26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:24

Bannière ASAF

 

Dans le paysage des associations soutenant la communauté de Défense et désirant vivifier le lien Armée-Nation, nous connaissions déjà Solidarité Défense de l’Amiral Jacques LANXADE avec laquelle nous avions eu plusieurs fois l’occasion de travailler. Avec les mêmes objectifs mais se situant sur le terrain de l’information du citoyen, l’Association Soutien à l’Armée Française (ASAF) est également à citer.

 

Créée en 1983 et présidée par le Général (2S) Henri PINARD-LEGRY, l’ASAF se donne pour mission de défendre l’honneur de l'Armée et des militaires. Des militaires qui, comme chacun le sait, ne peuvent s’exprimer aussi librement que leurs concitoyens sur leurs missions et les conflits dans lesquels ils sont engagés. Cette expression limitée n’est pas signe d’un quelconque autoritarisme prétendument inhérent à l’essence de l’institution militaire.

 

La nature profonde de l’engagement du soldat, sa finalité guerrière, le fonctionnement même de la bataille moderne quel qu’en soit le niveau (stratégique, opératif, tactique), imposent un silence de bon sens sur une information qui, si elle était divulguée sans mesure ni retenue, menacerait et paralyserait le moindre principe d’action. Donc l’efficacité même de nos armes et de notre politique. Tout ne peut pas être dit à n’importe qui, ni à n’importe quel moment, et l’affaire WikiLeaks montre on ne peut mieux les dangers de “révélations” inconsidérées aussi bien aux plans militaires que diplomatiques.

 

Le silence n’est cependant pas absolu, et il n’empêche pas une réflexion intellectuelle dans les rangs, souvent de haut niveau, et plus que jamais encouragée par les hautes autorités. Ainsi, le 24 juin dernier devant l’une des dernières promotions du Collège Interarmées de Défense (CID), le Chef d’État-major des Armées (CEMA), l’Amiral Édouard GUILLAUD, demandait aux officiers stagiaires de ne pas être “que des militaires militaro centrés.” “Vous êtes des citoyens avant tout, mais qui revendiquez votre spécificité, votre identité et votre intelligence de métier. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place. C’est bien là notre rôle politique, au sens littéral du terme.”

 

Plus récemment, le jeudi 20 janvier 2011, le Ministre d’État et Ministre de la Défense nationale, Alain JUPPÉ, encourageait “une réflexion originale et audacieuse” de la part des stagiaires de la nouvelle École de Guerre. “Cette capacité de réflexion intellectuelle doit commencer à s’exercer dès aujourd’hui. Je sais que votre encadrement vous encourage à écrire et à publier, dans l’esprit de responsabilité qui a toujours été celui de nos Armées. Je souhaite que vous poursuiviez ces efforts dans une démarche pragmatique et constructive et que vos articles soient le fruit de la pensée la plus innovante possible” a t-il affirmé.

 

Le silence n’est donc qu’une apparence, une forme nécessaire, et il ne correspond nullement à un endormissement doctrinal ni intellectuel. Il est vrai, cependant, que les récentes affaires DESPORTES et MATTELY montrent à quel point la liberté de parole (ou son absence relative) au sein des Armées peut faire polémique. On ne transforme pas une culture ainsi du jour au lendemain et, depuis la Guerre d’Indochine au moins, l’Armée française a compris combien le silence pouvait être aussi sa meilleure protection face aux aléas de la vie politique. D’aucuns regretteront cette liberté de parole que l’on trouvera chez les militaires américains, et ils n’auront pas tort à condition de tenir compte de la culture sociale sur laquelle se construit justement le lien entre la Nation et son Armée de ce côté de l’Atlantique.

 

En portant la défense de ce lien sur le terrain de l’information, nul doute que l’ASAF accomplit un travail exemplaire. Constituée d’anciens militaires mais aussi de civils intéressés par les questions de Défense, l’ASAF cherche à expliquer à nos concitoyens toute la complexité de l’Esprit de Défense de nos jours au sein d’une société démocratique et hédoniste, qui se vit trop souvent à travers les mirages de la “transparence” informationnelle et communicationnelle où les perversions que sont la démagogie et le voyeurisme ne sont jamais très éloignées l’une de l’autre. Ajoutons-y également l’émotion lorsqu’elle se vit comme une fin en soi, se substituant à toute analyse de raison, intellectuelle et critique.

