence, voire l'hostilité encore de nos jours, de certains enseignants à vouloir enseigner la Défense au nom de schémas militants et idéologiques aussi dépassés que contestables.

 

L'enquête de Ronald HATTO, d'Anne MUXEL et d'Odette TOMESCU vient donc fort à propos. Officiellement présentée le 7 novembre dernier au CEVIPOF, en présence des généraux Benoît ROYAL, Robert de CREMIERS et Nicolas de LARDEMELLE, elle dresse un état des lieux qui ne manquera pas de nourrir directement la réflexion des enseignants relais Défense de notre académie comme d'ailleurs. Ces derniers pourront la télécharger ci-dessous.

 

Icône pdf 1 Rapport final: "Les jeunes et les armées: images, intérêts et attentes"


(1) Ronald HATTO, Anne MUXEL et Odette TOMESCU.
(2) Le clivage par sexe est également sensible, les garçons étant plus réceptifs que les filles sur le sujet.

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 17:35

Les tueries de Toulouse et de Montauban ne seront pas commentées sur ce blog en tant que telles. Nous n'alimenterons pas non plus les polémiques sur l'inefficacité présumée de nos services de renseignement ni sur le soi-disant échec de l'intervention du RAID. Enquêtes multiples ainsi que médias et autres relais d'opinion s'en chargeront. En revanche, notre blog pédagogique apportera quelques propos destinés à nourrir la réflexion de nos lycéens qui ont tous observée la minute de silence demandée par le Président Nicolas SARKOZY. Cet instant de recueillement s'il fut suivi, ne fut majoritairement pas commenté ni expliqué. Or la vague médiatique déferlante comme les enjeux d'Éducation à la Défense soulevés par ces événements nécessitent de substantiels éclaircissements auprès de nos élèves. Comme l'expérience l'a bien montré au sein des classes de l'Enseignant Défense du Lycée Galilée, les lycéens sont demandeurs de telles explications, et leurs questions sont aussi nombreuses qu'elles peuvent être pertinentes. À celles et ceux qui ont été choqués par les actes du terroriste Mohamed MERAH, mais qui cherchent à comprendre au-delà du sensationnalisme médiatique, nous voudrions insister sur les faits suivants:

 

1- Par la personnalité même de Mohamed MERAH, son parcours d'autoradicalisation, la formation qu'il s'est donnée à cette fin (allant jusqu'à chercher l'expérience du combat dans la zone Afghanistan-Pakistan), ses propres revendications comme la justification de ses actes, les tueries de Toulouse et de Montauban s'inscrivent dans une opération de guerre. Elles ont été menées comme telles par leur auteur et ne sont en aucun cas un fait divers.

 

2- Partant, ces tueries illustrent que la guerre peut se livrer de nos jours, plus que jamais, à front inversé. Que s'il n'y a plus d'ennemis conventionnels, sources de menaces directes à nos frontières, l'ennemi peut très bien frapper nos soldats en Kapisa avec des IED ou des attaques "green on blue", comme il peut aussi frapper directement sur le territoire national. En ce sens, notre concept de Défense globale (1) vient d'être tragiquement justifié.

 

3- Si le Maréchal des logis chef Imad Ibn ZIATEN (1er RTP) - abattu à Toulouse le 11 mars dernier -, le Caporal Abel CHENNOUF (17e RGP) et le 1ère classe Mohamed Farah CHAMSE-DINE LEGOUADE (17e RGP) - abattu à Montauban le 15 mars - et le Caporal Loïc LIEBER (17e RGP) grièvement blessé (2), n'étaient pas en mission, ils ont été ciblés en tant que militaires et ennemis non en tant qu'individus. Certes, ils ne pouvaient s'attendre à une pareille situation, mais leur mort dans une action de guerre en fait des héros au même titre que leurs camarades tombés en Afghanistan. Car c'est l'un des objectifs stratégiques du Djihad international que de porter la guerre n'importe où avec des soldats sans uniformes, qui s'affranchissent des frontières et des territoires. La trajectoire individuelle, sociologique et géographique de Mohamed MERAH est, à ce titre, parlante.

 

4- La communauté juive de France a, elle aussi, payé un lourd tribut dans cette opération de guerre, dont le ciblage et le mode opératoire terroriste ne peuvent en aucun cas être assimilés à un "coup de folie meurtrier" et déresponsabilisant. Repérages, planification, froide exécution filmée et revendications idéologiques ne font pas non plus de Jonathan SANDLER, ses deux fils (3), Myriam MONSONEGO (8 ans), ainsi qu'un autre adolescent (blessé), des victimes d'un fait divers mais des victimes de guerre.