 

Aller au devant de l’opinion publique pour expliquer à nos concitoyens ce que nos militaires en activité ne peuvent eux-même expliquer pour les raisons que nous venons de décrire plus haut, voilà une tâche de fond de la plus haute importance, car au-delà c’est la résilience même de notre société qui se joue face à des conflits dont tous entendent parler sans forcément en comprendre les causes, les effets ni les conséquences. L’ASAF redonne ainsi la parole à nos militaires, fut-elle indirecte, et elle le fait avec une élévation morale, sans confusion aucune, avec un courage et une honnêteté, que l’on ne trouve malheureusement pas dans d’autres associations, notamment une qui se réclame pourtant de la défense des droits des militaires.

 

“Défense et Démocratie” reproduit la première lettre mensuelle de l’ASAF pour cette année 2011. Elle est une réflexion juste, que nous voudrions porter à la connaissance de nos lycéens, de leurs parents et de tous nos lecteurs. Le sujet soulevé n’est pas nouveau, mais il est plus que jamais d’actualité et mériterait de faire l’objet d’un enseignement à part entière au sein de l’École de la République.

 

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Lettre de l’ASAF 11/01

 

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Médias et guerres asymétriques (1)

 

La liberté d’informer est un droit imprescriptible de nos démocraties. Les pays où elle peut s’exercer librement représentent à peine un tiers des États membres des Nations Unies. Elle constitue un formidable atout de nos systèmes politiques, indispensable élément d’ouverture et de connaissance, condition essentielle des choix démocratiques, et inestimable garantie contre les abus et le retour des dictatures.

 

Autant dire qu’elle doit être protégée contre vents et marées. Mais cette liberté d’informer a un prix. Ceux qui ont la charge et le privilège de la mettre en œuvre ont en effet la responsabilité éthique et morale d’en faire bon usage. C’est d’autant plus vrai que le pays est confronté à la menace d’une crise économique et sociale majeure et que ses forces armées sont engagées dans une guerre difficile en Afghanistan et au Sahel, contre un ennemi dont les repères moraux, religieux, politiques et sociaux sont à des années lumière des nôtres.

 

En d’autres termes, aujourd’hui plus que jamais, il est important de résister à la dictature du tirage ou de l’audimat qui privilégie d’abord l’émotion, le sensationnel, la démagogie ou le voyeurisme et donne une image biaisée des enjeux et de la réalité. Sans compter que l’obsession du scoop contribue parfois à mettre nos forces en difficulté, faisant la part belle à leurs adversaires, dont il arrive qu’on brosse un tableau scandaleusement positif.  Cette tendance est vécue comme une véritable trahison par un nombre croissant de Français.

 

Tout le monde garde en mémoire le sordide reportage de Paris Match, réalisé peu après le combat d’Uzbin, qui coûta la vie à 10 militaires français. Nos concitoyens l’ont unanimement condamné tant il était insultant pour nos soldats. Les terroristes, dont on connaît pourtant la cruauté et qui tiennent lâchement en otage leur population, étaient présentés sous un jour honteusement flatteur.

 

De retour en France, les militaires du 8e RPIMa, durement éprouvés par la mort au champ d’honneur de huit de leurs jeunes frères d’armes, avaient mal vécu l’insidieuse polémique lancée par de faux experts convoqués par les médias qui glosaient à perte de vue sur la jeunesse des paras, leur insuffisante préparation, la faiblesse de leurs protections et la responsabilité de leurs chefs.

 

Récemment encore, nombre de médias ont relayé une polémique sournoise, sur les conditions exactes de la mort d’un des deux jeunes Français pris en otages au Sahel, allant jusqu’à mettre en cause non seulement la décision prise par la France, mais également les forces qui ont mené l’opération. Preuve d’une approche démagogique de ces affaires d’otages, certains médias laissent parfois croire que les terroristes pourraient généreusement libérer nos deux journalistes retenus en Afghanistan ou qu’ils épargneront les touristes capturés au Sahel, alors que ces prisonniers constituent à la fois une monnaie d’échange politique (les dernières menaces d’Al Qaïda le montrent) et l’instrument d’une formidable propagande à laquelle se prêtent complaisamment les médias français.

 

Ce travail de sape quotidien, sous couvert de libre information, mine l’opinion publique en instillant le doute et la lassitude. À terme, cette complicité pourrait même être de nature à infléchir la politique française pour un coût dérisoire. En définitive, ce que l’on entend et voit dans nos médias sur ces conflits ne sert-il pas davantage nos adversaires que nos forces? Est-il acceptable que les communiqués d’AQMI, entreprise criminelle par excellence, soient diffusés au même titre que ceux des responsables de la nation?

 

N’est-il pas consternant de voir que certains médias ne mettent pas en cause les preneurs d’otages assassins des deux jeunes, mais plutôt les soldats français qui ont risqué leur vie pour les libérer? On pourrait même aller plus loin et s’interroger s’il est légitime qu’au nom de la libre information et de l’objectivité on se laisse aller à traiter sur le même plan, nos forces et les meurtriers de l’organisation terroriste d’AQMI.

 

Toute la nation doit participer à cette nouvelle guerre de 30 ans: il en va de sa liberté, de sa sécurité et de son honneur. Affichons donc clairement notre détermination en honorant comme il se doit les soldats tombés pour nous dans ces guerres qui ne veulent pas dire leur nom. Au passage, les professionnels de l’information seraient également bien inspirés de résister au corporatisme qui semble faire de leurs collègues journalistes victimes des terroristes ou des Talibans, une caste à part, digne de la compassion particulière de la nation. Alors que les soldats français, pourtant envoyés en Afghanistan par la République, où ils sont engagés pour notre sécurité, n’ont droit, quand ils sont tués au combat ou blessés, qu’à quelques maigres entrefilets dans les journaux et à d’éphémères et laconiques brèves aux informations télévisées, y compris sur celles des chaînes de l’Etat.

 

Commémorer les soldats sacrifiés dans un combat pour notre sécurité avec au moins autant de constance et de recueillement que les journalistes chargés de l’information et victimes de leur métier ou que des touristes surpris au cours de leurs vacances, voilà qui serait la preuve que notre esprit de défense se porte bien, et que tous ensemble, nous sommes déterminés à ne pas subir la loi de la terreur. Mais nous pourrions faire plus pour ceux qui sont morts pour notre sécurité. Pourquoi ne pas projeter la nuit, sur les piliers de l’Arc de Triomphe, le visage de ces soldats? Ils doivent être connus, reconnus et fièrement honorés par l’ensemble des Français; leur mort n’est pas un fait divers, c’est un sacrifice accepté par et pour la France.

 

(1) Lire également un précédent article: "Guerre et opinion publique".

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 13:44

"UN HOMME, UNE LÉGENDE: CHARLES DE GAULLE"


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UNE EXPOSITION DE LA MAISON DU COMBATTANT ET DU CITOYEN

 

Destin hors du commun, militaire progressiste et homme d’État de haute volée, porté par un contexte historique – certes exceptionnel -, Charles de GAULLE (1890-1970), dit le Général de GAULLE, a marqué l’histoire contemporaine de notre pays. L’année 2010 est à ce titre un temps de commémoration particulièrement fort à son endroit au travers d’un double anniversaire: celui du 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940, et celui du 40e anniversaire de sa disparition le 9 novembre 1970.

 

La première date symbolise le refus de la défaite face au Reich nazi. Alors que le pays s’enfonçait dans des années de désespoir, le célèbre discours, d’un général encore largement inconnu à l’époque, allait marquer la naissance d’une France libre et résistante aux côtés des nations alliées. La seconde date symbolise, elle, l’entrée de de Gaulle dans l’Histoire, quelques mois seulement après s’être officiellement retiré de la vie politique française.

 

Incarnation de la Résistance à partir de 1940, fondateur de la Ve République, profondément inspiré par l’idée de la grandeur de la France sur la scène internationale et européenne, Charles de Gaulle est également l’inspirateur d’un courant politique qui lui a largement survécu, et dans lequel se reconnaît une grande partie de la droite républicaine et parlementaire française. Son nom orne nombre de rues, d’avenues et de places dans nos villes, un aéroport international porte également son nom, ainsi que notre premier (et unique) porte-avions nucléaire, d’abord nommé “Richelieu”, puis rebaptisé “Charles de Gaulle”.