 

5- Quant aux critiques qui pleuvent a posteriori sur la gestion de cette crise, il est à remarquer que les renseignements ont fait leur travail puisque Mohamed MERAH a pu être identifié et localisé en quelques heures à partir du moment où les enquêteurs ont eu la certitude que c'était la même arme qui avait servi entre Toulouse et Montauban. Cette célérité des enquêteurs est déjà en soi un exploit. Le terroriste n'a pas été "découvert", et s'il n'a pas été neutralisé avant son passage à l'acte c'est que la loi républicaine et démocratique empêchait de le faire. Si le RAID devait se voir reprocher une quelconque défaillance dans ses deux assauts de l'appartement du 17 rue du Sergent Vigné, ce ne serait sûrement pas de la part de ces personnes qui ont assisté du fond de leur salon auxdits assauts, qui plus est sans rien connaître des contraintes techniques, tactiques, médiatiques et politiques inhérentes aux situations extrêmes. Les hommes du RAID, qui ont compté plusieurs blessés dans leurs rangs, n'ont, en dehors de leur hiérarchie, de compte à rendre qu'à leurs alter ego à savoir tous ceux qui ont pu connaître une situation aussi complexe où la vie et la mort ne pouvaient se jouer qu'à quelques secondes, le temps d'une décision écrasante dans une incertitude omniprésente - le fameux brouillard de la guerre. Ces personnes ne sont pas nombreuses, et il est toujours facile de juger quand on ne sait rien de l'action et de ses risques mortels. Les policiers du RAID sont aussi des héros.

 

Alors qu'il est souvent dit, à juste titre, qu'il ne faut point amalgamer l'Islam et l'islamisme, ne succombons pas non plus à la déresponsabilisation intellectuelle et morale. Il n'y a malheureusement pas eu de "tueur fou" ni à Toulouse ni à Montauban ces dernières semaines. Il n'y a rien d'aléatoire mais bien au contraire il y a une logique: celle d'un terroriste et d'une guerre globale et asymétrique à laquelle nous resterons encore exposés très longtemps aussi bien sur des champs de bataille extérieurs qu'intérieurs à nos frontières nationales. Mohamed MERAH était un moudjahidin et il est allé jusqu'au bout de sa logique de guerre avec des valeurs antagonistes aux notres, quand bien même une enseignante d'anglais du Lycée Gustave Flaubert de Rouen, Lorraine COLLIN, pouvait confondre les sens à donner aux minutes de silence.

 

(1) Comprendre que la Défense nationale d'aujourd'hui n'est plus exclusivement militaire et tournée vers des théâtres d'opérations extérieurs. Elle est aussi civile, économique et culturelle et doit faire face à des théâtres d'opérations intérieurs. Dans le cas de figure présent, ce sont des forces de police (et non militaire) qui ont éliminé un djihadiste sur le territoire national.

(2) L'association "Familles de mili" d'Angélique BERNISSANT et Geneviève THÉOLAS organise une collecte pour Caroline, la veuve du Caporal Abal CHENNOUF, et le Caporal Loïc LIEBER.

(3) Arieh (5 ans) et Gabriel (3 ans).

 

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Caroline, enceinte de 7 mois, est la compagne du Caporal Abel CHENNOUF. Elle vient d'obtenir l'autorisation de pouvoir se marier à titre posthume (source - Libération. Photographie: Pascal PAVANI, AFP)


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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:54
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

Nouveau logo Armée de l'Air

 

L'opération Harmattan, toujours en cours, est à elle seule une belle justification de notre arme aérienne, illustrant le haut niveau tactique et technico-opérationnel de nos pilotes, leur endurance, ainsi que la qualité de leurs matériels (en particulier l'avion Rafale dans sa configuration Air comme Marine). La campagne de Libye montre aussi l'incontournable dimension logistique d'une opération de guerre aérienne dans une armée moderne où, pour faire voler un appareil en état de combattre, un nombre important de services et de personnels au sol sont à la manoeuvre. C'est ce que montre notamment ce clip, produit de la campagne de recrutement 2011 de l'Armée de l'Air.

 



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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:16

LE CONCOURS NATIONAL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION

 

 

Chaque année se déroule un important concours intitulé “Concours National de la Résistance et de la Déportation” (CNRD), qui s’adresse aux élèves des collèges, des lycées d’enseignement général et technologique, des lycées professionnels, de la Défense et agricole, ainsi que des établissements français à l’étranger.

 

Situé à la charnière de l’Histoire et de l'Éducation civique, ayant vocation à entretenir la Mémoire de la Résistance et de la Déportation, le CNRD a été institué en 1961 par le Ministre de l’Éducation nationale Lucien PAYE. Depuis, il questionne et fait travailler les élèves du secondaire autour d’un thème, celui-ci devant permettre aux futurs citoyens de s’inspirer des valeurs qui ont animées la Résistance, et de produire également des “anticorps” face à la tyrannie totalitaire.