 

La Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville, partenaire du pôle relais Défense du Lycée Galilée, lui rend un vibrant hommage à travers une exposition: “Un homme, une légende: Charles de Gaulle”. L’exposition, réalisée avec le soutien de la Fondation Charles de Gaulle, a été inaugurée le jeudi 11 novembre dernier. Elle restera ouverte jusqu’au 2 décembre 2010. Elle se tient à l’Hôtel de Ville de Combs-la-Ville et ouvre ses portes du lundi au samedi de 14.30 à 17.30 (entrée gratuite).

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:09

ASSOCIATION SOUTIEN À L'ARMÉE FRANCAISE (ASAF)

 

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Une initiative parmi tant d’autres, qui nous montre que le lien entre la Nation et ses forces armées est bien vivant - quand bien même reste t-il encore beaucoup à faire -, réside en l’existence de l’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF).

 

Créée en 1983, l’ASAF est une association apolitique, éloignée de tout syndicat et ne recevant aucune subvention, si ce n’est la contribution de ses 2000 adhérents. Parmi ceux-ci, figurent un réseau de 300 associations, qui fait de l’ASAF une organisation particulièrement représentative du « monde combattant » associatif avec plusieurs centaines de milliers de membres.

 

L’ASAF, qui attire aussi bien d'anciens combattants que des militaires, a pour vocation de sensibiliser la société française à l’effort de Défense. Cet effort passe par une explication des grandes questions militaires actuelles, mais aussi et surtout par une explication de ce qu’est notre Armée au moment où les évolutions stratégiques et sociétales tendent à affaiblir le lien traditionnel lement entendu qui unissait celle-ci à la Nation. L’ASAF défend la cause de notre Armée au sein de la société, et porte l’idée que nos soldats doivent rester « au cœur de la Nation », car ils SONT ce cœur nonobstant le passage à une armée de professionnels.

 

Défendre l’honneur de nos forces armées, assurer la continuité de notre Mémoire historico-militaire, tout en exerçant une mission d’information sur les questions de Défense en direction des citoyens et des élus, l’ASAF est ainsi un véritable relais d’opinion, entendu par les plus hautes autorités civiles comme militaires. À ce titre, elle publie une lettre, dont le blog « Défense et Démocratie » met en ligne celle du 10 avril dernier.

 

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Lettre de l’ASAF 10/04

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de LATTRE de TASSIGNY)

 

L’armée inséparable de la nation

 

Alors que le débat sur l’identité nationale vient d’être relancé par les dirigeants politiques français, et que la classe politique, tous partis confondus, souhaite la création d’un service civique, il n’est pas inutile de comprendre pourquoi l’armée demeure une composante essentielle de l’identité française et  l’une des rares institutions autour de laquelle peut se retrouver l’ensemble des Français.

 

La défense demeure le premier devoir d’un Etat et l’armée l’assure au mieux de ses capacités quel que soit le parti politique au pouvoir, les difficultés rencontrées et les sacrifices demandés. Nulle récrimination, grève ou contestation. Elle sert la France par un engagement total de ses personnels. Elle place le service du pays au-dessus des querelles partisanes, des affaires politiciennes, des intérêts catégoriels et personnels. Elle cultive inlassablement les mêmes vertus, sans lesquelles ni une armée, ni un pays ne peuvent survivre : le courage, l’esprit de discipline et l’abnégation.

 

Malgré la suspension du service national et la réduction de ses ressources financières, l’armée assume avec la même rigueur et la même disponibilité qu’hier, la défense et l’intégrité du territoire, la protection des Français, y compris ceux vivant hors de France, et le soutien de nos alliés quand ils sont menacés ou attaqués; bref l’armée continue à garantir l’indépendance de la France, sa liberté d’action et la sécurité des Français.

 

Comment dans ces conditions ne pas considérer que les Français puissent voir dans leur armée une institution autour de laquelle ils peuvent se rassembler et retrouver les valeurs qui sont le fondement de notre Patrie. Ils constatent que cette institution est, bien souvent, exemplaire quand ils la comparent avec d’autres.

 

Ils constatent par exemple que les chefs militaires d’aujourd’hui ont tous été d’abord de jeunes officiers ou sous-officiers qui ont dormi par terre comme leurs hommes, ont porté le même sac et ont été confronté aux mêmes risques. Ils ont ainsi vécu les « réalités d’en bas » avant d’occuper des postes de responsabilité.

 

Ils savent également qu’entre le jeune engagé de 18 ans et le chef d’état-major des armées de 60 ans qui assume les plus lourdes responsabilités, les revenus s’échelonnent de 1200 € à 12 000 € soit un rapport de 1 à 10. Dans quelle autre entreprise de 250 000 personnes trouve-t-on une fourchette de salaires aussi réduite ? D’ailleurs les plus jeunes des soldats, y compris ceux venus des quartiers dits « sensibles » que l’armée intègre en nombre chaque année, peuvent devenir par leur travail, leur compétence et leur mérite, sous-officiers en 5 ans, voire à terme officiers.

 

Ils comprennent aussi que cette armée est, à bien des égards, exemplaire pour la nation. Après la décision prise en 1996 de la professionnalisation, en quelques années, elle a su se réorganiser de fond en comble. Quelle autre institution ou entreprise a su le faire aussi radicalement tout en assurant efficacement les missions confiées et sans exiger en retour des avantages catégoriels que d’autres n’auraient pas manqué de réclamer dans des circonstances comparables ?

 

Le 14 juillet, le 11 novembre et d’autres cérémonies notamment celles liées au retour de soldats morts pour la France dans les opérations de guerre actuelles, doivent être l’occasion pour les responsables politiques de rappeler que l’armée demeure une  priorité pour l’Etat. « Les vertus militaires, loin d’être des vestiges d’une époque révolue, demeurent un élément moderne de puissance » écrivait déjà un certain Charles de Gaulle en 1932.

 

La cohésion nationale est plus que jamais une condition première du développement, un facteur essentiel de sécurité intérieure et un élément majeur pour garantir notre liberté et notre indépendance. Il importe donc que l’armée, à travers les valeurs qu’elle cultive et l’exemple qu’elle constitue, demeure au cœur de la Nation.

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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans La Maison du Combattant
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 07:11
    Membre de l'association la Maison du Combattant et du Citoyen, Luce LARCADE y exerce la responsabilité de conservateur de son très riche musée. Véritable cheville ouvrière des différentes expositions historiques qui ont été organisées jusqu'à présent à l'Hôtel de Ville de Combs-la-Ville - "Indochine, deux siècles de l'Histoire d'un peuple" (2008), "Des hommes dans la tourmente" (2008), "Mémoires d'Algérie" (2009) -, Madame LARCADE n'a jamais ménagé son temps pour assurer le devoir de Mémoire auprès des élèves du Lycée Galilée.

    Aujourd'hui, elle nous livre son sentiment sur l'actualité immédiate, et le rôle de nos Forces armées dans cette crise humanitaire.

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NOS ARMÉES FACE À UN NOUVEL ENNEMI

pont_aerien_antilles_haiti_antilles-3.jpgLes Antilles constituent un véritable point d'appui pour la projection de nos forces en Haïti (source photographique - Ministère de la Défense)

pont aerien antilles haiti antillesPompiers sur le départ pour Haïti (source photographique - Ministère de la Défense)
   
    Nombreuses sont les scènes de désolation et d'horreur distillées par nos chaînes télévisées depuis une semaine. La peur, la misère, les milliers de morts d'Haïti, les terribles images que nous avons pu voir doivent nous amener à réfléchir sur la précarité de la vie humaine.

    Nos armées (toutes nations confondues) ne sont pas que destinées à distribuer la mort et la destruction. Il est évident que l'action première de l'Armée est de défendre son pays, d'en assurer pleinement la défense et par tous les moyens. Mais présentement il ne s'agit pas de combattre des ennemis politiques, nos armées agissent ensemble, sur le terrain, afin de vaincre la peur et la  souffrance, et de venir à bout des pillards qui profitent de la misère humaine dans ces terribles circonstances.

    L'armée américaine, forte de gros moyens logistiques déploie ses hôpitaux de campagne, un porte-avions assure le relais et l'intendance et le navire hôpital vient d'arriver au large de l'île. Les marins-pompiers de Marseille aidés de leurs chiens fouillent les décombres, les canadiens, anglais, allemands, italiens, et bien d'autres se relaient sans épargner leur peine, pour sauver des vies humaines. Les médecins et sauveteurs agissent dans l'urgence, bien souvent dans des conditions précaires, vu leurs faibles moyens.