 

Soutenu par le CSA et des institutions relevant de l’Éducation nationale et de la Défense (1), le CNRD fédère également diverses associations et fondations (2). Il s’organise autour de six catégories de participation, selon des modalités et un calendrier que l’on pourra consulter ici. Plusieurs prix récompensant élèves, travaux et établissements, sont remis aux mois de novembre/décembre par le Ministre de l’Éducation nationale et le Secrétaire d’État à la Défense et aux anciens combattants.

 

En cette rentrée, le thème du concours est: “Résister dans les camps nazis”. Les épreuves se tiendront le vendredi 23 mars 2012 pour les devoirs individuels. Quant aux autres travaux, ils devront tous être envoyés au Ministère de l’Éducation nationale le vendredi 30 mars dernier délai. Les élèves du Lycée Galilée intéressés par ce bel exercice pourront s'adresser à leur enseignant d'Histoire ou d'ECJS.

 

(1) L’APHG, le CRDP et la DMPA.

(2) Notamment les fondations de la Résistance, de la France libre, Charles de Gaulle, pour la Mémoire de la Déportation et pour la Mémoire de la Shoah.


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Le prêtre polonais Rajmund KOLBE dit Maximilien KOLBE (1894-1941) fut un magnifique exemple de résistance à la fois spirituelle, morale et physique dans l'enfer concentrationnaire nazi

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 05:31

Une analyse de Geoffroy LEJEUNE, de l'hebdomadaire "Valeurs actuelles", dont on soulignera un bon sens trop souvent inaudible lors des périodes de crises. La réflexion du journaliste dépasse de loin le seul conflit libyen. Si elle interroge le "temps médiatique" - véritable prisme déformant de notre perception d'une situation -, elle n'en questionne pas moins avec pertinence le rôle d'une partie de nos élites dans cette paralysie mortifère qu'est le défaitisme.

 

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Libye 2011. Départ d'une mission à bord du porte-avions Charles de Gaulle (source - MINDEF)

 

 

DÉFAITE POUR LES DÉFAITISTES – VALEURS ACTUELLES DU JEUDI 1er SEPTEMBRE 2011

 

Une grande partie de nos élites avaient prédit une catastrophe à la France et au Royaume-Uni. Une étrange constance dans l’aveuglement. Bourbier, enlisement, « Viêtnam français »: un grand nombre d’“experts” avaient prédit le pire à la coalition internationale, jetant l’anathème sur la campagne militaire menée principalement par la France et le Royaume-Uni. Le conformisme ambiant, à l’image des analyses actuelles sur l’Afghanistan, rendait quasiment inaudibles les quelques explications qui pouvaient annoncer un succès final.

Les appels à la patience des responsables français et britanniques n’entamaient en rien les certitudes fortes, mais coupées des réalités, d’un certain nombre de faiseurs d’opinion, “experts”, intellectuels et journalistes baignant dans le même conformisme, ignorant la complexité et les contraintes de toute opération militaire. L’issue de la guerre vient de leur donner tort. Très rares sont ceux qui ont reconnu leurs erreurs. Quelques jours à peine après les premières frappes françaises, le 23 mars, Jean-Yves Moisseron, spécialiste du monde arabe, est le premier à sonner la charge dans le Monde: « Le scénario qui se dessine dans le cadre très étroit de la résolution 1973 des Nations unies est très préoccupant […]avec tous les risques de retournement de l’opinion internationale, mais aussi d’instabilité profonde aux portes de l’Europe. » Le chercheur affirme même que la seule puissance aérienne ne « pourrait menacer le régime de Tripoli ».

Un thème domine: l’enlisement. Le 28 mars, dans l’émission Mots croisés (France 2), Marine Le Pen prend à partie notre rédacteur en chef Frédéric Pons, dans un débat sur la Libye: « À un moment donné, on nous expliquera qu’on ne peut pas faire autrement […] et on ira sur le terrain, et on s’enlisera. […] Il y aura évidemment des bavures. […] Nous y sommes probablement pour dix ans! » En juin, lors de l’émission C dans l’air (France 5), la plupart des invités, dont le politologue Hasni Abidi, spécialiste de la Libye, insistent: l’enlisement est patent, il faut négocier. Frédéric Pons donne un point de vue contraire, exprimé de façon constante dans nos colonnes. Il attire notamment l’attention sur l’évolution dans les zones montagneuses au sud-ouest de Tripoli: « L’offensive lancée à partir du djebel Nefousa, aidée par des parachutages d’armes de l’armée française, sera déterminante. » Cette information est balayée. Les autres experts invités par Yves Calvi ne regardent qu’à l’est où l’insurrection piétine, en effet, ce qui conforte leur thèse. Mais c’est bien de ce djebel Nefousa, trop longtemps négligé par les médias, que va débouler la colonne d’insurgés qui portera le coup décisif au régime de Kadhafi, entre le 20 et le 24 août.