    Toutes ces forces au service d'un nouveau combat pour l'humanité, face aux éléments et catastrophes naturels. Un nouveau regard sur l'Armée au service de la Nation et des Nations.

Luce LARCADE

pont_aerien_antilles_haiti_antilles-1.jpgPompiers et Gendarmes français embarquant pour Haïti (source photographique - Ministère de la Défense)

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Enseignant Défense Luce Larcade - dans La Maison du Combattant
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:03
5    Ayant suivi avec attention l'actualité récente ainsi que les réactions des élèves sur les divers forums, le Général (2S) AUZANNEAU, Président de la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville, désire porter à la connaissance des lycéens de Galilée cet extrait des voeux présidentiels prononcés à Vannes le 8 janvier dernier devant les soldats du 3e RIMa.

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    "Mes pensées vont aux familles meurtries par la disparition d’un proche, et pour qui ce début d’année marque le début d’une vie sans un père, sans un fils, sans un frère, sans un mari, sans un fiancé. J’imagine ce qu’est la douleur pour ces familles et je veux leur dire que nous n’oublierons pas ceux qu’ils pleurent aujourd’hui.

    Nous avons le devoir de ne pas oublier le sens de leur engagement : servir la patrie au péril de sa vie. Chaque soldat assume le risque encouru par cet engagement. Et comme chef des armées, j’assume personnellement la responsabilité de votre engagement. Je n’engage jamais nos forces à la légère et tous les hommes que j’envoie au combat doivent pouvoir revenir.

    La qualité de nos armées, leur entraînement, leurs équipements, la valeur de notre commandement, sont autant d’atouts pour parer aux manoeuvres de l’adversaire et aux circonstances par définition imprévues. Je sais bien que le risque existe toujours, quels que soient nos efforts pour le diminuer. Nous devons l’admettre, sauf à renoncer pour toujours à défendre notre pays et les valeurs qui le fondent.

    Ce risque c’est le prix de l’héroïsme militaire. C’est lui qui fait de votre métier, le métier des armes, un engagement à nul autre pareil, c’est lui, le risque, qui distingue les faits d’armes des faits divers."


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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans La Maison du Combattant
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 13:21
"MÉMOIRES D'ALGÉRIE"

UNE EXPOSITION DE LA MAISON DU COMBATTANT ET DU CITOYEN


   
    Espace d’Afrique du Nord peuplé par les populations berbères dès le Néolithique, ce qui devait devenir plus tard l’Algérie a été romanisé durant l’Antiquité avant d’être islamisé à partir du VIIIe siècle après JC. La domination arabe laissa place à la domination turque à partir du XVIe siècle, époque où les Espagnols s’intéressèrent également à l’Algérie.


    C’est, cependant, avec la conquête française au XIXe siècle, que naît l’Algérie moderne. La confrontation entre CHARLES X et le Dey HUSSEIN, suite à un d’un différend commercial et diplomatique, conduisit à une expédition militaire le 14 juin 1830. À la tête d’un corps expéditionnaire de 37 000 hommes, l’Amiral DUPERRÉ et le Maréchal BOURMONT prirent le contrôle des principaux ports situés sur la côté algérienne. L’expédition, menée sans projet politique particulier, laissa l’opinion publique française indifférente. Dans un premier temps, elle se limita à une occupation restreinte de parties du littoral. L’intérieur des terres était laissé à des chefs locaux vassalisés.

L'Émir Abd EL-KADER. Portrait d'Ange TISSIER (1852)
   
    C’est la révolte d’un de ces chefs contre la présence française, l'émir Abd EL-KADER, qui devait conduire à une occupation totale de l’Algérie au terme d’une guerre de huit années. Soutenu par le Sultan du Maroc, Abr AR-RAHMAN, Abd EL-KADER fut finalement vaincu. Il fallut, cependant, à la France près d’un quart de siècle encore pour pacifier complètement le territoire. Un des aspects de cette pacification fut, alors, l’installation de premiers colons sur les terres confisquées, notamment des Alsaciens et des Lorrains au lendemain de la défaite française de 1870 face à la Prusse.


    Cette vague de colonisation devait faire de l’Algérie notre grande colonie de peuplement au XXe siècle. C’est à partir de cette époque que la France devait imprimer sa marque politique et culturelle sur l’Algérie. En dépit d’une terrible guerre coloniale (1954-1962), qui fut vécue comme une violente déchirure entre les deux sociétés, le lien historique demeure fort entre la France et l’Algérie encore de nos jours.

    C’est cette Histoire que la Maison du Combattant et du Citoyen retracera du 11 au 28 novembre 2009 à travers “Mémoires d’Algérie”, une superbe exposition organisée dans les salons de l’Hôtel de Ville de Combs-la-Ville par Madame Luce LARCADE.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:15
CONFÉRENCES AOR/MCC - LA NOUVELLE RÉSERVE MILITAIRE PAR CEUX QUI LA VIVENT

Le Capitaine de Vaisseau Thierry GAUROY et le Chef de bataillon François COLOMBANI, ambassadeurs actifs et dynamiques de la Réserve opérationnelle et citoyenne en Seine-et-Marne (cliquez sur la photographie pour voir l'album de la conférence/débat)
Expression forte du dynamisme et de la volonté de nos réservistes, les conférences du Lieutenant-colonel Alain LEGRIS et du Lieutenant Tom HUBERT se sont tenues devant une salle pleine ce samedi 17 octobre 2009.

    Remercions d’emblée le Capitaine de Vaisseau (R) Thierry GAUROY, le Chef de bataillon (R) François COLOMBANI, ainsi que le Général (2S) Serge AUZANNEAU, qui ont rendu possible une telle manifestation.
Parmi les nombreux invités, étaient présents Mme Françoise SAVY, Maire adjointe chargée de la Petite enfance, de l'Enfance et des Relations avec les établissements primaires, M. Jacques PLANTARD, Correspondant Défense de Combs-la-Ville, M. Dominique BUTTE, Directeur départemental de l’ONAC. L’Éducation nationale était représentée en les personnes de l’Inspecteur d’Académie, M. Jacques MARCHAL, de l’Enseignant relais Défense du Lycée Galilée, M. Nghia NGUYEN, ainsi que quelques élèves du Lycée Galilée.
À travers son parcours, le Lieutenant HUBERT expliqua son engagement dans la Réserve opérationnelle: son passage du corps des sous-officiers à celui des officiers, sa formation à Coëtquidan, sa spécialisation dans les MICAT et le combat PROTERRE au sein du Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM) de Poitiers. Avec une autre expérience, puisqu’une grande partie de sa carrière se déroula dans l’armée d’active, le Lieutenant-colonel LEGRIS – également issu de l’Infanterie de Marine – raconta son séjour à Mitrovista (Kosovo) au cours d’une OPEX en tant qu’officier de réserve. À la fois acteur et témoin, il analysa non seulement les rapports entre les personnels d’active et de réserve dans un contexte opérationnel à haut risque, mais également les rapports interalliés dans une ville qui fut un concentré des tensions interethniques du Kosovo.
Ces deux conférences furent enrichies par l’expérience du Capitaine Christophe ADRIEN, champion du monde de pentathlon militaire, qui décrivit le déroulement de cette épreuve au sein d’un championnat regroupant les nations de l’OTAN. Le Capitaine ADRIEN illustra, ainsi, le haut niveau de performance physique que la Réserve opérationnelle pouvait atteindre.
Le débat qui s’ensuivit porta sur la difficulté pour nombre de réservistes à faire prendre en compte leur temps d’activité militaire – essentiel pour leur formation et leur aptitude à mener des missions opérationnelles – auprès de leur employeur. Si le Général AUZANNEAU et le Lieutenant HUBERT soulignèrent la contradiction de certaines entreprises qui travaillent pour la Défense tout en ignorant le statut de réserviste de certains de leurs employés, le Chef de bataillon COLOMBANI - s’inspirant des modèles des réserves américaine et britannique - insista sur la nécessité de faire de ce problème de fond un débat plus largement ouvert au public afin d'influencer le législateur.
La Réserve, qu’elle soit militaire ou citoyenne, pose plus que jamais la question du lien entre la nation française et ses forces armées. Donnons lui la place qu’elle mérite à la fois dans la société et les entreprises, mais aussi dans l’Éducation à la Défense.