Arguant que l’intervention serait rejetée par le peuple libyen, Dominique de Villepin critique lui aussi, dès le début de l’opération, l’ingérence des forces sous mandat de l’OTAN: « L’avenir, si nous continuons d’intervenir direc tement, sera lourd des mêmes risques que ceux d’Afghanistan et d’Irak. » Un mois plus tard, Axel Poniatowski, le président (UMP) de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée na tionale, affirme que la situation « présente toutes les caractéristiques d’un enlisement ». Le 17 avril, le journaliste et écrivain Claude Lanzmann annonce dans le Monde l’échec de la stratégie militaire: « L’intervention aérienne destinée à soutenir les opposants à Kadhafi s’enlise et ne détruit pas que des objectifs militaires. Les stratèges de l’ingérence en portent la responsabilité. […] Les missiles et l’aviation seuls ne viendront pas à bout de la tyrannie. » L’ancien résistant en est sûr: « Il n’y a pas d’autre issue, si on veut éviter l’enlisement, qu’une solution négociée. »

Le Nouvel Observateur ajoute sa voix, le 16 juin, à ce concert défaitiste: « Le régime de Mouammar Kadhafi résiste. En face, l’opposition, dont la capacité militaire a sans doute été surestimée, semble encore trop inorganisée, trop inexpérimentée pour s’opposer avec des chances de l’emporter aux forces du régime. » La chute de Kadhafi a contraint la plupart des “experts” au silence. Pas tous: quelques jours après l’entrée des insurgés dans Tripoli, Jean-François Kahn se fendait encore d’une tribune (toujours dans le Nouvel Observateur), où il évoquait l’« évident fiasco de l’intervention en Libye ».

Geoffroy LEJEUNE

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:05

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Les lectures de nos propres enfants nous réservent parfois de belles surprises, nous faisant découvrir les grands progrès réalisés en matière de publication et de pédagogie. Concernant les ouvrages pour la jeunesse, la réputation des Éditions Fleurus n'est plus à faire. D'inspiration catholique à l'origine, le groupe d'édition a depuis élargi son offre, lui donnant une orientation religieuse moins marquée. En cette période qui voit les vacances d'été tirer sur leur fin, nous voudrions attirer l'attention des lecteurs de ce blog - plus particulièrement les enseignants du cycle primaire - sur une collection en particulier: "La grande imagerie".

 

Collection prolifique, s'intéressant à de nombreux thèmes de culture générale, "La grande imagerie" propose aussi plusieurs ouvrages pouvant initier les plus jeunes aux questions d'Histoire, de Géopolitique et de Défense, partant elle met à disposition des enseignants de l'école primaire un support pédagogique aussi riche que facilement accessible sur des questions complexes. Hormis le coût tout à fait abordable des livres en question, nous soulignerons la clarté des textes, la concision des explications, la grande qualité des illustrations, le tout sur un volume d'une trentaine de pages seulement.

 

D'emblée, les ouvrages de la collection qui nous ont intéressé sont nombreux. Les lecteurs se pencheront notamment sur les volumes consacrés à "L'armée", "La police", Les sous-marins", "Les pompiers"... À cela ajoutons d'autres ouvrages sur "Les océans", "L'espace", "Les pôles", "Napoléon", "Louis XIV", "Les grandes batailles", les deux guerres mondiales, etc. Feuilleter les pages de cette collection devient très vite un plaisir, y compris pour le lecteur adulte. Le livre consacré aux porte-avions, par exemple, est à la fois une introduction sur l'histoire de ce type de bâtiment de guerre, mais aussi une véritable visite détaillée qui en apprendra également à un public situé au-delà des 6/9 ans (1). L'étude se termine  sur l'explication de ce qu'est un groupe aéronaval ainsi que la distinction entre un porte-avions et un porte-aéronefs. On pourrait multiplier les exemples, notamment avec le volume sur l'armée française, remarquablement bien conçu pour une première présentation de nos forces armées dans leur globalité.

 

Bref, cette collection est à saluer et à faire connaître. Nul doute qu'elle pourra offrir un support efficace à l'Éducation à la Défense dès les plus jeunes âges.

 

(1) La collection "La grande imagerie"est proposée à un public de 6/9 ans correspondant aux classes allant du CP au CM1/CM2.

 

Éditions Fleurus - PONEV

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Extraits de Jacques DAYAN, Les porte-avions, collection La grande imagerie, Éditions Fleurus, Paris, 2007, 27 p.

 

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