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Enseignant Défense Enseignant Défense - dans La Maison du Combattant
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:43
    Dans le cadre d’une Éducation et d’une sensibilisation aux questions de Défense, plus que jamais nécessaires, l’Association des Officiers de Réserve de la Région de Melun (AOR) et la Maison du Combattant et du Citoyen (MCC) – partenaire du Lycée Galilée - organisent une conférence-débat dont le sujet sera:


LA NOUVELLE RÉSERVE MILITAIRE
PAR CEUX QUI LA
VIVENT


    La Réserve – qui désigne le potentiel humain et technique que la société civile met à disposition des forces armées – a subi de profondes mutations depuis le passage des armées au format de métier. De deux types – opérationnelle (militaire) et citoyenne (civile) -, la Réserve est l’expression la plus achevée du lien entre la Nation et l’Armée. Opérationnelle et active aux États-Unis, elle monte en puissance dans notre pays en dépit d’un contexte budgétaire peu favorable.

    La conférence-débat présidée par le Député-Maire de Combs-la-Ville, M. Guy GEOFFROY, se tiendra à la Maison de quartier des Quincarnelles le samedi 17 octobre 2009 à 16.00. Elle illustrera et informera tous les Citoyens de Combs-la-Ville qui s’interrogent sur la Défense et son articulation avec la société civile.

    L’Enseignant Défense invite vivement les élèves du Lycée Galilée – notamment ceux de Terminale –, ainsi que leurs parents, à venir assister et participer à cette conférence-débat.

Réservistes du 22e Bataillon d'Infanterie de Marine à l'instruction

PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE-DÉBAT

1- Accueil par le Général (2S) Serge AUZANNEAU, Président de la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville (MCC)

2- Introduction par le Chef d'escadrons (H) François COLOMBANI, Président de l'Association des Officiers de Réserve de la région de Melun

3- Exposé du Lieutenant (R) Thomas FRESSIN sur “La vie concrète d'un chef de peloton commandant une unité de réservistes au sein d'un régiment”

4- Exposé du Lieutenant-colonel (R) Alain LEGRIS sur “L'expérience d'un officier de réserve en opération  extérieure (Kosovo)”

5- Débat et conclusion

    La conférence-débat, dont l’accès est entièrement gratuit, est organisée avec le soutien du:

* Comité de Coordination des Associations de Cadres de Réserve de Seine-et-Marne  (CCACR 77)
* Délégué Militaire Départemental de Seine-et-Marne (DMD 77)
* Directeur Départemental de l'Office National des Anciens Combattants (ONAC)
* La Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur (SEMLH)
* Lycée Galilée de Combs-la-Ville

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Enseignant Défense Général (2S) Serge Auzanneau - dans La Maison du Combattant
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:37
LES MONUMENTS AUX MORTS EN FRANCE


    Madame Luce LARCADE est la Conservatrice du musée de la Maison du Combattant et du Citoyen de Combs-la-Ville. Passionnée d'Histoire, elle est également une grande collectionneuse d'objets historiques. Ce sont ses collections, patiemment et rigoureusement constituées avec son mari, Jean-Louis, qui ont permis au musée de la MCC d'exister.

    L'intérêt porté à la Première Guerre mondiale l'a amené a entreprendre une étude des monuments aux morts dans notre pays. Un bien vaste sujet quand on sait le nombre de communes pouvant exister en France (plus de 36 500...). Des communes qui furent toutes touchées par l'hémorragie démographique de la Première Guerre mondiale.

    À lire, donc, sur "La page de Luce LARCADE".
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Enseignant Défense Enseignant Défense - dans La Maison du Combattant
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 07:47
DU CÔTÉ DES ASSOCIATIONS...


    L'association de collectionneurs "History and Memory" qui s'est, récemment, produite à Combs-la-Ville à l'occasion de la commémoration du 8 mai 2009, fera une exposition dimanche 28 juin à partir de 9.00 dans le gymnase de Grisy-Suisnes. À tous les passionnés de matériel militaire américain de la Deuxième Guerre mondiale, n'hésitez pas et venez nombreux.

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